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n° 100 - Définir, domestiquer et communiquer sur les risques industriels

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Ce numéro de Sciences de la Société se propose de saisir les collectifs d’acteurs qui émergent sur des territoires et mettent en discours les risques industriels : appréhender à la fois la façon dont se construisent ces collectifs et aussi le répertoire d’action qu’ils constituent (droit, ressources financières, argumentaires, etc.), afin de définir, communiquer, voire domestiquer pour faire admettre les risques liés à une activité industrielle. Si le risque peut être défini comme « production liée à des jeux d’acteurs multiples et variés », il n’existe que mis en discours, mis en sens. Il est ainsi le fruit d’un travail d’acteurs qui partagent une même préoccupation, quand leurs intérêts, leurs motivations ou leurs stratégies peuvent être différents. Autour d’un problème identifié comme « danger territorialisé », des acteurs individuels ou collectifs se mobilisent pour définir les risques et participer à leur gestion. Ces configurations d’acteurs, qui émergent du cadre réglementaire ou de manière informelle, constituent des lieux de « la fabrique des risques ». Ils sont des lieux de régulations qui, à la fois, produisent des discours de légitimation et de mise en sens, et des « normes secondaires d’application », tout en étant soumis à des règles juridiques plus ou moins contraignantes. Collectifs de travail enfin, ils finissent par être soudés par une même vision du territoire et de ses risques...

Saisissant ces configurations d’acteurs et s’instituant comme autre lieu de la fabrique du risque, les discours médiatiques mettent le risque en discours et construisent les cadres communicationnels par lesquels les publics accèdent à la connaissance du risque. La présente livraison aborde ainsi – que ce soit dans une dimension politique, juridique ou communicationnelle – ce que produisent de tels lieux de la fabrique des risques.

Année : 2017
Réf. : LERA 100

n° 100 - Définir, domestiquer et communiquer sur les risques industriels

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n° 108 - Babis Polypragmôn

Les revues -> n° 108 - Babis Polypragmôn

Ce volume est un hommage à Charalampos Orfanos, spécialiste de la comédie ancienne décédé en 2016. Il est composé de deux parties. La première, un dossier thématique, reprend les lignes de recherche principales de Ch. Orfanos. Elle s’articule en trois sections, sur la comédie grecque et son interprétation − en particulier politique −, sur la réception du théâtre antique à travers ses réadaptations et ses mises en scène contemporaines, enfin sur les idées politiques grecques dans l’Antiquité et sur leur réception à l’époque moderne et au début de l’époque contemporaine. Cette première partie propose trois contributions de Ch. Orfanos lui-même : la traduction française inédite de deux articles parus dans d’autres langues et un article inédit extrait de ses travaux d’habilitation. La deuxième partie du volume est un ensemble de varia sur d’autres sujets de recherche (le théâtre grec et romain, la relation entre homme et dieu, la réception du monde antique…) au sujet desquels les auteurs ont eu l’occasion d’échanger avec Ch. Orfanos.

Le volume permet la poursuite d’un dialogue avec les travaux de Ch. Orfanos, et un prolongement de ses recherches dans leurs trois directions originales : les lectures politiques de la comédie grecque ancienne ; la réception du théâtre antique ; et l’histoire des idées politiques grecques. Les contributions rassemblées dans la deuxième partie offrent des points de vue renouvelés sur les textes théâtraux, religieux, médicaux et philosophiques anciens, ainsi que sur leur réception.

Anne DE CREMOUX est maîtresse de conférences en langue et littérature grecques à l’université de Lille. Elle travaille sur la comédie grecque, et en particulier sur les fragments de comédie moyenne et nouvelle à contenu politique.

Hélène FRANGOULIS est maîtresse de conférences HDR en langue et littérature grecques à l’université Toulouse - Jean Jaurès. Elle travaille sur l’épopée tardive (notamment sur Nonnos de Panopolis) et sur les romans grecs d’époque impériale.

Noémie VILLACÈQUE est maîtresse de conférence en histoire grecque à l’université de Reims Champagne-Ardenne. Ses recherches portent principalement sur les pratiques délibératives en Grèce ancienne ainsi que sur la question du luxe dans l’Athènes démocratique.

Année : 2018
Réf : PAL 108

n° 108 - Babis Polypragmôn

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Européiste et eurocrate : la vie fédéraliste de Raymond Rifflet

Les collections -> Histoire -> Tempus • Contemporaine

L’histoire de Raymond Rifflet tient en trois moments forts qui scandent sa vie et se rejoignent pour former l’esquisse d’un Européen  : celui de l’intellectuel belge, qui a grandi et s’est formé au sein d’un cadre national, dans le contexte embrouillé des années 1930 et de la guerre  ; celui du militant européen qui, par l’élargissement de ses horizons, s’invente une sociabilité, au gré des réseaux constitués hors du territoire, plaçant son action dans une optique et un cadre totalement transformés (années 1950 et 1960)  ; enfin, une troisième phase se dessine chez l’homme à partir du moment où il entre à la Commission européenne en 1967. Cette dernière évolution n’était pas forcément souhaitée par lui, qui jusque-là limitait son rôle à alerter gouvernements et opinions sur la nécessité d’une nouvelle forme de contrat social, et s’en tenait strictement à cette mission. Mais la logique de celle-ci apparaît après coup  : elle se dessine dans les réseaux qu’il fréquente au cours de ses années militantes  ; elle prend tout son sens également dans le contexte de la fin des années 1960, à la croisée d’une hausse des ambitions politiques de la Commission et d’une prise de conscience par celle-ci que l’Europe doit pouvoir s’adresser aux peuples, ou au moins mettre en route des politiques plus à leur usage, ce qu’a toujours plaidé Raymond Rifflet.
Ce livre s’applique donc à présenter ces trois itinéraires qui s’entremêlent  : l’intellectuel belge, le militant européiste, et le fonctionnaire européen. Il s’agira, à travers eux, de mieux comprendre la symbiose entre Rifflet et son combat, dont la relation donne le sens de ce travail, qui est celui d’une biographie.

Bertrand Vayssière est maître de conférences en histoire (HDR), diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris (1992). Il a écrit plusieurs ouvrages sur la question européenne  : Groupes de pression en Europe (Privat, Toulouse, 2002)  ; Vers une Europe fédérale  ? Les espoirs et les actions fédéralistes au sortir de la Seconde Guerre mondiale (Peter Lang, Bruxelles, 2006)  ; Reflets de la construction européenne. Réflexions, références et refus du débat sur l’Europe (Peter Lang, Bruxelles, 2012)  ; L’Europe, objet renouvelé des sciences sociales  : un état des lieux chez les géographes, les historiens et les juristes (Toulouse, Méridiennes, 2013)  ; Penser les frontières européennes au XXe siècle. Réflexion croisée des sciences sociales (Peter Lang, Bruxelles, 2015).

Année : 2018
Réf. : TEMP 59

Européiste et eurocrate : la vie fédéraliste de Raymond Rifflet

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Paradigmas teatrales en la Europa moderna : circulación e influencias (Italia, España, Francia, siglos XVI-XVIII)

Les collections -> Langues et civilisations étrangères -> Anejos de ’Criticón’

El presente volumen recoge dieciocho contribuciones relativas a la circulación e influencias entre los paradigmas teatrales en los tres países de la Europa moderna que cuentan con los mayores intercambios en este ámbito cultural específico : Italia, España y Francia, en los siglos XVI, XVII y XVIII. El amplio arco geográfico y temporal en que se sitúan los estudios de « movilidad textual » aquí reunidos y la multiplicidad de sus enfoques dan cuenta de la vivacidad de los estudios comparados y de su adecuación a una materia tan proteiforme como es el teatro, en constante evolución en el periodo y la era espacial contemplados.

Si bien los estudios actuales ya no abordan como los positivistas de antaño la identificación de las fuentes, o el estudio de la fortuna de tal o cual obra en el extranjero, siguen imprescindibles, pacientes y detalladas encuestas para reconstruir filiaciones y genealogías y de esta forma dibujar mejor el mapa del teatro europeo de la Modernidad temprana.

Christophe Couderc es catedrático de literatura española en la Universidad de Paris Nanterre y es director del laboratorio « Études romanes (EA 369) » de la misma universidad. Es autor de numerosos artículos y varios libros, entre los cuales Galanes y damas en la Comedia Nueva. Una lectura funcionalista del teatro español del Siglo de Oro, Madrid, Iberoamericana (2006), Le Théâtre espagnol du Siècle d’or (1580-1680), Paris, PUF (2007) y Le Théâtre tragique en Espagne au Siècle d’or. Cristóbal de Virués, Lope de Vega, Calderón, Paris, PUF (2012).

Marcella Trambaioli, profesora en la Università del Piemonte Orientale, en Vercelli, Italia, es especialista de la poesía y del teatro del Siglo de Oro, especialmente de Lope de Vega (estudio y edición de La hermosura de Angélica, Madrid-Frankfurt, Iberoamericana, Vervuert, 2005, y la monografía La épica de amor en las comedias de ambientación urbana de Lope de Vega, y su contexto representacional cortesano, Madrid, Visor Libros, 2015).

Année : 2017
Réf. : ANCRI 21

Paradigmas teatrales en la Europa moderna : circulación e influencias (Italia, España, Francia, siglos XVI-XVIII)

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n° 96 - Les intraduisibles du vocabulaire critique (XVIe-XVIIIe siècle)

Les revues -> n° 96 - Les intraduisibles du vocabulaire critique (XVIe-XVIIIe siècle)

Ce volume s’attache à explorer quelques-uns des termes-clés du vocabulaire poétique et rhétorique des XVIe-XVIIIe siècles, peu à peu opacifiés malgré leur apparente familiarité. Parfois source de méprise, souvent occasion de méfiance que traduisent les guillemets avec lesquels nous en appareillons l’emploi, ceux-ci constituent des « intraduisibles » dont il s’agit d’affronter la difficulté bien réelle.
Le numéro se propose de dégager les principaux réseaux dans lesquels s’inscrivent ces notions (raison, esprit, sentiment, intérêt, goût, naturel, etc.) et d’en retracer l’histoire et les évolutions sémantiques, à partir d’écrits lus de près, traités au cas par cas et appréhendés dans leur contexte et leur dynamique d’élaboration.
Au-delà de cette enquête philologique, voire « archéologique », ce dossier s’interroge sur les effets qu’induisent les possibles oublis, distorsions, équivoques ou malentendus sur nos pratiques de lecture et d’analyse des textes d’Ancien Régime. C’est ainsi à une entreprise de dépaysement critique que ce numéro souhaite contribuer.

Delphine DENIS est professeur à Paris-Sorbonne, spécialiste des pratiques culturelles et langagières au XVIIe siècle, de la littérature dite galante des années 1640 à la Régence, et de la rhétorique et poétique aux siècles classiques.

Laurent SUSINI est maître de conférences à Paris-Sorbonne, spécialiste de la langue et la littérature françaises des XVIIe et XVIIIe siècles, des rhétoriques mondaine et sacrée de la première modernité, et de l’approche énonciative des fictions romanesques de la première modernité.

Carine BARBAFIERI est maître de conférences à l’université de Valenciennes et membre de l’IUF (Institut universitaire de France). Elle est spécialiste de littérature française des XVIIe et XVIIIe siècles.

Année : 2018
Réf. : LC 96

n° 96 - Les intraduisibles du vocabulaire critique (XVIe-XVIIIe siècle)

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n° 24 - La République des Lettres et Christine de Suède

Les revues -> n° 24 - La République des Lettres et Christine de Suède

Le dossier de ce numéro porte sur les rapports entre Christine de Suède, le monde intellectuel de son époque et la religion, tant à la cour de Suède qu’à Rome où elle finit par se retirer, convertie au catholicisme. Plusieurs articles traitent de figures intellectuelles ayant eu affaire, de manière plus ou moins importante, à la reine Christine en sa cour ; d’autres touchent à sa conversion religieuse ; d’autres enfin abordent l’implication de la souveraine dans la vie intellectuelle de la Rome du XVIIe siècle.
Les mélanges, quant à eux, sont consacrés d’une part à un pasteur finlandais du XVIIIe siècle, Anders Chydenius, très impliqué dans la vie politique de son temps et économiste original que l’on a parfois présenté comme un précurseur d’Adam Smith, d’autre part à un compagnon de Pontus de La Gardie, le capitaine de La Blanque, un Français passé au service de souverains étrangers.

Ce numéro vient éclairer les rapports complexes de Christine de Suède avec la vie intellectuelle et la vie religieuse de son temps, non seulement en tant que souveraine en sa cour, mais également en tant qu’exilée à l’étranger dans un milieu auquel elle a dû s’acclimater. Quatre articles sont par ailleurs consacrés directement à la conversion de Christine au catholicisme : ils essaient d’expliquer les facteurs qui ont pu influencer sa décision et indirectement la manière dont celle-ci a pu être reçue en son temps.

Véronique CASTAGNET-LARS est maître de conférences en histoire moderne à l’université Toulouse - Jean Jaurès.

Didier FOUCAULT est professeur émérite d’histoire moderne à l’université Toulouse - Jean Jaurès.

Année : 2017
Réf. : MERRHN 24

n° 24 - La République des Lettres et Christine de Suède

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Raymond Naves. Les débuts de l’esthétique au XVIIIe siècle

Les collections -> Littérature française -> Lettres et culture

Spécialiste de la littérature du XVIIIe siècle, maître de conférences à la faculté des lettres de Toulouse, militant socialiste SFIO et grand résistant mort pour la France, Raymond Naves (1902-1944) a réalisé des recherches qui font encore autorité aujourd’hui sur la littérature et sur l’esthétique en tant que science nouvelle en formation parmi les esprits et les artistes. Parallèlement à un engagement politique inspiré de l’idéal des Lumières, il a publié, entre autres, Le Goût de Voltaire (1938), Voltaire l’homme et l’œuvre (1942), une édition commentée du Prince de Machiavel suivi de l’Anti-Machiavel de Frédéric II, autant d’ouvrages où se lisent ses réflexions sur la culture européenne, sur la nature du pouvoir légitime, ainsi qu’un appel à la résistance. Les articles réunis ici ont pour ambition de révéler la diversité des travaux et des approches de Raymond Naves, qui a varié le choix des œuvres et des auteurs ainsi que la méthode pédagogique.

Renaud BRET-VITOZ est spécialiste de littérature française du XVIIIe siècle. Après avoir été maître de conférences à l’université Toulouse - Jean Jaurès et membre du laboratoire LLA-CREATIS, il est actuellement professeur à la faculté des lettres de Sorbonne Université. Il a publié une édition de Guillaume Tell de Lemierre (2005), L’Espace et la scène. Dramaturgie de la tragédie française (1691-1759) (2008), Cirey en Champagne avec Voltaire (2011), ainsi que de nombreux articles sur le répertoire dramatique à l’épreuve de la scène.

Année : 2018
Réf. : LEC 04

Raymond Naves. Les débuts de l'esthétique au XVIIIe siècle

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Pinocchio

Les collections -> Théâtre -> Nouvelles Scènes • italien

« Respectable public et glorieux régiment de dames et de messieurs de passage dans cette illustre Métropolitaine j’ai voulu me procréer le privilège le plaisir l’honneur et l’avantage de vous présenter sous vos yeux un célèbre pantin inconnu jusqu’à présent de ces contrées dont vous aurez peut-être vu le pareil mais non le semblable. »
Carmelo Bene, grand récupérateur de pièces détachées, est connu pour ses réécritures de chefs d’œuvre de la littérature dramatique. Entre 1962 et 1998, il a proposé plusieurs versions du Pinocchio de Collodi, présentées au théâtre, à la radio ou à la télévision. Il ne s’agit pas d’une réécriture à proprement parler, mais d’un découpage : Carmelo Bene choisit dans le roman de Collodi une partie des dialogues et transforme certains extraits narratifs en didascalies. Ce découpage oriente l’interprétation du texte original, dans un sens diamétralement opposé à l’image édulcorée du pantin telle qu’on la connaît aujourd’hui. Bene en fait une lecture qui souligne la cruauté du monde dans lequel vit Pinocchio, en particulier la dureté des grandes personnes envers les enfants.
« En attendant entrez messieurs et veuillez nous accorder une bénévolente indulgence pour nos erreurs involontaires. »

Carmelo Bene (1937-2002), acteur, auteur, metteur en scène et cinéaste, a débuté sa carrière théâtrale à Rome à la fin des années 1950. Ses premiers spectacles font scandale, et il cultive jusqu’à la fin de sa carrière une figure d’iconoclaste et de provocateur. Entre 1968 et 1973, il quitte les planches pour la réalisation cinématographique. Il revient ensuite au théâtre et, s’il ne travaille plus pour le grand écran, il réalise plusieurs films pour la télévision. À la notable exception du roman Notre-Dame-des-Turcs (1966), à partir duquel il réalise deux versions théâtrales et un long-métrage, la majeure partie de son œuvre est faite de réécritures de classiques, en particulier de Shakespeare. Les œuvres qu’il revisite le plus souvent sont Hamlet (cinq versions théâtrales, un long-métrage, un disque et deux téléfilms) et Pinocchio de Collodi (quatre versions théâtrales, deux versions radiophoniques et un téléfilm).

Année : 2018
Réf. : NOUI 16

Pinocchio

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n° 78 - Territoires autobiographiques : récits-en-images de soi

Les revues -> n° 78 - Territoires autobiographiques : récits-en-images de soi

Qu’elle soit peinte, graphique, photographique, filmique, l’image semble entretenir aujourd’hui des relations privilégiées avec le récit autobiographique, dont elle contribue à redéfinir les contours. Si la photographie, écrit Daniel Grojnowski, est bien « médiatrice de fable », le rapport de celle-ci à la vérité est toujours problématique, et l’on sait combien Christian Boltanski ou Sophie Calle ont joué de cette indécision. Reflet, projection ou invention de soi, l’image (photo)graphique oscille entre expérience réflexive et échappée vers la fiction. Nous proposons de ré-ouvrir ces questions dans une perspective chronologique large – du Moyen Âge à nos jours – et d’explorer dans la diversité des époques, des médiums et des techniques – du journal manuscrit au cinéma – les extensions et limites du territoire autobiographique et les modalités, usages et finalités du récit-en-images de soi. À l’aune des constructions rhétoriques passées, il s’agit de penser les conditions d’un nouveau « pacte autobiographique » et d’élaborer, dans cet empire de la visibilité médiatique que nous connaissons aujourd’hui, de nouvelles (dé)constructions identitaires.

Philippe MAUPEU est maître de conférences en langue et littérature médiévales à l’université Toulouse - Jean Jaurès. Il a édité et traduit Le Livre du pèlerin de vie humaine de Guillaume de Deguileville, en collaboration avec Graham R. Edwards (Le Livre de poche, coll. « Lettres gothiques », 2015). Ses recherches portent principalement sur une approche intersémiotique et rhétorique du texte et de l’image dans la littérature médiévale et les littératures graphiques.

Année : 2018
Réf. : LIT 78

n° 78 - Territoires autobiographiques : récits-en-images de soi

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n° 107 - Au spectacle de la religion. Engagements individuels et constructions de communautés

Les revues -> n° 107 - Au spectacle de la religion. Engagements individuels et constructions de communautés

Le fil conducteur de ce dossier est la relation entre religion et spectacle dans l’Antiquité gréco-romaine polythéiste. L’objectif est d’explorer la question des mises en scène spectaculaires des manifestations religieuses sous l’angle de l’expérience individuelle et celui de la construction de communautés cultuelles et émotionnelles. Ce numéro s’intéresse ainsi à la matérialité de ces mises en scène spectaculaires, à la place des sensations et des expériences individuelles ainsi qu’au principe des multiples compositions et recompositions de communautés rituelles.

Quatre principaux axes de réflexion ont été envisagés :
− Les deux premiers s’intéressent au principe des multiples compositions et recompositions de communautés rituelles et de la place en leur sein des individus, notamment vis-à-vis des hiérarchies, en particulier lors des fêtes ;
− Le troisième axe interroge la place des sensations et des expériences à travers l’étude des chants des épopées lors des festivals panhelléniques, et des stratégies oraculaires rapportées par Lucien ;
− Le quatrième axe s’interroge sur la matérialité des mises en scène spectaculaires, en particulier à travers le cadre architectural des actes de culte.

Ludivine Beaurin et Matthieu Soler sont deux jeunes docteurs en sciences de l’Antiquité. Matthieu Soler a soutenu en 2012 à Toulouse sa thèse intitulée « Les dieux de l’amphithéâtre. Étude sur la relation entre religion et spectacle dans l’Occident romain du IIe s. av. J.-C. au Ve s. apr. J.-C. », tandis que Ludivine Beaurin a soutenu la sienne sur les cérémonies isiaques dans les cités de l’Empire romain occidental en 2013 à l’université de Lille III.

Année : 2018
Réf : PAL 107

n° 107 - Au spectacle de la religion. Engagements individuels et constructions de communautés

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Pies morenos sobre piedras de sal / Pieds nus sur les pierres de sel

Les collections -> Théâtre -> Nouvelles Scènes • espagnol

Entre Paris et la Guajira, ELLE se lance dans un parcours tourmenté à la recherche de LUI, son mari, disparu depuis des mois après s’être lancé dans une improbable traversée à vélo de cette région aride de la Colombie. Avec Pies morenos sobre piedras de sal, Ana María Vallejo nous invite à un voyage, un voyage dans l’espace autant que dans l’intimité de personnages qui, tous, tissent avec ce désert colombien des liens divers et complexes… Mais où qu’ils soient, quoi qu’ils fassent, tous sont en quête d’eux-mêmes.

Prix « Sinergia de Iberescena-Ibermúsicas » en 2016, cette pièce est un dialogue intime entre l’écriture théâtrale d’Ana María Vallejo et la composition musicale de Federico Valdez, « une tentative pour effleurer depuis l’écriture, textuelle et musicale, le vide angoissant qui peut surgir dans notre vie quotidienne actuelle. La musique, les mots et l’image souhaitent alors évoquer depuis ce qu’il y a de plus insignifiant cette espèce de faillite, humaine et écologique, silencieuse, mais aussi, face à elle, l’existence, toujours possible du geste amoureux ».

Dramaturge, metteuse en scène, comédienne, scénariste et enseignante-chercheuse, Ana María Vallejo (Medellín, 1965) construit sa carrière entre la Colombie et de nombreux pays, travaillant avec des compagnies colombiennes, françaises, vénézuéliennes, ou encore argentines. Cette itinérance transparaît dans son écriture qui allie approche sensible de la réalité sociopolitique colombienne et traitement poétique de l’intime comme thème universel. Largement reconnue dans son pays et récemment traduite et publiée à l’international, Ana María Vallejo est une plume incontournable de la dramaturgie colombienne contemporaine.
Elle est ici associée à Federico Valdez, artiste argentin installé au Mexique. Compositeur, interprète et improvisateur, il réalise des performances scéniques – musique, poésie sonore et vidéo – et crée des musiques originales pour des projets scéniques (théâtre, performance, danse…) et audiovisuels.

Année : 2018
Réf. : NOUV 21

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1_Cuatro_vias
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2_No_hay_musica
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3_Mis_muertos
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4_Interiores
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5_Paris
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6_La_tipica_1
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8_La_muchacha_la_bicicleta_los_amantes
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10_Guajira
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11_La_muchacha
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12_Carta_musical
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13_Final_sin_historia
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Pies morenos sobre piedras de sal / Pieds nus sur les pierres de sel

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Crises et ruptures en Europe : vers quelles mutations ?

Les collections -> Histoire -> Tempus • Contemporaine

Aux multiples ramifications de la profonde crise que traverse aujourd’hui l’Europe (crise de la dette, de l’euro, des migrants, des frontières, des valeurs, de l’environnement, etc.), les attentats qui ont terrorisé la France ont ajouté l’acuité des questions relatives à la légalité de crise et la tension toujours renouvelée entre libertés et sécurité.

La perspective du Brexit entérinée par la victoire du camp du « Leave » lors du référendum britannique du 23 juin 2016 a ensuite fait l’effet d’un véritable coup de tonnerre, tant l’hypothèse d’une scission paraissait jusqu’alors impensable au sein de l’Union européenne (UE), puisque la force des interdépendances tissées par la construction européenne semblait l’emporter sur les velléités sécessionnistes. Pour tout le monde donc, l’UE est en crise. Mais qu’est-ce que cela veut dire vraiment ? Un déclin ou un nouveau départ ? Différents spécialistes des sciences humaines se sont penchés sur ces questions et tentent ici d’y répondre en s’appuyant sur leurs disciplines pour explorer différentes périodes et différents domaines.

Ces réponses permettront au lecteur de s’intéresser aux multiples débats qui agitent aujourd’hui l’Europe et de porter un regard critique sur le phénomène de la crise, parfois caricaturé à force d’être perpétuellement évoqué.

Bertrand Vayssière est maître de conférences en histoire (HDR), diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris (1992). Il a écrit plusieurs ouvrages sur la question européenne : Groupes de pression en Europe (Privat, Toulouse, 2002) ; Vers une Europe fédérale ? Les espoirs et les actions fédéralistes au sortir de la Seconde Guerre mondiale (Peter Lang, 2006, Bruxelles) ; Reflets de la construction européenne. Réflexions, références et refus du débat sur l’Europe (Peter Lang, Bruxelles, 2012) ; L’Europe, objet renouvelé des sciences sociales : un état des lieux chez les géographes, les historiens et les juristes (Toulouse, Méridiennes, 2013) ; Penser les frontières européennes au XXe siècle. Réflexion croisée des sciences sociales (Peter Lang, Bruxelles, 2015).

Année : 2018
Réf : TEMP 60

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Crises et ruptures en Europe : vers quelles mutations ?

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La céramique dans le territoire industriel de Martres-Tolosane depuis le XVIe siècle

Les collections -> Arts -> Tempus Artis

Située entre Toulouse et les Pyrénées, Martres-Tolosane est renommée pour son artisanat faïencier. Si les amateurs connaissent de réputation cette ville, moins nombreux sont ceux qui savent que l’histoire de l’activité céramique de ce territoire est bien plus ancienne que le XVIIIe siècle. Dès la Renaissance, des potiers s’implantent dans des villages proches de la « cité artiste ». S’adaptant aux changements techniques et artistiques, ces artisans d’art ont su construire et pérenniser au fil des siècles un savoir-faire reconnu encore aujourd’hui pour sa qualité. C’est en associant l’histoire de l’art à l’histoire de l’économie et à l’archéologie que l’auteur se propose de montrer comment ces céramistes ont su inscrire dans la longue durée une activité à un territoire, faisant de cette céramique un « produit de terroir ».

Année : 2018
Réf. : TEMPART 07

La céramique dans le territoire industriel de Martres-Tolosane depuis le XVIe siècle

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Cervantes : lecturas contemporáneas del Quijote

Les collections -> Histoire -> Méridiennes • Série Générale

En este libro todo curioso lector encontrará unas distinguidas calas al estudio de esa magna obra que es el Ingenioso hidalgo Don Quijote de la Mancha, con ocasión del cuarto centenario de la muerte de su autor. No se trata propiamente de una enésima colectánea de ensayos al uso sobre nuestro célebre clásico, sino de una serie de lecturas críticas contemporáneas en torno al Quijote, abordadas desde distintos, e inéditos, ángulos : a propósito de su recepción en Francia, descubierto a través de la mirada comparatista entre el tiempo histórico cervantino y el del relato de nuestra contemporaneidad, o visto como instrumentalización y modelo de lectura escolar en tiempos de la IIª República española.

A estos asuntos de singular y novedosa factura, se suman otras aproximaciones asimismo poco frecuentadas por la crítica acerca de la impronta en la obra del tema del matrimonio o la sorprendente influencia del Quijote en manifestaciones artísticas como pueden ser la prosa y poesía del Nuevo Mundo o el comic (nada menos que Tintín). En suma, una plural perspectiva analítica sobre el mayor logro cervantino a la luz de nuestros días.

Sylvie Baulo et Luis González Fernández sont maîtres de conférences à l’université Toulouse – Jean Jaurès.

José Hernández est professeur agrégé d’espagnol et chargé de cours à l’université Toulouse – Jean Jaurès.

Année : 2018
Réf. : MERI 19

Cervantes : lecturas contemporáneas del Quijote

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Psyché dans ses reflets (d’amour) créateurs face aux séparations

Les collections -> Psychologie - Psychanalyse -> Chemins cliniques

« La parole est moitié à celui qui parle, moitié à celui qui écoute », « Je replie ma vue en dedans », « Je me roule en moi-même » écrit Montaigne. L’auteur des Essais instaure un dialogue avec des absents dans une forme de parole associative dictée à un secrétaire non destinataire de ses pensées. Ce dispositif n’est pas sans en rappeler un autre, celui de la cure analytique.

Le projet de ce livre est de parcourir plusieurs facettes du négatif constitutif du bon fonctionnement du psychisme. Ce qui manque est en effet ce qui permettra au « moteur » psychique de se mouvoir en créant, représentant, désirant, l’objet perdu. Les œuvres littéraires, philosophiques ou picturales témoignent, comme le rêve, de ce processus. Les trois rêves de Descartes, qui décideront de sa vie de philosophe, recèlent des éléments étranges positivant une hallucination négative, celle d’une rêverie maternelle trop tôt perdue.

L’investissement passionnel des mathématiques de Blaise Pascal a pu avoir comme adjuvent celui de la relation gémellaire à sa sœur Jacqueline afin de dépasser des effondrements précoces dus à l’absence prématurée de la mère. Ces trois œuvres traduisent, chacune à leur manière, ce dont rendent compte les œuvres de nombre d’orphelins créateurs. Une langue d’adoption dit ce qu’une langue maternelle ne peut exprimer, comme tendent à le montrer les œuvres de Julien Green, de Samuel Beckett, d’Emil Cioran et de Vladimir Nabokov.

Les toiles de René Magritte et le récit de Shahrâzâde dans Les Mille et Une Nuits joignent fiction et création pour déjouer une brûlure traumatique indicible. C’est à partir de sa propre sensibilité que chaque créateur découpe dans un réel inconnaissable, un espace de perspective et narratif comme celui qu’a imposé Sigmund Freud dont la psychanalyse a ouvert un champ scientifique qui s’est avéré être une alternative esthétique à l’objectivation psychiatrique.

Gérard Pirlot, ancien psychiatre des hôpitaux, est psychanalyste membre de la Société psychanalytique de Paris et professeur de psychopathologie psychanalytique à l’université Toulouse - Jean Jaurès après l’avoir été à l’université de Paris X. Il est aussi directeur du Laboratoire clinique psychopathologique et interculturelle (LCPI ; EA 4591).

Année : 2018
Réf. : CHE 16

Psyché dans ses reflets (d'amour) créateurs face aux séparations

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n° 31 - Fragments d’exils

Les revues -> n° 31 - Fragments d’exils

Les diasporas ne sont pas des phénomènes immuables : elles naissent, vivent et s’éteignent, ou se diluent dans des ensembles plus vastes ; d’autres ne restent qu’à l’état d’ébauche. Constructions parfois éphémères à la faveur d’un événement politique ou d’une opportunité commerciale, elles peuvent se muer en édifices structurés, de réseaux et de métropoles qui s’affrontent et se succèdent. Ainsi, la diaspora judéo-ibérique ou portugaise naît des départs successifs de la péninsule Ibérique après les expulsions du XVe siècle, avant de se dissoudre au sein de l’aire séfarade au XIXe siècle. Des villes-étapes, nœuds des migrations, de Goa à Mexico, sont alors autant de creusets pour une diaspora circonscrite dans le temps et dans l’espace. Situer le phénomène diasporique permet de saisir les dynamiques et les temporalités de ces constructions contingentes et de revenir sur l’image trop communément admise de processus continus et atemporels. C’est cette linéarité et, partant, les jeux et rejeux de segments diasporiques que les articles de ce dossier interrogent, à travers une diversité d’approches : vue d’ensemble, étude d’un lieu d’implantation particulier, analyse sur la longue durée ou autour d’un moment-clé.

Ce numéro aborde de manière systématique un problème peu abordé par ailleurs dans les études migratoires et diasporiques. En étudiant ainsi des « fragments d’exil », la notion de diaspora s’en trouve réinterrogée. Face à l’expansion de son usage, ils permettent de souligner la dimension profondément historique de cet objet si singulier, et pourtant de plus en plus universel.

La notion de fragment questionne également une homogénéité souvent reconstruite par l’historiographie qui efface la mosaïque que constituaient – et constituent encore – nombre de ces diasporas, tant pour leurs membres que pour les sociétés d’accueil.

Natalia MUCHNIK est maître de conférences à l’EHESS. Ses recherches portent sur l’histoire des minorités et des diasporas à l’époque moderne.

Mathilde MONGE est maître de conférences à l’université Toulouse - Jean-Jaurès. Ses recherches portent sur l’histoire des minorités religieuses et des migrations à l’époque moderne.

Année : 2018
Réf. : DIA 31

n° 31 - Fragments d'exils

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Les inventaires après décès de la ville de Dijon à la fin du Moyen Âge (1390-1459)

Les collections -> Histoire -> Méridennes • Le Coureur de Fonds

Un inventaire après décès est un document précieux. Il s’assimile à une photographie de la demeure du défunt, au moment de son décès, et recense les objets qui s’y trouvent. C’est une source importante pour la connaissance matérielle du cadre de vie, pour l’histoire des pratiques et des techniques, pour l’histoire économique et culturelle. Ce que donne à voir l’inventaire après décès est souvent invisible dans le reste de la documentation conservée pour la fin du Moyen Âge et pour l’Époque moderne.

Le fonds de la mairie de Dijon est exceptionnel en quantité comme en qualité. Les documents conservés décrivent l’intérieur de 700 maisons de la ville à la fin du XIVe siècle et au début du XVe siècle avec un soin et une précision inégalés. Ils offrent une description sans équivalent du cadre de vie des habitants de cette ville-capitale, de la simple prostituée au riche officier du duc, comme l’un de ses tailleurs ou tel ou tel de ses cuisiniers. Les objets, peu nombreux ici, abondants là, parfois peu communs, comme ces cages à oiseaux, selon la mode des oiseaux chanteurs, ou des boules de senteur venues d’ailleurs, donnent chair à la ville et dessinent une autre image de Dijon et de ses habitants, au plus près de leur existence et de leurs horizons de vie.

Guilhem Ferrand est docteur en histoire médiévale. Il s’intéresse à la vie en temps difficile à la fin du Moyen Âge. Après avoir travaillé sur les sentiments générés par la guerre, ses travaux sont désormais centrés sur les moyens de vie et l’horizon du quotidien des individus.

Jean-Pierre Garcia, professeur à l’université de Bourgogne (UMR 6298 ARTeHIS), étudie les terroirs viticoles et la géo-histoire de la relation « du vin au lieu » sur le temps long.

Année : 2018
Réf. : MERCDF 01

Les inventaires après décès de la ville de Dijon à la fin du Moyen Âge (1390-1459)

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n° 77 - Représentations littéraires de la différence culturelle

Les revues -> n° 77 - Représentations littéraires de la différence culturelle

Les textes littéraires peuvent-ils fournir des clés pour affronter le « choc des civilisations » qui paraît inévitable dans le monde contemporain ? La question se pose, selon l’historien des religions Nicola Gasbarro, au moment où les sciences humaines, après Tristes tropiques, ne sont plus en mesure de proposer des modèles permettant de « saisir l’aventure anthropologique des relations entre les civilisations ».

Ce dossier interroge la manière dont la littérature a représenté la différence culturelle et anthropologique au cours des siècles. En variant les perspectives, et à partir d’horizons épistémologiques différents, il propose l’étude d’œuvres et d’auteurs appartenant à des périodes historiques particulièrement significatives de la rencontre de l’Occident avec ses altérités. Qu’il s’agisse d’un surprenant récit idyllique médiéval qui bouscule les représentations de l’Orient et des musulmans, de la reprise par le théâtre des Lumières des politiques jésuites d’accomodatio en Asie, des images du Québec dans la correspondance d’une femme de la colonie française au XVIIIe siècle, de la construction de l’image de l’Indien dans les romans brésiliens depuis le XIXe siècle, ou encore, à l’époque postcoloniale, des romans de Sony Labou Tansi, des récits de la Québécoise Monique Proulx, ou du théâtre de Jean-Claude Grumberg, tous soulignent moins l’irréductibilité d’un affrontement que la recherche de compatibilités, d’interactions et de métissages dont la littérature est un des lieux privilégiés. Dans un texte inédit, l’écrivain québécois Pierre Samson, auteur d’une « trilogie brésilienne » (Le Messie de Belém, Un garçon de compagnie et Il était une fois une ville) marquée par une altérité polyphonique puissante, défend cette logique littéraire du « nous révélé par l’autre ».

Alessandra FERRARO enseigne la littérature française et les littératures francophones à l’université d’Udine (Italie), où elle dirige le Centro di Cultura Canadese. Elle a publié plusieurs articles et collectifs sur les littératures française et québécoise ainsi que le volume Écriture migrante et translinguisme au Québec (2014). Spécialiste de l’autobiographie, elle est l’auteure de Raymond Queneau. L’autobiografia impossibile (2001) et de Una voce attraverso il velo. L’alterità del linguaggio mistico e missionario di Marie de l’Incarnation (2014).

Année : 2017
Réf. : LIT 77

n° 77 - Représentations littéraires de la différence culturelle

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The Press / Le Placard

Les collections -> Théâtre -> Nouvelles Scènes • anglais

Dans un espace carcéral indéfini, camp de concentration ou prison ultra-moderne, qui est aussi un chantier de construction, deux prisonniers, Ancel et Gruber, se tuent au travail. Ils bâtissent le futur Palais de la Culture à la gloire du Boss, le dictateur d’un régime sanguinaire dont Ancel fut jadis le poète officiel, avant d’en découvrir toute l’horreur et d’entrer en résistance. Quant à Gruber, peintre prolétaire, il fut un dissident de la première heure, et continue à protester depuis sa prison en peignant le chaos ambiant de tous ses fluides corporels. Le huis clos entre les deux hommes est interrompu par les visites des émissaires du Boss — Feck, le gardien de prison sadique, Petra, la fille du Boss et ancienne maîtresse d’Ancel, et Hamm et Sham, les deux clowns grotesques qui furent jadis ses élèves avant de vendre leur âme au Boss — qui se succèdent auprès d’Ancel pour le convaincre de renoncer à sa posture de résistance : il suffirait qu’il écrive un seul poème à la gloire du Boss pour sortir de prison. La pièce se souvient de la montée des totalitarismes et des grands cataclysmes humains du XXe siècle, mais aussi, obliquement, de l’attitude intraitable du pouvoir britannique face au combat des prisonniers républicains irlandais au début des années 1980. Allégorie tragique et burlesque sur la responsabilité de l’artiste face au pouvoir, elle s’inscrit dans la grande tradition du théâtre irlandais, à la suite de W.B. Yeats et de Samuel Beckett, mais invente un langage dramaturgique singulier et éminemment contemporain en détournant les codes du réalisme.

David C. Lloyd est professeur d’études anglaises à University of California, Riverside. Spécialiste de la culture irlandaise et des théories post-coloniales, il enseigne la littérature irlandaise et les études culturelles. Auteur de plusieurs études académiques sur la modernité, l’oralité et sur le théâtre de Samuel Beckett, il est aussi un poète et un dramaturge dont les œuvres font déjà l’objet d’études universitaires (Alexandra Poulain, Irish Drama, Modernity and the Passion Play, Palgrave, 2017). Il a publié Arc & Sill : Poems 1979-2009, New Writers’ Press, Dublin, 2012. The Press / Le Placard est sa première œuvre dramatique publiée en France. Elle a été jouée à Los Angeles, Dublin, Liverpool et Manille.

Année : 2018
Réf. : NOUA 12

The Press / Le Placard

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n° 95 - La question du répertoire au théâtre

Les revues -> n° 95 - La question du répertoire au théâtre

Le répertoire implique un point de vue sur l’histoire du théâtre, et une volonté de rendre cette histoire présente, vivante. Il est, par définition, significatif et organisé, et signalant ainsi un point de vue sur le théâtre comme figurant une spécificité particulière, nationale le plus souvent, et en rapport avec une langue, ou une manière de faire ou de se reconnaître dans des productions passées, un type d’intervention sur le monde, un jeu de formes-sens capable d’être transcrit d’un moment historique à un autre. Ainsi, répéter publiquement une pièce, c’est l’inscrire dans un répertoire. Dès lors, se pose la question du canon : pourquoi cette pièce-ci ou celle-là, où la jouer, comment la traiter ? Outre les articles qui cherchent à définir ce qu’est le répertoire aux XVIIe et XVIIIe siècles en France, le dossier propose des contributions sur le répertoire français en Russie et en Allemagne, et sur les premières traductions-adaptations de Molière en arabe. Il permet enfin de (re)lire sur ces questions des textes de metteurs en scène proches de nous, comme Jouvet ou Bozonnet.

À noter : ce numéro apporte un point de vue universitaire et théâtral sur le répertoire classique qui complète celui sur la représentation des différents types de répertoires théâtraux aujourd’hui proposé dans la revue Théâtre/Public n° 225 (« Le répertoire aujourd’hui », également dirigé par Christian Biet).

Christian Biet est professeur d’histoire et esthétique du théâtre à l’université de Paris-Nanterre, et membre de l’Institut universitaire de France. Il en dirige l’équipe « Théâtre » de l’équipe d’accueil HAR, Histoire des arts et des représentations. Spécialiste du théâtre du XVIIe siècle, de l’histoire des idées et des questions relatives au spectacle, en particulier de l’Ancien Régime, il est l’auteur de nombreux articles et ouvrages.

Année : 2018
Réf. : LC 95

n° 95 - La question du répertoire au théâtre

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n° 106 - Goûts et odeurs dans l’Antiquité / Handicaps, malformations et infirmités dans l’Antiquité

Les revues -> n° 106 - Goûts et odeurs dans l’Antiquité / Handicaps, malformations et infirmités dans l’Antiquité

Ce numéro de Pallas accueille deux dossiers :

Le dossier 1 se donne pour but d’éclairer le rapport entretenu par les Anciens avec les sensations olfactives et gustatives, au travers de trois thèmes : les différentes méthodes pour retrouver les senteurs antiques ; les rôles que les goûts et les odeurs ont joués dans la sphère religieuse ; enfin, l’importance des goûts et des odeurs dans la conception de la santé chez les Anciens. Il se situe dans une approche résolument pluridisciplinaire. Les contributions couvrent une période – de l’Égypte pharaonique à l’Antiquité tardive – et une aire géographique – du Proche-Orient à Rome – très larges. Tout en constituant une contribution importante aux recherches en cours, il se propose aussi comme une première approche pour ceux qui voudraient découvrir un champ de réflexion innovant et prometteur.

Le dossier 2 relève des disability studies : il s’attache aux corps handicapés, malformés et infirmes, avec une attention particulière pour les embryons et les enfants – un champ de recherche encore nouveau pour les époques anciennes. La réflexion porte sur le vocabulaire utilisé pour nommer la différence physique et sur l’attitude des Anciens devant le handicap, celle-ci oscillant entre le rejet, l’élimination, et l’acceptation et l’intégration. Il y a peu d’ouvrages en français sur la question du handicap pour la période de l’Antiquité, le domaine ayant d’abord été exploré par des spécialistes anglo-saxons. Pour autant, les études contenues dans le dossier viennent compléter et enrichir la production non-francophone, sans la répéter ; elles s’adressent donc aussi aux chercheurs étrangers.

Régis Courtray et Jean-Christophe Courtil sont tous deux maîtres de conférences de langue et littérature latines à l’université Toulouse - Jean Jaurès.

Annie Allély est maître de conférences HDR en histoire romaine à l’université du Mans (Le Mans Université), et membre du laboratoire CReAAH.

Année : 2018
Réf : PAL 106

n° 106 - Goûts et odeurs dans l'Antiquité / Handicaps, malformations et infirmités dans l'Antiquité

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n° 58 - Le pays méditerranéen en profondeur

Les revues -> n° 58 - Le pays méditerranéen en profondeur

Le pays méditerranéen en profondeur
Les études proposées dans cet ouvrage sont parties de la proposition qu’une bonne partie de ce qui donne vie à la Méditerranée, qu’il s’agisse d’un monde réel ou d’un monde imaginé, vient des chemins qui y mènent. En effet, le regard porté sur cette région tant étudiée se renouvelle si on l’inverse, et si l’on part non pas d’une mer intérieure mais des terres intérieures, d’un arrière-pays, de ces marges floues qui la caractérisent sans jamais la délimiter. Les auteurs de ce livre, qui réunit chercheurs canadiens, britanniques, irlandais, grecs, chypriotes, allemands et français, ont tracé le parcours de ceux qui ont voyagé vers et depuis la Méditerranée. Le croisement des différentes lectures critiques et la diversité des objets de recherche posent la question de la conceptualisation du lieu et affirment la nécessité de réinventer une géographie humaine et mythique, un lieu commun d’échange et de partage. L’ouvrage s’adresse à un large public, tout autant qu’à un public universitaire soucieux de comprendre les enjeux historiques, culturels et esthétiques du monde méditerranéen à travers l’histoire et la littérature des penseurs et écrivains de langue anglaise et française qui se sont un jour tournés vers la Méditerranée.

The Mediterranean and Its Hinterlands
The point of departure of these selected studies was the proposition that much of what brings the Mediterranean world to life, whether that world be imaginary or real, comes from the paths that lead to it. In other words, our understanding of this much-studied region is altered if we start out, not from an inland sea, but from the lands surrounding that sea, from the hinterlands, from the blurred margins which both distinguish and soften its contours. The authors in this collection, which brings together academics from Canada, the United Kingdom, Ireland, Greece, Cyprus, Germany and France, have traced the itineraries of those who have travelled towards and away from the Mediterranean. The variety of critical readings and the diversity of the documents studied raise questions about how a given space is conceptualized, and affirm the need for a geography that is both human and mythical, one which accounts for how people cohabit a shared cultural space. The work should interest both the general public and an academic audience keen to understand the historical, cultural and aesthetic values of the Mediterranean world, through the history and literature of those writers who, once upon a time, set out in search of the Mediterranean.

Helen Goethals est professeur à l’université Toulouse - Jean Jaurès et membre du CAS, EA801. Elle est spécialiste de civilisation britannique et de poésie.

Isabelle Keller-Privat est maître de conférences HDR à l’université Toulouse - Jean Jaurès et membre du CAS, EA801. Elle est spécialiste de littérature britannique et de poésie.

Année : 2017
Réf. : CAL 58

n° 58 - Le pays méditerranéen en profondeur

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La production de l’hétéronormativité

Les collections -> Sciences Sociales -> Socio-logiques

Malgré la prolifération de recherches sur le genre, de débats sociétaux virulents, de luttes pour la reconnaissance où les enjeux identitaires se doublent d’enjeux citoyens, les sciences sociales demeurent peu bavardes sur l’hétérosexualité. À partir d’une étude qualitative sur les conduites sexuelles et la construction des masculinités chez une population de jeunes Marocains, musulmans, immigrés en Europe, cet ouvrage analyse les discours, les pratiques et les manières d’être en relation qui instituent l’hétérosexualité comme la norme socialement juste et convenable.

Comment le pouvoir de l’hétéronormativité se manifeste-t-il ? Comment est-il produit chez ceux qui se conforment à son ordre ? L’auteur analyse l’hétéronormativité comme un processus de socialisation historiquement et culturellement situé qui, par des pratiques, des interactions et des échanges verbaux entre individus, les amène à se construire, à se raconter et à se rendre compréhensibles aux autres autant qu’à eux-mêmes.

Vulca Fidolini est docteur en sociologie de l’université de Strasbourg et chercheur postdoctoral rattaché à l’UMR 7367 « Dynamiques européennes ».

Année : 2018
Réf. : SOC 42

La production de l'hétéronormativité

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100 ans de recherches méridionales à Toulouse : l’Institut d’études méridionales (1914-2014)

Les collections -> Histoire -> Méridiennes • Série Générale

Au début du XXe siècle, l’université de Toulouse, nouvellement refondée, décida de créer en son sein un certain nombre d’instituts pour fédérer les initiatives et promouvoir la recherche. À côté des instituts d’électricité, de chimie ou d’agronomie, vit le jour un institut d’études méridionales. La création de cet institut, en mars 1914, doit beaucoup à l’inlassable activité du romaniste Joseph Anglade.

À l’occasion du centenaire de cette fondation, un colloque a été organisé à la bibliothèque d’études méridionales au 56, rue du Taur, dans les lieux mêmes de fonctionnement de l’IEM, et sous l’égide du laboratoire FRAMESPA, son lointain héritier. L’enjeu était de faire le point sur l’histoire de cet institut, qui fit beaucoup pour le rayonnement national et international de l’université de Toulouse, par la richesse des recherches menées depuis cent ans dans de très nombreux domaines. Les communications concernent tous les aspects de cette longue histoire, et plus particulièrement les évolutions du lieu et de l’institution, les chercheurs qui l’ont animée et les réseaux qu’ils ont créés, l’historiographie et les avancées de la recherche sur le Midi de l’époque médiévale à la période contemporaine – dans les domaines de l’histoire, de l’archéologie ou du droit –, les grandes enquêtes qui ont abouti à la confection des atlas linguistiques ou à l’inventaire des plus anciennes chartes, les collectes ethnographiques et les enregistrements sonores, la recherche sur la littérature occitane.

Année : 2018
Réf. : MERI 07

100 ans de recherches méridionales à Toulouse : l'Institut d'études méridionales (1914-2014)

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n° 39 - Apprendre des interactions de soin

Les revues -> n° 39 - Apprendre des interactions de soin

Ce numéro thématique propose d’étudier les échanges en milieux de soin comme des situations sources d’apprentissage et d’expérience pour ceux qui les vivent et les co-produisent : les patients et les soignants. Il aborde les formes d’activités et d’apprentissages qui se réalisent sur le terrain du soin, notamment à l’occasion de situations mettant en présence au moins deux sujets cherchant à se comprendre, et à agir pour, sur ou avec l’autre. L’étude des interactions permet de questionner les dynamiques expérientielles et formatives qui s’opèrent chez les acteurs. Quatre types d’axes de recherche sont abordés :

• La compréhension de la nature des apprentissages qui surviennent durant les interactions de soins (l’apprentissage ouvrant ici sur une diversité d’entrées : négociation des places, rapport de domination, émancipation, coproduction et légitimation des savoirs, etc.) ;

• L’étude des conditions et des configurations situationnelles qui rendent possibles ou au contraire inhibent ces processus ;

• La présentation des dispositifs méthodologiques permettant d’observer le travail langagier en situation réelle ainsi que les outils de traitement des données qui peuvent être opérationnalisés dans une démarche orientée formation ;

• L’analyse des enjeux pédagogiques et didactiques qui se dégagent de l’étude de ces apprentissages, ainsi que la façon dont ils peuvent orienter l’élaboration des dispositifs d’accompagnement, de formation, de recherche-intervention.

Année : 2018
Réf. : EDU 39

n° 39 - Apprendre des interactions de soin

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Słabi / Faibles

Les collections -> Théâtre -> Nouvelles Scènes • polonais

C’est une histoire banale racontée de façon peu banale… Le personnage principal, Mme Anina, traverse une crise de dépression post-partum. Écartelée entre les devoirs de mère et les rêves de femme, elle sombre dans un état de culpabilité et d’impuissance qui l’éloigne de la réalité. Le traitement médicamenteux s’avère inefficace et la tentative de rapprochement avec un homme, décevante.
Les « faibles », personnages de la pièce, qui portent des noms indéfinis : Un tel, Une telle, Un autre, sont aussi insignifiants que leur existence. De façon subtile et avec une pointe d’ironie, l’auteure dissèque le mécanisme de la dépression dans un univers oscillant entre le réel et l’illusion.

Magdalena Drab (née en 1990) est diplômée de l’École nationale supérieure de théâtre et de cinéma de Łódź. Pour son rôle dans le spectacle Deux pauvres Roumains parlant polonais de Dorota Masłowska, elle reçoit un prix d’interprétation qui lance sa carrière théâtrale en tant que comédienne, metteur en scène et auteur dramatique. Elle débute avec la pièce Dzielni chłopcy [Garçons courageux], publiée dans la revue théâtrale Dialog en 2016, qui lui vaut une bourse du ministère de la Culture et du Patrimoine national. D’autres pièces la suivent : Trup [Le cadavre], Dramat dwóch starych ludzi i kota, który popełnił samobójstwo [Le drame des deux vieillards et d’un chat qui s’est suicidé], et enfin, Słabi. Ilustrowany banał teatralny [Faibles. Drame banal illustré], récompensé par le Grand Prix du Jury au concours dramaturgique de Gdynia en 2017. Actuellement, elle joue au théâtre H. Modrzejewska à Legnica.

Année : 2018
Réf. : NOUP 12

Słabi / Faibles

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Allarmi ! / Alarmes !

Les collections -> Théâtre -> Nouvelles Scènes • italien

Vittoria est une jeune fille à la tête d’un groupuscule d’extrême droite. Elle engage trois garçons pour organiser un coup d’État, tuer le président de l’Union européenne et retransmettre le tout en streaming. Ce doit être le point de départ d’une révolution néo-fasciste, seule solution, à ses yeux, à la crise de la société. Vittoria monologue et recrute, donne des leçons et se regarde agir. Mais cette action paramilitaire se déroule-t-elle dans la réalité ou dans l’esprit mythomane d’une fille marginale ? Et dans le vertige démultiplié des miroirs de la représentation, quelle perspective la société offre-t-elle à une génération désemparée qui pense et agit à travers le filtre rassurant et dangereux des réseaux sociaux ?
Emanuele Aldrovandi nous livre un texte efficace, visionnaire et paradoxal, où des dialogues philosophiques qui participent de l’intensité dramaturgique scandent la mise en place d’une action où la violence n’est pas nécessairement du côté que l’on souhaiterait.

Emanuele Aldrovandi est un jeune dramaturge italien, né à Reggio Emilia en 1985. Diplômé en lettres et philosophie, il se spécialise dans l’écriture dramatique à Milan. Il a plusieurs textes à son actif, pour lesquels il a obtenu des prix prestigieux en Italie : Farfalle, Homicide House, Il generale. Depuis 2016 il collabore avec l’ERT - Emilia Romagna Teatro, et ses textes sont représentés en Italie et à l’étranger. Son écriture est caractérisée par la création de situations dramatiques contre-utopiques et parfois extrêmes qui poussent le spectateur à la réflexion et aux questionnements. En parallèle de son activité d’auteur, il travaille comme conseiller dramaturgique et enseignant d’écriture théâtrale.

Année : 2018
Réf. : NOUI 17

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Allarmi ! / Alarmes !

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n° 26 - 30 ans de Rencontres

Les revues -> n° 26 - 30 ans de Rencontres

Au diapason du festival « Cinélatino, Rencontres de Toulouse », ce numéro endosse ses habits de fête pour célébrer les 30 ans des Rencontres. Il propose un dossier foisonnant qui s’ouvre avec un panorama général et revient sur la richesse des cinématographies latino-américaines des trois dernières décennies : Mexique, Argentine, Uruguay, Colombie, Équateur, etc.
À cette occasion, la revue publie une longue entrevue avec Esther et Francis Saint-Dizier, qui comptent parmi les fondateurs du festival, et propose aux amis fidèles de se replonger dans leurs souvenirs des Rencontres à travers trois questions. Un Almanach invite également à voyager par l’image dans les méandres des archives de ce festival.
En plus du dossier principal, le lecteur trouvera des comptes-rendus de lectures, des analyses de films et des réflexions pointues, notamment sur un autre anniversaire, mai 1968, et un retour sur le cinéma de Lisandro Alonso. Un numéro exceptionnel pour une année exceptionnelle !

Année : 2018
Réf. : CINE 26

n° 26 - 30 ans de Rencontres

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Raconter pour signifier

Les collections -> Langues et civilisations étrangères -> Interlangues Littératures

Le récit et la narration dans leurs différentes déclinations, tel est le thème de ce livre.

Le récit du pouvoir, le récit dominant, mais aussi le pouvoir du récit. Le récit comme construction de soi, comme besoin anthropologique de mettre en forme narrative notre propre existence, et l’actuelle difficulté, surtout pour les nouvelles générations, à se projeter dans le futur et à élaborer une narration cohérente de leur vie.

La narration comme lecture-écriture du monde, car de la manière dont les consciences savent ou peuvent le lire dérive un type de conduite et de comportement, qui est aussi une manière de l’écrire. La narration littéraire, pour sa fonction éminemment politique et émancipatrice, car en imaginant des mondes possibles, elle remet en discussion le monde tel qu’il est et permet, ou du moins facilite, l’imagination d’un autre monde qui pourrait se réaliser.

Mario Sei est maître-assistant à la faculté de lettres de La Manouba, à Tunis. Après une formation en philosophie de la science à l’université de Milan, il a obtenu un doctorat en langues romanes à l’université de Nanterre. Ses recherches sont liées à la philosophie du langage, à la théorie de la littérature et de la narration.

Année : 2018
Réf. : LANG 73

Raconter pour signifier

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n° 12 - Médicalisation de la sexualité

Les revues -> n° 12 - Médicalisation de la sexualité

L’histoire de la sexologie, tout comme l’histoire de la sexualité plus globalement, est récente et surtout développée pour le nord de l’Europe. Si les noms des grands sexologues germanophones ou anglophones sont connus et disposent en général de biographies, leurs homologues français, belges, portugais, espagnols, suisses, italiens restent encore largement dans l’ombre. Ce développement inégal de l’historiographie entraîne une vision très partielle de la constitution du savoir savant sur la sexualité. En effet, on peut supposer que les sexologies latines, qui se sont développées dans des contextes culturels différents, ont des traits propres. Plus généralement, on observe des transferts culturels (traductions, réseaux de chercheurs) entre ces pays, sans doute au moins aussi importants que les apports venus d’Allemagne, du Royaume-Uni ou des pays scandinaves. Ce numéro vise donc à rééquilibrer l’historiographie en s’interrogeant sur des spécificités latines.

Année : 2017
Réf. : MERHMS 12

n° 12 - Médicalisation de la sexualité

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n° 44 - Regards croisés sur les fleuves Èbre et Garonne

Les revues -> n° 44 - Regards croisés sur les fleuves Èbre et Garonne

Ce numéro déborde les frontières entre les États en mettant en évidence des « regards croisés sur les fleuves Èbre et Garonne ». Il est le fruit d’une collaboration entre le département de géographie de l’université de Saragosse et le département de géographie de l’université Toulouse – Jean Jaurès.
L’Èbre et la Garonne sont séparés par la chaîne des Pyrénées. L’un, l’Èbre, débouche par un delta dans la mer Méditerranée tandis que l’autre, la Garonne, termine sa course par un estuaire dans l’océan Atlantique. S’ils se partagent le même château d’eau, la montagne pyrénéenne, celle-ci joue le rôle d’une véritable frontière climatique. Le versant nord-pyrénéen est beaucoup plus arrosé que le versant sud aux caractéristiques plus sèches. Et pourtant, le module de l’Èbre à Saragosse (233 m3/s) est légèrement supérieur à celui de la Garonne à Toulouse (190 m3/s). Au-delà de ces différences, des ressemblances et des similitudes apparaissent aussi entre l’Èbre et la Garonne.
Ce numéro cherche à faire un tour d’horizon des recherches en cours. À bien des égards, les trajectoires temporelles de ces deux fleuves sont voisines. L’eau fluviale est utilisée de façon massive dans l’agriculture dans les deux vallées et permet d’alimenter en eau de boisson les riverains. Partout, de multiples aménagements visent à valoriser la ressource fluviale mais aussi à limiter la contrainte constituée par les crues et les inondations. Dans ce numéro, il s’agit de croiser les savoirs français et espagnols sur les spécificités de l’Èbre et de la Garonne. Quatre grandes thématiques sont ainsi explorées au travers d’une dizaine d’articles : le rapport ville-fleuve dans les cas de Saragosse et Toulouse ; l’évolution des fleuves au cours du temps et de leurs usages, dans un contexte probable de changement climatique ; les risques avec notamment une focale sur les inondations récentes ; la restauration et renaturation des cours d’eau.
Au final, ces regards croisés entre l’Èbre et la Garonne permettent de confronter les histoires, les réalités et les trajectoires temporelles des deux fleuves. En filigrane apparaissent aussi les acteurs, les usages, les aménagements, la gestion et les solutions apportées par les sociétés riveraines. Si l’Èbre et la Garonne ne coulent pas dans le même sens, tous les articles réunis ici laissent présager une communauté de réflexions rendant nécessaires les rapprochements scientifiques afin de renforcer une comparaison plus poussée entre deux des grands fleuves du Sud-Ouest européen.

Philippe Valette est maître de conférences à l’université Toulouse – Jean Jaurès. Ses recherches s’intéressent à la géohistoire des cours d’eau, au rapport ville-fleuve, à la question des risques d’inondation et de l’évolution des paysages fluviaux garonnais.

Alfredo Ollero est professeur de géographie à l’université de Saragosse. Ses recherches portent sur l’hydrologie, la géomorphologie, les inondations de l’Èbre et de ses affluents.

Année : 2017
Réf. : SOE 44

n° 44 - Regards croisés sur les fleuves Èbre et Garonne

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Mondialisation : quels enjeux pour la France ?

Les collections -> Les Fondamentaux -> Amphi 7 • Droit, économie, sciences politiques

Assumant le choix de l’engagement dans les affaires du monde, la France est très directement concernée par la mondialisation. Or, la mondialisation ne pacifie pas spontanément les relations humaines, et ceci d’autant moins qu’elle favorise la compétition.
Reprenant de nombreux thèmes du référentiel « Intelligence économique et nouveaux risques du XXIe siècle » élaboré à l’initiative de plusieurs ministères, cet ouvrage a l’ambition de contribuer à la formation des étudiants de l’enseignement supérieur aux enjeux de citoyenneté et de sécurité globale. Ainsi, après un exposé sur la mondialisation, l’ouvrage détaille le contexte qui fait de l’intelligence économique et de la propriété intellectuelle des outils essentiels dans le cadre de la mondialisation de l’économie. Les défis des flux financiers illicites et les enjeux du cyberespace sont ensuite commentés.
Les leviers juridiques et les organismes dont l’objet est de protéger les informations et les savoir-faire sensibles sont par ailleurs décrits. Cet ouvrage aborde enfin les défis géopolitiques et militaires que doivent affronter la France et l’Europe, dans un monde bien loin de la fin de l’histoire autrefois rêvée. L’ambition des auteurs est de permettre au lecteur de devenir un acteur éclairé de notre société.

Jean-Marie Dilhac est professeur en sciences de l’ingénieur à l’INSA de Toulouse. Il est chercheur au LAAS (Laboratoire d’analyse et d’architecture des systèmes), auditeur de l’IHEDN (Institut des hautes études de Défense nationale), officier (réserve opérationnelle) de l’armée de l’air et co-auteur de Autonomie énergétique des systèmes embarqués sans fil et sans batterie (ISTE, 2017).

Année : 2018
Réf. : SED 85

Mondialisation : quels enjeux pour la France ?

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Théorie/Pratique ? Dépasser les clivages dans l’enseignement musical

Les collections -> Sciences de l’Éducation -> Questions d’éducation

L’opposition ou la distinction fondatrice entre théorie et pratique musicale, autrement dit entre celui qui sait de quoi est faite la musique et celui qui la pratique, est effective dès l’Antiquité. Relayée par Boèce, elle se cristallise au Moyen Âge à travers le jugement sans appel de Gui d’Arezzo, qui établit une hiérarchie entre le musicus, celui qui sait, et le cantor, qui agit sans savoir. Les réseaux d’oppositions qui se sont constitués autour de ces deux concepts, au fil du temps, sont repérables, variables, parfois récurrents, selon les lieux ou le positionnement institutionnel de celui qui porte le jugement. Ces oppositions, souvent issues de représentations binaires, induisent des hiérarchisations, des échelles de valeurs (ce qui est jugé positivement ou négativement), qui vont jusqu’à générer des discours marqueurs d’appartenances et d’idéologies.

Cet ouvrage vise à mieux cerner les enjeux épistémologiques liés aux concepts de théorie et de pratique, dans l’enseignement musical, au cours de l’histoire (nature, fonction, évolutions). Il s’agit de vérifier l’acceptabilité ou au contraire la nécessité du dépassement d’une telle dichotomie. Cette approche conduit à une mise à nu des déficits qui font obstacle aujourd’hui à une approche intégrant et dépassant le couple théorie-pratique musicale, lorsqu’il est question d’enseignement.

Odile Tripier-Mondancin est maître de conférences à l’ESPE Toulouse Midi-Pyrénées (université Toulouse - Jean Jaurès) en didactique de l’enseignement musical.
Philippe Canguilhem est professeur au département de musique de l’université Toulouse - Jean Jaurès, également membre de l’Institut universitaire de France.
Ils appartiennent tous deux au laboratoire LLA-CREATIS (EA 4152).

Année : 2018
Réf : QUE 12

Théorie/Pratique ? Dépasser les clivages dans l'enseignement musical

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L’Amérique latine en France

Les collections -> Langues et civilisations étrangères -> Hespérides Amérique

Cette approche des échanges entre l’Amérique latine et la France est centrée sur l’étude de festivals de cinéma, depuis les premières décennies du Festival de Cannes et la naissance de festivals spécialisés dans des cinématographies issues du continent latino-américain, jusqu’à la deuxième décennie du XXIe siècle. Comment les films s’y expriment-ils, comment y sont-ils interprétés ? Dans quelle tradition s’inscrivent ces interprétations et en quoi participent-elles d’un univers imaginaire global ? Ponctué d’allers-retours qui entendent rendre compte du double lieu d’énonciation (l’Amérique latine elle-même et la France) et en dialogue permanent avec ce vaste horizon d’analyse, un regard « micro » explore le « territoire imaginaire latino-américain » fabriqué par le festival Cinélatino, Rencontres de Toulouse, devenu au fil des ans le principal événement français consacré aux cinémas d’Amérique latine. La trame qui tisse l’ensemble de l’ouvrage révèle la manière dont le discours contemporain sur les cinémas de ce continent s’insère dans la continuité des échanges, au croisement des enjeux discursifs, culturels et géopolitiques. Elle montre combien ces échanges sont façonnés par l’action des hommes et des femmes portés par une sensibilité à la fois envers l’Amérique latine et envers le cinéma, qui composent ensemble des réseaux d’acteurs coopérant pour faire exister ces cinématographies.

Colombienne habitant en France depuis 2000, Amanda Rueda est maîtresse de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’université Toulouse - Jean Jaurès, rattachée au laboratoire LERASS. Ses travaux portent sur les écritures audiovisuelles et sur les processus de création et de production des cinématographies d’Amérique latine. Elle est membre de l’ARCALT (Association Rencontres cinémas d’Amérique latine de Toulouse) et du conseil de rédaction de la revue Cinémas d’Amérique latine.

Année : 2018
Réf. : HES 66

L'Amérique latine en France

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Voir, observer, penser

Les collections -> Littérature française -> Lettres et culture

Partant de l’influence de la photographie victorienne de Julia Margaret Cameron, de la photographie et du cinéma d’avant-garde des années 1920 et de la production photographique de Virginia Woolf elle-même (albums de Monk’s House), cette étude pose l’hypothèse que l’écriture de Virginia Woolf s’en inspire pour devenir à la fois photographique et cinématographique, photo-cinématographique. Explorant le texte comme dispositif complexe, l’auteure analyse la plasticité de sa prose à travers ses motifs et ses stratégies de représentation afin de mettre en lumière dans quelle mesure photographie et cinéma forment et reforment le texte woolfien, dans ses modalités formelles et esthétiques, ainsi que dans sa dimension éthique et politique.

Docteure en littérature britannique, Adèle Cassigneul est spécialiste des relations texte / images. Elle est l’auteure de plusieurs articles sur l’œuvre de Virginia Woolf ainsi que d’une monographie sur Ian McEwan et Joe Wright.

Le présent travail de recherche à reçu le prix Présence de la langue française 2015 délivré par l’Académie des sciences, inscriptions et belles-lettres de Toulouse.

Année : 2018
Réf. : LEC 03

Voir, observer, penser

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Huit ans de république en Espagne

Les collections -> Histoire -> Méridiennes • Série Générale

Ce volume rassemble la plupart des contributions présentées lors des colloques tenus dans le cadre des 9es et 10es Journées Manuel Azaña, à Montauban, en 2014 et 2015. Les thématiques de ces rencontres étaient ambitieuses : La Seconde République espagnole, 1931-1936, entre réforme et révolution, la première année ; puis, la seconde année, Guerre d’Espagne, 1936-1939, entre guerre et révolution.

Cette problématique, centrée sur l’action et les représentations des forces sociales et politiques qui l’ont soutenue jusqu’au bout, ne prétendait donc pas brosser une histoire totale de la Seconde République. Les textes questionnent deux idées maîtresses de la période : la réforme décisive d’un pays resté archaïque et la révolution qui – aux yeux de beaucoup, mais pas forcément de la même manière – aurait permis de remédier de façon décisive aux maux dont souffrait le pays, notamment les inégalités sociales.

L’affrontement de ces deux projets marque la première période de la République, au cours du « bienio azañiste », les deux années de gouvernement de Manuel Azaña (1931-1933). Il rebondit en 1936, après la victoire électorale du Front populaire, quand le soulèvement militaire de Franco, soutenu par Hitler et Mussolini, prend les armes contre la République. Cette fois, chez ceux qui luttent pour la défendre, c’est la question de la priorité à donner à la conduite de la guerre ou à la révolution qui fait débat et approfondit les divisions. L’ouvrage aborde successivement ces périodes dans ses deux parties : l’une consacrée aux réformes menées par la jeune République espagnole et l’autre tournée vers les gouvernements en guerre et les forces sociales et politiques à l’œuvre face à l’assaut des forces réactionnaires et fascistes espagnoles et internationales.

Les diverses contributions émanent de spécialistes confirmés – espagnols ou français – et dressent un état de la recherche historique actuelle. Apportant ainsi une vision plurielle sur les huit petites années qui ont changé l’Espagne et sur une République trahie, à qui le temps n’a pas été donné de réaliser ses espoirs.

Année : 2018
Réf. : MERI 14

Critique de Babelio : mars 2018

Huit ans de république en Espagne

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n° 76 - Les ibadites : mode de vie, organisation et patrimoine d’une minorité musulmane

Les revues -> n° 76 - Les ibadites : mode de vie, organisation et patrimoine d’une minorité musulmane

Depuis une quinzaine d’années, les études sur les ibadites se sont multipliées, favorisées notamment par l’édition de sources autrefois difficilement accessibles. Alors que la plupart des publications s’interrogent sur les origines de l’ibadisme, sur sa théologie et son histoire médiévale, ce numéro traite de la place qu’occupe aujourd’hui dans la société nord-africaine cette minorité religieuse, à laquelle le contexte politique très turbulent de ces dernières années impose de nouveaux défis.

Après un lent recul géographique entamé au lendemain de la chute de Tahert en 909, les Berbères ibadites se sont finalement concentrés dans trois régions bien particulières, caractérisées par un certain isolement, au nord-ouest de la Libye, en Tunisie et en Algérie. Dans les trois cas, ils vivent aux côtés des musulmans malikites ; à Djerba, ils côtoient également une petite communauté juive. Réputés pour leur discrétion, les ibadites sont la plupart du temps inconnus des autres musulmans, même au sein des pays dans lesquels ils vivent, ou demeurent si méconnus que certains préjugés historiques perdurent.

Les études réunies dans ce volume permettent de souligner ce qui rapproche fortement les trois régions ibadites et ce qui les différencie les unes des autres. Elles ont été rédigées par des chercheurs confirmés, mais aussi des gens très éloignés des milieux académiques qui ont accepté de décrire la minorité ibadite à laquelle ils appartiennent et/ou d’enquêter sur leur région natale.

Ont contribué à ce numéro :

Tahar Bellal, Brahim Benyoucef, Mathilde Bielawski, Denise Brahimi, Vermondo Brugnatelli, Mounia Chekhab- Abudaya, Olivier Collet, Nabel Dbeez, Agnès De Féo, Rachid Hakkari, Lucette Heller-Goldenberg, Valerie J. Hoffman, Augustin Jomier, Jacqueline Jondot, Mehdi Ali Khodja, Mongi Ben Maad, Mohamed Merimi, Soufien Mestaoui, Floriane Morin, Beniamino Polimeni, Virginie Prevost, Walid Ben Omrane, Bernadette Rey Mimoso-Ruiz, Mohammed Habib Samrakandi.

Année : 2017
Réf. : MAG 76

- Présentation de la revue le site Grégoire de Tours

n° 76 - Les ibadites : mode de vie, organisation et patrimoine d'une minorité musulmane

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Espaces d’interférences narratives

Les collections -> Arts -> L’Art en œuvre

Dans le monde contemporain, le récit se construit avec des mots, mais aussi avec des images et des signes de toutes sortes. Ses formes semblent infiniment variables, et ses fonctions sont parfois confuses en ce début de XXIe siècle où les médias véhiculent à l’échelle planétaire et en temps réel des informations pléthoriques sur tous types de supports. Dans ce contexte multiple, de nouvelles formes narratives se développent dans la création artistique ; elles s’expriment bien sûr à travers les médiums traditionnels (peinture, dessin, photo, cinéma, vidéo…) mais aussi de plus récents, issus de leurs croisements. L’installation, et l’exposition elle-même, sont maintenant d’importants vecteurs de récits, tout comme de nouvelles pratiques performatives transdisciplinaires (reenactment, théâtre-performance…).

Si la profusion de récits éphémères, fragmentaires, recomposables et formatés conduit maintenant à une préoccupante uniformisation des cultures, le désir de contre-narrations élaborées notamment par les artistes pourrait tout aussi bien se révéler capable de donner corps à une mondialité fondée sur une nouvelle forme d’humanisme.

Théoriciens et artistes sont associés dans cet ouvrage pour expliciter certains enjeux esthétiques et sociopolitiques de l’utilisation abondante et diversifiée du récit dans ou sur les œuvres ; les auteurs caractérisent ainsi dans ces dernières de nouvelles temporalités et des relations inédites entre lieu et récit.

Globalement, il s’agit de définir la fonction critique actuelle de la narration en art, en commentant l’inventivité des moyens plastiques tout autant que la complexité des relations entre imaginaire fictionnel et perception du réel.

Année : 2018
Réf. : ART 05

Espaces d'interférences narratives

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n° 99 - Mémoire, histoire et médiations : approches croisées

Les revues -> n° 99 - Mémoire, histoire et médiations : approches croisées

La présente livraison de Sciences de la Société propose de questionner la dimension info-communicationnelle du patrimoine, et plus généralement des objets historiques, en (ré)interrogeant les liens entre sciences de l’information et de la communication (SIC) et histoire. Cette réflexion interdisciplinaire réunit ainsi des chercheurs en SIC, en histoire, en histoire de l’art ou encore en littérature médiévale, pour qui les questions de réception informationnelle et d’usages communicationnels des savoirs historiques sont au cœur de recherches innovantes. Dépassant les frontières disciplinaires, les contributions se retrouvent autour d’approches épistémologiques communes : travaux empiriques, études de terrain et méthodologies spécifiques facilitent l’expérimentation, tout en permettant de renouveler les corpus et objets étudiés.

Les articles rassemblés s’intéressent plus particulièrement à la fabrique de la mémoire – qu’elle soit sociale, matérielle, populaire – par différents dispositifs et objets médiateurs. Pour exister, être enregistrée, transmise au plus grand nombre, celle-ci s’appuiera en effet sur toute une série de supports, textuels ou iconiques, analogiques ou numériques, qu’ils soient encore institutionnels ou amateurs ; ainsi, au-delà de la notion de mémoire, celle de médiation sera alors au centre de la réflexion. Soulignons enfin que les travaux présentés s’attachent tout particulièrement à croiser dimensions sociales et dimensions historiques, ces dernières étant encore peu explorées dans le champ des SIC, notamment dans le domaine de la muséologie ou des heritage studies.

Année : 2016
Réf. : LERA 99

n° 99 - Mémoire, histoire et médiations : approches croisées

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n° 30 - Mourir ailleurs (XVIe-XXIe siècle)

Les revues -> n° 30 - Mourir ailleurs (XVIe-XXIe siècle)

La mort constitue une réalité omniprésente du fait diasporique. Mieux, elle en est un enjeu crucial, en ce qu’elle pose la double question de l’inhumation et de la mémoire qui interrogent le rapport essentiel des diasporas à l’espace et au temps. La mort ne marque pas une sortie brutale de la condition diasporique, mais l’une des modalités d’entrée dans la logique même de cette condition. L’inhumation réactive l’inscription du groupe tout entier dans un territoire déterminé, et constitue le point focal de temporalités à la fois concurrentes et complémentaires – exprimées en termes d’âges, de durées voire de générations. Rendre à la mort la place qui lui revient dans l’histoire des diasporas permet de penser à nouveaux frais à la fois l’humanité même des parcours migratoires, et l’ensemble des constructions contingentes (juridiques, politiques et économiques) qui situent le phénomène diasporique dans ses différents environnements. C’est ce double enjeu que cette enquête collective interroge, à travers un questionnaire transpériode et interdisciplinaire sur la place de la mort dans les diasporas aux époques moderne et contemporaine.

Ce dossier entend faire écho à l’actualité immédiate, marquée par l’omniprésence de la thématique de la mort en migration, notamment à travers le drame des migrants en Méditerranée.
Plus largement, il propose une contribution importante à l’étude des communautés migrantes : le décès des personnes met à l’épreuve les diasporas en les contraignant à se confronter aux univers normatifs comme aux pratiques et aux coutumes des sociétés dans lesquelles elles s’inscrivent.
Ces questions complexes sont abordées dans la longue durée (XVIe-XIXe siècles), en s’attachant à des situations très concrètes, comme l’organisation de la sépulture ou le déplacement des corps.

Mathieu Grenet (coord.) est maître de conférences en histoire moderne à l’INU Champollion, Albi / UMR 5136 Framespa.

Jérémie Foa (coord.) est maître de conférences en histoire moderne à Aix-Marseille Université / UMR 7303 Telemme / Institut universitaire de France.

Année : 2017
Réf. : DIA 30

n° 30 - Mourir ailleurs (XVIe-XXIe siècle)

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Œuvres en rupture entre France et Italie

Les collections -> Littérature française -> Lettres et culture

Que l’influence italienne sur la pensée et les arts français des XVIe et XVIIe siècles soit perçue par la critique comme déterminante ou qu’elle soit a contrario déniée, les productions péninsulaires n’ont pas laissé indifférents les Français de la première modernité. Ce volume aborde la question sous l’angle décalé d’œuvres marquant une rupture, du point de vue de leur écriture comme de celui de leur réception.

Saisis dans leur interaction, les domaines français et italien sont en effet des lieux privilégiés pour observer les solutions de continuité avec le passé, dans les différents domaines du savoir, du pouvoir, et des arts. L’œuvre en rupture est souvent ambiguë : certaines ne visent qu’à consolider une autorité existante, et donc réaffirment la norme ; d’autres, au contraire, usent de dissimulation pour manifester un refus plus ou moins radical des institutions et des idées héritées du passé, ou de la façon dont elles sont reçues par leurs contemporains.

C’est cette complexité qui est ici analysée et mise en valeur, au terme d’un riche parcours au travers de la production philosophique, de celle des belles-lettres, du ballet de cour ou encore de la musique.

Année : 2018
Réf. : LEC 02

Œuvres en rupture entre France et Italie

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Comprendre et parler l’arabe maghrébin

Les collections -> Les Fondamentaux -> Amphi 7 • Langues • arabe

Ce manuel est destiné à un public d’étudiants débutants désireux d’apprendre l’arabe maghrébin, parlé au Maroc, en Algérie et en Tunisie. Il peut être utilisé par les enseignants, mais aussi comme support d’auto-apprentissage. Le niveau visé correspond au B2 du Cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL).

Partant d’échanges simples de la vie quotidienne, il familiarise progressivement les étudiants avec les cultures et les littératures orales des pays du Maghreb. Les échanges et les textes proposés sont authentiques et transcrits en double graphie arabe et latine. Un memento sur les nombres et le temps, des tableaux de conjugaison et un lexique général accompagnent les douze chapitres qui le composent. Un enregistrement sonore permet d’entendre les dialogues présents dans les documents. Il donne les traductions et les explications en français, page par page, ainsi que les corrigés des exercices.

Saïd Benjelloun, professeur certifié de lettres arabes et de lettres françaises, a enseigné l’arabe littéral et maghrébin à l’université Toulouse - Jean Jaurès. Il est l’auteur de manuels d’arabe marocain, Al-Lugha dyali 1 et 2 (publiés aux Pays-Bas), et d’un manuel d’arabe littéral, Lire et écrire en arabe littéral, paru aux PUM en 2013. Il poursuit ses recherches sur le lien entre l’arabe parlé et celui enseigné dans les pays du Maghreb.

Année : 2018
Réf. : SED 86

Zip - 8.2 Mo
chapitre 0
Zip - 12.1 Mo
chapitre 1
Zip - 13.6 Mo
chapitre 2
Zip - 19.2 Mo
chapitre 3
Zip - 19.3 Mo
chapitre 4
Zip - 15.3 Mo
chapitre 5
Zip - 19 Mo
chapitre 6
Zip - 21.8 Mo
chapitre 7
Zip - 21.4 Mo
chapitre 8
Zip - 19.3 Mo
chapitre 9
Zip - 18 Mo
chapitre 10
Zip - 19.9 Mo
chapitre 11
Zip - 17.4 Mo
chapitre 12
Zip - 10.3 Mo
chapitre 13
MP3 - 5.3 Mo
chapitre 14

Critique de Babelio : mars 2018

Comprendre et parler l'arabe maghrébin

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n° 38 - Activité de conception du formateur et formation professionnelle

Les revues -> n° 38 - Activité de conception du formateur et formation professionnelle

Parmi la diversité des activités menées par les formateurs, celle relative à la conception des situations et/ou dispositifs de formation, est peu étudiée et, de fait, reste à ce jour encore assez méconnue. La préoccupation première de ce dossier thématique est de permettre au lecteur d’avoir accès à des contributions qui, à partir d’ancrages théoriques et de méthodologies différents mais aussi de terrains d’étude singuliers (agriculture, enseignement, etc.), étudient l’activité de conception.

Les contributions retenues au sein de ce dossier permettent de couvrir trois types d’enjeux en matière de conception des situations et/ou dispositifs de formation. Certaines étudient comment et dans quelle mesure l’activité de conception du formateur parvient à prendre en considération les contraintes et les aménagements nécessaires au passage de la transmission/acquisition des savoirs au développement de compétences singulières chez les formés. D’autres contributions interrogent plutôt la place du métier, objet de formation plus ou moins objectivisé et formalisé, au cœur de l’activité de conception. À ce titre, elles posent des problématiques connexes telles que par exemple celle relative au statut des formateurs et à la nature de leur expertise. Enfin, certaines contributions étudient plus spécifiquement comment concevoir des situations et/ou dispositifs de formation dont l’objectif serait de participer à la construction de compétences plus générales (par exemple les « soft skills » relatives au travail en équipe, à la pensée critique, etc.) de plus en plus attendues dans de nombreux domaines professionnels.

Année : 2017
Réf. : EDU 38

n° 38 - Activité de conception du formateur et formation professionnelle

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Les campagnes européennes : espaces d’innovations dans un monde urbain

Les collections -> Géographie -> Ruralités Nord-Sud

Une réflexion en termes d’innovation permet de mettre l’accent sur les changements, intentionnels ou non, mis en œuvre pour répondre à la demande « urbaine », c’est-à-dire aux évolutions de la société dans son ensemble. Vécue soit comme l’adaptation à une contrainte, soit comme la mise à profit d’une opportunité nouvelle, elle est un processus qui peut porter sur la mise en œuvre de technologies, sur les pratiques et les usages sociaux, comme sur les modalités d’organisation et d’évaluation des espaces et des territoires.
Quels sont les moteurs et les porteurs de l’innovation ? La trajectoire de ces innovations ? Les clés de lecture ? Certains cadres territoriaux sont-ils plus propices pour l’émergence et la diffusion des innovations dans les campagnes d’Europe ?

Les trois parties de l’ouvrage apportent des éléments de réponse :
• Innover, c’est prendre le pouvoir ? Quel est le positionnement des acteurs en présence, ainsi que leurs intentions (implicites ou explicites), voire leur légitimité ?
• Innover, c’est faire du neuf avec du vieux ? Peut-on encore innover quand on aborde les produits de terroir ?
• Innover, c’est « composer avec » pour recomposer les territoires ? Existe-t-il des conditions géographiques particulières pour l’émergence et la diffusion d’innovations ?

Christine Margetic, Hélène Roth et Michaël Pouzenc sont membres de la Commission de géographie rurale du Comité national français de géographie. La première est en poste à l’université de Nantes (UMR ESO), la deuxième à l’université Clermont Auvergne (UMR Territoires), le troisième à l’université de Toulouse (UMR LISST-Dynamiques Rurales).

Année : 2018
Réf. : RUR 09

Les campagnes européennes : espaces d'innovations dans un monde urbain

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Les Francos dans la vallée de l’Èbre (XIe-XIIe siècles)

Les collections -> Histoire -> Méridennes • Série Études médiévales ibériques

Aux XIe-XIIe siècles, des populations venues du nord des Pyrénées s’installent en péninsule Ibérique. La vallée de l’Èbre devient une terre d’accueil privilégiée pour ces femmes et ces hommes désignés sous le nom de francos par l’historiographie et dans les sources. Au regard de ces dernières, le terme définit aussi bien la personne libre que celle issue d’au-delà de la chaîne pyrénéenne. Dans ce second sens, il désigne des guerriers venus combattre contre les musulmans dans le cadre de la Reconquista, comme des artisans et des marchands qui participent au dynamisme des villes du royaume d’Aragon et de Pampelune. Il se rapporte enfin à des clercs qui participent à l’implantation de la Réforme grégorienne dans des Églises jusqu’alors restées fidèles aux usages locaux.
Alexandre Giunta révise dans cet ouvrage la totalité du dossier documentaire, mettant en lumière plusieurs textes encore négligés et surtout apportant à sa relecture le produit des travaux les plus récents de sociologues et d’anthropologues intéressés par les questions migratoires. Il s’agit d’une contribution de premier plan, non seulement à l’histoire médiévale de la péninsule Ibérique mais plus largement aux études sur les mouvements de populations au Moyen Âge.

Année : 2018
Réf. : MEREMI 03

Les Francos dans la vallée de l'Èbre (XIe-XIIe siècles)

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n° 23 - Confrontation, échanges et connaissance de l’autre au nord et à l’est de l’Europe de la fin du VIIe siècle au milieu du XIe siècle

Les revues -> n° 23 - Confrontation, échanges et connaissance de l’autre au nord et à l’est de l’Europe de la fin du VIIe siècle au milieu du XIe siècle

Le dossier de ce numéro 23 porte sur le nouveau programme d’histoire médiévale de l’agrégation intitulé : « Confrontations, échanges et connaissances de l’autre au nord et à l’est de l’Europe de la fin du VIIe siècle au milieu du XIe siècle ». Il s’intéresse plus spécifiquement aux contacts entre les peuples scandinaves et le reste de l’Europe à l’époque viking, grâce à sept articles (précédés d’une introduction présentant le sujet de l’agrégation) portant entre autres sur le rôle de la navigation dans les contacts, les relations entre Scandinavie et Europe de l’Ouest, la nature et le mode d’action des bandes armées vikings au IXe siècle, la transmission des récits évoquant l’altérité aux XIXe et XXe siècles dans l’historiographie norvégienne, et proposant enfin un panorama linguistique de l’Europe du Nord à cette époque. Les mélanges, quant à eux, évoquent les sujets suivants : la description du peuple Same dans Historia de gentibus septentrionalibus d’Olaus Magnus ; la pensée économique d’Anders Chydenius, l’un des pionniers du libéralisme en Europe ; l’implication de Jean-Baptiste Bernadotte, régent puis roi de Suède, dans le projet monarchique argentin (1815-1819).

Année : 2016
Réf. : MERRHN 23

n° 23 - Confrontation, échanges et connaissance de l'autre au nord et à l'est de l'Europe de la fin du VIIe siècle au milieu du XIe siècle

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n° 94 - Courage de la vérité et écritures de l’histoire (XVIe-XVIIIe siècle)

Les revues -> n° 94 - Courage de la vérité et écritures de l’histoire (XVIe-XVIIIe siècle)

Il s’agit de s’interroger sur les modalités de la véridiction historique dans des corpus variés des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles. Si la véracité du discours historique tient aujourd’hui pour nous avant tout à l’adéquation entre des énoncés et des faits, il n’en a pas toujours été ainsi. Nombre de mémorialistes et d’historiens d’Ancien Régime situent autant la véracité de leur discours dans leur énonciation, donnée comme « courage de la vérité », dans la filiation d’une notion antique redécouverte naguère par M. Foucault : la parrêsia, « liberté de parole », par laquelle se manifestent la franchise et le courage de l’énonciateur. À côté du développement concomitant de l’histoire critique et scientifique, les procédures d’autorisation éthiques héritées de la parrêsia se perpétuent dans l’historiographie elle-même comme dans des genres connexes et dans les textes philosophiques.

Karine Abiven (coord.) est maître de conférences en langue française à l’université Paris-Sorbonne – équipe STIH, auteure de L’Anecdote ou la fabrique du petit fait vrai. De Tallemant des Réaux à Voltaire (1650-1750), Paris, Classiques Garnier, 2015. Codirectrice avec L. Depretto du nº 78 de Littératures classiques : « Écritures de l’actualité, xvie-xviiie siècles », sept. 2012.

Arnaud Welfringer (coord.) est maître de conférences à l’université Bordeaux-Montaigne – équipe CEREC-CLARE, membre de l’équipe Fabula et directeur du nº 17 de Fabula – LHT (Littérature, Histoire, Théorie)  : « Pierre Ménard, notre ami et ses confrères », juillet 2016.

Année : 2017
Réf. : LC 94

n° 94 - Courage de la vérité et écritures de l'histoire (XVIe-XVIIIe siècle)

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n° 109 - Canne à sucre en Caraïbe

Les revues -> n° 109 - Canne à sucre en Caraïbe

Associées à un système particulièrement coercitif, peu de spéculations agricoles ont engendré une configuration socio-spatiale aussi spécifique que celle de la canne à sucre. Produit pondéreux, relativement bon marché, mais à forte demande, les coûts de productions devaient, et doivent, donc se situer au plus bas possible, avec des points d’exportations les plus proches des lieux de production. Les conditions historiques, tout autant que les conditions de production (avec des règles strictes, excluant tout autre activité) ont fait que cette canne a été un des produits permettant la mise en place de la grande plantation esclavagiste, la main d’oeuvre africaine s’avérant la moins onéreuse. Ce système dérive de celui mis en place dans le monde méditerranée et cela dès le Moyen Âge. Toutefois son expansion, on peut même dire son épanouissement, n’a jamais été aussi évident que dans la Caraïbe. C’est là qu’il a engendré des rapports sociaux spécifiques, profondément inégalitaires, et une culture génératrice de discours, d’images, de représentations, qui vont du politique au littéraire.

Modesta Suárez, professeure de littérature latino-américaine, membre de Framespa (UMR 5136), université Toulouse - Jean Jaurès. Spécialiste de littérature contemporaine et, en particulier, de poésie. A publié, entre autres, Trillar lo invisible – Poesía y pintura en la obra de Blanca Varela (Universidad Veracruzana, 2012).

Jean-Christian Tulet, directeur de recherche émérite, ancien membre de Géode (UMR 5602), université Toulouse - Jean Jaurès. Géographe, spécialiste du monde rural tropical et, en particulier, latino-américain. A publié, entre autres, un Atlas élémentaire du monde rural latino-américain (PUM, 2006) et plus de cent cinquante articles, ouvrages ou chapitres d’ouvrages.

Année : 2017
Réf. : CAR 109

n° 109 - Canne à sucre en Caraïbe

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Toulouse : le sens caché des grands ensembles

Les collections -> Architecture, urbanisme et aménagement du territoire -> Architectures

Quelle aventure collective extraordinaire ! Pendant 20 années en France, élus, architectes, entreprises et artisans œuvrent ensemble pour l’urbanisation de milliers de familles. Cette démarche, qui donne naissance aux grands ensembles, est un phénomène d’une ampleur sans précédent dans l’histoire des villes et de l’urbanisme en raison de la quantité de logements construits, du nombre de villes et de personnes concernées et, chose ignorée, de l’originalité de chacune des réalisations. Les grands ensembles proposent une architecture nouvelle pour laquelle les architectes concepteurs doivent lier la composition classique à la répétition à une échelle jamais vue dans l’histoire de l’architecture. Loin des stéréotypes qui font de l’architecture des grands ensembles le bouc émissaire du mal de vivre et qui contribuent à leur disparition, cet ouvrage montre les aspects ignorés, cachés, oubliés des grands ensembles.

Comment distingue-t-on tel ou tel grand ensemble ? Comment les architectes se sont-ils accommodés de la répétition stérilisante ? À partir de documents inédits (photographies, dessins), d’extraits d’entretiens avec les habitants, cette étude s’attache à répondre à ces questions en mettant en lumière 17 grands ensembles toulousains.

Année : 2018
Réf. : ARCH 08

Critique de Babelio : février 2018

Toulouse : le sens caché des grands ensembles

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Réduire les inégalités sociales de santé

Les collections -> Sciences Sociales -> Santé Société

L’ouvrage est centré sur les inégalités sociales de santé et les interventions et politiques publiques visant à les réduire. Il s’appuie sur une expérience de recherche interdisciplinaire initiée depuis 2007 et repose sur une convergence entre chercheurs sur les façons de définir et d’analyser les inégalités sociales de santé comme construction sociale et historique. En termes d’interventions, une typologie servant de cadre d’analyse commun a été proposée, qui pourrait permettre aux professionnels et chercheurs de partager des connaissances pour agir plus efficacement sur la réduction des inégalités sociales de santé. L’ouvrage vise à éclairer et mettre en débat la notion d’évaluation et les multiples significations, usages et pratiques qu’elle recouvre dans deux « mondes sociaux », la santé publique et l’analyse des politiques publiques, éloignés l’un de l’autre pour de nombreuses raisons institutionnelles, culturelles, scientifiques. L’ouvrage s’appuie sur des expériences concrètes menées dans le cadre de la recherche interventionnelle.

Nadine Haschar-Noé est sociologue, maître de conférences au laboratoire CreSco (Centre de recherches Sciences Sociales, Sport, Corps, EA 7419) de l’université Paul- Sabatier à Toulouse. Elle est aussi chercheure associée au Laboratoire d’analyse des sciences sociales du politique (LASSP, IEP Toulouse) et à l’IFERISS (Institut fédératif d’études et de recherches interdisciplinaires Santé-Société) de l’Université de Toulouse.

Thierry Lang est épidémiologiste et professeur à l’université Toulouse 3 et au sein du centre hospitalier universitaire de Toulouse. Il a été responsable de l’équipe « Inégalités Sociales de Santé, cancer et maladies chroniques » de l’unité mixte 1027 Inserm – université Paul- Sabatier, Toulouse. Il est directeur de l’IFERISS.

Année : 2018
Réf. : SANTE 01

Réduire les inégalités sociales de santé

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Contribution aux études morphologiques, syntaxiques et sémantiques en russe

Les collections -> Les Fondamentaux -> Amphi 7 • Langues • russe

Le présent ouvrage, consacré à l’étude des relations entre la morphologie, la syntaxe et la sémantique, comporte un ensemble de douze contributions de chercheurs reconnus dans ce domaine. La problématique abordée ici en tenant compte de différentes approches théoriques et de diverses traditions de recherche se trouve à la croisée des questions fondamentales du fonctionnement de la langue russe.

Ce volume regroupe des travaux qui portent tantôt sur un lexème dans son environnement syntaxique, tantôt sur la sémantique d’une structure syntaxique donnée, sur les relations entre la forme du mot et son sens, entre la signification et le sens, sur la phraséologie, ou encore sur le rôle de tel ou tel élément dans la construction et la cohésion du texte, ou sur celui des métatermes dans l’analyse de la langue. Ces études, menées essentiellement en synchronie, concernent pour la plupart la langue russe contemporaine, mais une contribution consacrée au vieux russe montre combien la connaissance des états anciens de la langue peut être éclairante pour la perception des faits de langue actuels. Ainsi ce recueil propose-t-il des éléments de réflexion sur la question de la possible ou impossible autonomie de la morphologie et de la syntaxe par rapport au sens, et il vise à démontrer qu’il apparaît nécessaire d’analyser les structures de la langue dans une optique plurielle afin d’appréhender leur complexité d’un point de vue plus global, systémique.

Vladimir Beliakov est professeur à l’université Toulouse - Jean Jaurès, spécialiste en sémantique et lexicologie russes et membre de l’UMR 5263 (CLLE).

Christine Bracquenier est professeur de linguistique russe à l’université Lille 3 et membre de l’UMR 7114 (MoDyCo), université Paris Nanterre. Ses travaux portent sur la syntaxe du russe contemporain, en particulier sur l’étude des circonstants, ainsi que sur le système verbal et l’évolution syntaxique et lexicale de la langue.

Année : 2018
Réf. : SED 84

Contribution aux études morphologiques, syntaxiques et sémantiques en russe

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Cultures villageoises au Moyen Âge et à l’époque moderne

Les collections -> Histoire -> Flaran

37es Journées internationales d’histoire de l’abbaye de Flaran, 9-10 octobre 2015

Les 37es Journées de Flaran consacrées aux cultures villageoises ont permis de faire le bilan des avancées de l’historiographie. Ce colloque s’est employé à dépasser ce à quoi on ramène toujours la culture des paysans des époques médiévale et moderne, sous la vieille appellation de « culture populaire », et derrière laquelle on place surtout la culture religieuse et la pratique de rites plus ou moins bien christianisés. Il a élargi vers d’autres domaines de représentations la culture des paysans, comme la culture politique ou la culture littéraire. Il a aussi attiré l’attention sur ces oubliés de l’histoire culturelle que sont les paysans, trop fréquemment encore étudiés comme des producteurs ou des contribuables. Il s’est intéressé au processus de différenciation sociale au sein des paysanneries en mettant l’accent sur un point généralement passé sous silence dans les études, à savoir la maîtrise d’un « capital culturel » (pour paraphraser les travaux de Pierre Bourdieu). C’est donc un positionnement doublement original, à la fois dans le domaine de l’histoire culturelle (trop focalisée sur la culture des élites nobiliaires) et dans celui des sociétés rurales. Les exemples traités balaient un large panel de cas de figures, de l’Islande et l’Angleterre à la France et l’Italie.

Année : 2017
Réf. : FLA 37

Cultures villageoises au Moyen Âge et à l'époque moderne

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Frau Storm. Ein Kammerspiel / Madame Storm. Théâtre de chambre

Les collections -> Théâtre -> Nouvelles Scènes • allemand

Je ne suis pas ici parce que je suis la grande Constanze Esmarch, mais parce que je suis la sage Constanze Storm… Cher public, je vous parle donc parce que j’ai été l’épouse de l’écrivain Theodor Storm durant presque vingt ans… Un poète que tous les enfants allemands connaissent.

Femme moderne, énergique et brillante, Constanze Storm (1825-1865) meurt des suites d’un septième accouchement, éreintée par une vie difficile et le despotisme conjugal de son illustre mari. À travers cette évocation théâtrale d’un grand écrivain et de son comportement domestique, on se prend à penser que deux siècles de modernité n’ont pas suffi à éradiquer un certain machisme.

Eckart Pastor est né en 1941 à Krefeld (RFA). Après des études de philologie romane et germanique à Sarrebruck, Francfort et Montpellier, qu’il termine par un doctorat sur le surréalisme français, il enseigne la littérature et la langue allemandes à l’Institut supérieur de traducteurs et interprètes de Bruxelles et à l’université de Liège, où il est nommé professeur en 1987. Il est spécialiste des auteurs allemands des XIXe et XXe siècles, notamment Stifter, Fontane et Storm. Frau Storm est sa première pièce de théâtre.

Année : 2017
Réf. : NOUG 21

Frau Storm. Ein Kammerspiel / Madame Storm. Théâtre de chambre

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Loin de Delft

Les collections -> Théâtre -> Nouvelles Scènes • francophone

Comment échapper aux conditionnements de sexe, de classe, de race, aux rôles qu’on m’impose ? Comment, du moins, m’en éloigner ? Toutes ces questions, la pièce de Samuel Pivo – Loin de Delft – les pose à travers une dramaturgie de la relation et de l’espace en nous racontant avant tout un voyage, une enquête, une quête, des rencontres : un homme blanc, européen, un peintre qui voudrait être Vermeer et travaille en quelque sorte à le devenir en copiant ses tableaux, cherche à retrouver, au prix de sa vie elle-même, dans ce pays d’Afrique inconnu et en proie à des troubles politiques, son amour perdu, une femme venue là par engagement humanitaire, victime d’un meurtre horrible. La quête est donc, au départ, amoureuse, romantique et individualiste. Mais devient peu à peu politique et métaphysique, parce que cet autre lieu, cet autre monde, les êtres qui l’habitent, contaminent le moi du personnage, transforment son dessein, font dévier sa trajectoire.

La pièce est complétée d’une préface, d’un entretien avec l’auteur et de deux analyses : une étude dramaturgique de l’œuvre et une analyse de ce que la pièce nous apprend de la géographie et des pensées politiques de l’espace.

Samuel Pivo est vivant. À 18 ans il a croisé le théâtre et la géographie – il n’est pas exclusif. Il a écrit La Guerre de Belgique ou Ventre pour la scène, de la poésie (Je hais la droite ou Sueño Irgendwo) et des romans, comme Astroportuaire ou Comment naissent les centaures. Il est membre du collectif CRS (Coucou la Réalité Sociale). Pour payer son loyer, malgré ses valeurs, il pratique le salariat. Il aime les ânes.

Année : 2017
Réf. : NOUF 02

Loin de Delft

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n° 43 - Cheminements, tourisme et gouvernance territoriale

Les revues -> n° 43 - Cheminements, tourisme et gouvernance territoriale

À chaque touriste, son cheminement, ses espaces traversés. Dans ces trajectoires de circulation temporaire, les touristes dessinent autant d’itinéraires qui ne cessent de transgresser les limites de territoires attribués et appropriés par un groupe social. Par ses pratiques, ses choix de lieux et sa progression dans l’espace, le touriste peut constituer une opportunité pour les habitants de ces territoires mais aussi une nuisance éventuelle, occasionnée par les traces indélébiles de son passage.

Dans la prise en charge de ces circulations, l’action publique en matière de tourisme n’a cessé de se complexifier. Elle a occasionné un foisonnement d’initiatives portées par une multitude d’acteurs, traduisant une imbrication des différents niveaux de pouvoirs et l’interdépendance entre échelles d’intervention. En un mot, s’affirme une gouvernance territoriale qui ne cesse de s’adapter et d’imaginer les ressorts qui pourraient être favorables à la conservation, la gestion et la valorisation des ressources dans ses projets touristiques.

Ce numéro se propose d’éclairer les incertitudes et les tensions qui s’invitent désormais au cœur même des logiques d’actions observées dans plusieurs contextes territoriaux du sud-ouest européen (France, Espagne et Portugal). Autant de regards portés par des géographes attentifs à ce désir d’espace et de nature que portent les sociétés urbaines sur le monde rural, mais aussi à la frontière comme limite institutionnelle persistante pouvant constituer un frein pour le projet européen transfrontalier. Cette grille de lecture s’attache enfin à questionner les processus de régionalisation et de transferts de compétences à l’œuvre dans le domaine de l’aménagement des territoires dans une perspective comparative et historique.

Ce numéro thématique est complété par un article, on ne peut plus nécessaire en ces temps de réflexion autour d’une transition énergétique, qui s’interroge sur les effets territoriaux du déploiement spatial photovoltaïque au sol au sein du massif forestier des Landes de Gascogne.

Sébastien Rayssac est maître de conférences à l’université Toulouse – Jean Jaurès et membre du LISST - Dynamiques rurales.

Année : 2017
Réf. : SOE 43

n° 43 - Cheminements, tourisme et gouvernance territoriale

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n° 105 - L’aspective dans l’art antique / Oppida et « civilisation des oppida »

Les revues -> n° 105 - L’aspective dans l’art antique / Oppida et « civilisation des oppida »

Dossier 1 : Ce dossier réunit des articles consacrés aux principes de l’aspective, terme élaboré il y a près d’un demi-siècle par l’égyptologue allemande Emma Brummer-Traut, pour désigner un mode de représentation qui, à l’inverse de la vision perspective, mise au point par les Grecs entre la fin du VIe siècle et le milieu du Ve siècle, associe plusieurs points de vue. L’aspective peut aussi regrouper plusieurs moments d’une même histoire dans une image unique, qui, elle, se lit en un seul instant. L’image devient ainsi plus une construction qu’une représentation. Ce mode de représentation caractérise l’art de nombreuses cultures avant la fin du VIe siècle, dont celui des Grecs eux-mêmes.

Elena Oulié est doctorante en sciences de l’Antiquité à l’université Toulouse - Jean Jaurès, PLH-CRATA. Le sujet de sa thèse est : L’aspective dans l’art grec du VIIIe siècle au début du VIe siècle avant J.-C.

Dossier 2 : À l’occasion du centenaire de la mort de Joseph Déchelette, grand précurseur de la protohistoire européenne (décembre 2014), une journée d’étude a été organisée le 10 décembre 2014 à l’université Toulouse - Jean Jaurès pour évoquer un des concepts les plus emblématiques de la protohistoire européenne, la « civilisation » ou « culture des oppida », concept qui, s’il n’a pas été formellement formalisé par J. Déchelette, recouvre une réalité qu’il est le premier à avoir clairement définie. Ce modèle conditionne encore, de manière implicite ou non, une partie des recherches sur la fin de l’âge du fer en Europe tempérée. Pourtant, la question des oppida est aujourd’hui au centre de débats suscités par le développement de fouilles planimétriques et surtout par l’apparition de nouvelles grilles d’analyse. Les critiques touchent tant la portée géographique du phénomène que sa définition culturelle (aire des oppida = aire celtique). La journée d’étude se proposait donc de revisiter la question des oppida à travers des exemples régionaux et de nouvelles perspectives méthodologiques. Ce dossier en est l’illustration.

Philippe Gardes est archéologue à l’INRAP, TRACES-UMR 5608.

Année : 2017
Réf : PAL 105

n° 105 - L'aspective dans l'art antique / Oppida et « civilisation des oppida »

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n° 57 - La question animale dans les nouvelles d’Alice Munro

Les revues -> n° 57 - La question animale dans les nouvelles d’Alice Munro

La question animale dans les nouvelles d’Alice Munro
L’œuvre d’Alice Munro a suscité de nombreux ouvrages et essais critiques qui, de façon surprenante, tendent à escamoter ou éluder la question animale. Le présent volume entend redresser cet oubli et présenter un panorama de la question qui s’étend du premier recueil Dance of the Happy Shades (1968) jusqu’au dernier Dear Life (2012). Le volume met en question le fonctionnement des nouvelles de Munro à partir de son traitement de l’animal, que l’animal existe de façon littérale comme un personnage qui accompagne l’homme dans ses actions ou qu’il apparaisse dans le texte par l’intermédiaire de métaphores, de mythes ou d’emblèmes. En s’intéressant à l’œuvre dans son intégralité, il analyse les variations que subit la représentation de l’homme et de l’animal depuis les nouvelles initiales jusqu’aux toutes dernières. Il examine simultanément l’aspect stylistique, thématique et éthique pour procéder à une récapitulation de son art du portrait fondé sur la présence animalière. En mettant en lumière l’étoffe inextricable de l’humanité et de l’animalité, les histoires de Munro illustrent en dernier ressort la force d’une rencontre à travers laquelle toute distinction ferme entre les espèces cesse de prévaloir.

The Animal Question in Alice Munro’s Stories
Alice Munro’s works have unleashed a large critical coverage which, surprisingly, tends to overlook or elude the animal question. The present volume means to try and redress this oversight, and to present a panorama of the animal question, ranging from the first volume, Dance of the Happy Shades (1968) to her last one, Dear Life (2012). The volume interrogates the functioning of Munro’s stories through her treatment of animals, whether the animal exists as a literal character accompanying man’s actions, or whether it appears in the text through metaphoric, mythic or emblematic allusions. By focusing on her entire oeuvre, it investigates the processes of variation animals and human beings are submitted to from her initial stories to her later developments. It simultaneously explores the stylistics, the thematics, and the ethics deployed in her narratives to recapitulate her art of the portrait as an art based on the animal presence. By highlighting the inextricable tissue of animality and humanity, her stories ultimately illustrate the force of an encounter through which all firm distinctions between species cease to obtain.

Héliane Ventura est professeur de littérature contemporaine en langue anglaise à l’université Toulouse - Jean Jaurès. Elle a publié en 2015 Alice Munro : Dance of the Happy Shades (éditions Atlande).

Thomas Dutoit est professeur de littérature américaine à l’université de Lille III, et directeur du laboratoire de recherches Lucille.

Année : 2017
Réf. : CAL 57

n° 57 - La question animale dans les nouvelles d'Alice Munro

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Les Maisons à pan de bois de Montricoux (Tarn-et-Garonne), XVe-XVIIIe siècle

Les collections -> Arts -> Tempus Artis

Au Moyen Âge, Montricoux est un point de passage à gué sur les routes qui mènent vers les petites villes commerciales qui l’entourent (Caussade, Bruniquel, Saint-Antonin- Noble-Val). Il dresse alors sa silhouette de bourg fortifié autour d’une maison templière au-dessus des gorges de l’Aveyron qui rejoignent ici la plaine vers Montauban. C’était un lieu animé par des marchés et une foire annuelle, attractif pour les habitants de la juridiction qui y construisaient volontiers des maisons particulières.

Si aujourd’hui le bourg a perdu ses portes fortifiées et certains pans de son mur d’enceinte, il renferme encore de précieux témoins de ses dynamiques d’occupation au Moyen Âge : les bâtiments civils. L’originalité du bourg de Montricoux tient à la centaine de maisons à pan de bois conservée dans ses murs et à leur grande diversité. Ce mode constructif fait de Montricoux un site à part entière pour comprendre les processus d’édification d’un village à partir de ressources locales, des techniques de construction employées à l’évolution des formes d’habitat urbain.

Léa Gérardin est une archéologue médiéviste, spécialisée dans l’analyse des élévations. Elle a réalisé une étude des maisons en pan de bois de Montricoux dans le cadre d’un master à l’université Toulouse - Jean Jaurès, en collaboration avec le service Inventaire du Pays Midi-Quercy et la société Hadès.

Année : 2017
Réf. : TEMPART 06

Critique de Babelio : décembre 2017

Les Maisons à pan de bois de Montricoux (Tarn-et-Garonne), XVe-XVIIIe siècle

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L’Italie et l’Antiquité du Siècle des lumières à la chute du fascisme

Les collections -> Histoire -> Tempus • Contemporaine

L’Italie entretient avec l’Antiquité un lien tout particulier. Les civilisations étrusque, grecque, romaine ont marqué la Péninsule. De nombreux artistes, écrivains, historiens, promeneurs ont été fascinés, influencés, plus rarement rebutés par le prestigieux héritage. Les contributions réunies dans ce volume présentent des aperçus de la manière d’appréhender l’Antiquité en Italie. De Montesquieu à Mussolini, en passant par Vico, Leopardi, Verdi, Carducci, D’Annunzio, des archéologues tel Albert Grenier mais aussi des sites comme Pompéi, comment la culture antique a-t-elle influencé l’histoire politique, littéraire, artistique de l’Italie depuis le Siècle des lumières jusqu’à l’époque fasciste ? Les auteurs souhaitent apporter des réponses à cette interrogation et ouvrir des pistes afin de favoriser la compréhension de cette donnée majeure de l’histoire culturelle de l’Italie et de l’Europe.

Philippe Foro est maître de conférences à l’université Toulouse - Jean Jaurès. Spécialiste de l’Italie contemporaine, il est membre de l’équipe de recherches Patrimoine-Littérature-Histoire qui s’intéresse, entre autres, à la réception de l’Antiquité.

Année : 2017
Réf : TEMP 58

L'Italie et l'Antiquité du Siècle des lumières à la chute du fascisme

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Le Conte populaire français. Contes merveilleux

Les collections -> Les Fondamentaux -> Amphi 7 • Lettres

À la fois ouvrage scientifique de référence et outil de travail pour un large public d’amateurs et de professionnels, ce volume s’inscrit dans le projet de Catalogue raisonné du conte populaire français initié par Paul Delarue. Il constitue ainsi pour les curieux la meilleure introduction au domaine de la littérature orale et plus particulièrement aux contes merveilleux. Les connaisseurs, chercheurs, étudiants, enseignants, conteurs, et autres passionnés, y trouveront un appareil critique important s’appuyant sur des récits recueillis aux sources orales ainsi que les références de leurs nombreuses variantes. Les matériaux narratifs recensés permettront des études comparatives entre les contes de transmission orale et les grands textes littéraires s’inspirant des sources populaires. Ouvrage à part entière pouvant être utilisé de façon autonome, il actualise et prolonge les deux volumes publiés en 1957 et 1964 par Paul Delarue et Marie-Louise Tenèze.

Ces grands récits initiatiques que sont les contes merveilleux, supports privilégiés d’un imaginaire commun et de représentations sous-jacentes dans l’inconscient collectif, sont constamment recréés par les artistes contemporains de la parole, de l’image ou du geste tout comme par les écrivains. Ce livre invite à redécouvrir – autant qu’à interroger – cette part énigmatique du patrimoine immatériel de nos sociétés.

Josiane Bru, ingénieur d’études à l’EHESS, ethnologue, a publié des études sur la littérature orale, en particulier sur les contes populaires. Elle collabore aux Cahiers de littérature orale et à l’édition de collectes occitanes.

Bénédicte Bonnemason, ingénieur d’études à l’EHESS, est chargée du chantier du Catalogue du conte populaire français au LISST-Centre d’anthropologie sociale (Université Toulouse - Jean Jaurès). Elle est docteur en anthropologie sociale et historique de l’EHESS.

Nicole Belmont, directrice d’études à l’EHESS (Laboratoire d’anthropologie sociale - Paris - Collège de France), enseigne l’anthropologie de la transmission orale en Europe. Co-directrice des Cahiers de littérature orale, elle est une des meilleures spécialistes du conte merveilleux.

Chronique sur France Culture présentée par Jacques Menier le 25/12/2017

Année : 2017
Réf : SED 82

Critique de Babelio : février 2018

Le Conte populaire français. Contes merveilleux

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n° HS 02 - Famille et société dans le monde grec, en Italie et à Rome du Ve au IIe siècle avant J.-C.

Les revues -> n° HS 02 - Famille et société dans le monde grec, en Italie et à Rome du Ve au IIe siècle avant J.-C.

Ce hors-série porte sur la nouvelle question d’histoire ancienne au programme du CAPES d’histoire-géographie et de l’Agrégation d’histoire. Au travers d’une douzaine de contributions, il en balaye toute l’étendue géographique et chronologique ; il met en lumière la richesse de la notion qui en constitue le cœur (la « famille ») et souligne les enjeux historiques qui la supportent. En effet, si la diversité des modèles familiaux mérite, en soi, d’être analysée, il importe avant tout de bien comprendre que la famille, dans les sociétés considérées, ne peut être résumée au modèle conjugal, ou nucléaire : étendue verticalement à la lignée, elle se déploie aussi dans une horizontalité qui agrège, selon des modalités variées, les parents, les dépendants, les clients et les esclaves. Dans sa dimension « privée », l’étude de la famille pousse à considérer l’individu, les registres relationnels, les normes… mais aussi le cadre matériel dans lequel s’inscrit la maisonnée. Dans sa dimension « publique », elle ouvre sur le champ des fonctions politiques et sociales de la famille et sur celui des règles de droit qui contraignent son fonctionnement et son évolution (alliances, transmission du patrimoine, etc.). Sur la plupart de ces thèmes, les auteurs se sont efforcés de traiter un cas éclairant ou de proposer une synthèse qui sera la base indispensable d’une préparation efficace des concours.

Édith Parmentier est professeure d’histoire romaine à l’université d’Angers.

Michèle Coltelloni-Trannoy est professeure d’histoire romaine à l’université de Paris IV-Sorbonne.

Année : 2017
Réf : PALHS 02

n° HS 02 - Famille et société dans le monde grec, en Italie et à Rome du Ve au IIe siècle avant J.-C.

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