À paraître

Infos pratiques

Dernières parutions

Parcours de santé. Parcours de genre

Les collections -> Sciences Sociales -> Santé Société

Qu’est ce qui relève du genre dans les parcours de santé ? Qu’est ce qui relève des questions de santé dans les parcours de genre ? C’est à cette double interrogation que tente de répondre ce livre collectif. Très longtemps, la question de la santé et du genre a été cantonnée à trois points, fondamentaux mais dépassables : la santé reproductive pour les femmes, la santé sexuelle pour les minorités sexuelles et la santé psychiatrique pour les minorités de genre. C’est dire le poids des catégories de santé sur les catégories de genre, l’influence de la chirurgie ou de la psychiatrie pour distinguer les corps sains et les corps malsains, donc abjects. Aujourd’hui encore, penser les masculinités et les féminités en contexte de santé apparaît comme un « angle mort » de la recherche et lorsque, timidement, le genre surgit, c’est en réalité des catégories de sexe dont il est question. Des hommes et des femmes qui, vous le verrez dans ces pages, n’expérimentent bien évidemment pas le même rapport au corps et par conséquent pas le même rapport à la santé, à la médecine, au soin.
Mais c’est d’un glissement encore plus significatif qu’il s’agit : au-delà des catégories de sexe, pouvons-nous interpréter les parcours de santé en matière de genre, de registres de masculinités, de féminités… ? À travers la cancérologie, l’âge, le travail, les transidentités, la gestation pour autrui ou la bariatrie, ce livre offre des pistes interprétatives face à l’entrelacs des notions de genre et de santé. Grâce à sa dimension fortement pluridisciplinaire (sociologie, psychologie, psychiatrie, communication, philosophie, anthropologie), cet ouvrage déplace les frontières entre études de santé et études de genre en proposant des mises en écho disciplinaires et thématiques.

Anastasia MEIDANI est enseignante-chercheure à l’université Toulouse – Jean Jaurès au LISST. Ses travaux portent sur la santé, le rapport au corps, le genre et les expériences du vieillir.

Arnaud ALESSANDRIN est enseignant-chercheur à l’université de Bordeaux au LACES. Il s’intéresse aux questions de genre, de santé et de discriminations.

Année : 2018
Réf. : SANTE 02

Parcours de santé. Parcours de genre

Haut de page Haut de page

Commerce et urbanisme commercial dans la fabrique de la ville durable

Les collections -> Géographie -> Villes et Territoires

Cet ouvrage étudie la place du commerce dans la fabrique de la ville durable. La conviction exprimée ici est que le commerce est une pièce centrale en matière d’urbanité et d’urbanisme et que les géographes doivent s’en préoccuper. Ce travail s’appuie sur une retranscription du rapport évolutif entre le commerce et la ville, depuis l’irruption de la société de consommation jusqu’à son interrogation actuelle. Le diagnostic aboutit à des impressions nuancées, alliant complicité sur le temps long et constat d’une relation parfois abîmée.
Cela conduit à s’interroger sur le contexte, y compris idéologique, de cette fabrique et son incapacité, voire son indifférence, à produire un urbain apte à répondre à des enjeux à long terme. Intervient alors en parallèle une nécessaire réflexion sur la très discutée/discutable ville durable, assortie d’une interrogation quant à la pertinence de l’urbain à s’imposer comme une clé d’un développement durable.
Actant qu’un développement urbain davantage soucieux de durabilité est possible, le propos de l’ouvrage conduit à penser que les activités commerciales ont un rôle notable à jouer, à commencer du point de vue de leur localisation. Se pose alors une ultime série de questions autour des acteurs de ce chantier, de leurs légitimités respectives, du comment faire et des objectifs à se fixer, questions aiguisées par le bilan pour le moins mitigé de l’urbanisme commercial « à la française ». Le chantier de la ville durable étant encore largement ouvert, des pistes de réflexion sont initiées, toujours en gardant en ligne de mire le commerce comme fonction et acteur, mais en l’intégrant résolument dans la globalité du champ de l’urbain.

Philippe Dugot est professeur au département de géographie - aménagement - environnement de l’université Toulouse - Jean Jaurès et membre du laboratoire LISST-CIEU.

Année : 2019
Réf. : VT 26

Commerce et urbanisme commercial dans la fabrique de la ville durable

Haut de page Haut de page

n° 79 - Chateaubriand et le monde sensible

Les revues -> n° 79 - Chateaubriand et le monde sensible

La prose de Chateaubriand exprime une attention aiguë à la dimension sensible du monde. « L’Enchanteur » excelle dans les descriptions de paysages et dans un art du récit irisé par des détails matériels : odeurs, sons, couleurs… La critique, depuis un demi-siècle, a souvent souligné, dans cette poétique du sensible, l’aimantation d’une négativité qui ne dit la splendeur que pour révéler son envers ou sa décomposition.

Mais l’enchantement, qui surgit de l’écriture, confronte aussi le lecteur à la présence immédiate du monde, au poids des objets, de la sensation première où tout s’origine. C’est l’ambivalence de cette poétique que ce numéro se propose d’explorer sous ses divers aspects, stylistique, sémantique, esthétique et idéologique.

Pierre Glaudes, professeur à Sorbonne Université, consacre la plus grande partie de ses travaux au roman français du XIXe siècle. Il est l’auteur d’Atala, le désir cannibale (PUF, 1994).

Alvio Patierno (université Suor Orsola Benincasa, Naples) a travaillé sur les auteurs voyageurs français en Italie. Il a récemment publié la traduction italienne du Dictionnaire amoureux de Naples.

Jean-Marie Roulin (université Jean-Monnet, Saint-Étienne) a publié Chateaubriand, l’exil et la gloire ; L’épopée de Voltaire à Chateaubriand, et co-dirigé Chateaubriand, penser et écrire l’Histoire.

Valeria Sperti (université Federico II, Naples) est spécialiste de l’écriture autobiographique. Elle a publié Écriture et mémoire. Le labyrinthe du monde de Marguerite Yourcenar (Liguori editore, 1999).

Année : 2018
Réf. : LIT 79

n° 79 - Chateaubriand et le monde sensible

Haut de page Haut de page

Le nécessaire et le superflu

Les collections -> Histoire -> Flaran

36es Journées internationales d’histoire de Flaran, 17-18 octobre 2014

Longtemps associé au stéréotype d’un producteur campé sur des pratiques routinières et un mode de consommation subi privilégiant l’autarcie, le paysan du Moyen Âge et de l’Époque moderne fait aujourd’hui figure d’acteur pleinement intégré aux circuits d’échanges et ouvert aux produits et aux idées de son temps, dont les stratégies eurent un rôle fondamental dans les dynamiques économiques européennes.
Le présent ouvrage, qui rassemble les actes des 36es Journées internationales d’histoire de Flaran, s’inscrit dans ce mouvement en proposant, pour la première fois, de saisir le paysan avant tout en tant que consommateur, dont les pratiques sont interrogées sur le temps long. Historiens et archéologues y confrontent les résultats de leurs enquêtes sur les habitudes alimentaires, l’équipement domestique ou les niveaux de vie, et examinent l’impact des choix de consommation paysans sur l’économie « englobante » entre le XIe et le XVIIIe siècle.
Des diverses contributions proposées par des spécialistes européens reconnus de l’histoire des pratiques de consommation, ressort l’image d’une paysannerie éminemment contrastée qui présente, au gré des époques, des régions et des inégales disponibilités économiques, un large spectre de comportements, depuis la stricte autoconsommation fondée sur la mobilisation des ressources disponibles localement jusqu’à la participation résolue aux modes impliquant l’acquisition sur les marchés de produits vestimentaires ou alimentaires importés. De ce premier état des lieux, aux perspectives renouvelées, émerge ainsi un certain nombre de pistes de recherche appelées à de fertiles développements.

Année : 2019
Réf. : FLA 36

Le nécessaire et le superflu

Haut de page Haut de page

n° 101 - Politiques sportives, relations sociales et action collective

Les revues -> n° 101 - Politiques sportives, relations sociales et action collective

Au-delà des diversités de contexte, le sport apparaît comme un terrain d’expression du vivre ensemble de premier ordre dans la société contemporaine. Pratique culturelle, mouvement collectif et moment de fête, les activités, organisations et rassemblements sportifs constituent une structure fondamentale de régulation. Quand la remise en cause des monopoles d’État – en France, mais aussi dans d’autres pays francophones – redistribue à d’autres certaines fonctions de société, le monde sportif associatif apparaît dès lors en conservatoire indispensable du lien social.
La chute des institutions de socialisation que pouvaient être la famille, l’Église, l’armée, renforce en outre le besoin de nouveaux espaces destinés à ces fonctions que remplit le monde sportif. Les relations renouvelées entre pouvoirs publiques, action collective et lien social sont ainsi plus que jamais à questionner. L’enjeu scientifique de l’ouvrage porte aussi sur de nouvelles relations entre représentations, cultures et identités, pouvoir, conflit et communication ; le sport s’impose ainsi comme objet d’étude susceptible d’appréhender les dynamiques contemporaines mondialisées. Omniprésent dans les médias et les discours, le sport est devenu un genre commun dont il n’est plus permis de méconnaître l’importance.

Vingt ans après la parution du livre Sport, relations sociales et action collective en 1995, ce numéro de Sciences de la Société souhaite constituer un nouveau bilan d’étape, théorique et empirique, à propos des liens entre politique sportive, relations sociales et action collective.

Année : 2017
Réf. : LERA 101

n° 101 - Politiques sportives, relations sociales et action collective

Haut de page Haut de page

Le Centre historique de Mexico

Les collections -> Géographie -> Villes et Territoires

Durant la première décennie du XXIe siècle, le Centre historique de Mexico a cessé de se dépeupler, amorçant une étape de revalorisation économique et symbolique dont on commence à peine à mesurer l’importance. Grâce à un appareil cartographique exceptionnel, l’ouvrage retrace la formation de ce haut lieu patrimonial pour mieux appréhender la singularité du processus de gentrification qui s’y déploie.

Nourri par de nombreux témoignages, l’ouvrage interroge le rôle que les élites politiques et économiques entendent attribuer au noyau historique de la capitale mexicaine. Il analyse la participation ambiguë des classes intermédiaires, ainsi que les différentes formes de résistance exprimées par les populations exclues du projet urbain. Enfin, afin d’évaluer la prétendue pluralité du projet de « revitalisation », reprenant les débats autour de l’aménagement participatif, l’ouvrage offre une description détaillée des différents mécanismes de patrimonialisation et de gestion sociale établis par le gouvernement local afin de neutraliser les conflits inhérents au processus de gentrification.

S’appuyant sur un travail d’enquête conduit pendant six ans auprès des acteurs politiques et sociaux qui ont façonné le paysage actuel du centre de Mexico, cet ouvrage constitue à la fois une contribution majeure à la connaissance du centre historique d’une métropole mondiale, et une référence pour l’ensemble des travaux de géographie urbaine portant sur les enjeux patrimoniaux, économiques et sociaux d’une reconquête des espaces centraux dans les autres grandes villes du monde.

Jerónimo Díaz Marielle est géographe, professeur de sociologie urbaine à l’Université autonome métropolitaine (UAM) de Mexico. Ses recherches portent sur l’habitat populaire en Amérique latine, la cartographie sociale et les conflits socio-environnementaux associés aux grands projets d’aménagement du territoire au Mexique.

Année : 2019
Réf. : VT 27

Le Centre historique de Mexico

Haut de page Haut de page

Croisades en Afrique

Les collections -> Histoire -> Méridiennes • Série « Croisades tardives »

Souvent négligé dans la bibliographie consacrée aux croisades, le continent africain se révèle pourtant la destination récurrente d’expéditions militaires menées au nom de la défense ou de la propagation de la foi chrétienne. Composé de treize contributions encadrées d’une introduction et d’une conclusion, le présent ouvrage offre un panorama particulièrement complet du phénomène à l’une de ses périodes cruciales : la fin du Moyen Âge et le début de l’époque moderne.

Il démontre la diversité des acteurs, des motivations et des enjeux qui animent ces entreprises. À la suite des auteurs, le lecteur est invité à traverser tout le continent d’est en ouest, depuis les rêves d’une offensive qui associerait la Nubie ou l’Éthiopie aux forces occidentales mobilisées contre les puissances islamiques, jusqu’aux entreprises concrètes des Portugais à Ceuta puis le long de la côte atlantique, en passant par les attaques ponctuelles contre les cités commerçantes du Maghreb central. Au-delà du caractère indiscutablement hétéroclite des manifestations africaines du phénomène croisé, une certaine unité entre ces expéditions se dégage, marquée par une réelle fascination pour ces espaces si proches et si mal connus, un véritable tropisme africain de l’Occident, qui permet à bon droit de considérer l’Afrique comme un front de croisade à part entière.

Année : 2019
Réf. : MERCT 06

Croisades en Afrique

Haut de page Haut de page

n° 32 - Métiers d’art itinérants

Les revues -> n° 32 - Métiers d’art itinérants

À la croisée de l’histoire de l’art et de l’histoire sociale, le recueil envisage les circulations d’artistes et d’artisans relevant des métiers d’art. En suivant les parcours individuels de ces créateurs, et parfois leur destinée collective sur plusieurs générations, c’est la nature des dynamiques sociales et culturelles existant ainsi en contexte migratoire qui est appréhendée. Le dossier s’attache en effet à replacer ces parcours au sein des réseaux qui permettent de comprendre à la fois l’inscription sociale spécifique de ces artisans itinérants, leur vécu migrant voire diasporique, et également bien sûr le développement de leurs pratiques artistiques. L’effet de ces mobilités se repère à plusieurs échelles (géographiques comme temporelles) en croisant l’analyse des techniques et des savoir-faire à celle des productions et des œuvres ; c’est ainsi qu’on peut, par exemple, reconsidérer l’utilisation et l’appropriation de certains gestes ou préparations, tout comme, dans une dimension stylistique ou iconographique, l’apparition, la diffusion ou l’altération de certains motifs.

Le thème classique des transferts culturels est revisité à travers les acteurs qui propagent modèles et techniques. L’attention au cas des zones rurales, rarement considéré dans ce domaine, donne une dimension inédite au sujet. Plusieurs entretiens viennent élargir le questionnement au temps présent, notamment à partir de l’exemple nord-américain.

Sophie DUHEM est maître de conférences en histoire de l’art à l’université Toulouse - Jean Jaurès et membre du laboratoire FRAMESPA.

Laure TEULIÈRES est maître de conférences en histoire à l’université Toulouse - Jean Jaurès et membre du laboratoire FRAMESPA.

Revue soutenue par l’Institut des sciences humaines et sociales du CNRS.

Année : 2018
Réf. : DIA 32

n° 32 - Métiers d'art itinérants

Haut de page Haut de page

Valeur de notes

Les collections -> Histoire -> Méridiennes • Série Générale

Le titre Valeur de notes recouvre un choix autocritique et autobiographique de textes qui recouvrent deux siècles de musique française depuis la Révolution française jusqu’à son bicentenaire. Ce bilan ou somme de réflexions a « valeur de notes », compte tenu de la connaissance, toujours accrue, sans cesse renouvelée des sujets traités. En raison des circonstances qui les firent naître, ces textes ont aussi valeur de témoignages. Quinze en tout, également répartis sur deux siècles. Les cinq premiers traitent de la Révolution dont La Marseillaise (nᵒ 3) évoquée jusqu’à son propre bicentenaire en 1992. Les XIXe et XXe siècles comportent chacun autant d’évocations. Tout d’abord de la Commune de Paris (nᵒ 5) jusqu’à la Grande Guerre (1914-1918) [nᵒ 9] en passant notamment par Chabrier (nᵒ 6), les poèmes lyriques d’Émile Zola (nᵒ 7), avec tableau synoptique, et les relations peu connues du compositeur combattant Paul Ladmirault avec l’écrivain Henri Barbusse, l’auteur du Feu (nᵒ 9). Pour le XXe siècle sont traités tour à tour : Louis Durey, l’aîné des Six, le plus méconnu de ce fameux groupe (nᵒ 10) dont il est question « en bloc » dans un parcours de son théâtre lyrique de 1945 à 1985 (nᵒ 14). Certains de ses membres ont participé à la musique de scène collective pour 14 Juillet de Romain Rolland en 1936 (nᵒ 13) et contribuent à l’enrichissement du répertoire dans le quatuor à cordes (nᵒ 11) auquel a participé Henri Sauguet, figure majeure de l’École d’Arcueil dont sont examinées toutes les mélodies (nᵒ 12).

Frédéric Robert, docteur en musicologie, s’est employé à faire revivre des œuvres originales par ses préparations et présentations de concerts, principalement pour orchestre d’harmonie. Animateur des heures musicales de la Vallée-aux-Loups (Maison de Chateaubriand) de 1987 à 1997, en collaboration avec Bertrand Pouradier-Duteil, il a fait ressurgir, en plus de pièces pour harmonie, anciennes et originales, des œuvres de chambre vocales et instrumentales du temps de Chateaubriand. Par son enseignement dans plusieurs conservatoires et ses articles parus dans de nombreux dictionnaires et revues, Frédéric Robert s’est consacré à la défense de divers aspects de la musique française des deux derniers siècles.

Année : 2019
Réf. : MERI 23

Valeur de notes

Haut de page Haut de page

Los modelos anglo-normandos en la cultura letrada en Castilla (siglos XII-XIV)

Les collections -> Histoire -> Méridiennes • Série Études médiévales ibériques

El presente volumen se propone explorar diversas facetas de la producción escrita y de las prácticas cortesanas en la Castilla del siglo XII al XIV con el objetivo de discutir la influencia en ellas de los (así llamados) modelos culturales anglo-normandos.

Teniendo en cuenta que el espacio Plantagenêt abarca, durante buena parte del siglo XII, un amplio espacio que va desde el norte de Inglaterra hasta los Pirineos, y da origen en el terreno político y cultural a prácticas y textos que tuvieron una amplia recepción y descendencia, se analiza aquí la circulación de ideas, individuos, manuscritos y textos, y la permeabilidad de las formas literarias castellanas a los modelos culturales forjados en torno a la corona Plantagenêt. La coherencia de los análisis planteados sugiere los mecanismos de innovación que se pusieron en marcha en ese momento crucial de la construcción de un pensamiento y de una concepción del poder castellanos, a la par que confirma que el modelo no impone un marco coercitivo, sino que supone un estímulo, antes que un lastre.

Este libro establece la primera síntesis sobre los modelos anglo-normandos en la cultura castellana de los siglos XII-XIV, y constituye un jalón fundamental que permitirá medir fenómenos innovadores y avistar encuentros inesperados.

Année : 2019
Réf. : MEREMI 04

Los modelos anglo-normandos en la cultura letrada en Castilla (siglos XII-XIV)

Haut de page Haut de page

n° 97 - Le « théâtre provincial » en France (XVIe-XVIIIe siècle)

Les revues -> n° 97 - Le « théâtre provincial » en France (XVIe-XVIIIe siècle)

Le numéro est consacré aux œuvres théâtrales en français et en langues régionales jouées et publiées dans les provinces de France entre les années 1550 et les années 1780, c’est-à-dire à un pan largement oublié de l’histoire du théâtre français, qui coïncide à partir du XVIIe siècle avec celle du théâtre parisien. Outre des études de cas (pratiques théâtrales locales, territoriales ou communautaires), les auteurs proposent des réflexions sur la spécificité des esthétiques et habitudes théâtrales provinciales au regard des modèles parisiens ou plus largement nationaux mais aussi sur la signification et les enjeux, esthétiques et politiques, attachés à la notion même de « théâtre provincial ».

Ce numéro s’inscrit dans un renouveau très sensible de l’approche de l’histoire du théâtre français, qui s’emploie à la repenser et à l’étudier en dehors du cadre parisien et des auteurs retenus par l’histoire littéraire. Il s’emploie à ne pas séparer la littérature en français et la littérature en langues de France, le territoire français étant un territoire fondamentalement plurilingue ; dans le cas présent, le numéro constitue une suite de « Français et langues de France dans le théâtre du XVIIe siècle » (2015, nᵒ 87).

Pierre PASQUIER est professeur émérite à l’université de Tours. Il est spécialiste des techniques de la représentation dramatique et de l’architecture théâtrale au XVIIe siècle ainsi que du théâtre de dévotion. Il a publié plusieurs éditions critiques : Le Véritable Saint Genest de Rotrou (Théâtre complet, STFM, t. 4, 2001), Le martyre de la glorieuse vierge sainte Reine de Claude Ternet (dans Tragédies et récits de martyre en France [fin XVIe – début XVIIe siècle], Classiques Garnier, 2009), le Mémoire de Mahelot (Champion, 2005) et Saint Eustache martyr (Baro, Théâtre complet, Paris, Classiques Garnier, t. I, 2015).

Bénédicte LOUVAT-MOLOZAY est professeure à l’université Toulouse 2. Elle travaille sur le théâtre français du XVIIe siècle et est notamment l’auteure de L’« Enfance de la tragédie » (1610-1642). Pratiques tragiques françaises de Hardy à Corneille (PUPS, 2014). Elle a dirigé un numéro de Littératures classiques sur « Français et langues de France dans le théâtre du XVIIe siècle » (nᵒ 87, 2015) et coordonne l’édition de l’un des plus importants corpus dramatiques franco-occitans du XVIIe siècle, le Théâtre de Béziers (tome 1 à paraître chez Classiques Garnier à l’automne 2018).

Année : 2018
Réf. : LC 97

n° 97 - Le « théâtre provincial » en France (XVIe-XVIIIe siècle)

Haut de page Haut de page

Commerce et ruralité

Les collections -> Géographie -> Ruralités Nord-Sud

Concours CAPES histoire-géographie : nouvelle question 2019

L’analyse des rapports entre commerce et ruralité permet de revisiter l’analyse proposée par B. Kayser en termes de « renaissance rurale ». Cette synthèse des réflexions menées des années 1970 aux années 1990 était centrée sur les spécificités du rural (spécificités d’activités économiques, de structure spatiale, d’organisation sociale, de valeurs et de représentations). L’analyse des travaux de prospective des années 2000 et 2010 montre qu’une partie de ces spécificités a été largement évacuée des réflexions récentes. Or, leur prise en compte fait ressortir les nombreuses reformulations en cours de la catégorie « espaces ruraux », à condition de faire porter la réflexion non pas simplement sur les rapports des ruraux à leur espace mais sur les rapports qu’entretient l’ensemble de la société avec ses espaces de faible densité.
La mutation du commerce alimentaire sous toutes ses formes (petits commerces indépendants, grande distribution, circuits courts…) témoigne des voies diversifiées par lesquelles la société actuelle cherche à renouveler ses ruralités, entendues comme ses rapports productifs à la nature, indissociables de rapports sociaux et culturels. Il ressort alors que la « fabrique de la ruralité  » fonctionne à plein dans une société de consommation qui idéalise les espaces ruraux pour se rassurer, prendre soin de soi, réaliser son projet personnel ou faire société, dans une société de développement durable qui valorise le bio et l’équitable, dans une société mondialisée qui valorise les dynamiques locales et dans une société de mobilités qui reproduit des configurations spatiales spécifiques.

Michaël Pouzenc est professeur de géographie, directeur adjoint de l’équipe de recherche Dynamiques rurales au sein du laboratoire LISST et responsable du master Gestion des territoires et développement local – Territoires ruraux. Il préside la commission Géographie du commerce du Comité national français de géographie.

Année : 2019
Réf. : RUR 10

Commerce et ruralité

Haut de page Haut de page

n° 40 - Mêlées et démêlés, 50 ans de recherches en sciences de l’éducation

Les revues -> n° 40 - Mêlées et démêlés, 50 ans de recherches en sciences de l’éducation

Les sciences de l’éducation ont atteint en 2017 un seuil symbolique, celui des 50 ans de leur existence. Ces années de travaux, de colloques, de publications ont permis à la discipline d’asseoir sa légitimité scientifique dans les champs de l’éducation, de la formation et du travail. Elles ont produit une histoire, faite de débats, d’avancées scientifiques, d’évolutions ou de bifurcations, histoire que le colloque « Mêlées et démêlés, 50 ans de recherches en sciences de l’éducation » qui s’est déroulé à Toulouse du 20 au 22 septembre 2017 a mis en perspective afin de mieux saisir les enjeux de la discipline. Dans le prolongement des riches échanges qui ont marqué les travaux du colloque, le numéro 40 des Dossiers des sciences de l’éducation revient sur les controverses qui ont jalonné cette période et font encore aujourd’hui son actualité.

Année : 2018
Réf. : EDU 40

n° 40 - Mêlées et démêlés, 50 ans de recherches en sciences de l'éducation

Haut de page Haut de page

n° 13 - Sexologie et idéologies

Les revues -> n° 13 - Sexologie et idéologies

Ce dossier explore les interconnexions entre idéologie et sexologie au cours du XXe siècle. Bien que les sexologues, qui sont souvent des médecins, tentent de légitimer leurs savoirs et pratiques par la science et la méthode expérimentale, il n’en demeure pas moins que la sexologie reste traversée d’enjeux idéologiques forts. Cette porosité de la science avec son contexte idéologique est particulièrement bien illustrée par la sexologie, discipline divisée et peu normalisée. Ainsi, dans le milieu progressiste entourant l’Université catholique de Louvain, apparaît dans les années 1950 et 1960 une sexologie catholique rassemblant théologiens et médecins, en faveur notamment de la contraception chimique. Elle jouera un rôle de premier plan dans la formation des sexologues des années 1960 et 1970. Le discours sexologique est également mobilisé par les mouvements sociaux ou les intellectuels sympathisants. Les lesbiennes y trouvent une matière importante pour se définir, par adhésion ou opposition.

Sylvie CHAPERON est professeure d’histoire contemporaine à l’université Toulouse - Jean Jaurès. Elle est spécialiste de l’histoire du genre et des sexualités. Elle a publié notamment :
- Jules Guyot,
Bréviaire de l’amour expérimental, présenté par Sylvie Chaperon (Payot, 2012).
- Les origines de la sexologie, 1850-1900 (Payot, 2012, réédition en poche).
- La médecine du sexe et les femmes. Anthologie des perversions féminines au XIXe siècle (La Musardine, 2008).
- Dictionnaire des féministes. France, XVIIIe-XXIe siècle, en codirection avec C. Bard (PUF, 2017).

Revue soutenue par l’Institut des sciences humaines et sociales du CNRS.

Année : 2018
Réf. : MERHMS 13

n° 13 - Sexologie et idéologies

Haut de page Haut de page

La majesté et la croix

Les collections -> Histoire -> Tempus • Médiévale

L’apport des sources sigillaires à l’histoire des pratiques gouvernementales est notable, il modifie sensiblement notre regard sur les grands princes du Moyen Âge central. Parmi eux, les comtes de Toulouse ont conçu des marques de cire (sceaux) et de plomb (bulles) qui articulent des enjeux liés à la fois à l’autorité et à la mémoire. L’exercice du pouvoir, ainsi que sa représentation, se réfère souvent à une noble origine qui doit sans cesse être réactivée au sein du lignage. La maison de Toulouse a innové en adoptant, au XIIe siècle, une image originale, la position de majesté, pour signifier son alliance prestigieuse et son étroite proximité avec la famille des rois capétiens. Elle a su également se distinguer dans le paysage emblématique d’un large Midi en créant un objet de communication d’une efficacité certaine, la croix raimondenque, c’est-à-dire la croix des comtes Raimond qui, aujourd’hui encore, investit notre panorama visuel.

Face à une tradition historiographique prompte à souligner les limites ou les défaillances de l’idéologie raimondine, cette étude tend à montrer l’importance cruciale de l’instrument sigillaire dans le contexte des années 1150-1250, alors que les comtes doivent sans cesse faire face aux tentatives d’expansion de leurs puissants voisins (rois d’Aragon - comtes de Barcelone, rois d’Angleterre - ducs d’Aquitaine, papauté et rois de France). Dans cette situation singulière, la majesté et la croix constituent une réponse visible et tangible ; elles légitiment une autorité dont le sens puise sa source dans la mémoire illustre des ancêtres.

Laurent Macé est professeur des universités en histoire médiévale à l’université Toulouse - Jean Jaurès et membre du laboratoire FRAMESPA (CNRS, UMR 5136).

Année : 2019
Réf. : TEMP 61

La majesté et la croix

Haut de page Haut de page

n° 110 - Bêtes et plantes en Amérique latine

Les revues -> n° 110 - Bêtes et plantes en Amérique latine

Ce numéro porte sur la perception et la représentation des végétaux et des animaux dans le monde latino-américain, étudiées de manière diachronique de la période classique à nos jours. Bêtes, plantes et êtres humains sont ici envisagés dans leurs interactions, parfois leur symbiose. Les auteurs s’intéressent tout particulièrement aux différents milieux forestiers, qui permettent d’appréhender des univers variés dans une perspective historique, anthropologique et culturelle. L’impact que les études des voyageurs naturalistes ont eu sur la connaissance des milieux locaux est analysé. Le dossier s’attache aussi à replacer cette problématique dans les sociétés « indigènes » contemporaines, au travers des représentations artistiques qui associent les animaux et les plantes, ainsi que des connaissances botaniques et zoologiques traditionnelles qui impriment fortement les rites religieux syncrétiques, liant médecine, cultes vernaculaires et pratiques rituelles. Enfin, les nombreux échos de ces représentations dans les arts visuels contemporains en Amérique latine sont également pris en compte.

Sylvie MÉGEVAND est professeur au département d’études hispaniques et hispano-américaines de l’université Toulouse - Jean Jaurès, et membre du laboratoire FRAMESPA. Ses travaux portent notamment sur l’Amérique latine et Cuba aux XIXe et XXe siècles, et l’histoire de l’art hispano-américain (XVIIIe-XXIe siècle).

Catherine HEYMANN est professeur de civilisation hispano-américaine à l’université Paris-Nanterre. Elle dirige le groupe de recherche « État, culture et nation » (GRECUN).

Année : 2018
Réf. : CAR 110

n° 110 - Bêtes et plantes en Amérique latine

Haut de page Haut de page

n° 77 - Juan Goytisolo : tradition mudéjare et modernité créatrice

Les revues -> n° 77 - Juan Goytisolo : tradition mudéjare et modernité créatrice

Hommage à Juan Goytisolo :
L’écrivain et essayiste espagnol s’est éteint à Marrakech le 4 juin 2017. Il a choisi d’être proche de Jean Genet, au vieux cimetière espagnol de Larache (Maroc) : « Ces “solitaires du monde” y seront côte à côte pour l’éternité. » L’équipe de la revue Horizons Maghrébins - le droit à la mémoire a perdu un grand ami. Juan Goytisolo a considérablement marqué l’orientation éditoriale de notre publication, en particulier sur la question du patrimoine oral et sur la notion de l’« Espagne des Trois Cultures », et de par son engagement pour les minorités culturelles, linguistiques et religieuses. Sa famille intellectuelle, spirituelle et littéraire lui rend ici un vif hommage.

Ont participé à cet hommage :
Abderrahim Azaliyya, André Gallego Barnés, Abdelatif Ben Salem, Ihsane Boudrig, Abdelaziz Boumeshouli, Jordi Cané, Mohammed Saad Eddine El Yamani, Malika Embarek López, Lucette Heller Goldenberg, Mohammed Mouhoub, Emmanuel Le Vagueresse, Yannick Llored, Rachid Mendjeli, Serge Pey, Julián Ríos, Mohammed Habib Samrakandi, Isabelle Touton, Abdelrhaffar Souiriji, Aline Schulman, Cyril Torres, Francisco Márquez Villanueva.

Cahier couleur I dédié à Juan Goytisolo  : Regard croisé sur la confrérie des Ganwas. Photographies de Dominique Clévenot et François Rigal.

Cahier couleur II  : Yamou, peintures. Dominique Clévenot et Jean-François Clément présentent ici ce qui singularise l’œuvre de Yamou dans le champ de l’art contemporain.

Femmes, hommes et œuvres - bibliothèque de la revue  : Anas Alaili, Najah al-Bukaï, Rachid Aous, Jamal Bellakhdar, Michel Bonnet, Gil Gorre, Nadine Picaudou, Philippe Roy, Bernadette Rey Mimoso Ruiz, Pierre-Yves Péchoux, Saïd Salmi.

Année : 2017
Réf. : MAG 77

n° 77 - Juan Goytisolo : tradition mudéjare et modernité créatrice

Haut de page Haut de page

Garonne et canal du Midi. Le système de navigation autour de Toulouse

Les collections -> Histoire -> Méridiennes • Série Générale

La Garonne et le canal du Midi ont représenté des axes historiques majeurs de communication, formant un système de navigation inachevé autour de Toulouse. La capitale régionale absorbait l’essentiel du fret et contrôlait le commerce d’entrepôt des produits descendus des Pyrénées et de leur piémont.

Son association au canal du Midi a laissé espérer une dynamisation du trafic grâce à la mise en relation de la Provence, du Languedoc et de l’Aquitaine. Mais les problèmes de navigabilité de la Garonne, les ruptures de charges dues à des barrages toulousains presque infranchissables, une connexion imparfaite avec le canal du Midi ont limité les effets attendus des voies d’eau pour Toulouse. Les aménagements réalisés pour y pallier restent incomplets et tardifs. La vie économique s’y endort progressivement à partir du milieu du XIXe siècle. La réappropriation des voies fluviales n’intervient qu’à la fin du XXe siècle dans une dimension ludique et touristique accompagnée d’un processus de patrimonialisation.

Cet ouvrage, destiné à un large public comme à un lectorat spécialisé, surprendra par l’originalité de son texte et la richesse de son iconographie. Mêlant images d’archives et documents contemporains, cartes anciennes et plans actuels, il comporte une importante iconographie spécialement réalisée pour ce livre ; les photographies aériennes, prises sous des angles inattendus, participent à construire un regard différent sur les voies d’eau autour de Toulouse, valorisant la beauté d’un patrimoine unique.

Jean-Michel Minovez est professeur à l’université Toulouse - Jean Jaurès dont il a été président de 2012 à 2016. Ses recherches, menées au sein du laboratoire FRAMESPA (UT2J-CNRS), portent sur les mécanismes d’industrialisation et de désindustrialisation dans leurs dimensions territoriales et environnementales. Il est par ailleurs l’auteur de nombreux livres et articles scientifiques ainsi que de diverses publications destinées à un public de non-spécialistes.

Année : 2018
Réf. : MERI 22

Garonne et canal du Midi. Le système de navigation autour de Toulouse

Haut de page Haut de page

Vaisselle peinte et imprimée en Midi toulousain (XVIe-XIXe siècle)

Les collections -> Arts -> Tempus Artis

Prix des Toulousains de Toulouse 2019 dans la catégorie "Histoire de Toulouse ou du midi toulousain"

La vaisselle décorée produite dans le Midi toulousain, de la Renaissance à l’ère contemporaine, a égayé tables et vaisseliers en France et dans les colonies. Tirant profit de cet appel des marchés aux larges horizons d’une première mondialisation, des populations du sud-ouest de la France ont su constituer des aires de production spécialisées s’industrialisant parfois au XIXe siècle.

À ce jour, aucune étude globale sur la longue durée n’avait été tentée sur le sujet ; cet ouvrage a l’ambition de combler ce vide. À partir de l’étude des grands centres céramiques du Midi toulousain qui ont forgé l’identité céramique régionale, il offre une vision d’ensemble de l’évolution de la production de vaisselle peinte et imprimée à travers une approche mêlant histoire, histoire de l’art et archéologie.

Présentant des pièces emblématiques et des céramiques moins connues, l’ouvrage a la vertu d’associer un texte renouvelant l’approche historiographique à une riche illustration de plus de 250 photographies couleur. Il s’adresse ainsi tant aux chercheurs et étudiants qu’aux amateurs des métiers d’art.

Année : 2018
Réf. : TEMPART 05

Vaisselle peinte et imprimée en Midi toulousain (XVIe-XIXe siècle)

Haut de page Haut de page

Du neuf avec des vieux ?

Les collections -> Sciences Sociales -> Socio-logiques

Les maisons de retraite ne sont pas spontanément associées au thème de l’innovation. Pourtant, ces espaces professionnels se sont profondément transformés ces dernières années, sous l’effet conjugué du vieillissement des résidents, de la multiplication des dispositifs techniques pour y faire face et du déploiement de systèmes d’information « métier ».
Dans la continuité et à l’aide d’une étude de cas, cet ouvrage envisage l’arrivée de la télémédecine dans des EHPAD (établissements d’hébergement pour personnes agées dépendantes) du nord-est de la France. Plus particulièrement, il raconte l’histoire d’une « valise » de télémédecine qui visait une meilleure prise en charge des urgences. Par la télétransmission de mesures médicales (typiquement un électrocardiogramme) au centre 15 du SAMU, le but était d’éviter des déplacements jugés parfois inutiles par les médecins de personnes fragiles au service des urgences. Or, rien ne s’est passé comme prévu.
L’ouvrage raconte les péripéties de cette expérimentation, son inspiration, ses espoirs, ses ratés, ses relances, et en extrait des enseignements pour la sociologie de l’innovation, en envisageant ce phénomène dans des organisations en réseau. Autrement dit, ce livre examine comment des acteurs ont tenté de faire du neuf avec des « vieux » et ce que l’on peut en tirer sur l’enjeu de la médicalisation du grand âge dans nos sociétés.

Gérald GAGLIO est professeur de sociologie à l’université Nice Sophia Antipolis.

Année : 2018
Réf. : SOC 44

Du neuf avec des vieux ?

Haut de page Haut de page

n° 08 - Aperçus sur les recherches en histoire des techniques sur la Chine

Les revues -> n° 08 - Aperçus sur les recherches en histoire des techniques sur la Chine

Le dossier Aperçus sur les recherches en histoire des techniques sur la Chine présente sept textes qui traitent de sujets aussi variés que la métallurgie, les instruments et les techniques de navigation, la publication en chinois d’un ouvrage sur les théâtres de machines, les transferts de savoirs entre la Chine et l’Europe dans le domaine des émaux ou l’industrie des tapis sous la Chine républicaine. Ces textes s’appuient sur des sources écrites traditionnelles ou nouvelles mais utilisent aussi des enquêtes de terrain et présentent de nouvelles approches sur l’histoire des techniques en Chine.

L’étude des techniques en Chine est un domaine de recherche en plein essor depuis une vingtaine d’années, qui a connu un élargissement spectaculaire des champs étudiés. Les articles réunis ici font écho aux recherches les plus récentes, en privilégiant la question des transferts de connaissances entre la Chine et l’Occident ou l’inverse. En dépit de la diversité des sujets abordés, plusieurs points communs émergent à la lecture des contributions. Le premier tient à l’usage croisé de sources classiques chinoises (ouvrages imprimés ou manuscrits, documents officiels ou semi-officiels…) et de sources peu ou pas exploitées jusqu’à présent, notamment des archives privées. Le deuxième découle de l’effort consenti par les auteurs pour croiser les sources chinoises avec des sources occidentales, ce qui permet de mettre en valeur les apports des unes et des autres. Enfin, la place grandissante de l’expérimentation et de l’étude de terrain est une autre grande caractéristique de plusieurs des contributions à ce numéro.

Année : 2018
Réf. : ARTEF 08

n° 08 - Aperçus sur les recherches en histoire des techniques sur la Chine

Haut de page Haut de page

n° 59 - Les Rencontres de l’humain et du non-humain dans la littérature de voyage et d’exploration anglophone

Les revues -> n° 59 - Les Rencontres de l’humain et du non-humain dans la littérature de voyage et d’exploration anglophone

Les Rencontres de l’humain et du non-humain dans la littérature de voyage et d’exploration anglophone

L’intérêt des voyageurs pour le monde non humain permet-il de considérer le récit de voyage comme un exemple de littérature environnementale ? Les voyageurs, explorateurs et montagnards révèlent-ils dans leurs textes une conscience réelle de la nécessaire interconnexion entre le monde humain et le monde non humain, animal, végétal ou minéral ? Les articles présentés dans ce numéro de Caliban répondront à ces questions et, à travers des œuvres littéraires et des ouvrages géographiques et scientifiques divers, montreront que la conscience réside dans la perception du monde qui nous entoure. Des universitaires et des écrivains participent à ce volume, notamment Kev Reynolds, auteur britannique de plus de quarante guides et récits de voyages dans les montagnes du monde, et Scott Slovic, spécialiste américain de l’écocritique. C’est un numéro interdisciplinaire qui convoque aussi bien la littérature que l’histoire, la pédagogie et l’enseignement de l’écriture du voyage, la géographie, la botanique et les sciences de la nature.

Anglophone Travel and Exploration Writing : Meetings Between the Human and Nonhuman

Does the interest of travellers in the nonhuman world allow the travel narrative to be regarded as an example of environmental literature ? Do travellers, explorers and mountaineers reveal in their texts a real awareness of the vital interconnection between the human world and the nonhuman, animal, plant or mineral worlds ? The articles presented in this volume will try to answer these questions and, through literary and various geographical and scientific works, will show that consciousness and mindfulness are at the core of the perception of the world which surrounds us. Among scholars and writers, who summon both literature and history, pedagogy and teaching of travel writing, geography and exploration, botany and physical sciences, Kev Reynolds, British author of more than forty travel guides and travelogues about the mountains of the world, and Scott Slovic, American specialist in Environmental Literature and Ecoriticism, urge us to turn our cultural attention back from the specifically human realm to the wider, other-than-human, living environment.

Année : 2018
Réf. : CAL 59

n° 59 - Les Rencontres de l'humain et du non-humain dans la littérature de voyage et d'exploration anglophone

Haut de page Haut de page

n° 45 - Le bassin d’Arcachon entre attractivité et protection

Les revues -> n° 45 - Le bassin d’Arcachon entre attractivité et protection

Ce numéro thématique porte sur la tension entre attractivité et protection dans le bassin d’Arcachon. Les littoraux en général, et le bassin d’Arcachon en particulier, sont confrontés au paradoxe d’une attractivité qu’il s’agit à la fois de soutenir (en diversifier les ressorts) mais également de contenir (en contrôler les effets induits). L’attractivité du bassin dépend en partie de la capacité à préserver les ressources paysagères et environnementales à forte valeur patrimoniale. L’attractivité peut aussi devenir une contrainte : elle impose un partage de l’espace, des ressources territoriales et suscite l’émergence de nombreux dispositifs de protection. Les tensions entre attractivité et protection complexifient la gestion du territoire en multipliant les acteurs et les usages concurrents. Le contexte décisionnel des acteurs de ce territoire est bien celui d’un univers controversé. Les contributions à ce numéro ont pour objectifs d’éclairer cet univers en proposant des analyses pluridisciplinaires sur :

1- une mise en perspective historique et critique de ce qui fonde l’attractivité du territoire ; 2- une analyse du rôle des zonages dans la gestion du foncier au centre des tensions entre attractivité et protection ; 3- une approche des stratégies d’acteurs en recherche de compromis pour gérer cette tension. Un article varia sur un tout autre thème complète ce numéro, étude d’un vignoble catalan, le Penedès qui, entre Tarragone et Barcelone, subit une pression foncière importante. Différents outils et stratégies de protection sont examinés. Cadre d’une évolution de la maquette intérieure, ce numéro est également l’occasion d’un anniversaire, celui des vingt ans de la « reprise » de la Revue géographique des Pyrénées et du Sud-Ouest sous un nouveau nom, Sud-Ouest Européen. Un texte rappelle les origines de cette renaissance et donne quelques jalons de l’évolution de la revue au cours de ces deux décennies, s’interrogeant aussi sur son devenir.

Mayté Banzo est géographe et professeure des universités à l’université Bordeaux Montaigne. Ses thèmes de recherche portent sur les relations ville-campagne, les dynamiques des périphéries urbaines, la prise en compte des espaces non bâtis dans les politiques urbaines et dans les opérations d’aménagement, les relations ville-agriculture.

Clarisse Cazals est économiste, chercheuse à l’Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture et directrice de l’unité ETBX. Dans le champ de l’économie institutionnelle elle s’intéresse aux questions patrimoniales. Ses recherches portent sur l’analyse des interrelations entre les dynamiques économiques et les patrimoines dans les territoires ruraux, sur la diversité des modèles productifs qui en émergent.

Année : 2018
Réf. : SOE 45

n° 45 - Le bassin d'Arcachon entre attractivité et protection

Haut de page Haut de page

n° 100 - Définir, domestiquer et communiquer sur les risques industriels

Les revues -> n° 100 - Définir, domestiquer et communiquer sur les risques industriels

Ce numéro de Sciences de la Société se propose de saisir les collectifs d’acteurs qui émergent sur des territoires et mettent en discours les risques industriels : appréhender à la fois la façon dont se construisent ces collectifs et aussi le répertoire d’action qu’ils constituent (droit, ressources financières, argumentaires, etc.), afin de définir, communiquer, voire domestiquer pour faire admettre les risques liés à une activité industrielle. Si le risque peut être défini comme « production liée à des jeux d’acteurs multiples et variés », il n’existe que mis en discours, mis en sens. Il est ainsi le fruit d’un travail d’acteurs qui partagent une même préoccupation, quand leurs intérêts, leurs motivations ou leurs stratégies peuvent être différents. Autour d’un problème identifié comme « danger territorialisé », des acteurs individuels ou collectifs se mobilisent pour définir les risques et participer à leur gestion. Ces configurations d’acteurs, qui émergent du cadre réglementaire ou de manière informelle, constituent des lieux de « la fabrique des risques ». Ils sont des lieux de régulations qui, à la fois, produisent des discours de légitimation et de mise en sens, et des « normes secondaires d’application », tout en étant soumis à des règles juridiques plus ou moins contraignantes. Collectifs de travail enfin, ils finissent par être soudés par une même vision du territoire et de ses risques...

Saisissant ces configurations d’acteurs et s’instituant comme autre lieu de la fabrique du risque, les discours médiatiques mettent le risque en discours et construisent les cadres communicationnels par lesquels les publics accèdent à la connaissance du risque. La présente livraison aborde ainsi – que ce soit dans une dimension politique, juridique ou communicationnelle – ce que produisent de tels lieux de la fabrique des risques.

Année : 2017
Réf. : LERA 100

n° 100 - Définir, domestiquer et communiquer sur les risques industriels

Haut de page Haut de page

n° 108 - Babis Polypragmôn

Les revues -> n° 108 - Babis Polypragmôn

Ce volume est un hommage à Charalampos Orfanos, spécialiste de la comédie ancienne décédé en 2016. Il est composé de deux parties. La première, un dossier thématique, reprend les lignes de recherche principales de Ch. Orfanos. Elle s’articule en trois sections, sur la comédie grecque et son interprétation − en particulier politique −, sur la réception du théâtre antique à travers ses réadaptations et ses mises en scène contemporaines, enfin sur les idées politiques grecques dans l’Antiquité et sur leur réception à l’époque moderne et au début de l’époque contemporaine. Cette première partie propose trois contributions de Ch. Orfanos lui-même : la traduction française inédite de deux articles parus dans d’autres langues et un article inédit extrait de ses travaux d’habilitation. La deuxième partie du volume est un ensemble de varia sur d’autres sujets de recherche (le théâtre grec et romain, la relation entre homme et dieu, la réception du monde antique…) au sujet desquels les auteurs ont eu l’occasion d’échanger avec Ch. Orfanos.

Le volume permet la poursuite d’un dialogue avec les travaux de Ch. Orfanos, et un prolongement de ses recherches dans leurs trois directions originales : les lectures politiques de la comédie grecque ancienne ; la réception du théâtre antique ; et l’histoire des idées politiques grecques. Les contributions rassemblées dans la deuxième partie offrent des points de vue renouvelés sur les textes théâtraux, religieux, médicaux et philosophiques anciens, ainsi que sur leur réception.

Anne DE CREMOUX est maîtresse de conférences en langue et littérature grecques à l’université de Lille. Elle travaille sur la comédie grecque, et en particulier sur les fragments de comédie moyenne et nouvelle à contenu politique.

Hélène FRANGOULIS est maîtresse de conférences HDR en langue et littérature grecques à l’université Toulouse - Jean Jaurès. Elle travaille sur l’épopée tardive (notamment sur Nonnos de Panopolis) et sur les romans grecs d’époque impériale.

Noémie VILLACÈQUE est maîtresse de conférence en histoire grecque à l’université de Reims Champagne-Ardenne. Ses recherches portent principalement sur les pratiques délibératives en Grèce ancienne ainsi que sur la question du luxe dans l’Athènes démocratique.

Année : 2018
Réf : PAL 108

n° 108 - Babis Polypragmôn

Haut de page Haut de page

Européiste et eurocrate : la vie fédéraliste de Raymond Rifflet

Les collections -> Histoire -> Tempus • Contemporaine

L’histoire de Raymond Rifflet tient en trois moments forts qui scandent sa vie et se rejoignent pour former l’esquisse d’un Européen  : celui de l’intellectuel belge, qui a grandi et s’est formé au sein d’un cadre national, dans le contexte embrouillé des années 1930 et de la guerre  ; celui du militant européen qui, par l’élargissement de ses horizons, s’invente une sociabilité, au gré des réseaux constitués hors du territoire, plaçant son action dans une optique et un cadre totalement transformés (années 1950 et 1960)  ; enfin, une troisième phase se dessine chez l’homme à partir du moment où il entre à la Commission européenne en 1967. Cette dernière évolution n’était pas forcément souhaitée par lui, qui jusque-là limitait son rôle à alerter gouvernements et opinions sur la nécessité d’une nouvelle forme de contrat social, et s’en tenait strictement à cette mission. Mais la logique de celle-ci apparaît après coup  : elle se dessine dans les réseaux qu’il fréquente au cours de ses années militantes  ; elle prend tout son sens également dans le contexte de la fin des années 1960, à la croisée d’une hausse des ambitions politiques de la Commission et d’une prise de conscience par celle-ci que l’Europe doit pouvoir s’adresser aux peuples, ou au moins mettre en route des politiques plus à leur usage, ce qu’a toujours plaidé Raymond Rifflet.
Ce livre s’applique donc à présenter ces trois itinéraires qui s’entremêlent  : l’intellectuel belge, le militant européiste, et le fonctionnaire européen. Il s’agira, à travers eux, de mieux comprendre la symbiose entre Rifflet et son combat, dont la relation donne le sens de ce travail, qui est celui d’une biographie.

Bertrand Vayssière est maître de conférences en histoire (HDR), diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris (1992). Il a écrit plusieurs ouvrages sur la question européenne  : Groupes de pression en Europe (Privat, Toulouse, 2002)  ; Vers une Europe fédérale  ? Les espoirs et les actions fédéralistes au sortir de la Seconde Guerre mondiale (Peter Lang, Bruxelles, 2006)  ; Reflets de la construction européenne. Réflexions, références et refus du débat sur l’Europe (Peter Lang, Bruxelles, 2012)  ; L’Europe, objet renouvelé des sciences sociales  : un état des lieux chez les géographes, les historiens et les juristes (Toulouse, Méridiennes, 2013)  ; Penser les frontières européennes au XXe siècle. Réflexion croisée des sciences sociales (Peter Lang, Bruxelles, 2015).

Année : 2018
Réf. : TEMP 59

Européiste et eurocrate : la vie fédéraliste de Raymond Rifflet

Haut de page Haut de page

Paradigmas teatrales en la Europa moderna : circulación e influencias (Italia, España, Francia, siglos XVI-XVIII)

Les collections -> Langues et civilisations étrangères -> Anejos de ’Criticón’

El presente volumen recoge dieciocho contribuciones relativas a la circulación e influencias entre los paradigmas teatrales en los tres países de la Europa moderna que cuentan con los mayores intercambios en este ámbito cultural específico : Italia, España y Francia, en los siglos XVI, XVII y XVIII. El amplio arco geográfico y temporal en que se sitúan los estudios de « movilidad textual » aquí reunidos y la multiplicidad de sus enfoques dan cuenta de la vivacidad de los estudios comparados y de su adecuación a una materia tan proteiforme como es el teatro, en constante evolución en el periodo y la era espacial contemplados.

Si bien los estudios actuales ya no abordan como los positivistas de antaño la identificación de las fuentes, o el estudio de la fortuna de tal o cual obra en el extranjero, siguen imprescindibles, pacientes y detalladas encuestas para reconstruir filiaciones y genealogías y de esta forma dibujar mejor el mapa del teatro europeo de la Modernidad temprana.

Christophe Couderc es catedrático de literatura española en la Universidad de Paris Nanterre y es director del laboratorio « Études romanes (EA 369) » de la misma universidad. Es autor de numerosos artículos y varios libros, entre los cuales Galanes y damas en la Comedia Nueva. Una lectura funcionalista del teatro español del Siglo de Oro, Madrid, Iberoamericana (2006), Le Théâtre espagnol du Siècle d’or (1580-1680), Paris, PUF (2007) y Le Théâtre tragique en Espagne au Siècle d’or. Cristóbal de Virués, Lope de Vega, Calderón, Paris, PUF (2012).

Marcella Trambaioli, profesora en la Università del Piemonte Orientale, en Vercelli, Italia, es especialista de la poesía y del teatro del Siglo de Oro, especialmente de Lope de Vega (estudio y edición de La hermosura de Angélica, Madrid-Frankfurt, Iberoamericana, Vervuert, 2005, y la monografía La épica de amor en las comedias de ambientación urbana de Lope de Vega, y su contexto representacional cortesano, Madrid, Visor Libros, 2015).

Année : 2017
Réf. : ANCRI 21

Paradigmas teatrales en la Europa moderna : circulación e influencias (Italia, España, Francia, siglos XVI-XVIII)

Haut de page Haut de page

n° 96 - Les intraduisibles du vocabulaire critique (XVIe-XVIIIe siècle)

Les revues -> n° 96 - Les intraduisibles du vocabulaire critique (XVIe-XVIIIe siècle)

Ce volume s’attache à explorer quelques-uns des termes-clés du vocabulaire poétique et rhétorique des XVIe-XVIIIe siècles, peu à peu opacifiés malgré leur apparente familiarité. Parfois source de méprise, souvent occasion de méfiance que traduisent les guillemets avec lesquels nous en appareillons l’emploi, ceux-ci constituent des « intraduisibles » dont il s’agit d’affronter la difficulté bien réelle.
Le numéro se propose de dégager les principaux réseaux dans lesquels s’inscrivent ces notions (raison, esprit, sentiment, intérêt, goût, naturel, etc.) et d’en retracer l’histoire et les évolutions sémantiques, à partir d’écrits lus de près, traités au cas par cas et appréhendés dans leur contexte et leur dynamique d’élaboration.
Au-delà de cette enquête philologique, voire « archéologique », ce dossier s’interroge sur les effets qu’induisent les possibles oublis, distorsions, équivoques ou malentendus sur nos pratiques de lecture et d’analyse des textes d’Ancien Régime. C’est ainsi à une entreprise de dépaysement critique que ce numéro souhaite contribuer.

Delphine DENIS est professeur à Paris-Sorbonne, spécialiste des pratiques culturelles et langagières au XVIIe siècle, de la littérature dite galante des années 1640 à la Régence, et de la rhétorique et poétique aux siècles classiques.

Laurent SUSINI est maître de conférences à Paris-Sorbonne, spécialiste de la langue et la littérature françaises des XVIIe et XVIIIe siècles, des rhétoriques mondaine et sacrée de la première modernité, et de l’approche énonciative des fictions romanesques de la première modernité.

Carine BARBAFIERI est maître de conférences à l’université de Valenciennes et membre de l’IUF (Institut universitaire de France). Elle est spécialiste de littérature française des XVIIe et XVIIIe siècles.

Année : 2018
Réf. : LC 96

n° 96 - Les intraduisibles du vocabulaire critique (XVIe-XVIIIe siècle)

Haut de page Haut de page

n° 24 - La République des Lettres et Christine de Suède

Les revues -> n° 24 - La République des Lettres et Christine de Suède

Le dossier de ce numéro porte sur les rapports entre Christine de Suède, le monde intellectuel de son époque et la religion, tant à la cour de Suède qu’à Rome où elle finit par se retirer, convertie au catholicisme. Plusieurs articles traitent de figures intellectuelles ayant eu affaire, de manière plus ou moins importante, à la reine Christine en sa cour ; d’autres touchent à sa conversion religieuse ; d’autres enfin abordent l’implication de la souveraine dans la vie intellectuelle de la Rome du XVIIe siècle.
Les mélanges, quant à eux, sont consacrés d’une part à un pasteur finlandais du XVIIIe siècle, Anders Chydenius, très impliqué dans la vie politique de son temps et économiste original que l’on a parfois présenté comme un précurseur d’Adam Smith, d’autre part à un compagnon de Pontus de La Gardie, le capitaine de La Blanque, un Français passé au service de souverains étrangers.

Ce numéro vient éclairer les rapports complexes de Christine de Suède avec la vie intellectuelle et la vie religieuse de son temps, non seulement en tant que souveraine en sa cour, mais également en tant qu’exilée à l’étranger dans un milieu auquel elle a dû s’acclimater. Quatre articles sont par ailleurs consacrés directement à la conversion de Christine au catholicisme : ils essaient d’expliquer les facteurs qui ont pu influencer sa décision et indirectement la manière dont celle-ci a pu être reçue en son temps.

Véronique CASTAGNET-LARS est maître de conférences en histoire moderne à l’université Toulouse - Jean Jaurès.

Didier FOUCAULT est professeur émérite d’histoire moderne à l’université Toulouse - Jean Jaurès.

Année : 2017
Réf. : MERRHN 24

n° 24 - La République des Lettres et Christine de Suède

Haut de page Haut de page

Raymond Naves. Les débuts de l’esthétique au XVIIIe siècle

Les collections -> Littérature française -> Lettres et culture

Spécialiste de la littérature du XVIIIe siècle, maître de conférences à la faculté des lettres de Toulouse, militant socialiste SFIO et grand résistant mort pour la France, Raymond Naves (1902-1944) a réalisé des recherches qui font encore autorité aujourd’hui sur la littérature et sur l’esthétique en tant que science nouvelle en formation parmi les esprits et les artistes. Parallèlement à un engagement politique inspiré de l’idéal des Lumières, il a publié, entre autres, Le Goût de Voltaire (1938), Voltaire l’homme et l’œuvre (1942), une édition commentée du Prince de Machiavel suivi de l’Anti-Machiavel de Frédéric II, autant d’ouvrages où se lisent ses réflexions sur la culture européenne, sur la nature du pouvoir légitime, ainsi qu’un appel à la résistance. Les articles réunis ici ont pour ambition de révéler la diversité des travaux et des approches de Raymond Naves, qui a varié le choix des œuvres et des auteurs ainsi que la méthode pédagogique.

Renaud BRET-VITOZ est spécialiste de littérature française du XVIIIe siècle. Après avoir été maître de conférences à l’université Toulouse - Jean Jaurès et membre du laboratoire LLA-CREATIS, il est actuellement professeur à la faculté des lettres de Sorbonne Université. Il a publié une édition de Guillaume Tell de Lemierre (2005), L’Espace et la scène. Dramaturgie de la tragédie française (1691-1759) (2008), Cirey en Champagne avec Voltaire (2011), ainsi que de nombreux articles sur le répertoire dramatique à l’épreuve de la scène.

Année : 2018
Réf. : LEC 04

Raymond Naves. Les débuts de l'esthétique au XVIIIe siècle

Haut de page Haut de page

Pinocchio

Les collections -> Théâtre -> Nouvelles Scènes • italien

« Respectable public et glorieux régiment de dames et de messieurs de passage dans cette illustre Métropolitaine j’ai voulu me procréer le privilège le plaisir l’honneur et l’avantage de vous présenter sous vos yeux un célèbre pantin inconnu jusqu’à présent de ces contrées dont vous aurez peut-être vu le pareil mais non le semblable. »
Carmelo Bene, grand récupérateur de pièces détachées, est connu pour ses réécritures de chefs d’œuvre de la littérature dramatique. Entre 1962 et 1998, il a proposé plusieurs versions du Pinocchio de Collodi, présentées au théâtre, à la radio ou à la télévision. Il ne s’agit pas d’une réécriture à proprement parler, mais d’un découpage : Carmelo Bene choisit dans le roman de Collodi une partie des dialogues et transforme certains extraits narratifs en didascalies. Ce découpage oriente l’interprétation du texte original, dans un sens diamétralement opposé à l’image édulcorée du pantin telle qu’on la connaît aujourd’hui. Bene en fait une lecture qui souligne la cruauté du monde dans lequel vit Pinocchio, en particulier la dureté des grandes personnes envers les enfants.
« En attendant entrez messieurs et veuillez nous accorder une bénévolente indulgence pour nos erreurs involontaires. »

Carmelo Bene (1937-2002), acteur, auteur, metteur en scène et cinéaste, a débuté sa carrière théâtrale à Rome à la fin des années 1950. Ses premiers spectacles font scandale, et il cultive jusqu’à la fin de sa carrière une figure d’iconoclaste et de provocateur. Entre 1968 et 1973, il quitte les planches pour la réalisation cinématographique. Il revient ensuite au théâtre et, s’il ne travaille plus pour le grand écran, il réalise plusieurs films pour la télévision. À la notable exception du roman Notre-Dame-des-Turcs (1966), à partir duquel il réalise deux versions théâtrales et un long-métrage, la majeure partie de son œuvre est faite de réécritures de classiques, en particulier de Shakespeare. Les œuvres qu’il revisite le plus souvent sont Hamlet (cinq versions théâtrales, un long-métrage, un disque et deux téléfilms) et Pinocchio de Collodi (quatre versions théâtrales, deux versions radiophoniques et un téléfilm).

Année : 2018
Réf. : NOUI 16

Pinocchio

Haut de page Haut de page

n° 78 - Territoires autobiographiques : récits-en-images de soi

Les revues -> n° 78 - Territoires autobiographiques : récits-en-images de soi

Qu’elle soit peinte, graphique, photographique, filmique, l’image semble entretenir aujourd’hui des relations privilégiées avec le récit autobiographique, dont elle contribue à redéfinir les contours. Si la photographie, écrit Daniel Grojnowski, est bien « médiatrice de fable », le rapport de celle-ci à la vérité est toujours problématique, et l’on sait combien Christian Boltanski ou Sophie Calle ont joué de cette indécision. Reflet, projection ou invention de soi, l’image (photo)graphique oscille entre expérience réflexive et échappée vers la fiction. Nous proposons de ré-ouvrir ces questions dans une perspective chronologique large – du Moyen Âge à nos jours – et d’explorer dans la diversité des époques, des médiums et des techniques – du journal manuscrit au cinéma – les extensions et limites du territoire autobiographique et les modalités, usages et finalités du récit-en-images de soi. À l’aune des constructions rhétoriques passées, il s’agit de penser les conditions d’un nouveau « pacte autobiographique » et d’élaborer, dans cet empire de la visibilité médiatique que nous connaissons aujourd’hui, de nouvelles (dé)constructions identitaires.

Philippe MAUPEU est maître de conférences en langue et littérature médiévales à l’université Toulouse - Jean Jaurès. Il a édité et traduit Le Livre du pèlerin de vie humaine de Guillaume de Deguileville, en collaboration avec Graham R. Edwards (Le Livre de poche, coll. « Lettres gothiques », 2015). Ses recherches portent principalement sur une approche intersémiotique et rhétorique du texte et de l’image dans la littérature médiévale et les littératures graphiques.

Année : 2018
Réf. : LIT 78

n° 78 - Territoires autobiographiques : récits-en-images de soi

Haut de page Haut de page

n° 107 - Au spectacle de la religion. Engagements individuels et constructions de communautés

Les revues -> n° 107 - Au spectacle de la religion. Engagements individuels et constructions de communautés

Le fil conducteur de ce dossier est la relation entre religion et spectacle dans l’Antiquité gréco-romaine polythéiste. L’objectif est d’explorer la question des mises en scène spectaculaires des manifestations religieuses sous l’angle de l’expérience individuelle et celui de la construction de communautés cultuelles et émotionnelles. Ce numéro s’intéresse ainsi à la matérialité de ces mises en scène spectaculaires, à la place des sensations et des expériences individuelles ainsi qu’au principe des multiples compositions et recompositions de communautés rituelles.

Quatre principaux axes de réflexion ont été envisagés :
− Les deux premiers s’intéressent au principe des multiples compositions et recompositions de communautés rituelles et de la place en leur sein des individus, notamment vis-à-vis des hiérarchies, en particulier lors des fêtes ;
− Le troisième axe interroge la place des sensations et des expériences à travers l’étude des chants des épopées lors des festivals panhelléniques, et des stratégies oraculaires rapportées par Lucien ;
− Le quatrième axe s’interroge sur la matérialité des mises en scène spectaculaires, en particulier à travers le cadre architectural des actes de culte.

Ludivine Beaurin et Matthieu Soler sont deux jeunes docteurs en sciences de l’Antiquité. Matthieu Soler a soutenu en 2012 à Toulouse sa thèse intitulée « Les dieux de l’amphithéâtre. Étude sur la relation entre religion et spectacle dans l’Occident romain du IIe s. av. J.-C. au Ve s. apr. J.-C. », tandis que Ludivine Beaurin a soutenu la sienne sur les cérémonies isiaques dans les cités de l’Empire romain occidental en 2013 à l’université de Lille III.

Année : 2018
Réf : PAL 107

n° 107 - Au spectacle de la religion. Engagements individuels et constructions de communautés

Haut de page Haut de page

Pies morenos sobre piedras de sal / Pieds nus sur les pierres de sel

Les collections -> Théâtre -> Nouvelles Scènes • espagnol

Entre Paris et la Guajira, ELLE se lance dans un parcours tourmenté à la recherche de LUI, son mari, disparu depuis des mois après s’être lancé dans une improbable traversée à vélo de cette région aride de la Colombie. Avec Pies morenos sobre piedras de sal, Ana María Vallejo nous invite à un voyage, un voyage dans l’espace autant que dans l’intimité de personnages qui, tous, tissent avec ce désert colombien des liens divers et complexes… Mais où qu’ils soient, quoi qu’ils fassent, tous sont en quête d’eux-mêmes.

Prix « Sinergia de Iberescena-Ibermúsicas » en 2016, cette pièce est un dialogue intime entre l’écriture théâtrale d’Ana María Vallejo et la composition musicale de Federico Valdez, « une tentative pour effleurer depuis l’écriture, textuelle et musicale, le vide angoissant qui peut surgir dans notre vie quotidienne actuelle. La musique, les mots et l’image souhaitent alors évoquer depuis ce qu’il y a de plus insignifiant cette espèce de faillite, humaine et écologique, silencieuse, mais aussi, face à elle, l’existence, toujours possible du geste amoureux ».

Dramaturge, metteuse en scène, comédienne, scénariste et enseignante-chercheuse, Ana María Vallejo (Medellín, 1965) construit sa carrière entre la Colombie et de nombreux pays, travaillant avec des compagnies colombiennes, françaises, vénézuéliennes, ou encore argentines. Cette itinérance transparaît dans son écriture qui allie approche sensible de la réalité sociopolitique colombienne et traitement poétique de l’intime comme thème universel. Largement reconnue dans son pays et récemment traduite et publiée à l’international, Ana María Vallejo est une plume incontournable de la dramaturgie colombienne contemporaine.
Elle est ici associée à Federico Valdez, artiste argentin installé au Mexique. Compositeur, interprète et improvisateur, il réalise des performances scéniques – musique, poésie sonore et vidéo – et crée des musiques originales pour des projets scéniques (théâtre, performance, danse…) et audiovisuels.

Année : 2018
Réf. : NOUV 21

logo_iberescena-réso72

1_Cuatro_vias
IMG/mp3/1_Cuatro_vias.mp3
2_No_hay_musica
IMG/mp3/2_No_hay_musica.mp3
3_Mis_muertos
IMG/mp3/3_Mis_muertos.mp3
4_Interiores
IMG/mp3/4_Interiores.mp3
5_Paris
IMG/mp3/5_Paris.mp3
6_La_tipica_1
IMG/mp3/6_La_tipica_1.mp3
7_La_tipica_2
IMG/mp3/7_La_tipica_2.mp3
8_La_muchacha_la_bicicleta_los_amantes
IMG/mp3/8_La_muchacha_la_bicicleta_los_amantes.mp3
9_Los_amantes_el_guardian_la_muchacha
IMG/mp3/9_Los_amantes_el_guardian_la_muchacha.mp3
10_Guajira
IMG/mp3/10_Guajira.mp3
11_La_muchacha
IMG/mp3/11_La_muchacha.mp3
12_Carta_musical
IMG/mp3/12_Carta_musical.mp3
13_Final_sin_historia
IMG/mp3/13_Final_sin_historia.mp3
Pies morenos sobre piedras de sal / Pieds nus sur les pierres de sel

Haut de page Haut de page

Crises et ruptures en Europe : vers quelles mutations ?

Les collections -> Histoire -> Tempus • Contemporaine

Aux multiples ramifications de la profonde crise que traverse aujourd’hui l’Europe (crise de la dette, de l’euro, des migrants, des frontières, des valeurs, de l’environnement, etc.), les attentats qui ont terrorisé la France ont ajouté l’acuité des questions relatives à la légalité de crise et la tension toujours renouvelée entre libertés et sécurité.

La perspective du Brexit entérinée par la victoire du camp du « Leave » lors du référendum britannique du 23 juin 2016 a ensuite fait l’effet d’un véritable coup de tonnerre, tant l’hypothèse d’une scission paraissait jusqu’alors impensable au sein de l’Union européenne (UE), puisque la force des interdépendances tissées par la construction européenne semblait l’emporter sur les velléités sécessionnistes. Pour tout le monde donc, l’UE est en crise. Mais qu’est-ce que cela veut dire vraiment ? Un déclin ou un nouveau départ ? Différents spécialistes des sciences humaines se sont penchés sur ces questions et tentent ici d’y répondre en s’appuyant sur leurs disciplines pour explorer différentes périodes et différents domaines.

Ces réponses permettront au lecteur de s’intéresser aux multiples débats qui agitent aujourd’hui l’Europe et de porter un regard critique sur le phénomène de la crise, parfois caricaturé à force d’être perpétuellement évoqué.

Bertrand Vayssière est maître de conférences en histoire (HDR), diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris (1992). Il a écrit plusieurs ouvrages sur la question européenne : Groupes de pression en Europe (Privat, Toulouse, 2002) ; Vers une Europe fédérale ? Les espoirs et les actions fédéralistes au sortir de la Seconde Guerre mondiale (Peter Lang, 2006, Bruxelles) ; Reflets de la construction européenne. Réflexions, références et refus du débat sur l’Europe (Peter Lang, Bruxelles, 2012) ; L’Europe, objet renouvelé des sciences sociales : un état des lieux chez les géographes, les historiens et les juristes (Toulouse, Méridiennes, 2013) ; Penser les frontières européennes au XXe siècle. Réflexion croisée des sciences sociales (Peter Lang, Bruxelles, 2015).

Année : 2018
Réf : TEMP 60

IRDEIC-logo-FR-RVB-70 Logo Monnet europe capitole RVB-80

Crises et ruptures en Europe : vers quelles mutations ?

Haut de page Haut de page

La céramique dans le territoire industriel de Martres-Tolosane depuis le XVIe siècle

Les collections -> Arts -> Tempus Artis

Située entre Toulouse et les Pyrénées, Martres-Tolosane est renommée pour son artisanat faïencier. Si les amateurs connaissent de réputation cette ville, moins nombreux sont ceux qui savent que l’histoire de l’activité céramique de ce territoire est bien plus ancienne que le XVIIIe siècle. Dès la Renaissance, des potiers s’implantent dans des villages proches de la « cité artiste ». S’adaptant aux changements techniques et artistiques, ces artisans d’art ont su construire et pérenniser au fil des siècles un savoir-faire reconnu encore aujourd’hui pour sa qualité. C’est en associant l’histoire de l’art à l’histoire de l’économie et à l’archéologie que l’auteur se propose de montrer comment ces céramistes ont su inscrire dans la longue durée une activité à un territoire, faisant de cette céramique un « produit de terroir ».

Année : 2018
Réf. : TEMPART 07

La céramique dans le territoire industriel de Martres-Tolosane depuis le XVIe siècle

Haut de page Haut de page

Cervantes : lecturas contemporáneas del Quijote

Les collections -> Histoire -> Méridiennes • Série Générale

En este libro todo curioso lector encontrará unas distinguidas calas al estudio de esa magna obra que es el Ingenioso hidalgo Don Quijote de la Mancha, con ocasión del cuarto centenario de la muerte de su autor. No se trata propiamente de una enésima colectánea de ensayos al uso sobre nuestro célebre clásico, sino de una serie de lecturas críticas contemporáneas en torno al Quijote, abordadas desde distintos, e inéditos, ángulos : a propósito de su recepción en Francia, descubierto a través de la mirada comparatista entre el tiempo histórico cervantino y el del relato de nuestra contemporaneidad, o visto como instrumentalización y modelo de lectura escolar en tiempos de la IIª República española.

A estos asuntos de singular y novedosa factura, se suman otras aproximaciones asimismo poco frecuentadas por la crítica acerca de la impronta en la obra del tema del matrimonio o la sorprendente influencia del Quijote en manifestaciones artísticas como pueden ser la prosa y poesía del Nuevo Mundo o el comic (nada menos que Tintín). En suma, una plural perspectiva analítica sobre el mayor logro cervantino a la luz de nuestros días.

Sylvie Baulo et Luis González Fernández sont maîtres de conférences à l’université Toulouse – Jean Jaurès.

José Hernández est professeur agrégé d’espagnol et chargé de cours à l’université Toulouse – Jean Jaurès.

Année : 2018
Réf. : MERI 19

Cervantes : lecturas contemporáneas del Quijote

Haut de page Haut de page

Psyché dans ses reflets (d’amour) créateurs face aux séparations

Les collections -> Psychologie - Psychanalyse -> Chemins cliniques

« La parole est moitié à celui qui parle, moitié à celui qui écoute », « Je replie ma vue en dedans », « Je me roule en moi-même » écrit Montaigne. L’auteur des Essais instaure un dialogue avec des absents dans une forme de parole associative dictée à un secrétaire non destinataire de ses pensées. Ce dispositif n’est pas sans en rappeler un autre, celui de la cure analytique.

Le projet de ce livre est de parcourir plusieurs facettes du négatif constitutif du bon fonctionnement du psychisme. Ce qui manque est en effet ce qui permettra au « moteur » psychique de se mouvoir en créant, représentant, désirant, l’objet perdu. Les œuvres littéraires, philosophiques ou picturales témoignent, comme le rêve, de ce processus. Les trois rêves de Descartes, qui décideront de sa vie de philosophe, recèlent des éléments étranges positivant une hallucination négative, celle d’une rêverie maternelle trop tôt perdue.

L’investissement passionnel des mathématiques de Blaise Pascal a pu avoir comme adjuvent celui de la relation gémellaire à sa sœur Jacqueline afin de dépasser des effondrements précoces dus à l’absence prématurée de la mère. Ces trois œuvres traduisent, chacune à leur manière, ce dont rendent compte les œuvres de nombre d’orphelins créateurs. Une langue d’adoption dit ce qu’une langue maternelle ne peut exprimer, comme tendent à le montrer les œuvres de Julien Green, de Samuel Beckett, d’Emil Cioran et de Vladimir Nabokov.

Les toiles de René Magritte et le récit de Shahrâzâde dans Les Mille et Une Nuits joignent fiction et création pour déjouer une brûlure traumatique indicible. C’est à partir de sa propre sensibilité que chaque créateur découpe dans un réel inconnaissable, un espace de perspective et narratif comme celui qu’a imposé Sigmund Freud dont la psychanalyse a ouvert un champ scientifique qui s’est avéré être une alternative esthétique à l’objectivation psychiatrique.

Gérard Pirlot, ancien psychiatre des hôpitaux, est psychanalyste membre de la Société psychanalytique de Paris et professeur de psychopathologie psychanalytique à l’université Toulouse - Jean Jaurès après l’avoir été à l’université de Paris X. Il est aussi directeur du Laboratoire clinique psychopathologique et interculturelle (LCPI ; EA 4591).

Année : 2018
Réf. : CHE 16

Psyché dans ses reflets (d'amour) créateurs face aux séparations

Haut de page Haut de page

n° 31 - Fragments d’exils

Les revues -> n° 31 - Fragments d’exils

Les diasporas ne sont pas des phénomènes immuables : elles naissent, vivent et s’éteignent, ou se diluent dans des ensembles plus vastes ; d’autres ne restent qu’à l’état d’ébauche. Constructions parfois éphémères à la faveur d’un événement politique ou d’une opportunité commerciale, elles peuvent se muer en édifices structurés, de réseaux et de métropoles qui s’affrontent et se succèdent. Ainsi, la diaspora judéo-ibérique ou portugaise naît des départs successifs de la péninsule Ibérique après les expulsions du XVe siècle, avant de se dissoudre au sein de l’aire séfarade au XIXe siècle. Des villes-étapes, nœuds des migrations, de Goa à Mexico, sont alors autant de creusets pour une diaspora circonscrite dans le temps et dans l’espace. Situer le phénomène diasporique permet de saisir les dynamiques et les temporalités de ces constructions contingentes et de revenir sur l’image trop communément admise de processus continus et atemporels. C’est cette linéarité et, partant, les jeux et rejeux de segments diasporiques que les articles de ce dossier interrogent, à travers une diversité d’approches : vue d’ensemble, étude d’un lieu d’implantation particulier, analyse sur la longue durée ou autour d’un moment-clé.

Ce numéro aborde de manière systématique un problème peu abordé par ailleurs dans les études migratoires et diasporiques. En étudiant ainsi des « fragments d’exil », la notion de diaspora s’en trouve réinterrogée. Face à l’expansion de son usage, ils permettent de souligner la dimension profondément historique de cet objet si singulier, et pourtant de plus en plus universel.

La notion de fragment questionne également une homogénéité souvent reconstruite par l’historiographie qui efface la mosaïque que constituaient – et constituent encore – nombre de ces diasporas, tant pour leurs membres que pour les sociétés d’accueil.

Natalia MUCHNIK est maître de conférences à l’EHESS. Ses recherches portent sur l’histoire des minorités et des diasporas à l’époque moderne.

Mathilde MONGE est maître de conférences à l’université Toulouse - Jean-Jaurès. Ses recherches portent sur l’histoire des minorités religieuses et des migrations à l’époque moderne.

Revue soutenue par l’Institut des sciences humaines et sociales du CNRS.

Année : 2018
Réf. : DIA 31

n° 31 - Fragments d'exils

Haut de page Haut de page

Les inventaires après décès de la ville de Dijon à la fin du Moyen Âge (1390-1459)

Les collections -> Histoire -> Méridiennes • Le Coureur de Fonds

Un inventaire après décès est un document précieux. Il s’assimile à une photographie de la demeure du défunt, au moment de son décès, et recense les objets qui s’y trouvent. C’est une source importante pour la connaissance matérielle du cadre de vie, pour l’histoire des pratiques et des techniques, pour l’histoire économique et culturelle. Ce que donne à voir l’inventaire après décès est souvent invisible dans le reste de la documentation conservée pour la fin du Moyen Âge et pour l’Époque moderne.

Le fonds de la mairie de Dijon est exceptionnel en quantité comme en qualité. Les documents conservés décrivent l’intérieur de 700 maisons de la ville à la fin du XIVe siècle et au début du XVe siècle avec un soin et une précision inégalés. Ils offrent une description sans équivalent du cadre de vie des habitants de cette ville-capitale, de la simple prostituée au riche officier du duc, comme l’un de ses tailleurs ou tel ou tel de ses cuisiniers. Les objets, peu nombreux ici, abondants là, parfois peu communs, comme ces cages à oiseaux, selon la mode des oiseaux chanteurs, ou des boules de senteur venues d’ailleurs, donnent chair à la ville et dessinent une autre image de Dijon et de ses habitants, au plus près de leur existence et de leurs horizons de vie.

Guilhem Ferrand est docteur en histoire médiévale. Il s’intéresse à la vie en temps difficile à la fin du Moyen Âge. Après avoir travaillé sur les sentiments générés par la guerre, ses travaux sont désormais centrés sur les moyens de vie et l’horizon du quotidien des individus.

Jean-Pierre Garcia, professeur à l’université de Bourgogne (UMR 6298 ARTeHIS), étudie les terroirs viticoles et la géo-histoire de la relation « du vin au lieu » sur le temps long.

Année : 2018
Réf. : MERCDF 01

Les inventaires après décès de la ville de Dijon à la fin du Moyen Âge (1390-1459)

Haut de page Haut de page

n° 77 - Représentations littéraires de la différence culturelle

Les revues -> n° 77 - Représentations littéraires de la différence culturelle

Les textes littéraires peuvent-ils fournir des clés pour affronter le « choc des civilisations » qui paraît inévitable dans le monde contemporain ? La question se pose, selon l’historien des religions Nicola Gasbarro, au moment où les sciences humaines, après Tristes tropiques, ne sont plus en mesure de proposer des modèles permettant de « saisir l’aventure anthropologique des relations entre les civilisations ».

Ce dossier interroge la manière dont la littérature a représenté la différence culturelle et anthropologique au cours des siècles. En variant les perspectives, et à partir d’horizons épistémologiques différents, il propose l’étude d’œuvres et d’auteurs appartenant à des périodes historiques particulièrement significatives de la rencontre de l’Occident avec ses altérités. Qu’il s’agisse d’un surprenant récit idyllique médiéval qui bouscule les représentations de l’Orient et des musulmans, de la reprise par le théâtre des Lumières des politiques jésuites d’accomodatio en Asie, des images du Québec dans la correspondance d’une femme de la colonie française au XVIIIe siècle, de la construction de l’image de l’Indien dans les romans brésiliens depuis le XIXe siècle, ou encore, à l’époque postcoloniale, des romans de Sony Labou Tansi, des récits de la Québécoise Monique Proulx, ou du théâtre de Jean-Claude Grumberg, tous soulignent moins l’irréductibilité d’un affrontement que la recherche de compatibilités, d’interactions et de métissages dont la littérature est un des lieux privilégiés. Dans un texte inédit, l’écrivain québécois Pierre Samson, auteur d’une « trilogie brésilienne » (Le Messie de Belém, Un garçon de compagnie et Il était une fois une ville) marquée par une altérité polyphonique puissante, défend cette logique littéraire du « nous révélé par l’autre ».

Alessandra FERRARO enseigne la littérature française et les littératures francophones à l’université d’Udine (Italie), où elle dirige le Centro di Cultura Canadese. Elle a publié plusieurs articles et collectifs sur les littératures française et québécoise ainsi que le volume Écriture migrante et translinguisme au Québec (2014). Spécialiste de l’autobiographie, elle est l’auteure de Raymond Queneau. L’autobiografia impossibile (2001) et de Una voce attraverso il velo. L’alterità del linguaggio mistico e missionario di Marie de l’Incarnation (2014).

Année : 2017
Réf. : LIT 77

n° 77 - Représentations littéraires de la différence culturelle

Haut de page Haut de page

The Press / Le Placard

Les collections -> Théâtre -> Nouvelles Scènes • anglais

Dans un espace carcéral indéfini, camp de concentration ou prison ultra-moderne, qui est aussi un chantier de construction, deux prisonniers, Ancel et Gruber, se tuent au travail. Ils bâtissent le futur Palais de la Culture à la gloire du Boss, le dictateur d’un régime sanguinaire dont Ancel fut jadis le poète officiel, avant d’en découvrir toute l’horreur et d’entrer en résistance. Quant à Gruber, peintre prolétaire, il fut un dissident de la première heure, et continue à protester depuis sa prison en peignant le chaos ambiant de tous ses fluides corporels. Le huis clos entre les deux hommes est interrompu par les visites des émissaires du Boss — Feck, le gardien de prison sadique, Petra, la fille du Boss et ancienne maîtresse d’Ancel, et Hamm et Sham, les deux clowns grotesques qui furent jadis ses élèves avant de vendre leur âme au Boss — qui se succèdent auprès d’Ancel pour le convaincre de renoncer à sa posture de résistance : il suffirait qu’il écrive un seul poème à la gloire du Boss pour sortir de prison. La pièce se souvient de la montée des totalitarismes et des grands cataclysmes humains du XXe siècle, mais aussi, obliquement, de l’attitude intraitable du pouvoir britannique face au combat des prisonniers républicains irlandais au début des années 1980. Allégorie tragique et burlesque sur la responsabilité de l’artiste face au pouvoir, elle s’inscrit dans la grande tradition du théâtre irlandais, à la suite de W.B. Yeats et de Samuel Beckett, mais invente un langage dramaturgique singulier et éminemment contemporain en détournant les codes du réalisme.

David C. Lloyd est professeur d’études anglaises à University of California, Riverside. Spécialiste de la culture irlandaise et des théories post-coloniales, il enseigne la littérature irlandaise et les études culturelles. Auteur de plusieurs études académiques sur la modernité, l’oralité et sur le théâtre de Samuel Beckett, il est aussi un poète et un dramaturge dont les œuvres font déjà l’objet d’études universitaires (Alexandra Poulain, Irish Drama, Modernity and the Passion Play, Palgrave, 2017). Il a publié Arc & Sill : Poems 1979-2009, New Writers’ Press, Dublin, 2012. The Press / Le Placard est sa première œuvre dramatique publiée en France. Elle a été jouée à Los Angeles, Dublin, Liverpool et Manille.

Année : 2018
Réf. : NOUA 12

The Press / Le Placard

Haut de page Haut de page

n° 95 - La question du répertoire au théâtre

Les revues -> n° 95 - La question du répertoire au théâtre

Le répertoire implique un point de vue sur l’histoire du théâtre, et une volonté de rendre cette histoire présente, vivante. Il est, par définition, significatif et organisé, et signalant ainsi un point de vue sur le théâtre comme figurant une spécificité particulière, nationale le plus souvent, et en rapport avec une langue, ou une manière de faire ou de se reconnaître dans des productions passées, un type d’intervention sur le monde, un jeu de formes-sens capable d’être transcrit d’un moment historique à un autre. Ainsi, répéter publiquement une pièce, c’est l’inscrire dans un répertoire. Dès lors, se pose la question du canon : pourquoi cette pièce-ci ou celle-là, où la jouer, comment la traiter ? Outre les articles qui cherchent à définir ce qu’est le répertoire aux XVIIe et XVIIIe siècles en France, le dossier propose des contributions sur le répertoire français en Russie et en Allemagne, et sur les premières traductions-adaptations de Molière en arabe. Il permet enfin de (re)lire sur ces questions des textes de metteurs en scène proches de nous, comme Jouvet ou Bozonnet.

À noter : ce numéro apporte un point de vue universitaire et théâtral sur le répertoire classique qui complète celui sur la représentation des différents types de répertoires théâtraux aujourd’hui proposé dans la revue Théâtre/Public n° 225 (« Le répertoire aujourd’hui », également dirigé par Christian Biet).

Christian Biet est professeur d’histoire et esthétique du théâtre à l’université de Paris-Nanterre, et membre de l’Institut universitaire de France. Il en dirige l’équipe « Théâtre » de l’équipe d’accueil HAR, Histoire des arts et des représentations. Spécialiste du théâtre du XVIIe siècle, de l’histoire des idées et des questions relatives au spectacle, en particulier de l’Ancien Régime, il est l’auteur de nombreux articles et ouvrages.

Année : 2018
Réf. : LC 95

n° 95 - La question du répertoire au théâtre

Haut de page Haut de page

n° 106 - Goûts et odeurs dans l’Antiquité / Handicaps, malformations et infirmités dans l’Antiquité

Les revues -> n° 106 - Goûts et odeurs dans l’Antiquité / Handicaps, malformations et infirmités dans l’Antiquité

Ce numéro de Pallas accueille deux dossiers :

Le dossier 1 se donne pour but d’éclairer le rapport entretenu par les Anciens avec les sensations olfactives et gustatives, au travers de trois thèmes : les différentes méthodes pour retrouver les senteurs antiques ; les rôles que les goûts et les odeurs ont joués dans la sphère religieuse ; enfin, l’importance des goûts et des odeurs dans la conception de la santé chez les Anciens. Il se situe dans une approche résolument pluridisciplinaire. Les contributions couvrent une période – de l’Égypte pharaonique à l’Antiquité tardive – et une aire géographique – du Proche-Orient à Rome – très larges. Tout en constituant une contribution importante aux recherches en cours, il se propose aussi comme une première approche pour ceux qui voudraient découvrir un champ de réflexion innovant et prometteur.

Le dossier 2 relève des disability studies : il s’attache aux corps handicapés, malformés et infirmes, avec une attention particulière pour les embryons et les enfants – un champ de recherche encore nouveau pour les époques anciennes. La réflexion porte sur le vocabulaire utilisé pour nommer la différence physique et sur l’attitude des Anciens devant le handicap, celle-ci oscillant entre le rejet, l’élimination, et l’acceptation et l’intégration. Il y a peu d’ouvrages en français sur la question du handicap pour la période de l’Antiquité, le domaine ayant d’abord été exploré par des spécialistes anglo-saxons. Pour autant, les études contenues dans le dossier viennent compléter et enrichir la production non-francophone, sans la répéter ; elles s’adressent donc aussi aux chercheurs étrangers.

Régis Courtray et Jean-Christophe Courtil sont tous deux maîtres de conférences de langue et littérature latines à l’université Toulouse - Jean Jaurès.

Annie Allély est maître de conférences HDR en histoire romaine à l’université du Mans (Le Mans Université), et membre du laboratoire CReAAH.

Année : 2018
Réf : PAL 106

n° 106 - Goûts et odeurs dans l'Antiquité / Handicaps, malformations et infirmités dans l'Antiquité

Haut de page Haut de page

n° 58 - Le pays méditerranéen en profondeur

Les revues -> n° 58 - Le pays méditerranéen en profondeur

Le pays méditerranéen en profondeur
Les études proposées dans cet ouvrage sont parties de la proposition qu’une bonne partie de ce qui donne vie à la Méditerranée, qu’il s’agisse d’un monde réel ou d’un monde imaginé, vient des chemins qui y mènent. En effet, le regard porté sur cette région tant étudiée se renouvelle si on l’inverse, et si l’on part non pas d’une mer intérieure mais des terres intérieures, d’un arrière-pays, de ces marges floues qui la caractérisent sans jamais la délimiter. Les auteurs de ce livre, qui réunit chercheurs canadiens, britanniques, irlandais, grecs, chypriotes, allemands et français, ont tracé le parcours de ceux qui ont voyagé vers et depuis la Méditerranée. Le croisement des différentes lectures critiques et la diversité des objets de recherche posent la question de la conceptualisation du lieu et affirment la nécessité de réinventer une géographie humaine et mythique, un lieu commun d’échange et de partage. L’ouvrage s’adresse à un large public, tout autant qu’à un public universitaire soucieux de comprendre les enjeux historiques, culturels et esthétiques du monde méditerranéen à travers l’histoire et la littérature des penseurs et écrivains de langue anglaise et française qui se sont un jour tournés vers la Méditerranée.

The Mediterranean and Its Hinterlands
The point of departure of these selected studies was the proposition that much of what brings the Mediterranean world to life, whether that world be imaginary or real, comes from the paths that lead to it. In other words, our understanding of this much-studied region is altered if we start out, not from an inland sea, but from the lands surrounding that sea, from the hinterlands, from the blurred margins which both distinguish and soften its contours. The authors in this collection, which brings together academics from Canada, the United Kingdom, Ireland, Greece, Cyprus, Germany and France, have traced the itineraries of those who have travelled towards and away from the Mediterranean. The variety of critical readings and the diversity of the documents studied raise questions about how a given space is conceptualized, and affirm the need for a geography that is both human and mythical, one which accounts for how people cohabit a shared cultural space. The work should interest both the general public and an academic audience keen to understand the historical, cultural and aesthetic values of the Mediterranean world, through the history and literature of those writers who, once upon a time, set out in search of the Mediterranean.

Helen Goethals est professeur à l’université Toulouse - Jean Jaurès et membre du CAS, EA801. Elle est spécialiste de civilisation britannique et de poésie.

Isabelle Keller-Privat est maître de conférences HDR à l’université Toulouse - Jean Jaurès et membre du CAS, EA801. Elle est spécialiste de littérature britannique et de poésie.

Année : 2017
Réf. : CAL 58

n° 58 - Le pays méditerranéen en profondeur

Haut de page Haut de page

La production de l’hétéronormativité

Les collections -> Sciences Sociales -> Socio-logiques

Malgré la prolifération de recherches sur le genre, de débats sociétaux virulents, de luttes pour la reconnaissance où les enjeux identitaires se doublent d’enjeux citoyens, les sciences sociales demeurent peu bavardes sur l’hétérosexualité. À partir d’une étude qualitative sur les conduites sexuelles et la construction des masculinités chez une population de jeunes Marocains, musulmans, immigrés en Europe, cet ouvrage analyse les discours, les pratiques et les manières d’être en relation qui instituent l’hétérosexualité comme la norme socialement juste et convenable.

Comment le pouvoir de l’hétéronormativité se manifeste-t-il ? Comment est-il produit chez ceux qui se conforment à son ordre ? L’auteur analyse l’hétéronormativité comme un processus de socialisation historiquement et culturellement situé qui, par des pratiques, des interactions et des échanges verbaux entre individus, les amène à se construire, à se raconter et à se rendre compréhensibles aux autres autant qu’à eux-mêmes.

Vulca Fidolini est docteur en sociologie de l’université de Strasbourg et chercheur postdoctoral rattaché à l’UMR 7367 « Dynamiques européennes ».

Année : 2018
Réf. : SOC 42

La production de l'hétéronormativité

Haut de page Haut de page

100 ans de recherches méridionales à Toulouse : l’Institut d’études méridionales (1914-2014)

Les collections -> Histoire -> Méridiennes • Série Générale

Au début du XXe siècle, l’université de Toulouse, nouvellement refondée, décida de créer en son sein un certain nombre d’instituts pour fédérer les initiatives et promouvoir la recherche. À côté des instituts d’électricité, de chimie ou d’agronomie, vit le jour un institut d’études méridionales. La création de cet institut, en mars 1914, doit beaucoup à l’inlassable activité du romaniste Joseph Anglade.

À l’occasion du centenaire de cette fondation, un colloque a été organisé à la bibliothèque d’études méridionales au 56, rue du Taur, dans les lieux mêmes de fonctionnement de l’IEM, et sous l’égide du laboratoire FRAMESPA, son lointain héritier. L’enjeu était de faire le point sur l’histoire de cet institut, qui fit beaucoup pour le rayonnement national et international de l’université de Toulouse, par la richesse des recherches menées depuis cent ans dans de très nombreux domaines. Les communications concernent tous les aspects de cette longue histoire, et plus particulièrement les évolutions du lieu et de l’institution, les chercheurs qui l’ont animée et les réseaux qu’ils ont créés, l’historiographie et les avancées de la recherche sur le Midi de l’époque médiévale à la période contemporaine – dans les domaines de l’histoire, de l’archéologie ou du droit –, les grandes enquêtes qui ont abouti à la confection des atlas linguistiques ou à l’inventaire des plus anciennes chartes, les collectes ethnographiques et les enregistrements sonores, la recherche sur la littérature occitane.

Année : 2018
Réf. : MERI 07

100 ans de recherches méridionales à Toulouse : l'Institut d'études méridionales (1914-2014)

Haut de page Haut de page

n° 39 - Apprendre des interactions de soin

Les revues -> n° 39 - Apprendre des interactions de soin

Ce numéro thématique propose d’étudier les échanges en milieux de soin comme des situations sources d’apprentissage et d’expérience pour ceux qui les vivent et les co-produisent : les patients et les soignants. Il aborde les formes d’activités et d’apprentissages qui se réalisent sur le terrain du soin, notamment à l’occasion de situations mettant en présence au moins deux sujets cherchant à se comprendre, et à agir pour, sur ou avec l’autre. L’étude des interactions permet de questionner les dynamiques expérientielles et formatives qui s’opèrent chez les acteurs. Quatre types d’axes de recherche sont abordés :

• La compréhension de la nature des apprentissages qui surviennent durant les interactions de soins (l’apprentissage ouvrant ici sur une diversité d’entrées : négociation des places, rapport de domination, émancipation, coproduction et légitimation des savoirs, etc.) ;

• L’étude des conditions et des configurations situationnelles qui rendent possibles ou au contraire inhibent ces processus ;

• La présentation des dispositifs méthodologiques permettant d’observer le travail langagier en situation réelle ainsi que les outils de traitement des données qui peuvent être opérationnalisés dans une démarche orientée formation ;

• L’analyse des enjeux pédagogiques et didactiques qui se dégagent de l’étude de ces apprentissages, ainsi que la façon dont ils peuvent orienter l’élaboration des dispositifs d’accompagnement, de formation, de recherche-intervention.

Année : 2018
Réf. : EDU 39

n° 39 - Apprendre des interactions de soin

Haut de page Haut de page

Słabi / Faibles

Les collections -> Théâtre -> Nouvelles Scènes • polonais

C’est une histoire banale racontée de façon peu banale… Le personnage principal, Mme Anina, traverse une crise de dépression post-partum. Écartelée entre les devoirs de mère et les rêves de femme, elle sombre dans un état de culpabilité et d’impuissance qui l’éloigne de la réalité. Le traitement médicamenteux s’avère inefficace et la tentative de rapprochement avec un homme, décevante.
Les « faibles », personnages de la pièce, qui portent des noms indéfinis : Un tel, Une telle, Un autre, sont aussi insignifiants que leur existence. De façon subtile et avec une pointe d’ironie, l’auteure dissèque le mécanisme de la dépression dans un univers oscillant entre le réel et l’illusion.

Magdalena Drab (née en 1990) est diplômée de l’École nationale supérieure de théâtre et de cinéma de Łódź. Pour son rôle dans le spectacle Deux pauvres Roumains parlant polonais de Dorota Masłowska, elle reçoit un prix d’interprétation qui lance sa carrière théâtrale en tant que comédienne, metteur en scène et auteur dramatique. Elle débute avec la pièce Dzielni chłopcy [Garçons courageux], publiée dans la revue théâtrale Dialog en 2016, qui lui vaut une bourse du ministère de la Culture et du Patrimoine national. D’autres pièces la suivent : Trup [Le cadavre], Dramat dwóch starych ludzi i kota, który popełnił samobójstwo [Le drame des deux vieillards et d’un chat qui s’est suicidé], et enfin, Słabi. Ilustrowany banał teatralny [Faibles. Drame banal illustré], récompensé par le Grand Prix du Jury au concours dramaturgique de Gdynia en 2017. Actuellement, elle joue au théâtre H. Modrzejewska à Legnica.

Année : 2018
Réf. : NOUP 12

Słabi / Faibles

Haut de page Haut de page

Allarmi ! / Alarmes !

Les collections -> Théâtre -> Nouvelles Scènes • italien

Vittoria est une jeune fille à la tête d’un groupuscule d’extrême droite. Elle engage trois garçons pour organiser un coup d’État, tuer le président de l’Union européenne et retransmettre le tout en streaming. Ce doit être le point de départ d’une révolution néo-fasciste, seule solution, à ses yeux, à la crise de la société. Vittoria monologue et recrute, donne des leçons et se regarde agir. Mais cette action paramilitaire se déroule-t-elle dans la réalité ou dans l’esprit mythomane d’une fille marginale ? Et dans le vertige démultiplié des miroirs de la représentation, quelle perspective la société offre-t-elle à une génération désemparée qui pense et agit à travers le filtre rassurant et dangereux des réseaux sociaux ?
Emanuele Aldrovandi nous livre un texte efficace, visionnaire et paradoxal, où des dialogues philosophiques qui participent de l’intensité dramaturgique scandent la mise en place d’une action où la violence n’est pas nécessairement du côté que l’on souhaiterait.

Emanuele Aldrovandi est un jeune dramaturge italien, né à Reggio Emilia en 1985. Diplômé en lettres et philosophie, il se spécialise dans l’écriture dramatique à Milan. Il a plusieurs textes à son actif, pour lesquels il a obtenu des prix prestigieux en Italie : Farfalle, Homicide House, Il generale. Depuis 2016 il collabore avec l’ERT - Emilia Romagna Teatro, et ses textes sont représentés en Italie et à l’étranger. Son écriture est caractérisée par la création de situations dramatiques contre-utopiques et parfois extrêmes qui poussent le spectateur à la réflexion et aux questionnements. En parallèle de son activité d’auteur, il travaille comme conseiller dramaturgique et enseignant d’écriture théâtrale.

Année : 2018
Réf. : NOUI 17

JPG - 603.2 ko
Logo IRPALL def 2013
Allarmi ! / Alarmes !

Haut de page Haut de page

n° 26 - 30 ans de Rencontres

Les revues -> n° 26 - 30 ans de Rencontres

Au diapason du festival « Cinélatino, Rencontres de Toulouse », ce numéro endosse ses habits de fête pour célébrer les 30 ans des Rencontres. Il propose un dossier foisonnant qui s’ouvre avec un panorama général et revient sur la richesse des cinématographies latino-américaines des trois dernières décennies : Mexique, Argentine, Uruguay, Colombie, Équateur, etc.
À cette occasion, la revue publie une longue entrevue avec Esther et Francis Saint-Dizier, qui comptent parmi les fondateurs du festival, et propose aux amis fidèles de se replonger dans leurs souvenirs des Rencontres à travers trois questions. Un Almanach invite également à voyager par l’image dans les méandres des archives de ce festival.
En plus du dossier principal, le lecteur trouvera des comptes-rendus de lectures, des analyses de films et des réflexions pointues, notamment sur un autre anniversaire, mai 1968, et un retour sur le cinéma de Lisandro Alonso. Un numéro exceptionnel pour une année exceptionnelle !

Année : 2018
Réf. : CINE 26

n° 26 - 30 ans de Rencontres

Haut de page Haut de page

Raconter pour signifier

Les collections -> Langues et civilisations étrangères -> Interlangues Littératures

Le récit et la narration dans leurs différentes déclinations, tel est le thème de ce livre.

Le récit du pouvoir, le récit dominant, mais aussi le pouvoir du récit. Le récit comme construction de soi, comme besoin anthropologique de mettre en forme narrative notre propre existence, et l’actuelle difficulté, surtout pour les nouvelles générations, à se projeter dans le futur et à élaborer une narration cohérente de leur vie.

La narration comme lecture-écriture du monde, car de la manière dont les consciences savent ou peuvent le lire dérive un type de conduite et de comportement, qui est aussi une manière de l’écrire. La narration littéraire, pour sa fonction éminemment politique et émancipatrice, car en imaginant des mondes possibles, elle remet en discussion le monde tel qu’il est et permet, ou du moins facilite, l’imagination d’un autre monde qui pourrait se réaliser.

Mario Sei est maître-assistant à la faculté de lettres de La Manouba, à Tunis. Après une formation en philosophie de la science à l’université de Milan, il a obtenu un doctorat en langues romanes à l’université de Nanterre. Ses recherches sont liées à la philosophie du langage, à la théorie de la littérature et de la narration.

Année : 2018
Réf. : LANG 73

Raconter pour signifier

Haut de page Haut de page

n° 12 - Médicalisation de la sexualité

Les revues -> n° 12 - Médicalisation de la sexualité

L’histoire de la sexologie, tout comme l’histoire de la sexualité plus globalement, est récente et surtout développée pour le nord de l’Europe. Si les noms des grands sexologues germanophones ou anglophones sont connus et disposent en général de biographies, leurs homologues français, belges, portugais, espagnols, suisses, italiens restent encore largement dans l’ombre. Ce développement inégal de l’historiographie entraîne une vision très partielle de la constitution du savoir savant sur la sexualité. En effet, on peut supposer que les sexologies latines, qui se sont développées dans des contextes culturels différents, ont des traits propres. Plus généralement, on observe des transferts culturels (traductions, réseaux de chercheurs) entre ces pays, sans doute au moins aussi importants que les apports venus d’Allemagne, du Royaume-Uni ou des pays scandinaves. Ce numéro vise donc à rééquilibrer l’historiographie en s’interrogeant sur des spécificités latines.

Année : 2017
Réf. : MERHMS 12

n° 12 - Médicalisation de la sexualité

Haut de page Haut de page

n° 44 - Regards croisés sur les fleuves Èbre et Garonne

Les revues -> n° 44 - Regards croisés sur les fleuves Èbre et Garonne

Ce numéro déborde les frontières entre les États en mettant en évidence des « regards croisés sur les fleuves Èbre et Garonne ». Il est le fruit d’une collaboration entre le département de géographie de l’université de Saragosse et le département de géographie de l’université Toulouse – Jean Jaurès.
L’Èbre et la Garonne sont séparés par la chaîne des Pyrénées. L’un, l’Èbre, débouche par un delta dans la mer Méditerranée tandis que l’autre, la Garonne, termine sa course par un estuaire dans l’océan Atlantique. S’ils se partagent le même château d’eau, la montagne pyrénéenne, celle-ci joue le rôle d’une véritable frontière climatique. Le versant nord-pyrénéen est beaucoup plus arrosé que le versant sud aux caractéristiques plus sèches. Et pourtant, le module de l’Èbre à Saragosse (233 m3/s) est légèrement supérieur à celui de la Garonne à Toulouse (190 m3/s). Au-delà de ces différences, des ressemblances et des similitudes apparaissent aussi entre l’Èbre et la Garonne.
Ce numéro cherche à faire un tour d’horizon des recherches en cours. À bien des égards, les trajectoires temporelles de ces deux fleuves sont voisines. L’eau fluviale est utilisée de façon massive dans l’agriculture dans les deux vallées et permet d’alimenter en eau de boisson les riverains. Partout, de multiples aménagements visent à valoriser la ressource fluviale mais aussi à limiter la contrainte constituée par les crues et les inondations. Dans ce numéro, il s’agit de croiser les savoirs français et espagnols sur les spécificités de l’Èbre et de la Garonne. Quatre grandes thématiques sont ainsi explorées au travers d’une dizaine d’articles : le rapport ville-fleuve dans les cas de Saragosse et Toulouse ; l’évolution des fleuves au cours du temps et de leurs usages, dans un contexte probable de changement climatique ; les risques avec notamment une focale sur les inondations récentes ; la restauration et renaturation des cours d’eau.
Au final, ces regards croisés entre l’Èbre et la Garonne permettent de confronter les histoires, les réalités et les trajectoires temporelles des deux fleuves. En filigrane apparaissent aussi les acteurs, les usages, les aménagements, la gestion et les solutions apportées par les sociétés riveraines. Si l’Èbre et la Garonne ne coulent pas dans le même sens, tous les articles réunis ici laissent présager une communauté de réflexions rendant nécessaires les rapprochements scientifiques afin de renforcer une comparaison plus poussée entre deux des grands fleuves du Sud-Ouest européen.

Philippe Valette est maître de conférences à l’université Toulouse – Jean Jaurès. Ses recherches s’intéressent à la géohistoire des cours d’eau, au rapport ville-fleuve, à la question des risques d’inondation et de l’évolution des paysages fluviaux garonnais.

Alfredo Ollero est professeur de géographie à l’université de Saragosse. Ses recherches portent sur l’hydrologie, la géomorphologie, les inondations de l’Èbre et de ses affluents.

Année : 2017
Réf. : SOE 44

n° 44 - Regards croisés sur les fleuves Èbre et Garonne

Haut de page Haut de page

Mondialisation : quels enjeux pour la France ?

Les collections -> Les Fondamentaux -> Amphi 7 • Droit, économie, sciences politiques

Assumant le choix de l’engagement dans les affaires du monde, la France est très directement concernée par la mondialisation. Or, la mondialisation ne pacifie pas spontanément les relations humaines, et ceci d’autant moins qu’elle favorise la compétition.
Reprenant de nombreux thèmes du référentiel « Intelligence économique et nouveaux risques du XXIe siècle » élaboré à l’initiative de plusieurs ministères, cet ouvrage a l’ambition de contribuer à la formation des étudiants de l’enseignement supérieur aux enjeux de citoyenneté et de sécurité globale. Ainsi, après un exposé sur la mondialisation, l’ouvrage détaille le contexte qui fait de l’intelligence économique et de la propriété intellectuelle des outils essentiels dans le cadre de la mondialisation de l’économie. Les défis des flux financiers illicites et les enjeux du cyberespace sont ensuite commentés.
Les leviers juridiques et les organismes dont l’objet est de protéger les informations et les savoir-faire sensibles sont par ailleurs décrits. Cet ouvrage aborde enfin les défis géopolitiques et militaires que doivent affronter la France et l’Europe, dans un monde bien loin de la fin de l’histoire autrefois rêvée. L’ambition des auteurs est de permettre au lecteur de devenir un acteur éclairé de notre société.

Jean-Marie Dilhac est professeur en sciences de l’ingénieur à l’INSA de Toulouse. Il est chercheur au LAAS (Laboratoire d’analyse et d’architecture des systèmes), auditeur de l’IHEDN (Institut des hautes études de Défense nationale), officier (réserve opérationnelle) de l’armée de l’air et co-auteur de Autonomie énergétique des systèmes embarqués sans fil et sans batterie (ISTE, 2017).

Année : 2018
Réf. : SED 85

Critique EODE-BOOKS : 2018

Mondialisation : quels enjeux pour la France ?

Haut de page Haut de page

Théorie/Pratique ? Dépasser les clivages dans l’enseignement musical

Les collections -> Sciences de l’Éducation -> Questions d’éducation

L’opposition ou la distinction fondatrice entre théorie et pratique musicale, autrement dit entre celui qui sait de quoi est faite la musique et celui qui la pratique, est effective dès l’Antiquité. Relayée par Boèce, elle se cristallise au Moyen Âge à travers le jugement sans appel de Gui d’Arezzo, qui établit une hiérarchie entre le musicus, celui qui sait, et le cantor, qui agit sans savoir. Les réseaux d’oppositions qui se sont constitués autour de ces deux concepts, au fil du temps, sont repérables, variables, parfois récurrents, selon les lieux ou le positionnement institutionnel de celui qui porte le jugement. Ces oppositions, souvent issues de représentations binaires, induisent des hiérarchisations, des échelles de valeurs (ce qui est jugé positivement ou négativement), qui vont jusqu’à générer des discours marqueurs d’appartenances et d’idéologies.

Cet ouvrage vise à mieux cerner les enjeux épistémologiques liés aux concepts de théorie et de pratique, dans l’enseignement musical, au cours de l’histoire (nature, fonction, évolutions). Il s’agit de vérifier l’acceptabilité ou au contraire la nécessité du dépassement d’une telle dichotomie. Cette approche conduit à une mise à nu des déficits qui font obstacle aujourd’hui à une approche intégrant et dépassant le couple théorie-pratique musicale, lorsqu’il est question d’enseignement.

Odile Tripier-Mondancin est maître de conférences à l’ESPE Toulouse Midi-Pyrénées (université Toulouse - Jean Jaurès) en didactique de l’enseignement musical.
Philippe Canguilhem est professeur au département de musique de l’université Toulouse - Jean Jaurès, également membre de l’Institut universitaire de France.
Ils appartiennent tous deux au laboratoire LLA-CREATIS (EA 4152).

Année : 2018
Réf : QUE 12

Théorie/Pratique ? Dépasser les clivages dans l'enseignement musical

Haut de page Haut de page

L’Amérique latine en France

Les collections -> Langues et civilisations étrangères -> Hespérides Amérique

Cette approche des échanges entre l’Amérique latine et la France est centrée sur l’étude de festivals de cinéma, depuis les premières décennies du Festival de Cannes et la naissance de festivals spécialisés dans des cinématographies issues du continent latino-américain, jusqu’à la deuxième décennie du XXIe siècle. Comment les films s’y expriment-ils, comment y sont-ils interprétés ? Dans quelle tradition s’inscrivent ces interprétations et en quoi participent-elles d’un univers imaginaire global ? Ponctué d’allers-retours qui entendent rendre compte du double lieu d’énonciation (l’Amérique latine elle-même et la France) et en dialogue permanent avec ce vaste horizon d’analyse, un regard « micro » explore le « territoire imaginaire latino-américain » fabriqué par le festival Cinélatino, Rencontres de Toulouse, devenu au fil des ans le principal événement français consacré aux cinémas d’Amérique latine. La trame qui tisse l’ensemble de l’ouvrage révèle la manière dont le discours contemporain sur les cinémas de ce continent s’insère dans la continuité des échanges, au croisement des enjeux discursifs, culturels et géopolitiques. Elle montre combien ces échanges sont façonnés par l’action des hommes et des femmes portés par une sensibilité à la fois envers l’Amérique latine et envers le cinéma, qui composent ensemble des réseaux d’acteurs coopérant pour faire exister ces cinématographies.

Colombienne habitant en France depuis 2000, Amanda Rueda est maîtresse de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’université Toulouse - Jean Jaurès, rattachée au laboratoire LERASS. Ses travaux portent sur les écritures audiovisuelles et sur les processus de création et de production des cinématographies d’Amérique latine. Elle est membre de l’ARCALT (Association Rencontres cinémas d’Amérique latine de Toulouse) et du conseil de rédaction de la revue Cinémas d’Amérique latine.

Année : 2018
Réf. : HES 66

L'Amérique latine en France

Haut de page Haut de page

Voir, observer, penser

Les collections -> Littérature française -> Lettres et culture

Partant de l’influence de la photographie victorienne de Julia Margaret Cameron, de la photographie et du cinéma d’avant-garde des années 1920 et de la production photographique de Virginia Woolf elle-même (albums de Monk’s House), cette étude pose l’hypothèse que l’écriture de Virginia Woolf s’en inspire pour devenir à la fois photographique et cinématographique, photo-cinématographique. Explorant le texte comme dispositif complexe, l’auteure analyse la plasticité de sa prose à travers ses motifs et ses stratégies de représentation afin de mettre en lumière dans quelle mesure photographie et cinéma forment et reforment le texte woolfien, dans ses modalités formelles et esthétiques, ainsi que dans sa dimension éthique et politique.

Docteure en littérature britannique, Adèle Cassigneul est spécialiste des relations texte / images. Elle est l’auteure de plusieurs articles sur l’œuvre de Virginia Woolf ainsi que d’une monographie sur Ian McEwan et Joe Wright.

Le présent travail de recherche à reçu le prix Présence de la langue française 2015 délivré par l’Académie des sciences, inscriptions et belles-lettres de Toulouse.

Année : 2018
Réf. : LEC 03

Voir, observer, penser

Haut de page Haut de page

Huit ans de république en Espagne

Les collections -> Histoire -> Méridiennes • Série Générale

Ce volume rassemble la plupart des contributions présentées lors des colloques tenus dans le cadre des 9es et 10es Journées Manuel Azaña, à Montauban, en 2014 et 2015. Les thématiques de ces rencontres étaient ambitieuses : La Seconde République espagnole, 1931-1936, entre réforme et révolution, la première année ; puis, la seconde année, Guerre d’Espagne, 1936-1939, entre guerre et révolution.

Cette problématique, centrée sur l’action et les représentations des forces sociales et politiques qui l’ont soutenue jusqu’au bout, ne prétendait donc pas brosser une histoire totale de la Seconde République. Les textes questionnent deux idées maîtresses de la période : la réforme décisive d’un pays resté archaïque et la révolution qui – aux yeux de beaucoup, mais pas forcément de la même manière – aurait permis de remédier de façon décisive aux maux dont souffrait le pays, notamment les inégalités sociales.

L’affrontement de ces deux projets marque la première période de la République, au cours du « bienio azañiste », les deux années de gouvernement de Manuel Azaña (1931-1933). Il rebondit en 1936, après la victoire électorale du Front populaire, quand le soulèvement militaire de Franco, soutenu par Hitler et Mussolini, prend les armes contre la République. Cette fois, chez ceux qui luttent pour la défendre, c’est la question de la priorité à donner à la conduite de la guerre ou à la révolution qui fait débat et approfondit les divisions. L’ouvrage aborde successivement ces périodes dans ses deux parties : l’une consacrée aux réformes menées par la jeune République espagnole et l’autre tournée vers les gouvernements en guerre et les forces sociales et politiques à l’œuvre face à l’assaut des forces réactionnaires et fascistes espagnoles et internationales.

Les diverses contributions émanent de spécialistes confirmés – espagnols ou français – et dressent un état de la recherche historique actuelle. Apportant ainsi une vision plurielle sur les huit petites années qui ont changé l’Espagne et sur une République trahie, à qui le temps n’a pas été donné de réaliser ses espoirs.

Année : 2018
Réf. : MERI 14

Critique de Babelio : mars 2018

Critique EODE-BOOKS : 2018

Huit ans de république en Espagne

Haut de page Haut de page

Actualités