Dernières parutions

Aventures et voyages

Les collections -> Histoire -> Études médiévales ibériques

Pero Tafur (v. 1405/9 - v. 1480/90) est un noble andalou au service du maître de l’ordre de Calatrava. Agent commercial et diplomatique, dans les années 1430, il effectue, notamment pour le pape Eugène IV, des voyages à travers l’Europe et jusqu’au Proche-Orient, dont il a laissé un récit très vivant, dans le portrait des personnes rencontrées et la description des lieux visités. Aventurier ouvert à toutes les curiosités et les rencontres, il veut faire partager au lecteur ses découvertes, mais surtout se mettre en valeur comme le noble héros de péripéties souvent glorieuses.
Nous présentons ici la première traduction française intégrale, où l’auteur est replacé dans son contexte historique, littéraire et linguistique.

Année : 2022
Réf. : EMI 06

Aventures et voyages

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n° 21 - La douleur de l’autre

Les revues -> n° 21 - La douleur de l’autre

L’empathie, notion centrale dans les humanités médicales aujourd’hui, n’a pas d’équivalent exact aux XVIe et XVIIe siècles. Des notions voisines, comme celles de pitié et de compassion, sont convoquées pour désigner les sentiments suscités par la douleur de l’autre. Dans une perspective interdisciplinaire, les articles de ce dossier s’intéressent aux réactions à la douleur physique dans des corpus variés : médecine pratique, élaborations théoriques ou écritures du for privé. Leur point commun est d’adopter une méthode d’investigation fondée sur l’analyse du lexique et des choix énonciatifs. L’« autre » est dans ce dossier un malade soigné par un médecin, un étranger observé par un voyageur, le représentant d’une altérité sociale ou d’une altérité naturelle comme les enfants ou les animaux. L’enquête met en évidence la manière dont les sujets s’émancipent des normes comportementales supposées être caractéristiques de la période. Elle contribue, au-delà, à déplacer les repères chronologiques dans l’histoire des sensibilités qui, pour la douleur, débute ordinairement au XVIIIe siècle.

Raphaële ANDRAULT est chargée de recherche au CNRS (IHRIM-ENS de Lyon). Elle travaille sur les rapports entre philosophie et médecine au XVIIe siècle. Elle est notamment l’autrice de La vie selon la raison. Physiologie et métaphysique chez Spinoza et Leibniz (Champion, 2014) et l’éditrice du Discours sur l’anatomie du cerveau de Nicolas Sténon (Classiques Garnier, 2009).

Ariane BAYLE est professeure de littérature comparée à l’université Jean-Moulin - Lyon 3. Elle est membre de l’IHRIM (UMR 5317). Ses travaux portent sur les rapports entre littérature et médecine au XVIe siècle. Elle a dirigé l’anthologie Le Siècle des vérolés (Jérôme Millon, 2019) et conçu avec Raphaële Andrault le webdocumentaire « Le Médecin face à la douleur. 16e-18e siècles ».

Année : 2022
Réf. : HMS 21

n° 21 - La douleur de l'autre

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L’armée dans la ville

Les collections -> Architecture, urbanisme et aménagement du territoire -> Architectures

L’armée dans la ville explore la question du partage des espaces, dans la ville moderne et contemporaine, entre civils et militaires. Au fil de treize articles, s’écrit une histoire, tour à tour tendue ou apaisée, des relations nouées entre administration militaire, corps municipaux et population civile, touchant la construction, l’entretien ou la réaffectation du patrimoine militaire. L’hybridation des lieux et des usages, l’appropriation des espaces et la résilience des ouvrages et des architectures militaires sont autant de signes à interpréter pour saisir la place et le rôle joués par l’armée dans la fabrique urbaine moderne et contemporaine. Les exemples de métissages architecturaux y abondent, de la maison forte au logement des soldats chez l’habitant, des magasins à vivres - granges aux places d’armes - marchés, sans oublier les esplanades-promenades, Champs-de-Mars - places publiques, portes de ville - cabarets, fossés-viviers, glacis-vergers, bastions-potagers… autant d’espaces à vivre partagés, transformés, adaptés et appropriés tant par les populations civiles que militaires. La ville contemporaine, quant à elle, poursuit aujourd’hui pleinement cette relation dialectique à l’occasion de reconversions, réhabilitations et réaffectations du patrimoine construit ou planifié par les militaires. Casernes, corderies, hôpitaux, magasins, poudrières, portes de ville, forts et citadelles sont ainsi pleinement intégrés aux programmes de régénération urbaine.

Année : 2022
Réf. : ARCH 10

L'armée dans la ville

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n° 118 - Objets et lieux sacrés : réalités et imaginaires

Les revues -> n° 118 - Objets et lieux sacrés : réalités et imaginaires

Ce numéro s’intéresse à la construction symbolique et imaginaire des espaces et des objets sacrés dans l’Antiquité classique, avec une ouverture sur la réception moderne de cette dernière. À travers une série de contributions touchant tant à la littérature qu’à l’archéologie ou à l’histoire de l’art, il illustre la façon dont des espaces ou des objets réels ou semi-fictifs pourvus d’une dimension religieuse sont reconfigurés ou resémantisés en fonction de schémas de pensée ou de systèmes de valeurs en accord avec le contexte historique et intellectuel contemporain. De Delphes à Rome en passant par Ibiza, on verra comment se définit un espace sacré, comment se structure un ensemble de lieux sacrés fonctionnant en réseau de signes, comment un regard décentré sur un sanctuaire peut en altérer la valeur symbolique, comment des objets liés à des cultes deviennent des marqueurs identitaires et culturels au-delà de leur fonction première. Loin d’être une garantie transcendante d’intangibilité et de fixité signifiante, la dimension sacrée a priori d’un lieu ou d’un objet ouvre largement l’éventail de ses manipulations potentielles.

François RIPOLL est professeur de latin à l’université Toulouse 2 - Jean Jaurès, membre de PLH-CRATA. Spécialiste de littérature latine d’époque classique, et plus particulièrement de poésie épique, il a notamment co-dirigé le dossier « La fabrication de l’Antiquité par les Anciens » paru dans Pallas 116, 2021.

Année : 2022
Réf : PAL 118

n° 118 - Objets et lieux sacrés : réalités et imaginaires

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Quand le dire se dédouble : La duplicité énonciative en question(s)

Les collections -> Langues et civilisations étrangères -> Interlangues linguistique et didactique

Cet ouvrage examine des phénomènes de dédoublement du dire, autrement dit de découplages entre signifiant et signifié, sens propre et métaphorique, sens littéral et reconstruit. Facteurs d’étagement de l’expression mais aussi de complexification ou d’implicitation, ils sous-tendent nombre de productions langagières et régissent leur interprétation. La question qui sous-tend ce volume est alors de déterminer dans quelle mesure il est possible de parler de duplicité et d’appliquer ce terme au plan énonciatif afin de qualifier les dédoublements en question. De fait, nous examinons les traits définitoires de cette notion de duplicité pour en montrer les implications et tester son efficacité en tant qu’outil descriptif. Cette étude se fonde sur des corpus variés, soit d’anglais général, soit correspondant à des domaines plus spécifiques tels que la politique, les plaidoiries juridiques, le théâtre, l’architecture ou la santé psychologique.

Blandine Pennec est professeur des universités en linguistique anglaise à l’université Toulouse – Jean Jaurès et membre du laboratoire CAS. Elle est également directrice adjointe de l’UFR LLCE. Du point de vue de la recherche, ses travaux s’inscrivent essentiellement dans le domaine de la linguistique énonciative et de la pragmatique. Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages, portant notamment sur des phénomènes de réajustements discursifs, ou encore sur les discours de crise sanitaire.

Sarah Bourse est PRAG en anglais à l’université Toulouse – Jean Jaurès et chercheuse en linguistique anglaise au sein de l’équipe d’accueil CAS. Ses travaux de recherche s’inscrivent dans les domaines de l’argumentation, de l’analyse du discours et de la pragmatique.

Année : 2022
Réf. : LANG 76

Quand le dire se dédouble : La duplicité énonciative en question(s)

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n° 38 - Femmes et genre en exil au XIXe siècle

Les revues -> n° 38 - Femmes et genre en exil au XIXe siècle

Ce dossier revisite l’histoire de l’exil politique au XIXe siècle, en décalant la focale vers les femmes dans l’exil. Longtemps restées dans l’ombre des grands exilés (Victor Hugo, Ugo Foscolo…), les femmes sont présentes en nombre dans les populations qui quittent leur pays pour fuir une persécution politique : ce dossier s’efforce donc de désinvisibiliser ces femmes souvent ignorées, d’abord par les polices puis par les historiens. À partir d’une série de sept enquêtes menées sur les terrains français, anglais, belge, italien, espagnol, russe et malgache, depuis la Révolution française jusqu’à la Révolution russe, il dévoile la multiplicité des formes de la participation des femmes à l’exil, depuis leur implication dans la sphère domestique de l’exil jusqu’aux formes les plus directes d’engagement politique.

Delphine DIAZ est maîtresse de conférences en histoire contemporaine à l’université de Reims Champagne-Ardenne et membre de l’Institut universitaire de France. Ses recherches portent sur l’histoire des migrations et des exils en France et en Europe au XIXe siècle. Elle a notamment publié En exil. Les réfugiés en Europe, de la fin du XVIIIe siècle à nos jours (Folio, 2021).

Alexandre DUPONT est maître de conférences en histoire contemporaine à l’université de Strasbourg. Ses recherches portent sur les circulations contre-révolutionnaires transnationales, sur les résistances populaires au libéralisme en milieu rural, ainsi que sur une étude de la frontière au XIXe siècle comme échelle spécifique du politique. Il est l’auteur de Une internationale blanche. Histoire d’une mobilisation royaliste entre France et Espagne dans les années 1870 (Éditions de la Sorbonne, 2020).

Antonin DURAND est docteur en histoire contemporaine et coordinateur scientifique du département « Global » de l’IC Migrations. Après une thèse sur les liens entre science et politique dans l’Italie du XIXe siècle à travers le cas des mathématiciens (La quadrature du cercle. Les mathématiciens italiens et la vie parlementaire. 1848-1913, Éditions rue d’Ulm, 2018), il a élargi ses analyses à l’histoire des circulations savantes (mobilités étudiantes) et contraintes (réfugiés politiques).

Année : 2021
Réf. : DIA 38

n° 38 - Femmes et genre en exil au XIXe siècle

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Les céramiques des Fouque et Arnoux

Les collections -> Arts -> Tempus Artis

Si les amateurs de céramique connaissent les porcelaines, faïences et faïences fines de Fouque et Arnoux, ils seront sans doute surpris de découvrir l’aventure exceptionnelle de ces industriels toujours à la pointe du progrès de leur temps. Arrivés dans la ville rose durant la Révolution, les faïenciers provençaux écrivirent parmi les plus belles pages de l’essor manufacturier toulousain du premier tiers du XIXe siècle. Cet ouvrage replace les innovations des entrepreneurs de céramiques au sein de la dynamique des milieux industriels et artistiques de la capitale occitane, participant à en réévaluer le caractère industrieux. La richesse et la diversité du catalogue, fruit d’une recherche de longue haleine, comprenant plus de 300 illustrations en couleur, montre l’originalité et la puissance acquise par l’entreprise que Brongniart, directeur de la manufacture de Sèvres, qualifia comme l’une des fabriques les plus importantes au niveau national.

Année : 2022
Réf. : TEMPART 13

Les céramiques des Fouque et Arnoux

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n° 85 - La langue, organisme vivant

Les revues -> n° 85 - La langue, organisme vivant

S’inscrivant dans la réflexion actuelle sur le « sentiment » ou « l’imaginaire » de la langue, ce dossier étudie la persistance de l’imaginaire organique de la langue en diachronie longue (XVIe-XXIe siècle). En combinant des approches linguistiques, stylistiques et littéraires, il interroge la présence des images végétales ou corporelles dans les réflexions sur la langue littéraire au XVIe siècle ou chez les « remarqueurs » du XVIIe siècle, mais également leur persistance aussi bien à travers le style du « drame sérieux » au XVIIIe siècle que dans les romans de Maurice Blanchot ou dans les albums de jeunesse, à travers le motif des lettres faites graines.

Ces études sont complétées par un entretien avec le romancier Jocelyn Bonnerave autour de L’Homme bambou, roman dont le style est gagné, peu à peu, par une envahissante « végétalisation », ainsi que par un poème inédit, Sansonnets.

Agnès REES est maîtresse de conférences en stylistique à l’université Toulouse - Jean Jaurès. Spécialiste de langue et littérature du XVIe siècle et de rhétorique, elle est l’auteure d’une thèse encore inédite sur « la poétique de la “vive représentation” et ses origines italiennes en France au XVIe siècle ». Auteur de plusieurs articles sur les représentations de la langue, les rapports entre poésie et image et la rhétorique, elle travaille également sur les représentations de la voix en littérature.

Isabelle SERÇA est professeure à l’université de Toulouse. Spécialiste de Proust, elle s’intéresse au style et à la ponctuation, qu’elle considère comme un objet esthétique en littérature et dans les arts (Esthétique de la ponctuation, Gallimard, « Blanche », 2012). Elle travaille actuellement sur les liens entre littérature, arts et sciences exactes avec le programme transdisciplinaire ProusTime qui vise à penser le temps à partir de l’œuvre de Proust.

Année : 2021
Réf. : LIT 85

n° 85 - La langue, organisme vivant

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n° 30 - 1992-2022 : Les 30 ans de la revue

Les revues -> n° 30 - 1992-2022 : Les 30 ans de la revue

Ce numéro anniversaire, 30 ans cette année, rappelle le rôle qu’a joué la revue, fondée par Paulo Antonio Paranaguá, depuis l’origine pour l’ensemble des cinémas du continent.

Un dossier revient sur la mémoire de ces cinémas à travers le traitement des archives, de leur histoire, de leur conservation par les cinémathèques, de leur exploitation et usage contemporains. Ainsi, conserver, établir la chronologie, remployer ces archives, voilà la tâche que soulignent dans ces articles et entretiens, les différentes démarches exercées sur ce matériau sensible, toujours vivant, toujours actuel.

Dans un article très personnel, le témoignage de João Paulo Miranda, réalisateur de Casa de antiguidades primé l’année dernière à Cinélatino, est précieux car il souligne avec émotion le chemin parcouru par ses projets, présents dans les dispositifs mis en place depuis longtemps par les Rencontres, Cinéma en Développement et Cinéma en Construction. Un long entretien avec Patricio Guzmán, présent au mois de mars 2022 à Toulouse, évoque l’expérience documentaire extraordinaire de ce cinéaste qui termine son dernier film, Mi país imaginario, en cours de montage.

L’ARCALT (Association rencontres cinémas d’Amérique latine) organise chaque année depuis 1989 le festival Cinélatino à Toulouse afin que se tissent des liens entre les créateurs latino-américains invités, le public, les professionnels et les médias. Le but premier de l’ARCALT est de faire connaître des cinématographies marginalisées par les circuits de distribution commerciale et de contribuer à leur diffusion. Créée à l’initiative de Paulo Antonio Paranaguá, historien reconnu des cinémas d’Amérique latine, la revue rend compte de l’actualité et de la mémoire des cinématographies latino-américaines.

Jacques DANTON est membre du CA et du comité de rédaction de l’ARCALT.

Année : 2022
Réf. : CINE 30

n° 30 - 1992-2022 : Les 30 ans de la revue

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Nous qui habitons vos ruines & De quoi hier sera fait

Les collections -> Théâtre -> Nouvelles Scènes • francophone

Nous qui habitons vos ruines et De quoi hier sera fait est un diptyque explorant deux formes – le road-trip pour la première et l’anticipation proche pour la seconde. Pièces chorales, ces deux poèmes théâtraux s’emparent des questions écologiques pour explorer des fables alternatives au storytelling du capitalocène et de la domination. Le diptyque explore notre époque et ses ruines, du point de vue de celles et ceux qui partout luttent contre la politique du saccage : Nous qui habitons vos ruines envisage l’utopie du côté des champs, en regardant le monde depuis la Lozère et ses communautés critiques, quand De quoi hier sera fait l’explore du point de vue du devenir des métropoles et de leur destruction. Ces deux pièces sont une invitation à regarder les inventions et les luttes, présentes ou à venir, qui résistent au désastre pour créer d’autres paysages sensibles et politiques.

Les deux pièces sont accompagnées d’une préface écrite par Muriel Plana, d’un entretien de Camille Khoury avec l’autrice et de deux analyses : une étude dramaturgique des œuvres réalisée par Sylvain Diaz et une analyse des logiques de métropolisation et des outils concrets et fictionnels pour y résister par Guillaume Faburel.

Écrivaine et dramaturge, Barbara Métais-Chastanier s’est formée à l’ENS de Lyon en Études théâtrales. Depuis 2018, elle est responsable des stages d’écriture pour le cursus « Jouer et mettre en scène » au CNSAD de Paris et autrice associée à L’Empreinte - Scène nationale de Brive-Tulle où elle imagine des formes d’expériences in situ (Nuit blanche, 2018 ; Still Life, 2019 ; Les Enchevêtré·e·s, 2020-2022). Elle a signé une dizaine de spectacles et de pièces qui ont été présentés en France comme à l’étranger aux côtés de Baro d’evel, d’Olivier Coulon-Jablonka, de Keti Irubetagoyena, de Marie Lamachère et de Gwenaël Morin. Elle a également publié Accidents (avec Noëlle Renaude, Théâtrales/ENS édition, 2015), Chroniques des invisibles (Le Passager clandestin, 2017), Il n’y a pas de certitude suivi de La Femme® n’existe pas (Publie.net, 2018), ainsi que Les Beaux Gestes avec Baro d’evel en 2022.

Année : 2022
Réf. : NOUF 05

Nous qui habitons vos ruines & De quoi hier sera fait

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Perecollages II

Les collections -> Littérature française -> Lettres et culture

En 1989, Bernard Magné (1938-2012) avait fait paraître aux Presses universitaires du Mirail un recueil de Perecollages, réunissant les principaux articles qu’il avait consacrés à l’œuvre de Georges Perec depuis 1981. Ce deuxième volume (dont B. Magné avait le projet) rassemble les plus importants des articles qu’il a publiés dans les années 1990 : ils sont notamment consacrés à La Vie mode d’emploi (1978), le chef-d’œuvre oulipien de Perec, pour lequel cet ouvrage constituera donc un guide de lecture indispensable.
Manifestant une exigence critique peu commune, ce témoignage d’un lecteur d’exception regroupant des textes pour la plupart devenus introuvables est appelé à faire référence pour les spécialistes (enseignants et étudiants) et les amateurs, toujours plus nombreux, de l’œuvre aujourd’hui classique de Georges Perec.

Bernard Magné (1938-2012) a été professeur à l’université de Toulouse - Le Mirail depuis 1977 jusqu’à son départ à la retraite, en 2003. Outre Perecollages 1981-1988 et de très nombreux articles consacrés à l’œuvre de Perec, il a notamment publié en 1999 un Georges Perec (Nathan, puis Armand Colin) qui fait toujours référence.

Christelle Reggiani est professeure de stylistique française à la faculté des lettres de Sorbonne Université. Elle a notamment dirigé l’édition des Œuvres de Georges Perec dans la « Bibliothèque de la Pléiade » des éditions Gallimard (deux volumes, 2017).

Jean-Luc Joly préside l’Association Georges-Perec. Il a écrit une thèse (sous la direction de Bernard Magné) et de nombreux articles sur l’œuvre de Georges Perec ; il a édité plusieurs de ses textes (dont l’inédit Lieux à paraître au Seuil).

Année : 2022
Réf. : LEC 05

Perecollages II

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n° 80 - « Demain, le printemps »

Les revues -> n° 80 - « Demain, le printemps »

Dix ans après les événements des printemps arabes et les nouveaux horizons politiques qu’ils ont pu faire émerger au sein des sociétés de la région, ce numéro d’Horizons Maghrébins interroge l’imagination et l’anticipation comme pratiques sociales inscrites dans la vie quotidienne. Il rassemble de jeunes chercheuses et chercheurs de diverses disciplines des sciences humaines et sociales ayant mené des enquêtes de terrain approfondies dans les mondes arabes contemporains, du Maroc à l’Oman. À partir de l’étude des pratiques sociales, politiques et artistiques, leurs textes examinent la manière dont l’imagination et l’anticipation se font parfois performatives, et font advenir de nouvelles manières de penser et de faire le politique. Ils se penchent sur la façon dont les imaginaires peuvent représenter une échappatoire par rapport aux contraintes quotidiennes, mais aussi comment ils reproduisent et perpétuent souvent les normes sociales. Enfin, ils explorent la manière dont les futurs (im)possibles s’élaborent dans l’art.
Ces textes sont accompagnés d’un cahier-couleur qui interroge la dimension générationnelle des imaginaires, en mettant en dialogue les œuvres des artistes marocains Simohammed Fettaka et Chakib Slitine.

Ont participé à ce numéro :
Rim Affaya, Alexandra Anzid Kollárová, Laure Assaf, Marie Bonte, Marion Breteau, Lalia Chenoufi, Mariangela Gasparotto, Marien Gouyon, Joan Grandjean, Nassera Guezzen, Eleonora Landucci, Mohammed Habib Samrakandi, Raoul Sauser, Charlotte Schwarzinger, Marion Slitine.

Cahier couleur :
« Imaginer la liminalité : les récits visuels de Chakib Slitine et de Simohammed Fettaka »
Illustrations photographiques en noir et blanc : Dominique Clevenot et François Rigal.

Année : 2019
Réf. : MAG 80

n° 80 - « Demain, le printemps »

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Urbanisme et changement

Les collections -> Géographie -> Villes et Territoires

Est-il possible d’élaborer une théorie du changement en urbanisme ? Si les sciences humaines et sociales ont fait du changement une préoccupation déjà ancienne, sa théorisation reste un chantier ouvert en urbanisme. À l’heure d’une rhétorique enchantée sur l’innovation et de l’inflation des discours de renouveau, l’objectif est de questionner la dimension polysémique et idéologique du changement et d’apporter des éclairages aux défis théoriques et méthodologiques que pose l’étude du changement en urbanisme. Dans cette perspective, l’ouvrage assume une définition ouverte du changement et s’appuie sur des études de cas pour aborder le changement en pratiques. Il met en évidence le fait que les acteurs du changement ne sont pas toujours ceux qui s’en réclament, le caractère ouvert des instruments du changement, sa dynamique structurée par une dialectique irréductible entre rupture et continuité, entre innovations et permanences. L’ouvrage apporte ainsi une contribution singulière à la recherche sur le changement en urbanisme ; il intéressera aussi les étudiants des filières en urbanisme et aménagement autant que les professionnels de l’urbanisme confrontés à la conduite du changement.

Nadia Arab est sociologue et urbaniste, professeure à l’université Paris-Est Créteil (UPEC) et chercheuse au Lab’Urba. Ses travaux portent sur les acteurs et processus de régulation de l’urbanisme et sur les pratiques de conception, transformation et gestion des espaces à (ré)urbaniser. Entre 2015 et 2019, elle a animé l’équipe « Urbanisme en pratiques » du Lab’Urba, à l’origine de cet ouvrage.

Amandine Mille, docteure en urbanisme, est enseignante-chercheuse à l’École supérieure des professions immobilières (ESPI) et chercheuse associée au Lab’Urba. Ses travaux portent sur les bailleurs sociaux et interrogent en particulier la manière dont ils appréhendent leur responsabilité en matière de gestion urbaine et agissent sur le cadre de vie des quartiers d’habitat social.

Antoine Pauchon, docteur en urbanisme, est post-doctorant à l’université Gustave-Eiffel (Lab’Urba). Son travail porte sur la régulation de l’urbanisme, en particulier dans les situations de projets coproduits par des acteurs publics et privés.

Année : 2022
Réf. : VT 28

Urbanisme et changement

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Des proies si désirables

Les collections -> Sciences Sociales -> Les Anthropologiques

S’assujettir à l’Autre en se plaçant constamment dans une position soit de victime, soit de subordonné : telle est l’étrange disposition collective des Paumari, peuple autochtone de l’Amazonie brésilienne. À l’encontre de l’éthos de la prédation (par le raid, la guerre, la capture de biens et de personnes) qui prévaut parmi les sociétés amérindiennes de la région, les Paumari affichent et pratiquent ostensiblement une « culture » de la soumission, tant dans leurs rapports avec les autres groupes humains qu’avec les non-humains et les entités invisibles. Leur mythologie, leurs rituels du cycle de vie, leurs activités économiques, tout converge pour faire d’eux des proies, tributaires d’Autres qui occupent de façon systématique la position de prédateur, de patron, de familiarisateur. Il n’est pas jusqu’aux relations de parenté internes à la communauté qui soient empreintes de cette logique relationnelle.
Au gré de la première ethnographie jamais réalisée d’une population dont l’attitude prend à contre-pied tous les attendus de l’anthropologie américaniste, Oiara Bonilla s’attache à rendre intelligibles ces si déroutants Paumari. Si déroutants, de fait, qu’à force de mettre en œuvre leur politique de sujétion volontaire doublée d’une présentation misérabiliste de soi, ces virtuoses de la dépendance s’imposeraient finalement presque en maîtres du jeu.

Oiara Bonilla est anthropologue. Elle travaille en Amazonie brésilienne depuis 1996 et mène ses recherches ethnographiques chez les Paumari depuis l’an 2000. Des proies si désirables est son premier livre. Elle enseigne actuellement à l’Universidade Federal Fluminense, à Niterói (Rio de Janeiro).

Année : 2022
Réf. : ANT 15

Des proies si désirables

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n° 28 - Éducation, pédagogie et formation. Circulation des savoirs autour de la Baltique du Moyen Âge au début du XXe siècle

Les revues -> n° 28 - Éducation, pédagogie et formation. Circulation des savoirs autour de la Baltique du Moyen Âge au début du XXe siècle

Le dossier de ce numéro s’articule autour de trois notions, l’éducation, la pédagogie et la formation, au prisme de la circulation des savoirs et de leur mise en pratique dans l’espace baltique du Moyen Âge jusqu’au début du XXe siècle. Si les influences culturelles extérieures ont été importantes dans la zone, elles ont été adaptées par les autochtones de manière originale. Il apparaît ainsi que ces transferts culturels ne sont pas de simples transpositions, mais une véritable hybridation. Les cas évoqués sont au demeurant assez variés pour offrir une large palette d’interprétation puisque y sont étudiés des modèles éducatifs en vogue dans la Scandinavie des XVIIIe et XIXe siècles, la formation de futurs souverains, l’influence des sculpteurs français à Saint-Pétersbourg, le développement de l’aviation dans l’espace baltique russe, mais aussi les répercussions du voyage de Maupertuis en Laponie et la christianisation du Danemark.

La rubrique « Mélanges » présente l’épopée d’un compositeur norvégien ayant participé à la Commune de Paris, ainsi que la croissance de l’aéroport d’Helsinki depuis l’origine. La rubrique « Sources » analyse des documents de la répression consécutive au soulèvement populaire vaincu du début 1918 en Finlande.

Lisa CASTRO est doctorante en histoire contemporaine à l’université Toulouse - Jean-Jaurès.

Hugo TARDY est doctorant en histoire de l’art moderne à l’université Toulouse - Jean-Jaurès.

Année : 2019
Réf. : RHN 28

n° 28 - Éducation, pédagogie et formation. Circulation des savoirs autour de la Baltique du Moyen Âge au début du XXe siècle

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Las Filipinas, ¿ una periferia global ?

Les collections -> Histoire -> Méridiennes

Las Filipinas, conquistadas por los españoles a partir de 1565, constituyen un paroxismo del gobierno imperial a distancia. Conectadas con el resto de la monarquía hispánica a través de un galeón que efectúa la travesía sin escalas más larga del mundo –entre Manila y Acapulco–, este archipiélago integra un espacio bisagra entre China, el Pacífico e Insulindia, la India y el mundo árabe-turco. Aún más allá se perfilan, por un lado, la Nueva España y el Atlántico Norte y, por el otro, el Atlántico Sur. Y todo ello desemboca en el estuario del Guadalquivir y Sevilla.
En suma, las Filipinas son una frontera imperial situada en el centro de los intercambios que conectan el Sudeste de Asia con el resto del mundo : una “periferia global”.

En el presente libro, los autores se interesan principalmente en el rol del espacio en las configuraciones imperiales ibéricas. Para ello, ofrecen un enfoque “a ras de suelo” de la sociedad filipina, al centrarse en estudios de caso, trayectorias, experiencias y hechos de la vida cotidiana. Todo ello se engarza en el conglomerado macrohistórico de un imperio cuyo orgullo y legitimidad descansa en el hecho de que “el sol no se oculta jamás en sus posesiones”, y donde la misa se dice a lo largo de las 24 horas del día.

Guillaume Gaudin es profesor titular de historia moderna en la Universidad Toulouse - Jean Jaurès, investigador del FRAMESPA (UMR 5136) y antiguo miembro de la Casa de Velázquez. Ha publicado El imperio de papel de Juan Díez de la Calle. Pensar y gobernar el Nuevo Mundo en el siglo XVII (2017) y está llevando a cabo una investigación sobre comunicación, distancia y gobierno del Imperio español a partir del caso de Filipinas.

Paulina Machuca es profesora-investigadora de El Colegio de Michoacán (México). Ha publicado El vino de cocos en la Nueva España. Historia de una transculturación en el siglo XVII (2018) e Historia mínima de Filipinas (2019). Se especializa en los intercambios bioculturales entre México y Filipinas entre los siglos XVI y XVIII.

En coédition avec El Colegio de Michoacán

Année : 2022
Réf. : MERI 24

Las Filipinas, ¿ una periferia global ?

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n° 20 - Race et psychiatrie, de la pathologie à l’émancipation

Les revues -> n° 20 - Race et psychiatrie, de la pathologie à l’émancipation

La psychiatrie, qui s’est positionnée dès les années 1830 comme une médecine du corps social, doit-elle soigner ceux qui par principe n’en font pas partie – esclaves et colonisés ? Cette question est posée au tournant du XXe siècle dans le cadre de l’administration de nouveaux territoires à « civiliser » et celui des États post-esclavagistes, à une époque où les savoirs raciaux accompagnent plus que jamais le gouvernement des populations. En maints lieux de ces empires ou ex-empires, la pathologisation de la race rejoint alors la médicalisation de la folie, renforçant les catégories raciales mais aussi les modifiant, voire les déconstruisant. Dans un espace transnational où les savoirs médicaux circulent rapidement, les configurations politiques et les trajectoires singulières des médecins déterminent des articulations très diverses voire opposées entre savoirs psychiatriques et raciaux, que ce dossier cherche à éclairer depuis le Brésil, les États-Unis et les colonies françaises en Afrique dans la première moitié du XXe siècle.

Aurélia MICHEL est maîtresse de conférences en histoire à l’université de Paris et chercheure au Centre d’études en sciences sociales sur les mondes africains, américains et asiatiques (CESSMA). Auteure de Un monde en nègre et blanc (Points, 2020), elle travaille sur l’histoire des sociétés latino-américaines et sur les héritages de l’esclavage dans les sociétés contemporaines.

Année : 2021
Réf. : HMS 20

n° 20 - Race et psychiatrie, de la pathologie à l'émancipation

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Trente ans de politiques de professionnalisation des enseignants. Regards internationaux

Les collections -> Sciences de l’Éducation -> Questions d’éducation

Après 30 années de professionnalisation des enseignants, cet ouvrage collectif effectue, de manière critique et au sein de cinq contextes nationaux, un bilan de ce projet politique. Il examine comment ce projet se traduit et se transforme en fonction des histoires nationales et des formes politiques de pouvoir. Il investit cinq systèmes éducatifs, trois du continent européen (France, Suisse et Belgique) et deux du continent américain (le Canada, au travers du Québec, et le Brésil). Cette diversification permet de mettre au jour à la fois des invariances en lien avec les politiques (qui permettent d’affiner leur caractérisation) et les spécificités en lien avec l’ancrage national des systèmes éducatifs.

Ce bilan d’un projet politique majeur qui modifie en profondeur le fonctionnement et l’organisation des systèmes éducatifs occidentaux constitue une contribution importante à destination des chercheurs, des étudiants, des enseignants (y compris en devenir) et des cadres des systèmes éducatifs.

Jean-François Marcel est professeur à l’université Toulouse - Jean Jaurès où, pendant deux mandats, il a dirigé l’UMR EFTS (Éducation, Formation, Travail, Savoir). Aujourd’hui, il est directeur de l’École doctorale CLESCO. Ses recherches portent sur l’accompagnement du changement et l’émancipation. Il mobilise, de manière privilégiée, la démarche de recherche-intervention.

Maurice Tardif est professeur titulaire à la faculté des sciences de l’éducation de l’université de Montréal. Il est directeur du Centre de recherche interuniversitaire sur la formation et la profession enseignante. Ses travaux portent sur la profession enseignante, sur son évolution et sa condition. Il est membre de l’Académie des sciences sociales de la Société royale du Canada.

Thierry Piot est professeur en sciences de l’éducation et de la formation à l’université de Caen Normandie. Il a dirigé le laboratoire CERSE de 2010 à 2017, puis le laboratoire CIRNEF à sa création (2017-2019). Ses thématiques de recherche portent sur le développement professionnel dans les métiers de services adressés à autrui et les compétences transversales communes à ces métiers.

Année : 2022
Réf : QUE 15

Trente ans de politiques de professionnalisation des enseignants. Regards internationaux

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Thèmes

Les collections -> Langues et civilisations étrangères -> Found In Translation

Publiées dans la revue Biser de 1912 à 1918, les histoires brèves de Nafija Sarajlić, musulmane de Bosnie-Herzégovine, rejoignent les grandes problématiques du monde islamique confronté à la modernité européenne. Les questions de la ruralité, de l’éducation des filles, du patriotisme et des guerres ethniques sont traitées sur le mode réaliste, tendre et sarcastique, avec une attention particulière portée à la vie et au réel. Ces miscellanées indiquent la voie d’un renouveau possible pour la culture bosno-musulmane au début du XXe siècle. Il s’agit d’une voix de femme éminemment singulière.

Année : 2022
Réf. : FIT 01

Thèmes

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Emmanuel Ntezimana (1947-1995)

Les collections -> Sciences Sociales -> Cahiers Afriques

Emmanuel Ntezimana (1947-1995), ancien professeur à l’Université nationale du Rwanda et doyen de la faculté des lettres, est sans doute le plus important historien rwandais du XXe siècle. Dans les années 1990, il fut aussi l’un des principaux acteurs des associations de défense des droits humains dans un pays en proie à la guerre et aux massacres.

En écho à ses recherches dans lesquelles il s’était efforcé de déconstruire et désacraliser le piège ethnique, ses prises de position citoyennes mettent en lumière l’existence d’une pensée attentive à défendre la paix et l’intégration de tous et toutes dans une nation qui aurait pu renoncer à la violence exercée contre une partie de sa population. Le génocide des Tutsi et les massacres d’opposants hutu en 1994 en décidèrent autrement.

Rassembler les principaux articles publiés au Rwanda par Emmanuel Ntezimana entre 1978 et 1993 est donc important, pour redécouvrir la richesse d’une démarche historienne et pénétrer, à travers lui, le milieu intellectuel rwandais d’avant 1994. On y suit le cheminement d’un universitaire usant de sources écrites comme de traditions orales, traitant aussi bien de l’histoire ancienne que de l’histoire coloniale, interrogeant les concepts et catégories identitaires, attentif à l’usage de termes vernaculaires quoique écrivant essentiellement en français. Figure incontournable pour qui s’intéresse au Rwanda, Emmanuel Ntezimana apparaît ainsi comme une figure originale d’intellectuel et historien africain entre les années 1970 et 1990.

Florent Piton est docteur en histoire de l’Afrique de l’université de Paris et membre du laboratoire CESSMA. Ses recherches portent sur l’histoire sociale et politique du Rwanda contemporain et sur le génocide des Tutsi.

Françoise Imbs est docteur en géographie de l’université Paris X Nanterre (1982). Ses travaux portent sur la géographie rurale du Burkina-Faso et du Rwanda.

Année : 2021
Réf. : CAF 32

Emmanuel Ntezimana (1947-1995)

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Une Afrique des convoitises foncières. Regards croisés depuis le Mali

Les collections -> Sciences Sociales -> Cahiers Afriques

Fait social total, nœud gordien de nombreux projets de développement, la question foncière nourrit depuis 50 ans un dense champ d’étude sur le continent africain. L’ouvrage en rappelle les légitimités foisonnantes sur fond de pluralisme juridique, d’enjeux multiples pour sécuriser les droits et les transactions.

La pression foncière est partout ressentie, du fait d’un accroissement démographique et d’un étalement urbain spectaculaires. Paysans dépossédés, dépositaires coutumiers, bénéficiaires de droits de passage, agents des administrations domaniales, citadins en quête de logement, investisseurs immobiliers… toutes les composantes des sociétés se montrent préoccupées par le contrôle de la rente foncière, l’encombrement judiciaire que provoquent des conflits en nombre ou la délivrance spéculative de titres depuis les villes. Ces convoitises déplacent les lignes du pouvoir local et de l’exclusion économique, rappelant d’autres processus d’accaparement foncier dans le monde. Il s’agit d’en décrire les acteurs et concurrences, d’écouter l’écho politique de ces logiques endogènes, sans s’arrêter aux transactions menées à grande échelle par des capitaux internationaux.

Monique Bertrand est géographe et directrice de recherche à l’Institut de recherche pour le développement, membre du Centre d’études en sciences sociales sur les mondes africains, américains et asiatiques à l’université de Paris. Elle a publié plusieurs livres consacrés aux défis urbains et fonciers de l’Afrique subsaharienne et coordonné le projet « Mobilités ouest africaines » financé par l’Agence nationale de la recherche. Ses derniers travaux s’attachent aux transformations de la capitale du Mali, Bamako.

Année : 2021
Réf. : CAF 31

Une Afrique des convoitises foncières. Regards croisés depuis le Mali

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Les ingénieurs, des intermédiaires ?

Les collections -> Histoire -> Histoire et Techniques

Ce livre est issu de journées d’étude qui ont renouvelé les approches sur l’histoire des ingénieurs à l’époque moderne en interrogeant les interfaces avec d’autres professions et le rôle des mobilités dans la mise en œuvre de formes d’intelligence collective. L’enjeu est d’approfondir la thématique de la transmission, des intermédiations et des savoirs mixtes, un sujet majeur de l’historiographie récente. Les auteurs soulignent l’importance des hybridations de savoirs à l’épreuve du terrain, sur les chantiers, qu’il convient de considérer comme de véritables trading zones. Mais jusqu’à quel point la diversité des savoirs, des statuts, des langues permet-elle une mixité des savoirs ? Dans quelle mesure aussi l’hybridation des savoirs des élites techniciennes ne constitue-t-elle pas un mode de prédation des savoirs vernaculaires et communautaires ? Ce sont autant de questions auxquelles les auteurs s’efforcent de répondre.

Stéphane Blond est maître de conférences en histoire moderne à l’université d’Évry et membre du laboratoire IDHE.S-Évry (UMR 8533). Il a notamment publié L’Atlas de Trudaine : pouvoirs, cartes et savoirs techniques au Siècle des lumières (CTHS, 2014).

Liliane Hilaire-Pérez est professeure d’histoire moderne (université de Paris), directrice d’études à l’EHESS, membre senior de l’IUF et directrice du GDR 2092 « Techniques et production dans l’histoire » (TPH). Elle dirige la revue Artefact. Techniques, histoire et sciences humaines.

Valérie Nègre est professeure d’histoire des techniques à l’université Paris 1 Panthéon- Sorbonne et membre de l’institut d’histoire moderne et contemporaine (UMR 8066). Elle a récemment dirigé L’Art du chantier. Construire et démolir du XVIe au XXIe siècle (Snoeck, 2018).

Michèle Virol est professeure émérite d’histoire moderne (université de Rouen- Normandie), présidente du conseil scientifique et technique du réseau des sites majeurs Vauban Unesco, membre du comité directeur de la recherche historique du ministère de la Défense.

Année : 2022
Réf. : HT 03

Les ingénieurs, des intermédiaires ?

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n° 11 - Naissance et affirmation du groupe Airbus (années 1960 - années 1980)

Les revues -> n° 11 - Naissance et affirmation du groupe Airbus (années 1960 - années 1980)

Nacelles n° 11 - Naissance et affirmation du groupe Airbus (années 1960 - années 1980) | Birth and Affirmation of the Airbus Group (1960s-1980s)

Année : 2021

n° 11 - Naissance et affirmation du groupe Airbus (années 1960 - années 1980)

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n° 15 - Technique, technologie

Les revues -> n° 15 - Technique, technologie

Ce numéro propose une réflexion interdisciplinaire visant à préciser les enjeux terminologiques et conceptuels soulevés par l’usage des catégories de « technique » et de « technologie », dont le sens et l’emploi diffèrent selon les périodes, les lieux et les champs de recherche. Il appréhende ces catégories, pour elles-mêmes et dans leur relation, sous leurs multiples formes (mots, choses, concepts) et selon une diversité d’approches (lexicométrie, lexicographie, histoire, philosophie, sociologie et anthropologie). À travers elles, il souhaite interroger la manière dont les catégories de « technique » et de « technologie » sont mobilisées tant par les acteurs que par les chercheurs qui les étudient, ce qui lui confère une importante dimension réflexive.

Géraldine BARRON est archiviste-paléographe et docteure en histoire contemporaine. Elle est conservatrice à la bibliothèque de l’université du Littoral Côte d’Opale et membre associé au laboratoire ICT, EA 337 de l’université Paris-Diderot. Elle est l’auteur de Edmond Pâris et l’art naval. Des pirogues aux cuirassés (PUM, 2019).

Marcos CAMOLEZI est docteur en philosophie et chercheur post-doctorant au LabEx HASTEC, Centre Alexandre-Koyré-EHESS-CNRS-MNHN.

Timothée DELDICQUE est doctorant au Centre Alexandre-Koyré-EHESS-CNRS-MNHN, doctorant associé au laboratoire COSTECH de l’université de technologie de Compiègne (UTC).

Revue soutenue par l’Institut des sciences humaines et sociales du CNRS.

Année : 2021
Réf. : ARTEF 15

n° 15 - Technique, technologie

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n° 51 - Les sports d’hiver dans les Pyrénées

Les revues -> n° 51 - Les sports d’hiver dans les Pyrénées

Ce numéro fait le point sur l’évolution de l’aménagement pour les sports d’hiver dans les Pyrénées et sur la manière dont l’enjeu climatique a été saisi, ou non, depuis les origines des stations. Il s’inscrit dans une actualité mondiale « brûlante ». La crise liée au surgissement d’une pandémie provoquée par une maladie infectieuse émergente a révélé soudainement les fragilités d’un système territorial de loisirs déjà soumis à des bouleversements de longue durée : l’essor des problématiques écologiques, les nouvelles injonctions en termes de durabilité et les risques liés au changement climatique fragilisent depuis de nombreuses décennies déjà les territoires touristiques de montagne et conduisent à s’interroger sur l’avenir économique des stations.

L’ensemble des articles dessine un examen tout à la fois critique et compréhensif des stratégies de développement territorial par le tourisme en général et les sports d’hiver en particulier. Montrant le poids du passé dans les enjeux présents, ils examinent la construction et l’évolution de l’ancrage territorial des stations, confirment, s’il en était besoin, la dimension fondamentalement spatiale et politique du rapport du tourisme à l’environnement – de sa mise en marché à sa destruction en passant par ses rétroactions.

Les actions mises en œuvre relèvent encore trop souvent de la mal-adaptation, symbolisée par l’augmentation du recours à la neige de culture. La couverture de ce numéro en témoigne : la photographie est prise à la mi-janvier 2012 au Pla del Mir, un des départs du domaine skiable des Angles à 1 600 m d’altitude, en pleine saison hivernale donc.

Steve Hagimont est maître de conférences en histoire à l’université Paris-Saclay, UVSQ, CHCSC. Ses recherches portent sur l’histoire du tourisme en montagne et sur la protection de la nature à l’époque contemporaine.

Vincent Vlès est professeur émérite d’aménagement et d’urbanisme, CERTOP-UMR 5044/université de Toulouse-CNRS. Ses recherches portent sur le tourisme et la gestion des écosystèmes.

Jean-Michel Minovez est professeur des universités en histoire à l’université Toulouse – Jean Jaurès, GEODE-UMR 5602/UT2J-CNRS. Ses recherches portent sur l’industrie et ses pollutions. Il approfondit aussi les questions touchant au développement industriel analysées sous l’angle de l’histoire des techniques.

Année : 2021
Réf. : SOE 51

n° 51 - Les sports d'hiver dans les Pyrénées

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Le détroit de Gibraltar

Les collections -> Les Fondamentaux -> Amphi 7 • Histoire

Embrasser l’histoire des contrées bordant le détroit de Gibraltar entre le IIIe siècle av. J.-C. et le XVe siècle apr. J.-C. est le pari de cet ouvrage de synthèse.
Sur un axe nord-sud, l’étroitesse du détroit lui assure celui de point de passage pour tous les flux qui parcourent la région. Sur un axe est-ouest, il fonctionne comme une porte, généralement franchie de la mer Méditerranée vers l’espace océanique. Mais si ce seuil n’est en rien un obstacle, il induit néanmoins des contraintes géographiques que les sociétés locales et celles qui sont intervenues dans la région ont dû surmonter, contourner ou fantasmer. Intégrées au même espace politique et administratif à l’époque romaine et à celle des « empires » berbères, les deux rives du Détroit ont été considérées, parfois simultanément, comme les confins de deux mondes affrontés, séparés au Moyen Âge par l’opposition entre chrétienté et Islam.
Placer le détroit de Gibraltar au centre d’une réflexion sur les circulations plurielles et montrer, en faisant varier les échelles d’analyse, son rôle essentiel dans la construction de réseaux d’échanges, avant les découvertes océaniques, est aussi l’un des enjeux majeurs de ce livre.

Laurent Callegarin est maître de conférences en histoire romaine à l’université de Pau et des Pays de l’Adour, spécialiste de l’Occident protohistorique et romain (Gaule méridionale, péninsule Ibérique et nord de l’Afrique) et historien de la monnaie.

Sabine Lefebvre est professeur d’histoire romaine à l’université de Bourgogne, spécialiste de l’Occident romain (Gaule, péninsule Ibérique et nord de l’Afrique) et plus particulièrement de l’épigraphie impériale.

Christophe Picard est professeur honoraire d’histoire médiévale à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il est spécialiste de l’Occident médiéval islamique et plus particulièrement des mondes maritimes atlantique et méditerranéen.

Dominique Valérian est professeur d’histoire médiévale à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il est spécialiste du Maghreb médiéval et plus particulièrement des réseaux d’échanges en Méditerranée.

Année : 2022
Réf. : SED 90

Le détroit de Gibraltar

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Un camp d’internement en Lozère. Rieucros, 1938-1942

Les collections -> Histoire -> Tempus • Contemporaine

Alexandre Grothendieck et Hanka, sa mère, Michel del Castillo et Isabel, sa mère, Rosi Wolfstein, Steffie Spira, Teresa Noce, Salomon et Sébastien Wisner, Esperanza Sanchez et ses enfants, Marguerite et Pierrette Gargallo, Mathilde Péri… ont été internés à Rieucros, sur les flancs d’un causse lozérien. À partir de février 1939, durant trois années, une centaine d’hommes, vétérans de la guerre d’Espagne, escrocs et pauvres hères, puis après la déclaration de la guerre un millier de femmes venues de toute l’Europe, militantes politiques, rebelles, bohêmes, « immigrées du travail », et une centaine de leurs enfants, y ont coexisté, ainsi que, finalement, des Françaises. Hommes puis femmes ont été conduits à Rieucros par mesure administrative, c’est-à-dire de manière arbitraire, en raison de leur dangerosité supposée. Dans ce camp « répressif », les personnes juives ont été minoritaires, mais l’antisémitisme s’y est manifesté, comme partout en France, avant même l’été 1939. Tandis que les protagonistes lozériens et les membres de l’administration ont joué un rôle essentiel dans les évolutions du camp et les destins des personnes internées, le champ de l’internement administratif s’est élargi jusqu’à participer à la politique éliminatrice de Vichy. Les intrications de la société locale avec le camp ont été permanentes.
Fruit d’une recherche de plusieurs années, conduite dans les archives locales, nationales et internationales, cet ouvrage laisse la place à de larges extraits de témoignages et présente des incises biographiques. Il montre le caractère punitif sexué de Rieucros et comment une politisation du quotidien, organisatrice de solidarités, a manifesté des refus de l’arbitraire.

Michèle DESCOLONGES est sociologue. Elle est chercheuse associée au LIED (Laboratoire interdisciplinaire des énergies de demain) de l’université Paris-Diderot et membre du comité de rédaction de la revue Écologie & Politique.

Année : 2022
Réf. : TEMP 67

Un camp d'internement en Lozère. Rieucros, 1938-1942

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n° 37 - Les étudiantes et les étudiants africains et la fabrique d’un monde postcolonial : mobilités et transferts (1950-2020)

Les revues -> n° 37 - Les étudiantes et les étudiants africains et la fabrique d’un monde postcolonial : mobilités et transferts (1950-2020)

La construction des savoirs et des pratiques scientifiques, culturels ou politiques en Afrique fut, depuis l’Antiquité, intimement liée aux mobilités pour études. Les étudiants eux-mêmes ont joué un rôle souvent décisif dans le dialogue sans cesse redéfini entre l’Afrique et le reste du monde. Ce fut particulièrement le cas à partir de la décolonisation, lorsque des étudiants ont été envoyés en nombre se former hors du continent dans l’espoir de devenir les nouvelles élites de l’Afrique postcoloniale. L’objectif de ce dossier thématique est, d’une part, de mettre en lumière le rôle qu’ont joué ces étudiants en migration dans la construction et l’évolution des États et sociétés africaines. Il vise d’autre part à évaluer quels impacts leurs mobilités ont eus sur les relations souvent complexes entre l’Afrique et le reste du monde depuis les années 1950, dans le triple contexte de la décolonisation, de la guerre froide et de la mondialisation.

Anton TARRADELLAS est doctorant et assistant au département d’histoire de l’université de Genève. Sa thèse de doctorat en cours de rédaction porte sur les étudiants africains formés aux États-Unis entre 1960 et 1990 et a pour objectif d’étudier l’impact des circulations transnationales d’étudiants et les transferts de savoir sur l’évolution des États et des sociétés africaines après les indépendances.

Romain LANDMETERS est doctorant en histoire contemporaine à l’université Saint-Louis – Bruxelles. Financé par le Fonds national de la recherche scientifique (FNRS-FRESH), il rédige actuellement une thèse de doctorat à propos de l’immigration des Burundais, Congolais et Rwandais à Bruxelles dans un contexte de décolonisation (1945-1965).

Revue soutenue par l’Institut des sciences humaines et sociales du CNRS.

Année : 2021
Réf. : DIA 37

n° 37 - Les étudiantes et les étudiants africains et la fabrique d'un monde postcolonial : mobilités et transferts (1950-2020)

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n° 117 - Crises en vers

Les revues -> n° 117 - Crises en vers

Au long du XXe siècle, les vers révolutionnaires, émancipateurs, firent une place à la protestation et épaulèrent les héros du quotidien dans leurs revendications anti-impérialistes et anti-fascistes, du nord au sud du continent latino-américain. Que reste-t-il de cet élan poétique et comment penser de nouvelles initiatives où pamphlet et solidarité coexistent ?
Comment le vers peut-il accueillir de nos jours les crises qui secouent les peuples américains et protéger à la fois une expérience sociale renouvelée (par des mouvements anciens et/ou les circonstances) sans pour autant cesser d’abriter un lieu poétique, toujours à réinventer ? Comment agit ce vers, au quotidien, dans son rapport aux protestations ibéro-américaines contemporaines ?
Ce numéro s’intéresse au poème, repris ou diffusé sur les murs ou dans la musique, et aussi dans ses formes classiques (dizain, chanson, témoignage) à la lumière de nouvelles confrontations (avec l’informatique, par exemple), sans laisser de côté les thématiques féministes, écologiques, ethniques, entre autres.
Jusqu’à quel point existe-t-il des modèles épiques inédits auxquels se rattacher pour remettre en jeu la question sociale et poétique ?

Benoît SANTINI est professeur à l’université du Littoral – Côte d’Opale. Spécialiste de poésie chilienne et plus largement du Cône Sud, il travaille également sur la génétique textuelle (publication en 2017 chez Archivos d’une édition critique sur Raúl Zurita) et se consacre à la traduction poétique (Gabriela Mistral et Raúl Zurita, éd. Caractères et Classiques Garnier).

Modesta SUÁREZ est professeure à l’université Toulouse – Jean Jaurès. Spécialiste de poésie latino-américaine contemporaine, elle dirige depuis 2010 un séminaire de recherche sur la poésie américaine contemporaine (POP - Poésie Ou… Poésie) au sein du laboratoire FRAMESPA - UMR 5136.

Année : 2021
Réf. : CAR 117

n° 117 - Crises en vers

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n° 32 - Les positionnements énonciatifs

Les revues -> n° 32 - Les positionnements énonciatifs

Anglophonia n° 32 - Les positionnements énonciatifs

Année : 2021

n° 32 - Les positionnements énonciatifs

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Trajectoires de ruralités intertropicales, en Afrique et ailleurs

Les collections -> Géographie -> Ruralités Nord-Sud

En hommage au professeur Bernard Charlery de la Masselière (université Toulouse - Jean Jaurès), quatre géographes, toulousains et bordelais, ont coordonné les contributions de 32 auteurs, dont 13 de pays du Sud. L’objet principal est de réfléchir à la diversité des trajectoires des systèmes ruraux dans les pays tropicaux ; il met en lumière des dynamiques de production, d’intégration et de diversifications dans des espaces de plus en plus connectés à d’autres échelles. L’essentiel du propos relève de géographies sociales faisant la part belle au terrain.
La première partie porte sur les moyens de production agricole et montre, à partir de plusieurs entrées et études de cas, des processus croissants de différenciations sociospatiales. La deuxième est consacrée aux échanges et en particulier aux mobilités. Elle souligne des complémentarités rural-urbain à partir d’études de cas en Afrique anglophone et francophone. La troisième examine des dispositifs d’articulation de sociétés rurales à la mondialisation. Les modalités actuelles de production, d’intégration et de diversification créent-elles de nouvelles géographies de ruralités dans les Suds ?

Sylvain Racaud est maître de conférences à l’université Bordeaux-Montaigne, UMR 5115 LAM (Les Afriques dans le monde), géographe spécialiste du Cameroun, de la Tanzanie et des flux villes-campagnes.

François Bart est professeur honoraire à l’université Bordeaux-Montaigne, UMR 5115 LAM (Les Afriques dans le monde), géographe spécialiste du Rwanda, de la Tanzanie, des montagnes tropicales et des systèmes caféiers.

Laurien Uwizeyimana est professeur émérite à l’université Toulouse - Jean Jaurès, UMR LISST (laboratoire interdisciplinaire Solidarités, Sociétés, Territoires), géographe spécialiste du Rwanda, du Cameroun et des espaces ruraux.

Jean-Christian Tulet est directeur de recherche émérite, UMR GEODE (Géographie de l’environnement), CNRS-université Toulouse - Jean Jaurès, géographe spécialiste de l’Amérique latine, des systèmes caféiers, des maraîchers et de la viticulture.

Année : 2022
Réf. : RUR 13

Trajectoires de ruralités intertropicales, en Afrique et ailleurs

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Les mots de l’élection présidentielle sous la Ve République

Les collections -> Les Fondamentaux -> Les mots de

Depuis 1965, soit durant un peu plus d’un demi-siècle, dix élections présidentielles au suffrage universel direct se sont déroulées en France (celle de 1958 n’avait concerné qu’un collège électoral restreint). Le présent ouvrage les aborde de façon transversale et synthétique, et à partir des mots utilisés tant dans la campagne que dans le commentaire et l’analyse. Car ce qui reste de ces compétitions démocratiques fortement médiatisées, n’est-ce pas d’abord des mots ? Près de 200 notices donnent à voir le foisonnement discursif généré par cet élément central de la vie politique française.

Paul Bacot est politologue, professeur émérite à Sciences Po Lyon et chercheur à l’UMR Triangle (CNRS/ENS-Lyon). Ancien directeur de la revue Mots. Les langages du politique, il est également l’auteur de nombreuses publications portant sur la politologie lexicale et sur la politologie électorale.

Année : 2022
Réf. : MOTS 41

Les mots de l'élection présidentielle sous la Ve République

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Les mots des partis politiques

Les collections -> Les Fondamentaux -> Les mots de

Les partis politiques seraient morts, le militantisme dépassé. Si elle s’est radicalisée, la critique n’est pas nouvelle et malgré le discrédit du politique et un système électoral contesté, les partis restent au cœur de la démocratie représentative. À travers une centaine de mots, ce petit ouvrage propose une plongée dans cet univers en constante recomposition. Il est un outil de compréhension indispensable pour celles et ceux qu’intéresse la science politique et plus largement pour l’ensemble des citoyens et citoyennes.

Rémi Lefebvre est professeur de science politique à l’université de Lille et chercheur au CERAPS. Ses travaux portent sur les partis politiques, le pouvoir local et les campagnes électorales.

Année : 2022
Réf. : MOTS 40

Les mots des partis politiques

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“Un episodio en la vida del pintor viajero” de César Aira. Vivre la réalité de la fable

Les collections -> Langues et civilisations étrangères -> Hespérides Amérique

Le roman de César Aira, l’un des plus grands écrivains argentins actuels, Un episodio en la vida del pintor viajero (Un épisode dans la vie du peintre voyageur), publié en 2000 en Argentine et traduit en français en 2001, constitue le fil conducteur de cet ouvrage. Dans cette fiction inspirée d’un fait réel, Aira raconte le premier voyage en Argentine de Johann Moritz Rugendas, peintre allemand de la première moitié du XIXe siècle, soutenu par Alexandre de Humboldt, qui sillonna l’Amérique latine durant 20 ans et rapporta de ses voyages des centaines de dessins et de peintures. En 1838, accompagné du peintre Robert Krause, il traversa les Andes puis une partie de la pampa argentine, mais il fut victime d’une grave chute de cheval avant d’arriver à San Luis. Durant le trajet de retour vers le Chili, il aurait approché les Indiens de la région du sud de Mendoza. C’est cet épisode de la vie de Rugendas que Aira relate, à sa façon.
La première partie de cet ouvrage consiste en l’analyse textuelle du roman, à travers ses différentes thématiques. Parmi celles-ci figurent l’art en voyage, les liens entre écriture et peinture, la perception de la beauté et de la laideur. Ce périple fait d’épreuves et de découvertes se révèle être finalement un véritable voyage initiatique pour l’artiste. Dans la seconde partie, le roman de Aira est confronté aux faits vécus, tels qu’ils sont racontés dans les biographies de Rugendas et les témoignages de ses contemporains, ce qui est l’occasion d’une réflexion approfondie sur la dialectique entre fiction et réalité, sur la notion de vérité en littérature et sur les liens entre le vécu et sa mise en récit. À la fin de ce livre, le lecteur trouvera une biographie du peintre voyageur Johann Moritz Rugendas et deux entretiens inédits avec l’écrivain César Aira.

Lucile Magnin est agrégée d’espagnol et docteure en études hispano-américaines, spécialisée en littérature et histoire de l’art. Elle est l’auteure de plusieurs articles de recherche et chapitres d’ouvrages sur Johann Moritz Rugendas, publiés en France, en Allemagne, en Argentine et au Chili, et sur d’autres thématiques liées aux voyages des peintres européens en Amérique latine au XIXe siècle. Elle enseigne actuellement à l’université Savoie Mont Blanc à Chambéry.

Année : 2022
Réf. : HES 67

“Un episodio en la vida del pintor viajero” de César Aira. Vivre la réalité de la fable

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N63 (Etwas Kommt Mir Bekannt Vor) / N63 (Ça Me Rappelle Quelque Chose)

Les collections -> Théâtre -> Nouvelles Scènes • allemand

Huis-clos dans un bus de nuit longue distance à destination de l’Allemagne. Les personnages sont des numéros de siège. Les voix parlent l’allemand, l’anglais, l’italien, le turc et l’hébreu. Elles sont âpres ou incertaines, dialoguent, soliloquent, répondent à des questionnaires d’identité, s’expriment par posts sur les réseaux sociaux. Dans ce condensé d’Europe du début du XXIe siècle, même muni d’un titre de transport, tout individu peut être débarqué, faute d’être né au bon endroit.
Liat Fassberg signe avec sa polyphonie plurilingue une fable onirique sur le potentiel de discrimination, qu’elle se fonde sur la couleur de la peau, l’origine ethnique et géographique, le genre, l’aspect physique ou la classe sociale.

Liat Fassberg a vu le jour à Jérusalem en 1985. Après une licence en études théâtrales et sciences humaines à l’université de Tel Aviv, elle poursuit son cursus en Allemagne et obtient un master de mise en scène à l’université Goethe de Francfort-sur-le-Main. Liat Fassberg a pris part à de nombreux projets artistiques en Allemagne et en Israël. Elle est la dramaturge du collectif israélien « PathosMathos » et membre du comité hébreu du réseau de traduction Eurodram. N 63 (Ça Me Rappelle Quelque Chose) est sa première pièce, récompensée en 2017 par le prix autrichien Retzhofer Dramapreis.

Année : 2022
Réf. : NOUG 24

N63 (Etwas Kommt Mir Bekannt Vor) / N63 (Ça Me Rappelle Quelque Chose)

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n° 45 - Politiques d’éducation : l’ère du pilotage ?

Les revues -> n° 45 - Politiques d’éducation : l’ère du pilotage ?

La conduite des politiques d’éducation s’est largement modifiée, depuis les années 1980, sous l’effet, notamment, de l’accroissement, de la diversification et de l’amélioration des indicateurs et des instruments de régulation disponibles. Un nombre croissant d’acteurs, qu’ils soient chercheurs, experts, professionnels de l’éducation ou responsables politiques ou éducatifs, en viennent ainsi à interroger les nouveaux modes de « pilotage » des systèmes éducatifs. Cette notion correspond-elle simplement à une nouvelle métaphore à la mode ou désigne-t-elle un changement plus profond des modes de régulation à l’œuvre ? S’agit-il d’une nouvelle catégorie d’analyse que le chercheur est amené à reprendre et conceptualiser ou d’une nouvelle catégorie d’action publique à analyser en tant que telle ? Et s’il s’agit des deux, comment penser leur articulation ? Quels sont les formes, les dynamiques et les effets des modes de pilotage de l’éducation à l’œuvre aujourd’hui dans les pays francophones et au-delà  ? Pour répondre à ces questions, ou plutôt commencer à le faire, ce numéro rassemble des articles d’auteurs qui travaillent ces sujets depuis plusieurs années. Leurs contributions, assises sur des cadres théoriques divers, permettent de couvrir différentes aires géographiques (Belgique, France, Suisse, international) et mettent en évidence les différentes tensions suscitées par ce nouveau mode de régulation.

Année : 2021
Réf. : EDU 45

n° 45 - Politiques d'éducation : l'ère du pilotage ?

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n° 106 - La première réception de Molière dans l’espace européen (1660-1780)

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Alors que de nombreux travaux ont éclairé la manière dont la référence à Molière, comme modèle ou repoussoir, nourrissait les théâtres nationaux dans la plupart des pays européens, on s’est moins attaché aux conditions et aux modalités de la diffusion de l’œuvre moliéresque hors de France. C’est à cette première réception, engagée du vivant du dramaturge, et dans le cadre de l’espace européen, qu’est consacré le présent numéro. Les 14 articles qu’il réunit montrent dans quels contextes (théâtre de cour, théâtre scolaire, spectacles proposés par des troupes ambulantes), par quels vecteurs, matériels, humains, politiques et économiques, selon quelles voies esthétiques (traduction, adaptation, hybridation de matériaux empruntés à Molière et à d’autres traditions spectaculaires…) mais aussi avec quels effets ou quelles conséquences (telles que la création d’une institution théâtrale ou d’un répertoire nationaux) s’opère une telle diffusion. En retour, la réception du dramaturge et de son œuvre en dehors de la France jette des lumières neuves sur la constitution des hiérarchies et du canon français.

Bénédicte LOUVAT est professeure de littérature française à la faculté des Lettres de Sorbonne Université. Spécialiste du théâtre français du XVIIe siècle, elle a notamment participé à l’édition des Œuvres complètes de Molière dirigée par Georges Forestier et Claude Bourqui (Gallimard, 2010).

Claude BOURQUI est professeur de littérature française à l’université de Fribourg. Ses travaux portent principalement sur le théâtre du XVIIe siècle (édition des Œuvres de Molière, avec G. Forestier et B. Louvat, diverses monographies et éditions).

Fabrice CHASSOT est maître de conférences en littérature française du XVIIIe siècle à l’université Toulouse – Jean-Jaurès. Il a publié aux Classiques Garnier, en 2012, Le dialogue scientifique au XVIIIe siècle. Postérité de Fontenelle et vulgarisation des sciences.

Année : 2021
Réf. : LC 106

n° 106 - La première réception de Molière dans l'espace européen (1660-1780)

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n° 19 - Enquêtes médicales, XIXe-XXIe siècle

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L’enquête comme forme savante légitime s’affirme au XIXe siècle, devenant, dans le domaine sanitaire et médical, le mode de connaissance par excellence. Ce numéro s’inscrit dans une démarche comparatiste, de la France du XIXe siècle à la Côte d’Ivoire des années 1980, en passant par Madagascar en 1933. Il s’intéresse tant à l’épistémologie qui sous-tend les enquêtes qu’à leur influence réelle sur la société, car produire des connaissances ne suffit pas toujours à les imposer comme base pour l’action publique. Ce numéro souligne la diversité des acteurs et des fonctions des enquêtes médicales, qui peuvent être outils d’oppression comme d’émancipation. La mise en perspective d’espaces et de périodes différents permet pourtant de mettre en lumière l’existence d’une grammaire commune à ces entreprises savantes néanmoins toujours situées. Ce numéro étudie l’avènement de l’enquête comme genre dont le prestige est instrumentalisé dans des débats savants ou politiques. Mode de connaissance, outil légitime d’administration de la preuve, l’enquête peut aussi être productrice d’ignorance : enquêteurs comme enquêtés peuvent chercher à restreindre les possibilités de connaissance.

Léa DELMAIRE est doctorante et ATER au Centre d’histoire de Sciences Po, et membre du réseau DFG « Contemporary history of Turkey ».

Pierre NOBI est doctorant au Centre d’histoire de Sciences Po (Paris), et enseignant dans le secondaire.

Paul-Arthur TORTOSA est docteur de l’Institut universitaire européen de Florence et ATER à l’université de Strasbourg (SAGE/DHVS).

Année : 2021
Réf. : HMS 19

n° 19 - Enquêtes médicales, XIXe-XXIe siècle

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n° 105 - Revisiter les États de l’action publique

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Sciences de la Société n° 105 - Revisiter les États de l’action publique

Année : 2020

n° 105 - Revisiter les États de l'action publique

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n° 104 - Transformations sociales en Asie

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Sciences de la Société n° 104 - Transformations sociales en Asie

Année : 2019

n° 104 - Transformations sociales en Asie

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What Shadows / Ce que les ombres...

Les collections -> Théâtre -> Nouvelles Scènes • anglais

1968 : le député conservateur Enoch Powell prononce le discours anti-immigration et raciste des « rivières de sang ». Ce discours divise le Royaume-Uni, laissant des blessures encore ouvertes aujourd’hui. Il provoque des manifestations en faveur du rapatriement des immigrés et est dénoncé par une partie de la presse, de l’opinion et de la classe politique comme étant une incitation à la haine raciale.

1992 : Rose Cruickshank, professeure à l’université d’Oxford, fille d’immigrés caribéens, cherche des réponses à ce discours. Les mots de Powell ont brisé son enfance et elle veut savoir ce qui l’a conduit à les prononcer. Elle cherche alors à rencontrer l’homme dans l’espoir de trouver la paix que son discours lui a ôtée.

À travers la confrontation des deux protagonistes, What Shadows révèle l’obsession identitaire toxique de l’Angleterre comme substrat de la britannicité. La pièce met en scène des débats qui dépassent les frontières britanniques et résonnent avec force dans nos sociétés, interrogeant sur le rôle de chacun dans la vie d’un collectif aux multiples origines. Elle a été créée en 2016 au Birmingham Repertory Theatre et au Park Theatre (Londres) en 2017 avec Ian McDiarmid (Star Wars, Le Marchand de Venise) dans le rôle de Powell.

Chris Hannan, dramaturge, traducteur et romancier écossais, est l’auteur de Klimkov : La Vie d’un agent du Tsar (1984), La Comédie des orphelins (1986), Poupée brûlée (1997), traduite par Lucien Marchal pour la Maison Antoine Vitez, et The God of Soho (2011). Ses pièces, telle Elizabeth Gordon Quinn (1985), devenue un classique du théâtre écossais, accordent une place primordiale aux personnages féminins et offrent aux actrices des rôles subtils et de premier plan.

Année : 2021
Réf. : NOUA 15

What Shadows / Ce que les ombres...

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n° 105 - Scènes de machines

Les revues -> n° 105 - Scènes de machines

Parution le 2 décembre 2021

Dans la seconde moitié du XVIIe siècle, les machines sont mises en scènes dans l’espace public, avec le chantier du Louvre ou les feux d’artifice, et au théâtre, de Mirame et Andromède aux opéras de la période révolutionnaire, en passant par les tragédies à machines du théâtre du Marais, la Psyché de Molière, les tragédies lyriques de Lully et Quinault. Ce dossier étudie ces « scènes de machines » en cherchant d’abord à les situer. Il suit leur importation, des spectacles romains aux scènes parisiennes, et les cherche dans des écrits et des images : didascalies, périodiques, écrans de feu, tapisseries… Les machines y sont mises en scènes pour mieux attirer le public, ou pour figurer le pouvoir du roi. Les articles réunis ici interrogent les effets de ces spectacles, entre action vraisemblable et illusion des sens. La machine n’est-elle pas aussi machination ? La surprise qu’elle provoque est prise dans une tension entre admiration et tromperie, entre plaisir et violence. Le théâtre machiné apparaît alors comme le lieu d’une réflexion sur l’exercice de la force et ses effets, sur la manière dont elle peut susciter le plaisir, l’agrément et l’adhésion.

Marine ROUSSILLON est maîtresse de conférences en littérature française à l’université d’Artois. Normalienne, agrégée, elle est l’autrice d’un ouvrage consacré à l’imaginaire médiéval du XVIIe siècle, Don Quichotte à Versailles (Champ Vallon, 2021). Ses recherches portent sur les usages politiques des lettres et des arts, notamment à la cour de Louis XIV. Elle a dirigé un numéro de la Revue d’histoire du théâtre consacré aux « Récits et imaginaires des fêtes de cour » (2019) et est responsable de la bibliothèque numérique des divertissements de cour Merveilles de la cour : https://merveilles17.huma-num.fr

Kirsten DICKHAUT est professeur de littératures française et italienne à l’université de Stuttgart. Elle s’intéresse actuellement au théâtre à machines et aux effets de la magie dans les littératures italienne et française de la Renaissance aux Lumières.

Année : 2021
Réf. : LC 105

n° 105 - Scènes de machines

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n° 117 - Couleur et soins dans les médecines anciennes aux époques antique et médiévale entre Orient et Occident. Grèce, Rome, Inde, Proche-Orient

Les revues -> n° 117 - Couleur et soins dans les médecines anciennes aux époques antique et médiévale entre Orient et Occident. Grèce, Rome, Inde, Proche-Orient

La couleur de la maladie et la couleur du remède font partie des critères fondamentaux de diagnostic et de thérapeutique dans l’histoire de la médecine et de la pharmacologie. Les contributions réunies ici sont issues d’un colloque consacré à l’utilisation des couleurs au service du soin, aux époques antique et médiévale, et dans une perspective comparatiste, où ont été associées des traditions médicales au-delà de l’Europe, comme le Proche-Orient ou l’Égypte.
Parmi les thématiques envisagées, la question de l’influence des aspects symboliques de la couleur dans la confection des préparations médicamenteuses, comme le vert, chargé de vertus bienfaisantes, est centrale. La couleur des ingrédients utilisés dans les remèdes peut aussi être « choisie » selon le principe de l’analogie, en fonction des parties du corps à traiter ou de l’aspect des symptômes, comme dans le cas de la jaunisse ou des anomalies menstruelles, qui appelaient l’application de préparations à partir d’ingrédients animaux ou végétaux de même couleur. C’est ainsi que s’explique l’importance de certaines couleurs communes aux différentes traditions médicales, comme le vert, le jaune ou le rouge.

Isabelle BOEHM (UMR 5189, HiSoMA) et Laurence MOULINIER-BROGI (UMR 5648, CIHAM) sont toutes deux spécialisées dans le domaine de l’histoire de la médecine : Isabelle Boehm dans celui de la médecine gréco-romaine, Laurence Moulinier-Brogi dans celui de la médecine médiévale. Elles sont professeurs des universités et rattachées à l’université Lumière - Lyon 2, Isabelle Boehm en linguistique et littérature grecques, Laurence Moulinier-Brogi en histoire médiévale.

Année : 2021
Réf : PAL 117

n° 117 - Couleur et soins dans les médecines anciennes aux époques antique et médiévale entre Orient et Occident. Grèce, Rome, Inde, Proche-Orient

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n° 30 - Phonétique et phonologie : représentations et variabilité

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Anglophonia n° 30 - Phonétique et phonologie : représentations et variabilité

Année : 2020

n° 30 - Phonétique et phonologie : représentations et variabilité

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Regards croisés sur la (post-)racialité aux États-Unis

Les collections -> Langues et civilisations étrangères -> Interlangues Civilisations

L’histoire des États-Unis est celle de relations tumultueuses entre différents groupes que des expériences coloniales, migratoires, économiques et politiques (de la quasi-extinction des populations autochtones à la ségrégation raciale en passant par l’esclavage) ont liés sans parvenir à les fusionner dans le creuset d’un seul et même projet de société. Au travers de chapitres rédigés par des spécialistes de l’histoire politique, sociale et culturelle des États-Unis, le présent ouvrage propose des perspectives innovantes et suggère, sous la forme de neuf « regards croisés », une réflexion sur les tenants et les aboutissants d’une hypothétique Amérique post-raciale dont l’avènement fut annoncé au lendemain de l’élection de Barack Obama. En étudiant divers groupes racialisés (Amérindiens, immigrants venus d’Amérique latine ou de la Caraïbe, Africains-Américains) et en se penchant sur la vie politique, sur le sport, le cinéma, l’éducation, la cuisine et sur la mémorialisation de l’esclavage, de la suprématie blanche ou de la pratique du lynchage, le volume sonde l’omniprésence et la complexité des questions raciales aux États-Unis aujourd’hui.

Lawrence Aje est maître de conférences en civilisation américaine à l’université Paul-Valéry Montpellier 3. Spécialiste d’histoire africaine américaine, ses recherches portent principalement sur l’esclavage aux États-Unis.

Nathalie Dessens est professeur de civilisation américaine à l’université Toulouse – Jean Jaurès. Spécialiste de l’esclavage aux États-Unis, elle s’intéresse aux questions mémorielles.

Nicolas Gachon est maître de conférences HDR en civilisation américaine à l’université Paul-Valéry Montpellier 3. Il est spécialiste de politique et des questions mémorielles.

Anne Stefani est professeure de civilisation américaine à l’université Toulouse – Jean Jaurès. Elle est spécialiste du Sud ségrégationniste et du « long » mouvement pour les droits civiques.

Année : 2021
Réf. : LANG 75

Regards croisés sur la (post-)racialité aux États-Unis

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Jeux de miroir

Les collections -> Histoire -> Tempus • Médiévale

Consacrés aux sceaux princiers de la seconde partie du Moyen Âge, les travaux contenus dans ce volume mettent l’accent sur l’histoire des figurations, des symboles et de l’imaginaire social.
Enquêter sur les « jeux de miroir » est une démarche appropriée pour aborder les élites princières tant il est évident que la représentation du pouvoir médiéval se donne à voir. Les empreintes conservées dévoilent les stratégies de médiatisation mises en place afin de définir le rang que tiennent les lignages princiers à l’intérieur du groupe aristocratique. Elles ouvrent d’intéressantes perspectives sur la notion de transfert artistique, une des orientations actuelles de l’histoire de l’art mais aussi de l’histoire. Et l’on peut enfin constater que la circulation de certains des modèles sigillaires qui sont diffusés dans les cours princières est largement agencée par une aristocratie au féminin que l’on découvre très active en ce domaine.
De l’Italie septentrionale au Brabant, des contreforts pyrénéens aux monts d’Auvergne, en passant par le couloir rhodanien et son embouchure, l’éventail des cas traités se veut ouvert sur une aire géographique très large.

Professeur d’histoire médiévale à l’université Toulouse - Jean Jaurès, chercheur au laboratoire Framespa (CNRS, UMR 5136), Laurent Macé est également membre de la Société française d’héraldique et de sigillographie (Paris). Ses travaux portent essentiellement sur la dynastie raimondine des comtes de Toulouse aux XIIe et XIIIe siècles ainsi que sur la représentation emblématique des pouvoirs dans le Midi de la France.

Année : 2021
Réf. : TEMP 65

Jeux de miroir

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n° 50 - Regards sur les Baléares

Les revues -> n° 50 - Regards sur les Baléares

L’archipel des Baléares s’inscrit sans conteste dans le sud-ouest de l’Europe même si la dimension insulaire lui donne des caractéristiques que ne possèdent pas les autres régions continentales de cet ensemble. Pourtant, depuis au moins la reprise du flambeau par la revue Sud-Ouest Européen succédant en 1998 à la Revue géographique des Pyrénées et du Sud-Ouest, on ne trouve aucun article, et a fortiori de numéro thématique, ayant pour objet les Baléares. Parfois, on relève quelques évocations dans le cadre d’études plus larges traitant, par exemple, de zonages dans la politique régionale européenne. C’est dommage car cette région à la fois proche et lointaine a connu et continue de connaître d’intenses évolutions paysagères, démographiques et socio-économiques.

Les articles retenus ici visent à lever un peu le voile sur l’archipel. Tous ont un rapport plus ou moins direct avec l’activité touristique. Il ne s’agit pas pour autant de parler du tourisme comme d’une activité économique mais d’en interroger certains des impacts sociétaux selon des dimensions historiques, sociales, culturelles, voire identitaires. Le tourisme a été le moteur d’une profonde mutation qui a permis aux Baléares de devenir l’une des régions parmi les plus riches et ouvertes d’Espagne.

Trois articles composent la partie varia. À un moment où l’on parle beaucoup de transition, les deux premiers traitent de la question des transports et des mobilités selon des modes et des échelles géographiques différentes. L’un nous amène en Espagne du côté de la Galice pour y étudier la mise en place d’un train à grande vitesse régional. Un autre interroge le retour du vélo dans une ville moyenne, Foix. Un dernier article présente les enjeux méthodologiques et heuristiques d’une approche appelée « science territoriale ». Il s’appuie en l’occurrence sur le bassin versant de la Dordogne.

Hugo Capellà i Miternique est enseignant-chercheur titulaire de l’HDR à l’université des îles Baléares à Palma de Majorque. Il est chercheur associé au laboratoire « Médiations, sciences des lieux, sciences des liens » (unité de recherche de Sorbonne Université). Ses recherches portent sur la géographie culturelle et en particulier les questions d’identité.

Année : 2020
Réf. : SOE 50

n° 50 - Regards sur les Baléares

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n° 18 - Historiciser l’expertise

Les revues -> n° 18 - Historiciser l’expertise

L’expert est aujourd’hui omniprésent : de la justice à l’université, de la santé publique à la politique internationale. Face à cette figure multiple aux profils variés, la question de son objectivité, de sa légitimité, de son statut et de son indépendance se pose, le terme étant utilisé pour des configurations loin d’être réductibles à un unique modèle et à une seule définition. Paradoxalement, la crise actuelle de l’expertise incite à questionner la manière dont les sociétés du passé ont fait appel à des figures d’autorité, reconnues pour leurs compétences, leur expérience, leur savoir ou savoir-faire. Centrée sur le monde médical antique et médiéval moins exploré par l’historiographie, l’approche permet, au-delà de situations politiques, sociales ou culturelles très différentes, de mettre en lumière des formes d’expertise. Par la diversité des dispositifs, des vocabulaires, des procédures ou encore des traces écrites, l’approche historique a valeur heuristique, si l’on ne cherche pas à assigner une origine ancienne à des pratiques ou des figures contemporaines, mais si on les étudie dans leurs configurations propres.

Marilyn NICOUD est professeure d’histoire médiévale à Avignon Université et directrice du CIHAM (UMR 5648). Spécialiste d’histoire de la médecine et de la santé (Moyen Âge, Italie, approche intellectuelle et sociale), elle est l’auteure, notamment, de Le Prince et les médecins. Pensées et cultures médicales à Milan (1402-1476), École française de Rome, 2014 (CEFR, 488).

Année : 2020
Réf. : HMS 18

n° 18 - Historiciser l'expertise

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Les mots de l’esclavage aux Amériques

Les collections -> Les Fondamentaux -> Les mots de

Alors que les manifestations de la mémoire de la traite et de l’esclavage ne cessent de prendre de l’ampleur dans le contexte mondialisé de la concurrence entre « mémoires blessées », ces Mots entendent, loin des schématisations abusives, proposer un parcours pédagogique autour des grandes questions relatives à l’esclavage dans les Amériques. Ils invitent ainsi à une incursion sur les trois continents impliqués dans la traite, à la lumière des récentes avancées historiographiques : métropoles européennes donneuses d’ordre, vivier esclavagiste africain et sociétés américaines de réception.

Nathalie Dessens, professeur de civilisation américaine à l’université Toulouse - Jean Jaurès, est spécialiste de l’esclavage aux États-Unis.

Richard Marin, professeur émérite d’histoire à l’université Toulouse - Jean Jaurès, est spécialiste de l’histoire du Brésil.

Année : 2021
Réf. : MOTS 39

Les mots de l'esclavage aux Amériques

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Les cultes de Mithra dans l’Empire romain

Les collections -> Les Fondamentaux -> Amphi 7 • Histoire

Dans un monde rempli d’une multitude de dieux, Mithra, que l’on dit venir de Perse, rencontra dès la fin du Ier siècle de notre ère un succès fulgurant qui perdura plus de 300 ans d’un bout à l’autre de l’Empire romain et attira des dizaines de milliers d’adeptes. Phénomène à la fois global et local, le ou plutôt les cultes de Mithra sont aujourd’hui connus par plus de 130 sanctuaires découverts tout autour de la Méditerranée et près de 1 000 inscriptions. Chaque année, de nombreuses fouilles viennent enrichir nos connaissances, révélant statues, textes et lieux de culte.
Pour mieux appréhender ces cultes toujours bien mystérieux, plus de 500 documents sont réunis et commentés dans ce volume, donnant naissance à une synthèse solidement étayée, qui fait le deuil de nombre d’idées reçues et de fantasmes romantiques hérités du XIXe siècle.

Laurent Bricault est professeur d’histoire romaine à l’université Toulouse - Jean Jaurès et membre du laboratoire PLH-ERASME (Patrimoine Littérature Histoire). Il étudie les religions du monde méditerranéen antique et la réception de l’Antiquité. Spécialiste des cultes de l’Égypte tardive, il a écrit et dirigé une quarantaine d’ouvrages, dont les récents Isis Pelagia : Images, Names and Cults of a Goddess of the Seas, Leyde, E.J. Brill, et, en collaboration avec Martin Stadler, Hymnen und Aretalogien im antiken Mittelmeerraum : Von Inana bis Isis, Wiesbaden, Harrassowitz. Il est membre de l’Institut universitaire de France.

Philippe Roy est docteur en sciences de l’Antiquité de l’université Toulouse - Jean Jaurès et chercheur associé auprès du laboratoire PLH-ERASME (Patrimoine Littérature Histoire). Il a consacré sa thèse à La réception du culte de Mithra en Italie et dans les provinces occidentales de l’Empire romain (Ier-IVe siècle) et a publié plusieurs articles sur le sujet.

Année : 2021
Réf. : SED 91

Les cultes de Mithra dans l'Empire romain

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Crusading Ideas and Fear of the Turks in Late Medieval and Early Modern Europe

Les collections -> Histoire -> Croisades tardives

The volume considers the plurality and diversity of crusading ideas in the late Middle Ages and the Early Modern epoch and sheds light on the actors and groups of actors who conceived these. The guiding question is how these conceptions were related to each other and in what regards they were distinct. The “crusade” is not primarily understood as an essentialist category or as a distinct type of conflict, but rather as an attribution that could serve different argumentative functions depending on context and author – for example in the context of identity construction, representation of power, raising of status or the formation of alliances. This reconceptualization enables a comparative analysis of “Crusading Ideas” and “Fear of the Turks” as close but distinct leading categories of late medieval and Early Modern European thinking about the Ottoman Empire and the Muslim powers in the Mediterranean. The inclusion of non-Catholic case studies also shows that crusading ideas in this sense transcended Catholic Europe and should therefore be regarded as part of common and partly even transconfessional spaces of communication.

Dr. Magnus Ressel is a fellow of the Gerda-Henkel Foundation at the chair of Early Modern History at the University of Frankfurt. He read for his Ph.D. on the relations of Northern Europe with the Barbary Corsairs at the universities of Munich, Bochum and Paris I – Sorbonne (cotutelle). His habilitation (second book) focuses on the German-Italian trade relations during the 18th century. For this project he received fellowships at the German Historical Institute of Rome and at the Center of Advanced Study in Munich and won the Max Weber Award of the Max Weber Center for Advanced Cultural and Social Studies. He has published mostly on economic history, the history of cultural contacts, migration history and the history of slavery in the Early Modern age.

Année : 2021
Réf. : CT 07

Crusading Ideas and Fear of the Turks in Late Medieval and Early Modern Europe

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n° HS 03 - Le monde grec et l’Orient de 404 à 200 avant notre ère

Les revues -> n° HS 03 - Le monde grec et l’Orient de 404 à 200 avant notre ère

Actes du congrès de la SoPHAU (nouvelle question d’histoire ancienne de l’agrégation d’histoire 2022)

Le volume sur le monde grec et l’Orient de 404 à 200 avant notre ère est l’occasion de procéder à une mise au point scientifique sur un domaine en plein renouvellement, en raison notamment des découvertes et des publications qui se sont succédé depuis une vingtaine d’années. Celles-ci ont enrichi la documentation textuelle et matérielle, ainsi que les interprétations portant sur les formes de contact entre peuples grecs et non grecs durant la période considérée. L’intérêt de la période choisie est de mettre en perspective la conquête de l’empire perse par Alexandre, qui a d’abord été comme facilitée par la connaissance de cet empire progressivement acquise par les Grecs et qui a ensuite abouti à des pratiques politiques originales et à des interactions culturelles de types extrêmement variés.
Les contributions ici réunies traitent des sources documentaires, des pratiques matérielles (monétaires ou artistiques), des pratiques sociales (notamment éducatives et culturelles), religieuses (notamment égyptiennes et juives) ou politiques, non seulement parmi les Grecs mais aussi parmi les habitants d’Asie Mineure, de Mésopotamie ou d’Égypte.

Actuellement maître de conférences habilité à diriger des recherches à l’université Côte-d’Azur, Laurence MERCURI est spécialiste des échanges et des interculturalités dans la Méditerranée antique. Elle a notamment publié Eubéens en Calabre à l’époque archaïque. Formes de contacts et d’implantation (Rome 2004, BÉFAR 321), et, avec R. González Villaescusa et F. Bertoncello, Implantations humaines en milieu littoral méditerranéen : Facteurs d’installation et processus d’appropriation de l’espace, de la Préhistoire au Moyen Âge, actes du colloque international d’Antibes, octobre 2013 (APDCA, 2014).

Sylvie PITTIA est Professeur des Universités à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne. Elle est spécialiste d’histoire romaine. Elle a publié récemment avec B. Grass, G. Stouder, J.-L. Ferrary et P. Sanchez, La diplomatie romaine sous la République : réflexions sur une pratique, PUFC, Besançon, 2015, et avec J. Dubouloz et G. Sabatini, L’imperium Romanum en perspective. Les savoirs d’empire dans la République romaine et leur héritage dans l’Europe médiévale et moderne, PUFC, Besançon, 2014. Elle est Présidente de la Société des Professeurs d’Histoire ancienne de l’Université (SoPHAU) depuis 2019.

Nicolas RICHER est professeur des universités à l’École normale supérieure de Lyon. Il est spécialiste d’histoire grecque. Il a publié notamment La Religion des Spartiates. Croyances et cultes dans l’Antiquité (Les Belles Lettres, 2012), Sparte, cité des arts, des armes et des lois (Perrin, 2018), et, avec L. Martinez-Sève, le Grand Atlas de l’Antiquité grecque classique et hellénistique (Autrement, 2019).

Année : 2021
Réf : PALHS 03

n° HS 03 - Le monde grec et l'Orient de 404 à 200 avant notre ère

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n° 14 - Histoire de la maritimité

Les revues -> n° 14 - Histoire de la maritimité

Ce numéro vise à explorer le potentiel heuristique d’une nouvelle approche des questions d’histoire maritime et côtière – la maritimité – qui permet d’engager une étude comparée des expériences maritimes de la Russie et de la France. En effet, le passé maritime de ces deux pays paraît très dissemblant mais les concepts de maritimité et de maritimisation offrent à l’historien un outillage théorique efficace pour dégager des caractéristiques et cibler des tendances similaires dans des communautés hétérogènes de prime abord.

Sylviane LLINARES est professeure des universités en histoire moderne à l’université Bretagne Sud, directrice adjointe du laboratoire Temps, Mondes, Sociétés (TEMOS, UMR 9016 CNRS) et directrice du GIS « Histoire & Sciences de la Mer » (CNRS InSHS).

Alexei KRAIKOVSKI est membre du laboratoire d’histoire écologique et technologique de l’université nationale de recherche et de l’École supérieure de l’économie de Saint-Pétersbourg.

Irina GOUZÉVITCH est membre du centre Maurice-Halbwachs, EHESS (Paris).

Revue soutenue par l’Institut des sciences humaines et sociales du CNRS.

Année : 2021
Réf. : ARTEF 14

n° 14 - Histoire de la maritimité

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n° 44 - Freire Hoje, Freire Hoy

Les revues -> n° 44 - Freire Hoje, Freire Hoy

Paulo Freire (1921-1997) est une des figures pédagogiques contemporaines incontournables pour tous les professionnels dans les espaces d’éducation formels et informels. Connu pour être le créateur d’une méthode d’alphabétisation des adultes, il a été aussi un acteur politique important au Brésil dans la refonte du système d’éducation et un grand théoricien de l’action éducative. Il a ainsi publié un grand nombre de livres traduits en différentes langues et de nombreuses universités du monde l’ont distingué comme docteur honoris causa.

À l’occasion du centenaire de sa naissance, ce numéro permet de revenir sur les principes organisateurs de sa pensée et de la mettre en lien avec des questions éducatives contemporaines. Ainsi, loin d’être restreints à leur contexte d’émergence dans le Brésil du XXe siècle, ses réflexions et concepts permettent d’analyser sous un angle singulier les conditions de développement de pratiques co-éducatives, de formation par compagnonnage ou de recherche-intervention. Dans le cadre de la pédagogie critique, ses travaux contribuent également à mettre en perspective les dimensions politiques et axiologiques de toute action éducative.

La pensée de Paulo Freire reste donc d’une grande pertinence pour les éducateurs. En cherchant à explorer les différentes facettes et enjeux de ces propositions, ce volume permet de rendre compte de la richesse de cette approche pour les recherches en éducation et en formation.

Année : 2020
Réf. : EDU 44

n° 44 - Freire Hoje, Freire Hoy

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n° 84 - Le paysage musical : musique et littérature dans la première moitié du XIXe siècle

Les revues -> n° 84 - Le paysage musical : musique et littérature dans la première moitié du XIXe siècle

Dans un fragment célèbre de son roman Oberman (1804), Senancour a livré une description du ranz des vaches qui a fait date, dans la mesure où il y déploie un paysage empruntant aux codes de l’univers pastoral et à la représentation de la haute montagne pour rendre compte de la résonance intérieure de l’air alpestre. Privilégiée par les romantiques, cette façon de dire la musique et ses effets par la description d’un paysage est au cœur de ce numéro, qui en explore les déclinaisons au début du XIXe siècle dans diverses œuvres littéraires et musicales de différents pays (France, Allemagne, Italie, Angleterre). Ainsi se trouve revisité le rêve de la correspondance entre les arts qui a traversé le siècle, tandis que s’enrichit la réflexion sur le pouvoir d’évocation de la musique, sur son aptitude à exprimer l’intime et à réveiller la mémoire d’un âge d’or disparu, que restitue l’imaginaire de la pastorale ou de l’ossianisme.

Fabienne BERCEGOL est professeure à l’université Toulouse - Jean Jaurès, directrice de l’équipe « Patrimoine, Littérature, Histoire ». Elle a publié de nombreux essais et articles sur Chateaubriand, Senancour, Stendhal, Barbey d’Aurevilly, etc. Elle travaille désormais sur les romancières du début du XIXe siècle (co-dir. de Les Femmes en mouvement. L’univers sentimental et intellectuel des romancières du début du XIXe siècle, Frank et Timme, 2017) et sur les usages fictionnels du portrait (direction du n° 176 de Romantisme, co-dir. de Portraits dans la littérature de Gustave Flaubert à Marcel Proust, Classiques Garnier, 2018).

Année : 2021
Réf. : LIT 84

n° 84 - Le paysage musical : musique et littérature dans la première moitié du XIXe siècle

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Boucan !

Les collections -> Sciences Sociales -> Les Anthropologiques

Au cours des années 2000, alors que les banlieues populaires s’élèvent contre des injustices et des discriminations qui touchent tout particulièrement les populations noires de France, un engouement autour de danses et musiques urbaines africaines se renforce dans certaines boîtes de nuit et MJC de la région parisienne.
Dans ces espaces destinés aux loisirs, une africanité trop souvent disqualifiée est transformée en capital. Les médiations numériques, alors en plein essor, font émerger des proximités nouvelles, tout en permettant à de jeunes Français noirs d’être davantage auteurs de leurs propres représentations. Boucan ! restitue comment on devient quelqu’un dans un « milieu afro » aux contours et aux contenus mouvants. Il explore comment de jeunes Français noirs négocient leur condition paradoxale dans la société française, entre invisibilité et hypervisibilité, par le biais d’une économie de prestige alternative.
Cette dernière célèbre des références, des valeurs et des pratiques qui puisent dans les cultures urbaines du continent africain, tout en étant façonnée dans l’entre-soi des quartiers populaires et un quotidien résolument francilien.

Formée en anthropologie au Royaume-Uni et en France, Laura Steil s’intéresse aux dynamiques sociales et culturelles des villes. Ses recherches portent sur les danses, musiques et cultures populaires, les mondes de la nuit, la production et la mise en scène de soi, les médiations, la mémoire et la transmission. Elle enseigne dans des cursus d’anthropologie et de danse à l’Université Paris 8 Vincennes - Saint-Denis, au Pôle supérieur d’enseignement artistique de Paris - Boulogne-Billancourt et au Centre de formation danse de Cergy.

Année : 2021
Réf. : ANT 14

Boucan !

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Contacts between South Arabia and the Horn of Africa, from the Bronze Age to Islam

Les collections -> Histoire -> Sites et cités d’Afrique

Over the course of a millennium and a half, from the Bronze Age to the advent of Islam, the Red Sea was a threshold between the Arabian Peninsula and the Horn of Africa. From the Nile Valley to the Arabian Desert, influences, wealth, craftsmen, patterns and ideas circulated, accompanying caravans and travelers. Long-distance navigation was accompanied by cabotage from port to port demonstrating the extent to which seas are corridors rather than borders. Following the example of Abraha – a high-ranking military officer from the kingdom of Aksum on the African side of the Red Sea – who in the middle of the 6th century ruled over Yemen and extended his power over the entirety of the Arabian Peninsula, trade flowed in both directions.

The extravagant church that this Christian sovereign erected in his Yemeni capital Ṣanʿāʾ is still the subject of discussion among scholars. This book features the work of archaeologists, philologists and epigraphists, and is a rendition of the 21st Rencontres sabéennes which took place in Toulouse in 2017 and was devoted to the theme of “Relations between South Arabia and East Africa – from the Bronze Age to the advent of Islam”.

These contributions accompany a collection of moving tributes dedicated to the memory of Rémy Audouin (1935-2016) (Hommage à Rémy Audouin, Editions CEFAS 2020), who devoted his life to the archaeology of South Arabia and Ethiopia.

Christian Darles † (1949-2021), architect and archaeologist, was honorary professor at the École nationale d’Architecture de Toulouse and associate researcher at several institutions including the CNRS. Since 1976 he has participated in French and International field programs in Yemen, Saudi Arabia, Oman, Tunisia, Morocco, and was expert to UNESCO. He was a corresponding member of the French Académie d’Architecture and a Knight of the ordre national des Arts et des Lettres.

Lamya Khalidi is a researcher at the CNRS in the Cultures et Environnements : Préhistoire, Antiquité, Moyen Âge (CEPAM) laboratory in Nice, and is an archaeologist and specialist in the late prehistory of Arabia and the Horn of Africa (12th - 1st millennium BC). She works on the circulation and production of obsidian, and human-environment interrelations to reconstruct prehistoric human interactions and mobility. She is a permanent member of international archaeological programs in Yemen, Sudan, Ethiopia, Republic of Djibouti, Syria, and Lebanon. Director of several missions in Yemen between 2002 and 2010, she currently directs the VAPOR-Afar project in Ethiopia. She is co-editor of three books and has authored and co-authored more than sixty scientific and mainstream articles.

Mounir Arbach is director of research at the CNRS in the Archéorient laboratory – Maison de l’Orient et de la Méditerranée, Lyon, and is an epigrapher and specialist in the languages and history of pre-Islamic South Arabia (8th century BC - 6th century AD). He is a member of the French Archaeological Mission in Yemen (1993-2010) and in Saudi Arabia (2006-2017) and is currently director of the French-Saudi Archaeological Mission in the al-Fāw region (2017-2021). He is author and co-author of a dozen scientific books and a hundred scientific and mainstream articles.

Année : 2021
Réf. : SIT 05

Contacts between South Arabia and the Horn of Africa, from the Bronze Age to Islam

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n° 27 - Nouvelles recherches d’histoire économique et sociale du Nord aux époques moderne et contemporaine

Les revues -> n° 27 - Nouvelles recherches d’histoire économique et sociale du Nord aux époques moderne et contemporaine

Le dossier de ce numéro a pour objectif de donner aux lecteurs une image significative de la recherche scandinave actuelle en histoire économique et sociale. Pour ceci, un groupe d’une dizaine de jeunes chercheurs, ayant tous terminé leur doctorat après 2010, a été invité à présenter une contribution exposant leurs travaux. Les thèmes abordés sont le commerce suédois dans les Caraïbes au début du XIXe siècle, la domination des réformés sur la Compagnie asiatique danoise, le commerce de la Baltique entre 1750 et 1850 à partir des données du STRO, l’action d’un intermédiaire français dans le commerce franco-suédois fin XVIIIe-début XIXe, l’échec d’un investissement norvégien au Canada, un conflit social à Falun début XVIIe et une synthèse sur l’histoire du climat en Suède à l’époque moderne.

S’y ajoutent deux articles de mélanges, l’un sur les polémiques liées au brûlage du goémon au XVIIIe siècle en Norvège, l’autre sur le général Louis-Marie Camps, parti en Suède avec Bernadotte. La suite d’une traduction de la Navigatio libera de Johann Gröning par D. Gaurier complète le tout.

Pierrick POURCHASSE est professeur émérite d’histoire moderne à l’université de Bretagne occidentale, directeur adjoint du CRBC Brest. C’est un spécialiste reconnu d’histoire économique de l’Europe septentrionale, notamment d’histoire maritime. Il est l’auteur entre autres de plusieurs ouvrages tels que : Le Commerce du Nord. La France et le commerce de l’Europe septentrionale au XVIIIe siècle, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2006, 390 p ; Les Circulations internationales en Europe années 1680-années 1780, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2010, 501 p. (codirection avec Pierre-Yves Beaurepaire) ; La Guerre, la mer et les affaires. Enjeux et réalités maritimes de la Révolution française, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2017 (en collaboration avec Anne de Mathan et Philippe Jarnoux).

Année : 2018
Réf. : RHN 27

n° 27 - Nouvelles recherches d'histoire économique et sociale du Nord aux époques moderne et contemporaine

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Nad / Au-dessus

Les collections -> Théâtre -> Nouvelles Scènes • polonais

Condamné pour meurtre, Jacob est innocenté après plusieurs années de détention. Il retrouve la liberté, mais le monde extérieur lui paraît aussi fermé et hostile que sa prison. Il s’interroge sur les causes de sa condamnation et sur l’existence d’une main mystérieuse qui régit l’ordre du monde « au-dessus » des lois morales écrites par les hommes. La réflexion sur les questions existentielles, morales et ontologiques fait de cette pièce une grande parabole sur la condition humaine.
La pièce a reçu le Remi d’argent dans la catégorie « Drame » au 48e festival Worldfest à Houston en 2015 et le Prix du drame à Gdynia en 2009.

Mariusz Bieliński, né en 1968, est auteur dramatique, scénariste, metteur en scène et acteur. Tout en se référant aux symboles bibliques et à la langue poétique, Bieliński cherche des manifestations du sacrum dans le prosaïsme du profanum et s’interroge sur l’existence de Dieu.
Parmi ses pièces, souvent primées lors des concours dramaturgiques, il convient de citer :
Cicho [Silence] (2002), Między [Entre] (2004), Nad [Au-dessus] (2006), Mrok [L’obscurité] (2008), inspirée de la vie et de la pensée de Jean-Paul II, Dziesięć [Dix] (2010) et Księga psa [Livre du chien] (2019).

Année : 2021
Réf. : NOUP 15

Nad / Au-dessus

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n° 64 - L’amour des animaux. Exploration des liens animaux dans la littérature et la culture anglophone

Les revues -> n° 64 - L’amour des animaux. Exploration des liens animaux dans la littérature et la culture anglophone

L’amour des animaux. Exploration des liens animaux dans la littérature et la culture anglophone

Le but de ce volume est d’envisager l’amour des animaux, l’amour animal, l’amour pour les animaux dans sa multiplicité et sous un angle à la fois philosophique, environnemental, scientifique, esthétique et littéraire, en inscrivant ce thème dans la relation plus large de l’homme au monde. L’amour des animaux n’est pas une notion faite pour des idéalistes ou de doux rêveurs. Elle est au cœur d’une société du changement qui donnerait une place de premier plan aux attachements, aux liens et aux connexions, à une empathie qui est la clé de tout changement sociétal. L’amour des animaux soulève de nombreuses questions et ouvre autant de chemins. Rend-il la communication entre espèces plus facile ? Dans la mesure où cette empathie génère une meilleure communication entre espèces différentes, une meilleure écoute du monde animal ne nous aiderait-elle pas, nous humains, à communiquer entre nous d’une manière plus profonde et plus efficace ?

Animal Love. Considering Animal Attachments in Anglophone Literature and Culture

The aim of this volume is to consider animal love in its multiplicity, from a philosophical, environmental, scientific, aesthetic and literary angle at the same time, by inscribing the theme in the wider relationship of humans with the world. Animal love is not some phrase for idealists or sweet dreamers. It is the core of a society of change that should give a prominent place to attachments, bonds and connections, to an empathy that is the key to all forms of societal changes. Animal love raises many fundamental questions and opens many paths. Does love make communication between species easier ? As that empathy generates a better communication between different species, we can wonder if a better way of listening to the animal world would not help us humans to communicate between one another in a deeper and more effective way.

Année : 2021
Réf. : CAL 64

n° 64 - L'amour des animaux. Exploration des liens animaux dans la littérature et la culture anglophone

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n° 116 - La bande dessinée argentine : un espace d’engagement politique ?

Les revues -> n° 116 - La bande dessinée argentine : un espace d’engagement politique ?

La bande dessinée argentine est souvent associée à la question de l’engagement politique, comme s’il s’agissait d’une de ses spécificités. Il est vrai que Mafalda en est la principale ambassadrice et que les dessinateurs les plus reconnus sur le plan international ont réalisé des œuvres que l’on peut qualifier d’engagées. Or, la façon dont certaines œuvres s’inscrivent dans les débats ou les conflits ayant cours au moment de leur publication dépasse la seule transposition dans la fiction des horreurs de la dictature ou des affres des crises économiques.
Ce dossier couvre une période qui s’étend des années 1940 à nos jours et permet à la fois de porter un regard nouveau sur certaines œuvres phare et de s’intéresser au parcours d’artistes encore peu étudiés. À travers l’étude de la circulation de certaines œuvres, l’histoire des périodiques et l’évolution du marché, surgissent les questions de la spécificité « nationale » de l’historieta, des rapports de force avec la censure ainsi que des récentes manifestations du militantisme LGBTQ+.
La nature mixte de ce dossier – six articles, un cahier d’artistes et un entretien – permet de produire une réflexion critique qui associe théorie et dessin.

Claire LATXAGUE est normalienne et agrégée, maîtresse de conférences à l’université Paul-Valéry – Montpellier 3, spécialiste de bande dessinée et de dessin de presse. Elle est également fondatrice des éditions Insula, consacrées à la bande dessinée et aux arts graphiques latino-américains, et a réalisé des traductions pour les éditions Tanibis et L’Égouttoir. Elle est l’auteure de Lire Quino. Politique et poétique dans le dessin de presse argentin (1954-1976), Presses universitaires François- Rabelais, coll. « Iconotextes », Tours, 2016.

Année : 2021
Réf. : CAR 116

n° 116 - La bande dessinée argentine : un espace d'engagement politique ?

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Toulouse au XIVe siècle

Les collections -> Arts -> Tempus Artis

À la fin du XIIIe siècle, après de grands bouleversements qui ont mené à la disparition de la famille comtale, la ville de Toulouse joue un rôle déterminant de capitale régionale. La vie religieuse y est renforcée par l’essor récent des ordres mendiants, et les échanges intellectuels y sont brillants autour de l’université. Par ailleurs, les élites urbaines, liées au pouvoir municipal des capitouls, définitivement fidèles à la monarchie, sont les garantes d’une stabilité politique et économique favorable à la commande artistique. Les conditions sont alors réunies pour que s’épanouissent l’architecture religieuse, la sculpture autour du fameux Maître de Rieux et bien d’autres, les arts précieux et les arts de la couleur, ainsi que les objets du quotidien, qui connaissent un nouvel âge d’or. Ce bel élan n’est freiné que par les malheurs du temps, la peste et la guerre de Cent Ans. Dédié à l’histoire, à l’art (orfèvrerie, enluminure, peinture murale, sculpture, architecture) et à l’archéologie (verre et céramique) à Toulouse au XIVe siècle, cet ouvrage se propose de poser les jalons indispensables à une approche renouvelée de l’une des périodes artistiques les plus riches de la cité toulousaine.

Virginie Czerniak est maître de conférences en histoire de l’art du Moyen Âge à l’université Toulouse – Jean Jaurès et membre du laboratoire TRACES, UMR 5608 du CNRS.

Charlotte Riou est conservatrice au musée des Augustins de Toulouse.

Année : 2021
Réf. : TEMPART 11

Toulouse au XIVe siècle

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Postcolonial/Décolonial. La preuve par l’art

Les collections -> Arts -> Tempus Artis

Les liens entre art contemporain, histoire coloniale, postcolonialisme et mouvements décoloniaux sont anciens et multiples. Des artistes, en Occident et ailleurs, depuis plusieurs décennies déjà, revisitent opportunément des concepts que les études postcoloniales ont approfondis ou inventés – agency (agentivité), mimicry (mimétisme/simulacre) ou essentialisme stratégique –, en autant d’outils utiles à démêler la complexité des relations coloniales et, au-delà, de toutes les relations de domination. Des auteurs, relevant de ces champs d’études conservant aujourd’hui toute leur actualité politique, théorique et polémique, disent en retour tout l’intérêt qu’ils portent à la création contemporaine.

Associant vingt historiens de l’art et chercheurs en littérature, philosophie, droit ou psychanalyse, Postcolonial/Décolonial. La preuve par l’art réunit des textes portant sur des productions artistiques (Betye Saar, Fred Wilson, Sarkis, Lidwien van de Ven, Voluspa Jarpa, Iris Kensmil, Jean Renoir et bien d’autres), des propositions institutionnelles (Centro de Arte y Comunicación de Buenos Aires, Biennale de Venise ou Van Abbemuseum d’Eindhoven), l’historiographie de l’histoire de l’art ou celle du droit. Une place particulière est réservée aux singularités artistiques, théoriques et juridiques en Amérique latine, lieu d’émergence des théories décoloniales.

Année : 2021
Réf. : TEMPART 12

Postcolonial/Décolonial. La preuve par l'art

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n° 104 - L’idée de monument et ses représentations à l’âge classique. Textes, voix, scènes

Les revues -> n° 104 - L’idée de monument et ses représentations à l’âge classique. Textes, voix, scènes

Longtemps, le monument (le mot et la chose) n’a pas été seulement affaire d’architecture, de vastes proportions ou de patrimoine – mais de mémoire, toujours. De la Renaissance à la Révolution, la richesse sémantique de monumentum en latin a fondé dans la littérature, dans la pensée et dans les arts l’omniprésence du monument comme témoignage, tombeau, trace mémorielle (de quelque ordre qu’elle soit) entre passé et futur, présence de ce qui n’est plus, à la fois figure (image, objet) et parole (inscription, voix d’au-delà), asile des affects, ciment d’une communauté.

Les études réunies dans ce volume considèrent sous différents angles les représentations du monument à l’âge classique. Dans une culture héritière de l’Antiquité, le monument est à la fois sacralisé (dans la poésie) et dévalué (par la philosophie). Au croisement du religieux, du social et de l’esthétique, la notion de monument organise en profondeur rites et discours funèbres. Mais les textes eux-mêmes, se faisant temple ou mémorial, brouillent la distinction théorique entre document et monument. Les monuments enfin triomphent mis en scène et en voix (théâtre, opéra, musique sacrée).

Jean-Philippe GROSPERRIN est maître de conférences en littérature française des XVIIe et XVIIIe siècles à l’université de Toulouse – Jean Jaurès. Il a publié de nombreux articles, qui portent entre autres sur Fénelon, sur l’éloquence sacrée, sur la tragédie et l’opéra à partir de la fin du xviie siècle. Il a exhumé une tragédie jésuite inédite, Idoménée (1700), de François Paulin (Toulouse, SLC, 2008).

Année : 2021
Réf. : LC 104

n° 104 - L'idée de monument et ses représentations à l'âge classique. Textes, voix, scènes

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n° 17 - Alimentation

Les revues -> n° 17 - Alimentation

Depuis une vingtaine d’années, l’alimentation n’est plus seulement envisagée dans son aspect économique et nutritionnel, mais également en tant que « bien culturel » (F. Braudel) devenant un véritable champ d’études historiques pour comprendre une société. Plus spécifiquement, la prédominance des débats actuels sur l’alimentation dans son rapport à la santé met en exergue des enjeux qui posent de nouvelles problématiques pour les analyses historiques.

La diététique, la santé publique, la diffusion des savoirs d’utilisation des aliments, la symbolique des aliments, l’alimentation comme marqueur identitaire sont les thèmes que ce numéro présente à travers cinq contributions couvrant une chronologie large allant de l’Antiquité à l’époque contemporaine, et s’intéressant à différents espaces géographiques. Le numéro est complété par un entretien avec Amanda Herbert, codirectrice du projet Before ‘Farm to Table’ : Early Modern Foodways and Cultures.

Alexandra KOVACS est docteure en histoire grecque et actuellement chercheuse à l’Institut Ausonius, UMR 5607 (université Bordeaux-Montaigne). Ses travaux portent principalement sur l’histoire de l’alimentation et sur les normes sociales. Après avoir mené une thèse sur le végétarisme dans l’Antiquité grecque (à paraître), elle s’intéresse à présent à la consommation des produits carnés et plus largement à l’économie des produits animaliers. Elle est l’auteure de « A Historiography of Vegetarianism in Antiquity », Mare Nostrum, vol. 10, no 1, 2019, p. 10-30, en ligne : https://doi.org/10.11606/ issn.2177-4218.v10i1p10-30 ; et de « Le carnivore insatiable : luxe et alimentation carnée chez Plutarque », dans J.-Ph. Guez, L. Méry, J. Peigney (dir.), Dévorer/dépenser dans le monde hellénistique et romain, Bordeaux, Ausonius, p. 107-118.

Revue soutenue par l’Institut des sciences humaines et sociales du CNRS.

Année : 2020
Réf. : HMS 17

n° 17 - Alimentation

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La nouvelle phraséologie du français

Les collections -> Langues et civilisations étrangères -> Interlangues linguistique et didactique

Une troisième édition de cet ouvrage, révisée et augmentée, confirme la montée en puissance de la phraséologie en tant que discipline à part entière au sein des sciences du langage. À la fois singulière et interdisciplinaire, cette branche du savoir se trouve placée à la croisée de plusieurs domaines de connaissance qui s’en approchent sans jamais arriver à l’annexer et sur lesquels elle ne peut pas non plus faire l’impasse. Son objet d’étude, formé d’éléments tenus désormais pour incontournables dans la langue, est ici abordé non seulement d’un point de vue linguistique mais aussi extralinguistique. Dans la présente édition, l’étude formelle, sémantique et pragmatique de ces éléments fait place à une nouvelle catégorie, les pragmatèmes, et donne lieu à des typologies élaborées à partir des principes de la grammaire de constructions. Cette nouvelle organisation du domaine fournit au lecteur l’occasion d’une rencontre à la fois surprenante et enrichissante avec cette partie de la langue qui se meut constamment entre la stabilisation et la déstabilisation, entre la prévisibilité des phrases toutes faites et l’ingéniosité des jeux de mots.

Isabel González Rey est professeure des universités à l’Universidade de Santiago de Compostela (Espagne) où elle enseigne la langue française. Chef du laboratoire Phraseonet (www.phraseonet.com/es) et directrice de la revue Cadernos de Fraseoloxía Galega, elle est réputée pour ses nombreux travaux en phraséologie, notamment en phraséodidactique. Ses études lui ont valu plusieurs distinctions, dont le prix extraordinaire de doctorat pour cet essai sur la phraséologie du français.

Année : 2021
Réf. : LANG 26-3

La nouvelle phraséologie du français

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n° 10 - Bataille de France, 1940. Repenser les forces aériennes au combat

Les revues -> n° 10 - Bataille de France, 1940. Repenser les forces aériennes au combat

Nacelles n° 10 - Bataille de France, 1940. Repenser les forces aériennes au combat / Battle of France, 1940. Reappraising the Air Force in Combat

Année : 2021

n° 10 - Bataille de France, 1940. Repenser les forces aériennes au combat

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n° 116 - Iconographie en situation : images, supports et contextes en Grande Grèce / La fabrication de l’Antiquité par les Anciens

Les revues -> n° 116 - Iconographie en situation : images, supports et contextes en Grande Grèce / La fabrication de l’Antiquité par les Anciens

Dossier 1 : Le développement de l’archéologie contextuelle, la multiplication des données accessibles et les recherches sur l’histoire des collections sont le moteur d’une réévaluation des images produites en Grande Grèce, jusqu’alors souvent séparées de leurs supports et de leurs contextes par les études iconographiques. À travers l’analyse de cas variés, les huit autrices et auteurs de ce dossier montrent la diversité du matériel italiote et offrent un panorama des méthodes actuellement mises en place, démontrant leur important potentiel pour la connaissance des sociétés anciennes.

Dossier 2 : Le dossier « la fabrication de l’Antiquité par les Anciens » envisage les modalités de références au passé et d’utilisation de ce dernier au service de préoccupations présentes, à partir de la recomposition plus ou moins artificielle d’une Antiquité fantasmée, objet de vénération ou de dérision. Cette démarche est étudiée à travers une série de communications centrées sur des domaines divers (étiologie, étymologie, axiologie, objets et lieux de mémoire) et sur un large empan chronologique, de l’Antiquité classique à la Renaissance en passant par l’Antiquité tardive.

Fabien BIÈVRE-PERRIN est actuellement postdoctorant au centre Jean-Bérard (CNRS/École française de Rome) dans le cadre d’une bourse européenne Marie Curie (projet Feminicon, grant agreement no 891118).

Anne-Hélène KLINGER-DOLLÉ, maître de conférences de latin à l’université de Toulouse 2 – Jean Jaurès, est spécialiste de la littérature néolatine de la Renaissance et membre de PLH-ERASME.

François RIPOLL, professeur de latin à l’université de Toulouse 2 – Jean Jaurès, membre de PLH-CRATA, est spécialiste de littérature latine d’époque classique, et plus particulièrement de poésie épique.

Année : 2021
Réf : PAL 116

n° 116 - Iconographie en situation : images, supports et contextes en Grande Grèce / La fabrication de l'Antiquité par les Anciens

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