Dernières parutions

Et la gazelle devint chèvre

Les collections -> Histoire -> Sites et cités d’Afrique

Les ossements animaux sont les principaux documents sur lesquels s’appuie cet ouvrage. Une multitude de fragments provenant de sites archéologiques allant du nord au sud de l’Afrique et couvrant les dix derniers millénaires, ossements issus de régions dispersées, de périodes différentes, dans des états de conservation différents, mais racontant tous la même histoire : celle des relations de l’homme et de l’animal à travers la préhistoire africaine. Relations avec les animaux sauvages chassés, pêchés ou piégés pour leur viande, leur peau, leurs plumes, leurs os, relations avec les animaux domestiques qui apportent du lait, du sang, de la force et du prestige, relations avec des environnements diversifiés et instables qu’il faut savoir dompter et exploiter, relations changeantes au fil de l’évolution des cultures et des sociétés qui vont permettre à certains animaux de devenir des symboles du pouvoir, de la richesse, du magique ou encore ceux des dangers d’un monde sauvage et hostile.

Le livre parle d’animaux et de sociétés, mais aussi de paysages et de molécules. En des chapitres courts et abordables s’ouvrant à chaque fois sur un exemple archéozoologique précis, l’auteur aborde successivement l’évolution des paysages et des modes de subsistances dans le Nord-Est africain au temps des derniers chasseurs-cueilleurs de la préhistoire, l’apparition de l’élevage et sa diffusion, la place particulière du bœuf dans l’alimentation mais aussi dans les sphères sociales et symboliques de nombreuses sociétés, ou encore le rôle de la chasse et des animaux sauvages au sein des sociétés agropastorales anciennes et actuelles. Riches et complexes, les relations de l’homme et de l’animal en Afrique au cours des dix derniers millénaires constituent un document anthropologique majeur, qui illustre les liens forts noués entre les sociétés humaines et leur environnement

Joséphine Lesur est archéozoologue et maître de conférences au Muséum national d’Histoire naturelle à Paris (UMR 7209). À partir des restes osseux trouvés sur les sites archéologiques, elle étudie la relation entre l’homme et l’animal en Afrique, et notamment l’origine et la diffusion des animaux domestiques.

Année : 2017
Réf. : SIT 04

Et la gazelle devint chèvre

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n° 76 - Les Suds rêvés de Julien Green

Les revues -> n° 76 - Les Suds rêvés de Julien Green

Né à Paris en 1900, Julien Green appartient par sa famille à une « terre lointaine » : le sud des États-Unis, le Deep South d’avant la guerre de Sécession. Son père venait de Virginie, sa mère, née à Savannah, de Géorgie. Auteur d’une des plus grandes œuvres romanesques françaises du XXe siècle (huit volumes d’œuvres complètes dans « La Bibliothèque de la Pléiade », c’est-à-dire autant que Giono, mais plus que Camus ou Mauriac), écrivain bilingue, à la croisée de deux cultures, Green ne cesse de s’interroger sur la mémoire d’un pays disparu, sur le déchirement (mais aussi l’enrichissement) d’appartenir à deux cultures, et à deux langues, et, peut-être, sur le nécessaire, et difficile, « lien transatlantique ». Inlassable voyageur, Green est aussi un passionné d’Italie et de Grèce, qui jouent dans son œuvre un rôle presque aussi important que le Sud mythique de ses ancêtres. C’est cette rêverie géographique sur toutes les terres du Sud, riche de poésie malgré les déchirures de l’Histoire et les douleurs intérieures, que le présent volume s’attache à explorer, entre roman, théâtre et écrits personnels, contribuant au renouvellement actuel des études greeniennes.

André-Alain Morello, maître de conférences à l’université de Toulon, est spécialiste du roman français du XXe siècle (Giono, Yourcenar, Montherlant, Gracq, Green).

Année : 2017
Réf. : LIT 76

n° 76 - Les Suds rêvés de Julien Green

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n° 93 - Libertinage, athéisme et incrédulité. 2

Les revues -> n° 93 - Libertinage, athéisme et incrédulité. 2

Ce dossier spécial consacré au libertinage, à l’athéisme et à l’incrédulité est réparti sur deux numéros (nos 92 et 93). La cohérence de ces deux livraisons est thématique et théorique. En effet, en s’appuyant sur des outils méthodologiques variés, ce dossier montre combien il est absurde d’imaginer, comme certains historiens ont pu le faire, qu’il a existé et qu’il existe encore des sociétés où l’incroyance en matière religieuse serait impossible. Il permet de cerner précisément les notions polémiques d’« incroyance », d’« irréligion », d’« athéisme », d’« hérésie », de « déisme », de « libertinage », en les confrontant entre elles, en les situant dans leur contexte (du XVIe siècle aux Lumières), et en les soumettant à un examen critique. Ainsi, ce numéro permet de passer en revue les concepts clés nécessaires à la compréhension des relations conflictuelles qui unissent les démarches apologétiques et les démarches critiques, plus ou moins radicales et plus ou moins dissimulées, qu’il est convenu de qualifier de « libertines ».

Jean-Pierre Cavaillé est maître de conférences et enseigne l’anthropologie historique à l’EHESS (Toulouse, laboratoire LISST). Il est spécialiste de l’histoire religieuse, sociale et politique des XVIe et XVIIe siècles, de l’histoire de la philosophie et l’histoire intellectuelle des XVIe et XVIIe siècles, et s’intéresse à la configuration du secret et de la tromperie dans l’Europe moderne. Parmi ses derniers ouvrages parus :
- Les Déniaisés. Irréligion et libertinage au début de l’époque moderne, Paris, Garnier, 2014.
- En collaboration avec Cécile Soudan, Première édition critique du manuscrit inédit de Louis Machon, Apologie pour Machiavelle (1668), Paris, Champion, 2016, 735 p.

Année : 2017
Réf. : LC 93

n° 93 - Libertinage, athéisme et incrédulité. 2

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n° 104 - Ekklèsia. Approches croisées d’histoire politique et religieuse

Les revues -> n° 104 - Ekklèsia. Approches croisées d’histoire politique et religieuse

Ce volume a été conçu comme un hommage à une historienne de premier plan : Marie-Françoise Baslez. Connue du public cultivé pour son livre sur saint Paul (1991), elle est l’auteur d’une œuvre scientifique très abondante. Dans ses nombreux travaux, elle a su analyser la complexité des interactions entre les religions du monde gréco-romain, en y incluant le judaïsme hellénisé, le christianisme des premiers siècles et les religions dites orientales, outre les cultes civiques grecs et romains. Sensibilisée à l’apport de l’anthropologie pour penser les relations hommes-dieux, elle a aussi enrichi ses travaux de perspectives sociologiques, en s’interrogeant sur le fonctionnement et l’apport de diverses communautés : associations d’étrangers au sein de la polis grecque ou communautés chrétiennes comme ferment de la première Ekklèsia. Cette veine sociologique l’amène aussi à s’intéresser aux persécutions, aux martyres, au destin singulier d’un Paul ou à la construction d’une mémoire partagée chez les juifs ou les chrétiens, et plus récemment aux bâtisseurs de l’Église que sont les premiers évêques.

Ce sont tous ces thèmes que l’on retrouve dans ce volume, sous la plume d’une vingtaine de collègues qui, chacun à partir de son terrain et de sa documentation, ont souhaité manifester leur admiration et reconnaître leur dette à l’égard d’une historienne qui a durablement marqué les champs de recherche sur lesquels elle s’est aventurée.

Corinne Bonnet est professeur d’histoire grecque à l’université Toulouse - Jean Jaurès, spécialiste d’histoire des religions de la Méditerranée ancienne dans une perspective multiculturelle. Elle est l’auteur notamment de : Les Enfants de Cadmos. Le paysage religieux de la Phénicie hellénistique (2015), et de Quand les dieux voyagent. Cultes et mythes en mouvement dans l’espace méditerranéen (2016, avec L. Bricault).

Françoise Briquel Chatonnet est directrice de recherche au CNRS, UMR Orient et Méditerranée. Elle travaille sur le monde ouest-sémitique au Ier millénaire avant J.-C. et sur le christianisme syriaque. Elle a publié récemment : Manuscripta syriaca. Des sources de première main, avec M. Debié (dir.) (2015) ; Figures de Moïse, avec D. Aigle (dir.) (2015) ; Henri Seyrig (1895-1973), avec F. Duyrat (dir.) (2016).

Année : 2017
Réf : PAL 104

n° 104 - Ekklèsia. Approches croisées d'histoire politique et religieuse

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n° 41-42 - Les mutations des systèmes productifs

Les revues -> n° 41-42 - Les mutations des systèmes productifs

Derrière le vocable a priori un peu abscons de « mutations des systèmes productifs » se cache en réalité une question au cœur de nos sociétés. Où vont nos économies ? Quelles en sont/seront les structures, les acteurs ? Quels secteurs ont fait/font/feront les frais de ces mutations et notamment d’une redéfinition des chaînes productives dans la mondialisation ? Quelles peuvent être les échelles territoriales d’action/réaction à ces transformations permanentes de la production de richesses ? Beaucoup a déjà été détruit, remanié. Mais beaucoup reste aussi à faire : si des mutations peuvent apparaître subies dans un cadre concurrentiel mondialisé, à l’inverse, des territoires montrent des capacités de résilience, d’adaptation et d’innovation.

Cette livraison de Sud-Ouest Européen ne prétend nullement épuiser la complexité et la richesse d’un tel sujet. Beaucoup reste à écrire pour rendre compte de ces mutations. Surtout, beaucoup reste à faire, à inventer, tant dans des produits nouveaux, que dans les modalités de gouvernance des entreprises et des territoires. L’originalité de ce numéro de Sud-Ouest Européen est d’aborder cette réflexion en sortant du cadre national pour y associer des exemples espagnols. Ces derniers s’inscrivent dans des registres très différents les uns des autres puisque des études relatives à des secteurs « traditionnels » et fortement perturbés par la mondialisation (céramique, chaussures) voisinent avec d’autres : le développement d’une viticulture de qualité en Castille-et- León ou l’essor de stratégies logistiques, incarnées ici par le cas du Port de Barcelone, autre facette importante des mutations des systèmes productifs. Dans cette même ville un article est consacré aux stratégies de transformations du quartier Poblenou, espace urbain anciennement industriel aspirant à évoluer vers une nouvelle économie urbaine.

Côté français, on ne peut éviter d’accorder une place à l’activité aéronautique tant elle a pesé sur les évolutions du Sud-Ouest, contribuant à en changer le destin et l’image projetée. Au-delà d’une simple recension de ce système économique il s’agit aussi ici de montrer combien le renouvellement socio-économique de ces territoires assoie les bases pour un éventuel recyclage économique des compétences sédimentées, notamment dans les services d’ingénierie présents dans l’agglomération toulousaine. D’autres travaux rendent compte de l’évolution d’une des premières ambitions technopolitaines françaises, Sophia-Antipolis, tandis qu’un article, au travers du cas d’Albi, s’interroge sur les capacités d’accueil et de développement de start-up dans un champ non métropolitain.

Aborder les mutations des systèmes productifs dans ce quadrant Sud-Ouest de l’Europe ne revient donc pas qu’à évoquer sur une mélodie lacrymale les friches d’un passé industriel. Il y a là une invitation à noter que les mutations sont aussi des stimulations à une réécriture permanente des logiques productives. Dans un monde ouvert, tout cela dépend d’abord de la capacité des acteurs – entreprises, organismes consulaires, banques, collectivités territoriales, etc. – à se fédérer pour travailler ensemble.

Jean-Marc Zuliani est maître de conférences à l’université Toulouse - Jean Jaurès et membre du LISST-CIEU.

Année : 2016
Réf. : SOE 41-42

n° 41-42 - Les mutations des systèmes productifs

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Stratégies migratoires des enfants au Vietnam

Les collections -> Sciences Sociales -> Socio-logiques

Nourri par une enquête de terrain, rare dans ce domaine, cet ouvrage questionne et analyse les stratégies des ménages ruraux les plus démunis des provinces centrales du Vietnam et celles de leurs enfants, tentés par la demande croissante de main d’œuvre jeune et peu ou non formée que génère l’économie informelle à Hô-Chi-Minh-Ville. Pour les parents, il s’agit de réduire les dépenses du foyer et de créer une source de revenu régulière ; pour les enfants, souvent dès l’âge de 14 ans, l’enjeu est d’accéder aussi rapidement que possible à l’autonomie et à un statut d’adulte.

Dans la société d’arrivée, les réseaux familiaux tentent de les protéger, souvent en vain, contre les dangers liés à leurs conditions de précarité, d’insécurité sociale et sanitaire. Au Vietnam et dans nombre de pays en développement, la migration des enfants pose non seulement la question de la mise en œuvre de dispositifs de protection publique face à l’exploitation des jeunes, mais aussi celle de la relation entre développement économique et développement social et humain.

L’enquête de Lê Đăng Bảo Châu démontre combien il est urgent de s’interroger sur les possibilités de protection sociale de ces jeunes ruraux migrants, exploités dans des ateliers qui les emploient en dehors de toute légalité.

Lê Đăng Bảo Châu est enseignante-chercheure à l’université de Huê, faculté des sciences, département de sociologie et responsable de la section « Planification et gestion sociale » de l’université de Huê.

Année : 2017
Réf. : SOC 39

Stratégies migratoires des enfants au Vietnam

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n° 21 - Peuples et pouvoirs en Europe du Nord (1) / Peoples and Powers in Northern Europe (1)

Les revues -> n° 21 - Peuples et pouvoirs en Europe du Nord (1) / Peoples and Powers in Northern Europe (1)

Ce dossier aborde trois thèmes principaux sur une période qui va approximativement de l’époque médiévale à la fin de l’époque moderne : la représentation de l’histoire des peuples nordiques et les premières formations de l’identité nationale ; les problématiques de la guerre et de la paix ; le pouvoir central face aux communautés locales. Il s’intéresse également, au travers de deux articles, à la réinterprétation de cette histoire et à ses conséquences.

Les mélanges quant à eux évoquent les sujets suivants : les conflits de mémoire entre Russes et Finlandais à l’époque de la russification ; les parricides en Finlande depuis les années 1930 ; une réflexion sur le parcours étonnant de Jean-Baptiste Bernadotte, simple soldat devenu roi de Suède et de Norvège.

Virgile Reiter est docteur à Paris IV et membre de l’UMR REIGENN (Représentations et identités. Espaces germanique, nordique et néerlandophone), spécialisé en études nordiques.

Maurice carrez est professeur d’histoire contemporaine à l’université de Strasbourg.

Année : 2015
Réf. : MERRHN 21

n° 21 - Peuples et pouvoirs en Europe du Nord (1) / Peoples and Powers in Northern Europe (1)

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La grieta, entre animales salvajes / La Fissure, tête à tête avec des bêtes sauvages

Les collections -> Théâtre -> Nouvelles Scènes • espagnol

Jusqu’où peut aller l’être humain ? Dans quelle mesure une situation de crise peut-elle dévoiler les aspects les plus instinctifs et retors d’un individu ? La grieta, entre animales salvajes, de Gracia Morales et Juan Alberto Salvatierra, est un huis clos dramatique qui plonge trois trentenaires, Lucía, Tomás et Nico, dans des situations de tensions extrêmes, les amenant à dévoiler leurs parts d’ombre, à explorer et dépasser leurs propres limites. Lorsque les trois amis décident de passer le week-end dans une luxueuse maison en campagne pour échapper au stress de la ville, ils n’imaginent pas ce qui les attend : l’ambiance, tout d’abord joyeuse, va peu à peu se dégrader, comme si le lieu faisait ressortir l’égoïsme, l’irresponsabilité, la résignation de chacun d’eux. Coupés du monde, ils font alors face à leurs angoisses et à leur nature les plus sombres et cette menace permanente va mettre à l’épreuve les valeurs morales de chacun d’entre eux. Jusqu’où seront-ils capables d’arriver pour ne pas reconnaître qu’on les a trompés ? Que seront-ils disposés à sacrifier pour ne pas se risquer à sortir ?

Professeure de littérature et de théâtre à l’université de Grenade, Gracia Morales est cofondatrice, dramaturge et actrice au sein de la compagnie grenadine Remiendo Teatro. Elle a écrit de nombreuses pièces dont Quince peldaños (prix Marqués de Bradomín en 2000), NN12 (prix SGAE en 2008) ou encore Como si fuera esta noche, Un lugar estratégico, Un horizonte amarillo en los ojos et Entre puertas y paredes, publiées aux PUM. Elle écrit aussi des contes et des poésies, dont le recueil de poèmes De puertas para dentro (prix de poésie Javier Egea, 2004).

Dramaturge et metteur en scène, Juan Alberto Salvatierra enseigne la littérature dramatique et le théâtre au sein de la Escuela Superior de Arte Dramático de Málaga. Membre depuis 2006 de Remiendo Teatro, il est également professeur à la Escuela de teatro y doblaje Remiendo. Il a notamment écrit Por feo (prix Rafael Guerrero en 1999) et El rey de Algeciras (prix Miguel Romero Esteo en 2002).

Année : 2017
Réf. : NOUV 20

La grieta, entre animales salvajes / La Fissure, tête à tête avec des bêtes sauvages

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Le Livre des couleurs

Les collections -> Arts -> Tempus Artis

C’est en 1462 — et non en 1262 comme on le croyait jusqu’ici — qu’est confectionné Le Livre des couleurs (O livro de como se fazem as cores). Il a pour auteur un juif portugais, maître imprimeur, maître teinturier et, surtout, maître enlumineur : Abraão ben Judah ibn Hayyim, marrane exilé en Italie pour échapper aux persécutions de l’Inquisition. Son traité, rédigé en judéo-portugais et transcrit en caractères hébraïques, est d’une importance capitale pour l’histoire et la pratique de l’enluminure à la fin du Moyen Âge. Mais il est aussi riche d’enseignements pour les enlumineurs d’aujourd’hui, comme Michel Larroche, qui offre ici une première traduction française de ce texte réédité, nouvellement daté et dûment annoté par un praticien de haut niveau.

Calligraphe-enlumineur et chercheur, Michel Larroche se passionne pour les manuscrits médiévaux à peinture. Il concentre plus spécialement ses recherches sur les recettes et techniques de fabrication des couleurs qu’il fait renaître à travers des enluminures personnelles.

Année : 2017
Réf. : TEMPART 02

Le Livre des couleurs

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n° 75 - De l’oralité à l’écrit du patrimoine poétique et musical au Maghreb

Les revues -> n° 75 - De l’oralité à l’écrit du patrimoine poétique et musical au Maghreb

Ce numéro s’est fixé pour objectif principal d’être la pierre inaugurale d’un chantier d’études académiques sur le patrimoine poétique, littéraire et musical du Maghreb, véhiculé par ses langues maternelles : l’arabe parlé ou darija et les langues amazigh. Chaque auteur(e) a signalé le manque crucial de cette catégorie d’études. Plus que jamais s’impose la nécessité d’approfondir les aspects de ce patrimoine, en recherches universitaires pluridisciplinaires, pour en révéler ce qu’il recèle en sources d’enrichissement des identités culturelles plurielles du Maghreb et comme vecteur d’éducation à un bel esprit critique créatif.

Marc Loopuyt (l’invité de ce numéro) a enseigné à l’École nationale de musique de Villeurbanne. Il a fréquenté la Méditerranée, le Maghreb, l’Orient arabe, la Turquie et l’Azerbaïdjan pendant 45 ans. La rédaction a rencontré ce musicologue, pédagogue et polyglotte spontané. Il revient ici sur son parcours initiatique ; sur des siècles de transmission orale – de Maître à disciple – et sur ses pratiques musicales. Dans un riche cahier couleur, son élève Aurélie Albaret présente un échantillon de son musée privé des instruments à cordes. Et ses amis témoignent de ses apports décisifs aux traditions musicales métissées.

Ont contribué à ce numéro :

Aurélie Albaret, Rachid Aous, Laurent Aubert, Virginie Banabéra, Rachid Brahim Djelloul Abdelkader Bendamèche, Syrine Ben Moussa, Jocelyn Bourret, Jean-François Clément, Osire Glacier, Jean-Pierre Guinhut, Leila Habbachi, Sara Jabbar-Allen, Abdennour Keramane, Marc Loopuyt, Makillam, Zahia Matougui, Abdelkader Mana, Jacques Ohayon, Hervé Sanson, Houria Oularbi-Abdennebi, Bernadette Rey Mimoso- Ruiz, Mohammed Rouicha, Nabila Sadi, Elias Samrakandi, Mohammed Habib Samrakandi, Hervé Sanson, Alem Surre Garcia, Houssein Toulali, Mourad Yelles.

Année : 2016
Réf. : MAG 75

n° 75 - De l'oralité à l'écrit du patrimoine poétique et musical au Maghreb

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n° 56 - Disparitions. Littérature et arts américains / Disappearances. American Literature and Arts

Les revues -> n° 56 - Disparitions. Littérature et arts américains / Disappearances. American Literature and Arts

Ce volume s’intéresse aux formes de la disparition dans la littérature et les arts américains. Lacérés ou ponctués de blancs et de silences, de blessures et de béances, de traces et de cicatrices, la littérature et les arts américains montrent et dissimulent l’absence. L’évanescence du sens, les secrets intimes ou les hantises collectives apparaissent dans les romans, les nouvelles ou les constructions artistiques sous la forme de manquements manifestes du voir et du dire, mais aussi sous la forme de rumeurs, de recommencements et de redites. Ainsi, la réflexion de l’écriture et des arts sur les limites de la vision entrelace au regret une forme de reconnaissance des vertus émerveillantes de l’invisible — les mystères de l’inconnu, la nature insolite de l’ordinaire. Car si depuis ses origines, la littérature américaine ne cesse de scruter, avec inquiétude ou ferveur, les signes et les dessins d’un territoire fuyant à perte de vue, elle se surprend aussi à transmuer la fuite du sens en source d’attention fébrile et d’inventivité ravie. De même, en devenant cette image paradoxale qui nomme la mort, la disparition s’esquisse non seulement comme l’expression d’un deuil, mais aussi comme un mode de continuation, d’habitation de la vie.

This volume explores forms of disappearance in American literature and the visual arts. Punctured or punctuated by blanks and silences, by open wounds and gaping holes, by marks and scars, American literature and arts reveal and conceal absence. Evanescent meaning, close-guarded secrets or collective fears all feature in novels, short stories or artworks as conspicuous failures of perception and expression, but also as rumours, repeated beginnings and recurrences. The ways in which writing and visual art forms question the limits of perception are thus a splicing of sorrow and an acknowledgement of sorts of the capacity for wonder of the invisible : the mysteries of the unknown, the eeriness of the everyday. Although with restless zeal American literature has always scrutinized the figurations of an “unhandsome” territory (Emerson) vanishing from view as far as the eye can see, it also, surprisingly, transmutes the elusiveness of meaning into an object of fervid attention and a source of enraptured inventiveness. Moreover, while becoming a paradoxical figure of death, disappearance comes to express not only bereavement but also to emerge as a way of continuing, a way of inhabiting life.

Année : 2016
Réf. : CAL 56

n° 56 - Disparitions. Littérature et arts américains / Disappearances. American Literature and Arts

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n° 98 - Habitat durable : approches critiques

Les revues -> n° 98 - Habitat durable : approches critiques

Ce numéro de Sciences de la Société vise à saisir dans quelle mesure il devient possible d’adresser un certain nombre de critiques au développement et à l’habitat durables. De telles critiques pourront aider à mieux comprendre les problèmes rencontrés par l’habitat durable – que se disputent les acteurs individuels (habitants, professionnels, bailleurs, architectes, etc.) ou collectifs (entreprises, institutions, associations, etc.) –, depuis la « production » de cet artefact à sa « consommation ». Il s’agit alors dans cette livraison de mettre en perspective non seulement les forces mais aussi les ambiguïtés ou les apories d’un tel « habitat durable », que celui-ci soit tour à tour considéré comme l’expression d’une « totalité en acte », d’un système incluant l’ensemble des éléments qui le constituent – des conditions de sa production à sa fonction d’usage , ou bien encore comme une « catégorie de la pratique ».

Comment un tel « habiter » peut-il reconfigurer notre rapport au monde – autrement que par une injonction à la ville durable – et ainsi réinterroger des enjeux environnementaux, sociaux, économiques, culturels ou de gouvernance ? Ce numéro de Sciences de la Société fait l’hypothèse que les critiques aujourd’hui portées à l’endroit de l’habitat durable pourront aider à des éléments de réponse à la mesure de ces enjeux.

Année : 2016
Réf. : LERA 98

n° 98 - Habitat durable : approches critiques

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n° 92 - Libertinage, athéisme et incrédulité. 1

Les revues -> n° 92 - Libertinage, athéisme et incrédulité. 1

Ce dossier spécial consacré au libertinage, à l’athéisme et à l’incrédulité est réparti sur deux numéros (n° 92 et 93). La cohérence de ces deux livraisons est thématique et théorique. En effet, en s’appuyant sur des outils méthodologiques variés, ce dossier montre combien il est absurde d’imaginer, comme certains historiens ont pu le faire, qu’il a existé et qu’il existe encore des sociétés où l’incroyance en matière religieuse serait impossible. Il permet de cerner précisément les notions polémiques d’« incroyance », d’« irréligion », d’« athéisme », d’« hérésie », de « déisme », de « libertinage », en les confrontant entre elles, en les situant dans leur contexte (du XVIe siècle aux Lumières), et en les soumettant à un examen critique. Ainsi, ce numéro permet de passer en revue les concepts clés nécessaires à la compréhension des relations conflictuelles qui unissent les démarches apologétiques et les démarches critiques, plus ou moins radicales et plus ou moins dissimulées, qu’il est convenu de qualifier de « libertines ».

Jean-Pierre Cavaillé est maître de conférences et enseigne l’anthropologie historique à l’EHESS (Toulouse, laboratoire LISST). Il est spécialiste de l’histoire religieuse, sociale et politique des XVIe et XVIIe siècles, de l’histoire de la philosophie et l’histoire intellectuelle des XVIe et XVIIe siècles, et s’intéresse à la configuration du secret et de la tromperie dans l’Europe moderne.

Parmi ses derniers ouvrages parus :
- Les Déniaisés. Irréligion et libertinage au début de l’époque moderne, Paris, Garnier, 2014.
- En collaboration avec Cécile Soudan, Première édition critique du manuscrit inédit de Louis Machon, Apologie pour Machiavelle (1668), Paris, Champion, 2016, 735 p.

Année : 2017
Réf. : LC 92

n° 92 - Libertinage, athéisme et incrédulité. 1

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La Classe : hier, aujourd’hui et demain ?

Les collections -> Sciences de l’Éducation -> Questions d’éducation

En dépit des bouleversements du monde, la classe n’évolue pas, entend-on de tous côtés. Chaque jour ou presque, des incantations à l’innovation se font entendre. Cet ouvrage s’ouvre sur ces questions. Il les aborde sous l’angle des « formats pédagogiques », c’est-à-dire des dispositifs d’organisation du travail en classe, tels le cours magistral ou le cours dialogué. Comment ces formats pédagogiques sont-ils apparus ? Quelles sont les raisons de leur succès, de leur stabilité et de leur pérennité ? Quelle activité les enseignants et les élèves développent-ils au sein de ces dispositifs ? Quelle est leur efficacité vis-à-vis des apprentissages des élèves ? Comment, pourquoi et à quelles conditions pourrait-on envisager de les faire évoluer ou de les transformer ? Telles sont les questions auxquelles cet ouvrage ambitionne d’apporter des éléments de réponse et de réflexion. Il s’appuie sur des travaux conduits en sciences de l’éducation, en anthropologie cognitive et en ergonomie, mais aussi en histoire et en sociologie de l’éducation. Des extraits de la littérature viennent compléter les connaissances historiques sur la classe.

Philippe Veyrunes est maître de conférences habilité à diriger des recherches émérite. Il a enseigné les sciences de l’éducation à l’université Toulouse - Jean Jaurès de 2005 à 2015, après avoir effectué une longue carrière dans le premier degré où il a occupé diverses fonctions (instituteur, maître-formateur, conseiller pédagogique, formateur). Ses recherches, conduites dans un cadre d’analyse du travail, ont porté sur la classe, les formats pédagogiques et les dimensions individuelles et collectives de l’activité en classe, ainsi que sur la formation des enseignants. Dans cette perspective, il s’intéresse aux conditions de possibilité de transformation de la classe.

Année : 2017
Réf : QUE 11

La Classe : hier, aujourd'hui et demain ?

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Érotisme et folie au féminin

Les collections -> Psychologie - Psychanalyse -> Chemins cliniques

Que veut la femme ? Cette célèbre question prêtée à Sigmund Freud a trouvé chez lui deux réponses divergentes. La première (l’officielle) est celle du complexe de castration : la femme envie à l’homme le pénis qu’elle n’a pas, et se tourne vers lui pour en jouir dans le rapport sexuel (l’avoir en soi, à défaut d’en avoir un à soi). La femme freudienne est un garçon manquant. Mais Freud a aussi développé, bien que de façon plus implicite, une théorie alternative où l’on rencontre une femme imprégnée de masochisme, et dotée d’un orifice vaginal ; le désir d’être pénétrée y apparaît comme un but en soi. C’est cette seconde conception, développée depuis par de nombreux auteurs, qui est prolongée ici : le féminin, chez chacun de nous (homme ou femme), relève de ce désir concave, cette appétence à la réceptivité, cet appel puissant adressé à l’autre pénétrant ou, comme le chante si bien Barbara : Mon amour, il faut que tu viennes ! Cette dimension concave, centripète, du rapport à soi, à l’autre, au monde, n’est toutefois pas exempte d’ambivalence : elle réveille des angoisses de pénétration, d’intrusion, de confusion, jusqu’à la terreur de voir son monde interne anéanti par ce corps étranger excitant. Comment concilier désir et angoisse de pénétration ?

À partir de récits de cas célèbres, mais aussi de sa propre pratique clinique, l’auteur considère une psychopathologie du féminin. Il repère en quoi ses formes les plus diverses (de l’inhibition névrotique banale à la grande psychose hallucinatoire chronique, en passant par les phénomènes d’extase mystique et de possession) constituent autant de tentatives de résolution de cette ambivalence : autant de folies au féminin.

Florent Poupart est psychologue clinicien et docteur en psychologie clinique. Il a travaillé huit ans en secteur de psychiatrie générale. Il est également maître de conférences en psychologie clinique et psychopathologie à l’université Toulouse - Jean Jaurès.

Année : 2017
Réf. : CHE 15

Érotisme et folie au féminin

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Le Rococo d’Oc

Les collections -> Langues et civilisations étrangères -> Interlangues Littératures

Au XVIIIe siècle, la poésie en langue occitane fait partie de la vie quotidienne. Elle est pratiquée dans les milieux populaires, à l’occasion de festivités, mais aussi au sein de l’élite cultivée, dans des milieux pourtant acquis à la maîtrise du français. Cette anthologie, la première du genre pour cette époque encore mal connue de l’histoire littéraire occitane, regroupe 80 textes, poèmes ou extraits de poèmes, traduits, présentés et annotés. Elle permet de mesurer la vitalité et la diversité d’une création poétique qui s’inscrit dans le vaste courant du rococo européen. Un esprit léger, un humour subtil, le mélange des genres, une grâce indéfinissable caractérisent une écriture qui en même temps, en posant un regard nouveau sur la réalité des travaux et des jours et en accueillant des formes empruntées à l’oralité ambiante, fait preuve d’une profonde originalité.

Jean-François Courouau est maître de conférences habilité à diriger des recherches en littérature occitane moderne à l’université Toulouse - Jean Jaurès. Il a récemment dirigé la première synthèse consacrée à la création en langue occitane au XVIIIe siècle (La langue partagée. Écrits et paroles d’oc. 1700- 1789, Droz, 2015) dans laquelle il s’est notamment intéressé à la riche – et méconnue – production poétique occitane du Siècle des lumières.

Année : 2017
Réf. : LANG 72

Le Rococo d'Oc

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Fuorigioco / Hors-Jeu

Les collections -> Théâtre -> Nouvelles Scènes • italien

« L’histoire se répète toujours trois fois : la première sous forme de tragédie, la deuxième sous forme de farce, et la troisième sous forme d’un match de foot. »

28 juin 2012 : Italie-Allemagne, demi-finale de l’Euro. Ce soir-là, Mario et Anna auraient simplement voulu voir le match, comme tout le monde. Mais ils ne pourront pas. Car sur la corniche à côté de leur fenêtre, silencieux et élégants, Adriano et Laura se tiennent par la main. Ils veulent se jeter dans le vide. Mais pourquoi donc ? Et pourquoi justement ce soir-là ?
Mario et Anna n’auront dès lors pas d’autre choix que de rester à leurs côtés, leur parler et comprendre les motivations de ce geste insensé. Une confrontation entre idéalisme et pragmatisme à propos de la « crise », de la religion, de l’amour, du racisme, de l’orgueil, de la télévision, de Dieu…
Une comédie tragique le temps d’un match de foot.

Lisa Nur Sultan est écrivaine, dramaturge et scénariste. Elle débute sa carrière en 2007 pour la télévision, et depuis 2008 elle travaille pour le cinéma et le théâtre. En 2009 le spectacle Brugole a reçu le prix Nuove Sensibilità, puis le prix Eceplast pour la recherche dramaturgique / TTF (2010), le prix Girulà (2010) pour le « meilleur texte » et la mention spéciale au Bando Storie di Lavoro (2011). Dans ses pièces de théâtre, par une écriture profondément ironique, elle analyse le rapport de sa génération au monde du travail, aux médias et à leur tyrannie, à la crise des valeurs. Fuorigioco a été créé à Rome en octobre 2015 et sélectionné par le comité italien d’Eurodram en 2016. Il s’agit de son premier texte traduit et publié en France.

Publié avec le concours de l’Institut de recherche pluridisciplinaire en arts, lettres et langues (IRPALL) de l’université Toulouse - Jean Jaurès

Année : 2017
Réf. : NOUI 15

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Fuorigioco / Hors-Jeu

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Entre ombres et lumières

Les collections -> Langues et civilisations étrangères -> Interlangues Civilisations

Ce volume d’hommage à Françoise Knopper, professeure de civilisation à l’université Toulouse - Jean Jaurès, réunit trente-trois contributions de chercheurs français et étrangers, spécialistes d’histoire, de philosophie, de psychanalyse, de poésie et des arts. Elles entraînent le lecteur sur les chemins de la guerre et de la paix, entre passé et futur, foi et raison, au croisement de différentes aires géoculturelles, du XVIIe siècle à nos jours. À travers les jeux dialectiques de l’ombre et de la lumière, les textes qui composent l’ouvrage convient à une exploration originale de l’espace et des représentations, entre fière affirmation de soi et cosmopolitisme.
Par sa composition, cet ouvrage reflète également les acquis des études germaniques en France, y compris dans leur rayonnement international.

Avec une interview inédite de l’auteur Alexander Kluge : Goethe entre ombres et lumières.

Mechthild Coustillac est maître de conférences à l’université Toulouse - Jean Jaurès. Ses recherches concernent l’histoire et la pensée du XIXe et du XXe siècle en Allemagne sous leurs aspects politiques, économiques et culturels.

Hilda Inderwildi est maître de conférences à l’université Toulouse - Jean Jaurès. Ses travaux portent sur les formes d’art inter-génériques et collaboratives dans les pays de langue allemande, principalement au XXe et au XXIe siècle.

Jacques Lajarrige est professeur à l’université Toulouse - Jean Jaurès, où il dirige le CREG (EA 4151). Ses principaux domaines de recherche sont la littérature, l’histoire des idées et des représentations en Autriche (XIXe-XXIe siècle), ainsi que les écritures poétiques modernes et contemporaines.

Année : 2017
Réf. : LANG 66

Entre ombres et lumières

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n° 25 - Cinéma colombien CALIWOOD

Les revues -> n° 25 - Cinéma colombien CALIWOOD

Ce numéro s’intéresse au cinéma de Cali, 3e ville de Colombie, et plus généralement au cinéma colombien et ses portées internationales et nationales.

Cali est une ville avant-gardiste dans le domaine du cinéma (on parle de « Caliwood »), avec l’école de Cali, et est encore aujourd’hui très dynamique dans ce domaine : la plupart des jeunes réalisateurs colombiens dont les films ont une portée internationale sont originaires de cette ville.

Ce numéro propose notamment une réflexion sur les rapports entre l’écrivain Andrés Caicedo et le cinéma, des analyses à propos de l’école de Cali, de la représentation de Cali dans le cinéma, sur le chef d’œuvre cinématographique Garras de oro. Il donne en outre la parole à de jeunes réalisateurs colombiens à travers des entretiens. Sont également proposés, entre autres, un article sur le cinéma de Ciro Guerra, et un extrait du scénario de La tierra y la sombra de César Acevedo.

Les auteurs, à 90 % latino-américains, sont des universitaires, des critiques ou des professionnels du cinéma. Tous les articles sont publiés en deux langues : espagnol/français ou portugais/français.

LARCALT (Association Rencontres Cinémas d’Amérique latine) organise chaque année depuis 1989 un festival de cinémas latino-américains à Toulouse afin que se créent des liens entre les créateurs latino-américains invités, le public, les professionnels et les médias. Le but premier de l’ARCALT est de faire connaître des cinématographies marginalisées par les circuits de distribution commerciale et de contribuer à leur diffusion.

Créée à l’initiative de Paulo Antonio Paranagua, historien reconnu des cinémas d’Amérique latine, la revue Cinémas d’Amérique latine rend compte de l’actualité et de la mémoire des cinématographies latino-américaines.

Année : 2017
Réf. : CINE 25

n° 25 - Cinéma colombien CALIWOOD

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n° 103 - Études de linguistique latine II

Les revues -> n° 103 - Études de linguistique latine II

Les articles réunis dans les numéros 102 et 103 de Pallas sont issus du 18e Colloque international de linguistique latine qui s’est tenu du 8 au 13 juin 2015 à Toulouse, dans le cadre de PLH-CRATA. Ils représentent des contributions à tous les domaines de linguistique latine.

On trouvera dans le présent volume de nouvelles explications de phénomènes phonologiques (lois phonologiques) ou morphologiques (génitif, vocatif, morphologie verbale), des études consacrées aux préverbes et aux prépositions, des questions variées concernant le style et le lexique, la prosodie et la métrique ainsi que la rhétorique. Une section spéciale est réservée aux hellénismes en latin.

Ces études explorant des domaines variés permettent non seulement d’enrichir notre connaissance du latin mais aussi de faire le point sur des questions actuelles tout en offrant des perspectives pour les recherches ultérieures.

Numéro coordonné par Olga Spevak, maître de conférences HDR à l’université Toulouse - Jean Jaurès, où elle enseigne la philologie latine et grecque.

Année : 2017
Réf : PAL 103

n° 103 - Études de linguistique latine II

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Une philosophie à l’épreuve du transfert

Les collections -> Psychologie - Psychanalyse -> Psychanalyse &

La correspondance entre Descartes et Élisabeth porte sur la question théorique de l’union de l’âme et du corps mais s’articule rapidement à la question de la guérison du corps par l’âme du fait de la « mélancolie » d’Élisabeth et des interrogations qu’elle adresse à Descartes. Toujours décrite comme un moment philosophique exceptionnel, cette correspondance donne lieu à un inédit que ce travail interroge en accentuant moins le contenu philosophique que ce qui, à cette occasion, constitue une mise en question de la philosophie.
L’articulation de la philosophie et de la psychanalyse vient ici interroger ce qui fait effraction dans la philosophie cartésienne et dès lors la met à l’épreuve par la manifestation, dans l’espace des lettres, du sujet de l’inconscient et de son écoute par Descartes. L’originalité de cette correspondance se situerait dès lors dans l’acte de Descartes – écrire des lettres –, acte qui constitue une transgression de la philosophie. La notion de rencontre vient, dans ce travail, penser ce qui se passe entre Descartes et Élisabeth pour mettre en exergue que l’exercice de la philosophie qu’ils conduisent tous deux ne fait pas l’impasse de la question de l’amour et du corps à travers l’échange épistolaire, à travers une correspondance qui s’avère être une eutuchia, une heureuse rencontre.

Delphine COQUARD est professeur de philosophie et docteur en Études psychanalytiques de l’université de Montpellier III. Elle a publié dans la revue Psychanalyse n° 19 un article portant sur cette correspondance : « “Il l’écoute et il parle.” La correspondance entre Descartes et Elisabeth : une rencontre originale. »

Année : 2017
Réf. : PSY 16

Une philosophie à l'épreuve du transfert

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The Hard Problem / Au cœur du problème

Les collections -> Théâtre -> Nouvelles Scènes • anglais

The Hard Problem (2015) se situe à la croisée du théâtre et de la philosophie des sciences de la vie. La pièce pose la question de l’émergence de la conscience dans la matière vivante. Le Hard Problem annoncé dans le titre se trouve au centre des préoccupations du personnage principal, Hilary, recrutée par l’Institut des sciences du cerveau. La question de la conscience est intimement liée dans l’intrigue à celle de l’abandon, Hilary ayant laissé partir en adoption le nouveau-né dont elle venait d’accoucher. D’un point de vue euphonique, Hard Problem évoque heart problem (problème de cœur), et les deux niveaux sont intrinsèquement liés sur le plan dramatique.

Tom Stoppard (né en 1937) est un auteur britannique dont l’œuvre théâtrale et filmique a été fréquemment récompensée (Oscars, Tony Awards, BAFTA, Prix Italia). Dramaturge, traducteur (Lorca, Havel, Pirandello), réalisateur (Rosencrantz and Guildenstern Are Dead), scénariste (Brazil, L’Empire du Soleil, Shakespeare in Love, Anna Karenine), il a écrit plus de trente pièces de théâtre, ainsi que des pièces radiophoniques. Ses pièces ont souvent pour objet la spécificité du medium théâtral ainsi que la place de l’auteur (The Invention of Love).

Année : 2017
Réf. : NOUA 10

The Hard Problem / Au cœur du problème

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n° 36 - L’enseignement de l’oral à l’école

Les revues -> n° 36 - L’enseignement de l’oral à l’école

La plupart des tâches d’apprentissage requièrent un effort conscient et un temps considérables pour passer d’un traitement d’abord contrôlé à un traitement automatique. Ces tâches portent sur des connaissances secondaires et pour lesquelles notre cerveau n’aurait pas eu le temps d’évoluer pour permettre la mise en œuvre d’un processus d’adaptation-imprégnation. A contrario les apprentissages adaptatifs qui ne nécessitent aucun enseignement concernent des connaissances primaires, présentes depuis des milliers d’années, comme le langage oral ou l’évaluation de petites quantités. Une limite très importante des apprentissages adaptatifs relève du fait qu’ils ne permettent pas à l’enfant d’apprendre les connaissances qui font partie de son environnement quotidien.

Au moment où un changement d’orientation politique, en France, la refondation de l’école, amène à reconstruire les cycles et à mettre l’accent sur la maîtrise du langage en vue de mieux lutter contre l’échec scolaire, il est utile de faire un point sur cette question : le langage oral a-t-il besoin d’être enseigné à l’école et si oui, sous quelle forme ? Le dossier abordera cette question en décrivant la nature réelle du rapport entre l’oral et l’écrit afin de se poser ensuite la question de la nature de l’objet oral à l’école : objet simplement « travaillé » (situations orales plus ou moins contrôlées) ou objet « enseigné » (dispositifs et contrats didactiques explicites) ? L’écrit et l’oral sont-ils si distincts et certaines formes d’oral participent-elles du domaine des « connaissances secondes » ?

Année : 2016
Réf. : EDU 36

n° 36 - L'enseignement de l'oral à l'école

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Nietoty / Nietoty

Les collections -> Théâtre -> Nouvelles Scènes • polonais

C’est sans doute le lien avec Wrocław, ville natale de Majewski, prise dans le mécanisme séculaire de conflits polono-allemands, qui a déclenché la réflexion sur la trahison et sur l’expiation. L’auteur s’inspire d’un épisode des plus consternants de l’histoire de la Pologne pendant la Deuxième Guerre mondiale : la trahison des montagnards polonais qui ont adhéré au nazisme. Sans faire le procès de la collaboration, l’auteur se penche sur la figure ambiguë du traître et sur les formes multiples qu’elle peut revêtir dans différents pays. La pièce déconstruit le mythe de la nation homogène et propose une version alternative de l’histoire dans laquelle il n’y a pas de place pour la narration univoque. L’utilisation de figures abstraites et d’un langage symbolique lui confère une dimension universelle. Malgré la thématique grave, la pièce est émaillée d’éléments comiques et fantastiques.

Sebastian Majewski (né en 1971), diplômé de l’École supérieure de communication de Wrocław et de l’Académie théâtrale de Białystok, est auteur dramatique, metteur en scène, scénographe et acteur. En 2003, Majewski crée sa propre scène, la Scène de Witkacy, considérée comme la plus avant-gardiste de Wrocław. La collaboration artistique avec Jan Klata, metteur en scène de renom, aboutira à la direction conjointe du Théâtre national Stary à Cracovie en 2013. Après une expérience professionnelle variée dans le domaine du théâtre, Sebastian Majewski occupe aujourd’hui le poste de directeur artistique au Théâtre Jaracza à Łódź.
Parmi ses pièces signées Pilgrim/Majewski – Pilgrim étant l’alter ego fictif de l’auteur – citons : La Maison. Das Haus (2004), Le droit le gauche à talons (2007), Les jeux sous l’édredon (2007), La famille Iglak (2009), le diptyque sur la trahison, d’abord Nietoty dont la version radiophonique a été adaptée en 2013 pour Radio Cracovie, puis Question de la victoire (2014) et enfin Holoubek, fils de Picasso (2015) et Ma mère est suivie par le docteur Oetker (2016).

Année : 2017
Réf. : NOUP 11

Nietoty / Nietoty

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للا جْميلة / Lalla J’mila : le Rocher des filles

Les collections -> Théâtre -> Nouvelles Scènes • arabe

Lalla J’mila est une pièce de théâtre en sept « éclairages » fondée sur un mythe tangérois, le « Rocher des filles », rocher donnant sur la Méditerranée, sculpté par la nature sous forme de femme et censé mettre fin au célibat des jeunes filles et à la stérilité des femmes. Au travers d’un jeu de narration, deux femmes, qui découvrent qu’elles sont sœurs, se rencontrent à ce rocher et évoquent tout ce qu’elles ont enduré. Ce sont deux générations de femmes avec des attitudes différentes vis-à-vis d’une société patriarcale avec ses coutumes et traditions, mais aussi l’exploitation et l’humiliation des femmes. De la résistance à la colonisation, au refus des abus sexuels, en passant par la révolte estudiantine, Zoubeir Ben Bouchta évoque des faits historiques qui ont marqué la mémoire de Tanger et porte la lumière sur une société soumise au joug masculin et dans laquelle les femmes aspirent à la liberté et à l’égalité.

Dramaturge marocain, Zoubeir BEN BOUCHTA est né en 1964 à Tanger, au Maroc. En avril 2005, il crée sa propre compagnie théâtrale, « Bab Bhar Ciné Masrah », qui a produit ses pièces les plus récentes. Il écrit ses premières pièces en arabe littéral : La Valise et Le Givre en 1991, et La Pieuvre en 1993. Celles qui vont suivre seront écrites pour la plupart en arabe dialectal marocain, de La Cage, en 1996, à la trilogie Hôtel Tanger en 2010. Il a également écrit des dialogues de films : Une minute de soleil en moins, de Nabil Abouche, en 2001, et Dès l’aube de Jillali Ferhati en 2009. Publiée en 2004, Lalla J’mila a été traduite en anglais (Ed. International Center for Performance Studies) et a obtenu le prix du meilleur texte au Festival national du théâtre de Meknès. C’est sa première pièce traduite en français.

Année : 2017
Réf. : NOUAB 01

للا جْميلة / Lalla J'mila : le Rocher des filles

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Programmes et disciplines scolaires

Les collections -> Sciences de l’Éducation -> Questions d’éducation

Les contenus d’enseignement, leur organisation tout au long du cursus des élèves ainsi que la façon de les transmettre sont au cœur d’enjeux sociétaux importants. De façon récurrente, ils font d’ailleurs l’objet de débats – parfois vifs – interrogeant les finalités assignées au système éducatif.
Dans cet ouvrage, l’évolution de disciplines scolaires enseignées dans le second degré, ainsi que l’organisation des enseignements qui en résulte, est étudiée sous l’angle de ses logiques et de ses rythmes, afin d’éclairer les questionnements contemporains. Les changements correspondants sont abordés en croisant des approches historique, épistémologique, sociologique ou encore didactique, la situation française étant mise en perspective avec le contexte européen.
Les auteurs de cet ouvrage abordent ces évolutions et enjeux contemporains en prenant appui sur les résultats de leurs recherches universitaires.

Année : 2017
Réf : QUE 09

Programmes et disciplines scolaires

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n° 75 - Paul Lacroix, « l’homme-livre » du XIXe siècle

Les revues -> n° 75 - Paul Lacroix, « l’homme-livre » du XIXe siècle

Paul Lacroix, dit « le bibliophile Jacob », fait partie des figures que l’on croise au détour des travaux sur le XIXe siècle, mais dont l’œuvre, la personnalité et le rôle dans le champ littéraire demeurent méconnus. Historien, érudit, bibliographe, romancier, conservateur à la bibliothèque de l’Arsenal durant plus de trente ans, il est l’un des plus éminents représentants de la polygraphie foisonnante qui caractérise le siècle, mettant à mal les frontières entre fiction et érudition.

Fruit d’un travail mené conjointement par des universitaires, littéraires et historiens, et des bibliothécaires, ce dossier a l’ambition de donner une image complète de ce personnage hors norme, montrant l’étendue et la diversité de ses activités. Il redonne à Paul Lacroix la place qu’il a occupée au sein des réseaux unissant le monde des lettres (ami de Nodier, Dumas, Balzac, Hugo, Janin…), celui de la librairie (collaboration avec les éditeurs Techener, Jouaust ou Renduel) et celui des bibliothèques publiques. L’écrivain, très peu étudié à ce jour, est au cœur de cette relecture. Car si l’homme attire de plus en plus l’attention, son œuvre de romancier et d’historien est restée dans l’ombre. Or elle éclaire ses activités de bibliophile et de conservateur, notamment par les enjeux complexes soulevés par sa « mythobiographie » auctoriale et le pseudonyme de « bibliophile Jacob », dont l’ambition et la réussite dépassent le cadre de la simple chronique du monde littéraire. Un choix de lettres inédites de Paul Lacroix, classées et annotées, et couvrant l’ensemble de sa carrière, complète ce dossier.

Marine LE BAIL a consacré son doctorat aux écrivains bibliophiles du XIXe siècle. Enseignant la littérature à l’université Toulouse - Jean Jaurès, elle a travaillé sur le fonds manuscrit Paul et Jules Lacroix comme chargée de recherches documentaires à la bibliothèque de l’Arsenal.

Magali CHARREIRE, professeur agrégée d’histoire (PRAG) à l’université Paul-Valéry Montpellier III, membre du Centre de recherches interdisciplinaires en sciences humaines et sociales (CRISES), a soutenu en 2013 une thèse d’histoire consacrée à Paul Lacroix.

Année : 2016
Réf. : LIT 75

n° 75 - Paul Lacroix, « l'homme-livre » du XIXe siècle

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n° 128 - Semblanzas del deseo en las letras áureas

Les revues -> n° 128 - Semblanzas del deseo en las letras áureas

Ce numéro intitulé « Visages du désir dans la littérature du Siècle d’or » propose quelques explorations des formes du désir, au Siècle d’or, dans des genres aussi variés que la poésie, le roman, la nouvelle, la littérature de dévotion ou le théâtre. Cette thématique est abordée à travers six articles qui s’intéressent à des écrits d’hommes et de femmes des XVIe et XVIIe siècles en Espagne et en Amérique.

Sans prétendre à l’exhaustivité, il propose un état de la recherche la plus récente dans ce domaine, avec la participation des meilleurs spécialistes de la question, provenant du monde entier : Espagne, France, États-Unis, Mexique, Turquie...

Francisco Ramírez Santacruz est professeur à la Benemérita Universidad Autónoma de Puebla, et spécialiste de Mateo Alemán et de la poésie mexicaine du XVIIe siècle. Il est actuellement professeur invité à l’université de Cologne.

Philippe Rabaté est enseignant à l’université de Paris Ouest Nanterre La Défense, et spécialiste de Mateo Alemán et, plus généralement, de la prose du Siècle d’or.

Année : 2016
Réf. : CRI 128

n° 128 - Semblanzas del deseo en las letras áureas

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n° 28 - Scènes urbaines

Les revues -> n° 28 - Scènes urbaines

Ce numéro interroge la réalité diasporique dans le contexte urbain de l’aire méditerranéenne entre XVIe et XXe siècle à partir de regards diversifiés (ceux des individus, des communautés, des États) et avec le souci de faire varier les échelles spatiales et temporelles de l’analyse.
Penser les diasporas dans la ville, avec elle et au-delà, est une invitation à observer comment des groupes humains venus d’ailleurs se mesurent au fait urbain. Comment ils s’éprouvent au contact d’un lieu où, de prime abord, tout semble incertain, à commencer par l’environnement urbain, les usages locaux et les législations en vigueur.
Trois axes thématiques charpentent cette histoire spatialisée des relations ville-diaspora. Le premier envisage les rapports entre construction matérielle et construction sociale en s’intéressant aux décalages qu’une présence étrangère inscrit dans le tissu physique, comme dans les temporalités de la ville. Les deux autres, distincts et complémentaires, se penchent sur la diversité d’acteurs qui, du pouvoir étatique à l’habitant étranger, prennent place dans la ville et font émerger, au gré de leurs pratiques et interactions, des scènes urbaines, où donner une lecture souple et située de ce qui fait « groupe » sur un territoire donné.

Anouche Kunth est historienne, chargée de recherche au CNRS, laboratoire MIGRINTER (Université de Poitiers).

Marie-Carmen Smyrnelis est historienne, maître de conférences à la faculté de sciences sociales et économiques (FASSE) de l’Institut catholique de Paris.

Année : 2016
Réf. : DIA 28

n° 28 - Scènes urbaines

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Sedes Sapientiae

Les collections -> Histoire -> Méridiennes • Série Générale

Telle une idole, étrange et hiératique, une Vierge noire trône au chœur d’une chapelle encombrée d’ex votos, accumulés autour d’elle au cours des siècles. À Meymac en Limousin, à Orcival en Auvergne, à Rocamadour en Quercy ou encore à Manosque en Provence, elle semble nous inviter à un mystérieux voyage dans le temps et l’imaginaire.

Parmi les innombrables figurations de Marie, la Vierge noire tranche par son abstraction et sa pureté d’idole ; elle appartient à un temps où le dialogue avec l’autre monde, celui de l’au-delà, était encore possible et même quotidien. L’image dont il est question est bien sûr celle de la statue de bois trônant en Majesté, portant l’Enfant sur ses genoux, qui trouve une de ses expressions les plus emblématiques dans la statue de la Vierge noire de Rocamadour.

Sophie Brouquet est professeure d’histoire médiévale à l’université Toulouse - Jean Jaurès et auteure entre autres ouvrages de Vierges noires : regard et fascination, Éditions du Rouergue, 1990 ; L’art en famille, les milieux artistiques à Londres à la fin du Moyen Âge, 1350-1530, Brepols, 2005 ; Chevaleresses, une chevalerie au féminin, Perrin, 2013.

Année : 2017
Réf. : MERI 10

Sedes Sapientiae

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Io, Nessuno e Polifemo / Moi, Personne et Polyphème

Les collections -> Théâtre -> Nouvelles Scènes • italien

« Personne n’est là ? » Emma Dante, alias Moi, pénètre dans l’antre du Cyclope, déterminée à lui demander sa version des faits. Que s’est-il passé le jour où Ulysse a accosté cette terre peuplée par des créatures monstrueuses, sans foi ni loi ? Comment Polyphème s’est-il retrouvé aveuglé par un dénommé « Personne » ? Mais face à un Polyphème irascible, bientôt rejoint par un Personne fanfaron, l’interview s’avère impossible. Entre déclarations à l’emporte-pièce et tirades enflammées, le tout dans un patchwork d’idiomes mêlant italien, sicilien et napolitain, Emma Dante dynamite joyeusement les frontières entre histoire, anecdotes et cultures populaires. Et en revisitant le mythe, au mépris des catégories et des conventions, c’est sa vision démocratique du théâtre qu’elle nous révèle, et nous invite à investir.

Emma Dante est dramaturge et metteure en scène. En 1999, elle fonde à Palerme la compagnie Sud Costa Occidentale. Ses créations – mPalermu, Carnezzeria, Vita mia, Mishelle di Sant’Oliva, Medea, Il festino, Cani di bancata, Le pulle... – sont programmées dans le monde entier et lui valent de nombreuses reconnaissances. En 2014, Le sorelle Macaluso obtient ainsi le prix « Le Maschere » au titre de meilleur spectacle de l’année. Depuis 2009, Emma Dante met également en scène des opéras. Plusieurs de ses œuvres théâtrales ont été publiées en Italie, dont Carnezzeria. Trilogia della famiglia siciliana (2007) et Trilogia degli occhiali (2011). De son premier roman, Via Castellana Bandiera (2008), elle a tiré le long-métrage Palerme, sorti en France en 2013. Moi, Personne et Polyphème est sa première pièce traduite à l’étranger.

Année : 2016
Réf. : NOUI 14

Io, Nessuno e Polifemo / Moi, Personne et Polyphème

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Wunsch und Wunder / Le Cabinet des désirs

Les collections -> Théâtre -> Nouvelles Scènes • allemand

La pièce se déroule dans un cabinet médical spécialisé en médecine de la reproduction : insémination artificielle, fécondation in vitro, conservation d’ovocytes, banque de sperme sont le lot quotidien des différents protagonistes.
Le médecin Flause est un pionnier de ce type de médecine : depuis trente ans, il aide des couples stériles à concevoir des enfants. Au début de sa carrière, il donnait souvent de sa personne, utilisant son propre sperme pour les inséminations. Il craint désormais d’être confronté à l’un de ses enfants génétiques, tandis que son associée en mal d’enfant, le docteur Bauer, multiplie les rencontres fortuites, en choisissant ses partenaires sur la base de l’attirance olfactive…
La pièce réalise selon son auteure « la fusion du conte et de la réalité, du spermatozoïde et de l’ovocyte, de ce qui est faisable et du hasard ». Elle interroge, à travers tous ses personnages et ses situations souvent comiques, non seulement les motivations et destins individuels, mais aussi notre société dans son fonctionnement et sa quête de sens. Wunsch und Wunder aborde des sujets d’actualité essentiels mais, loin de les traiter sous forme documentaire, le ton et les situations dramatiques sont souvent extrêmement drôles.

Née en 1970 à Stuttgart, Felicia Zeller a fait des études de réalisation à l’École de cinéma du Bade-Wurtemberg. Auteure de théâtre et de prose, elle écrit également pour les journaux, le cinéma et les nouveaux médias. Elle vit à Berlin. Outre de multiples commandes d’écriture de la part de théâtres, elle a reçu de très nombreux prix. Avec une vingtaine de pièces à son actif, c’est une auteure majeure de la dramaturgie d’outre-Rhin.

Année : 2017
Réf. : NOUG 20

Wunsch und Wunder / Le Cabinet des désirs

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Les Petits Bonnets

Les collections -> Théâtre -> Nouvelles Scènes • francophone

Les Petits Bonnets nous conte, dans une langue crue et sensuelle, l’histoire d’ouvrières du textile qui se révoltent dans une usine de soutiens-gorges. Les trois personnages – complétés par une narratrice qui endosse également le rôle d’une Madame Loyale – parlent, mais aussi chantent et réalisent des performances de danse ou de cirque. L’œuvre ne choisit donc pas entre le théâtre musical et le cirque, comme elle ne choisit pas entre la pièce de théâtre, le scénario de mise en scène et le théâtre-récit épique. Elle articule au contraire ce que, trop souvent, on oppose et simplifie : l’érotique et le politique, le poids du quotidien et l’aspiration utopique, la vie sociale et la vie imaginaire, le tragique et le jeu, la fiction et le document, les vérités de l’oppression et les vérités de l’émancipation.

La pièce est complétée d’une préface, d’un entretien avec l’auteur et de deux analyses : une étude dramaturgique de l’œuvre et une analyse des liens existants entre la pièce et les luttes de femmes ouvrières depuis 1968.

Après une formation pluridisciplinaire, Pascaline Herveet entame son parcours de chanteuse dans la rue, interprétant des chansons réalistes. En 1994, elle écrit ses premières chansons et crée le groupe Les Elles. Après six albums, des centaines de concerts et spectacles, elle continue d’explorer les frontières entre voix parlée et voix chantée, théâtre musical et concert rock, chanson et cirque, littérature et musique. Elle assume en 2013 la direction artistique de l’entreprise « familiale », le Cirque du Dr Paradi, avec la création À DADA !!!.

Année : 2017
Réf. : NOUF 01

Les Petits Bonnets

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Ma vie en France

Les collections -> Langues et civilisations étrangères -> Hespérides Espagne

Aurélia Moyà vient d’avoir 14 ans quand elle et sa famille traversent la frontière franco-espagnole, le 1er février 1939. La guerre d’Espagne touche à sa fin, le camp républicain a perdu. Commence pour Aurélia une longue pérégrination, des Vosges jusqu’en Normandie. Pour surmonter ces bouleversements, elle a un allié : son cahier, dans lequel elle rédige, jour après jour, ses « mémoires ». Malgré les déplacements incessants, la guerre, l’occupation et le travail à l’usine ou aux champs, Aurélia se bat avec une langue qui n’est pas la sienne, le français, pour consigner les faits marquants de sa vie en France et de celle de sa famille, de février 1939 à l’été 1943.
À la suite de ce récit inédit, une postface analytique met en lumière l’originalité de ce texte et ses apports à notre connaissance de cette séquence fondamentale de l’histoire contemporaine. Cette source, échappée par hasard à la destruction promise le plus souvent aux écritures ordinaires de soi, nous donne accès à une expérience personnelle de la rupture brutale qu’a provoquée l’exode de 1939 pour des milliers de personnes. Elle témoigne des efforts d’une adolescente prise dans les aléas de l’histoire pour retrouver le contrôle de son destin.

Née à Arbeca (Catalogne), Aurélia Moyà-Freire est présidente de l’Amicale Camp de Miellin et vit dans les Landes. Elle a publié en 2014 une autobiographie en catalan, Vinc d’Arbeca.

Rose Duroux, professeure émérite de l’université Clermont-Auvergne, a consacré plusieurs travaux aux enfances en guerre et aux récits d’exil.

Célia Keren, maîtresse de conférences en histoire contemporaine à Sciences Po Toulouse, a travaillé sur les enfants réfugiés de la guerre d’Espagne.

Enseignante-chercheure à l’université Clermont-Auvergne, Danielle Corrado consacre ses travaux aux écritures de soi au sein du CELIS.

Année : 2017
Réf. : HES 63

Ma vie en France

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n° 97 - Marcher dans la ville

Les revues -> n° 97 - Marcher dans la ville

Ce numéro multiplie les pas de côté interdisciplinaires pour décrire dans toute sa complexité le phénomène de la marche urbaine. Il passe du point de vue de l’écrivain à celui de l’urbaniste, de celui de l’architecte à celui du sociologue ou encore du designer. Il adopte des échelles d’observation allant de l’intime et de l’introspection – via l’évocation de différents récits de marche et portraits de marcheurs dans la littérature – à la cartographie surplombante de grands ensembles urbains et à la délimitation de leurs zones piétonnes – via l’examen de différents plans et projets urbanistiques.

Les contributions à ce numéro s’organisent autour de cinq propositions. D’abord, la marche est envisagée comme un récit – l’accompagnement d’un phrasé ou l’élan d’une traduction. La marche est alors considérée comme l’occasion d’un dépassement identitaire : marcher entraîne un mouvement de conformation à un attendu collectif mais également de dépassement des cadres normatifs auxquels on est censé s’astreindre. La marche en ville peut aussi être envisagée comme un art civique dans le sens où elle donne droit de cité (présence physique au monde) tout en donnant à penser la cité (organisation de la distribution socio-économique du lieu). Cette tension permet de considérer la marche en ville comme l’occasion d’un aménagement de l’espace : marcher, c’est aussi une activité qui s’inscrit – avec plus ou moins de force selon les périodes – dans un programme politique de planification urbaine. Enfin, on ne saurait oublier que la marche urbaine n’est souvent possible qu’en tant qu’agencement sociotechnique : marcher, c’est réunir avec et autour de soi un ensemble d’équipements, de dispositifs, d’artefacts qui contribuent à la fois à sa réalisation et à sa perpétuelle transformation.

Année : 2016
Réf. : LERA 97

n° 97 - Marcher dans la ville

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« Les progrès de l’industrie perfectionnée »

Les collections -> Arts -> Tempus Artis

À la charnière entre les XVIIIe et XIXe siècles, entre la réunion des États généraux et la fin du Premier Empire, vingt-cinq ans s’écoulent pendant lesquels bouleversements politiques, économiques, sociaux et culturels créent un contexte d’instabilité pour le secteur du luxe et du demi-luxe français. Les ateliers et les manufactures sont confrontés à des conditions matérielles et organisationnelles difficiles. Le manque de matières premières, la détérioration des finances et la diminution du personnel en raison du départ des jeunes hommes aux armées ont un impact négatif sur la production artisanale. L’incertitude générale que représente cette période d’instabilité politique et de conflits armés n’empêche pourtant pas l’émergence de modes. De nouveaux marchés s’ouvrent et offrent de riches opportunités aux artistes et artisans pour diversifier et élargir leurs créations.

Souvent considérée comme un temps de rupture, en particulier dans le domaine du luxe dont elle remet en cause les fondements, la Révolution française apparaît au contraire comme le ferment d’une évolution vers l’innovation et l’industrialisation. Pluridisciplinaire, croisant l’histoire de l’art, l’histoire sociale, l’histoire économique, l’histoire culturelle et l’histoire des techniques, le présent ouvrage explore les conditions du changement et offre une approche plurielle des arts du décor.

Année : 2017
Réf. : TEMPART 04

« Les progrès de l'industrie perfectionnée »

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La dynamique du mou

Les collections -> Arts -> L’Art en œuvre

« La vertu est rigide, le vice est mou », écrit Jean-Baptiste Botul dans La Métaphysique du mou (sous la plume de Frédéric Pagès). Le « mou », comme nom et adjectif, garde une connotation péjorative car ce qui est mou reste souvent mal perçu, rejeté et peu valorisé. Dans cet ouvrage, il devient le sujet de nos études et nous oblige à réorienter les approches et les regards trop dépréciatifs, à considérer la valeur dynamique et les forces insidieuses qui se cachent derrière ce que l’on croit simplement être mou.

Nous partons donc du principe que la mollesse n’est plus aujourd’hui une question de consistance confortable, de matière ou de forme mais une dynamique attaquant ce qui semble solide ou liquide. Entre ces pôles, nous observerons comment le mou contient sa propre énergie et active dans ses déplacements une instabilité physique, voire même une confusion informe. Dans ces empâtements, cette viscosité et ces mouvements qui semblent parfois presque arrêtés, il anime des angoisses profondes qui peuvent nous instruire sur ce dont nous sommes faits. Entre l’observation des substances domestiques et l’étude des nouveaux matériaux, il est possible d’envisager des analogies corporelles nous informant sur la fragilité de ce qui nous constitue.

La dynamique du mou engagée dans ce présent ouvrage est matérielle, plastique, entropique, mutationnelle, instable, esthétique, mais aussi transdisciplinaire. Elle favorise les dialogues et tissages entre réflexions théoriques en arts plastiques, en design, en littérature, en cinéma, en histoire de l’art, en esthétique. Elle présente également les questionnements, les expérimentations de plasticiens, de designers et de chorégraphes, afin de faire interagir, sensiblement et conceptuellement, création et recherche au regard de ce mou qui nous anime.

Année : 2017
Réf. : ART 04

La dynamique du mou

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n° 10 - Guerre, maladie, empire

Les revues -> n° 10 - Guerre, maladie, empire

Ce numéro propose quatre études de cas focalisées sur les empires français, allemand et néerlandais et leurs colonies dans la Méditerranée, en Afrique subsaharienne, aux Caraïbes et en Asie sud-orientale. Il adopte donc une perspective large du point de vue géographique, visant à la fois à surmonter le nationalisme méthodologique de la vieille histoire des empires et à élargir le champ d’observation à des empires plutôt marginalisés (Allemagne, Pays-Bas) dans le cadre de l’historiographie sur le colonialisme. Ainsi, il est possible de mieux saisir les analogies et les enchevêtrements entre différentes expériences coloniales, ainsi que la circulation des savoirs engendrée par les guerres, les migrations et les interactions transculturelles entre colonisateurs et colonisés.
Au regard de la chronologie étudiée, l’inclusion des guerres révolutionnaires et napoléoniennes permet de poser la question – souvent négligée par l’historiographie sur la médecine coloniale – des rapports de continuité entre les doctrines médicales de l’époque moderne et la médecine tropicale contemporaine. Dans ce cadre, l’histoire des pratiques et des savoirs médicaux est abordée, à partir d’une pluralité de sources, avec des approches relevant surtout de l’analyse des discours, de l’histoire sociale et des études biographiques voire prosopographiques, et en cherchant donc à combiner une histoire à vocation globale avec une perspective micro-historique.

Roberto Zaugg est docteur de l’université de Naples Federico II, où il a soutenu une thèse sur la condition des étrangers à Naples au XVIIIe siècle. Il a été maître-assistant en histoire moderne à l’université de Bâle, coordinateur de la Basel Graduate School of History et chercheur post-doc au Centre d’histoire de Sciences Po. Il est depuis 2015 titulaire du projet de recherche « Histoires connectées, histoires narrées. Le journal d’un barbier-chirurgien entre tour de compagnon et traite négrière » (programme Ambizione du Fonds national suisse de la recherche scientifique).

Année : 2016
Réf. : MERHMS 10

n° 10 - Guerre, maladie, empire

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n° 107 - Indiens, Noirs et Marrons dans le Brésil septentrional : XVIIe-XIXe siècle

Les revues -> n° 107 - Indiens, Noirs et Marrons dans le Brésil septentrional : XVIIe-XIXe siècle

Ce numéro propose un dossier de cinq articles consacré à la question afro-indigène dans le nord et le nord-est du Brésil, appréhendée sur la longue durée, du XVIIe au XIXe siècle. Il met en exergue l’intensité des métissages, le flou des frontières ethniques et territoriales ainsi que la complexité des statuts : Indiens et Noirs libres, esclaves Marrons (mocambeiros)… En même temps, il restitue à l’Amazonie une part de son histoire « noire » sur laquelle l’historiographie officielle avait longtemps fait silence.
Au fil des articles sont analysées les représentations des populations indigènes et d’origine africaine du Nord-Est par un peintre hollandais au XVIIe siècle, la composition de la force de travail dans l’Amazonie coloniale, la notion de frontière en Amazonie et son contrôle par l’État, et le cas singulier d’un prêtre indien formé en Europe et qui termina sa vie dans une communauté de Marrons.

Richard Marin est professeur émérite d’histoire à l’université Toulouse - Jean Jaurès, spécialiste notamment de l’histoire du Nordeste brésilien et de l’afrobrésilianité.

José Luis Ruiz-Peinado Alonso est docteur en anthropologie culturelle et professeur associé à la Universitat de Barcelona.

Année : 2016
Réf. : CAR 107

n° 107 - Indiens, Noirs et Marrons dans le Brésil septentrional : XVIIe-XIXe siècle

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Christian Schmidt

Les collections -> Arts -> Tempus Artis

Christian Schmidt (1919-2003) est de ces personnalités dont le souvenir a marqué le paysage artistique toulousain du XXe siècle. Être charismatique maniant le verbe avec habileté, son regard caustique ne manquait guère de provoquer des réactions.
En passionné avide, il s’est exprimé à travers une peinture figurative et poétique tout en déployant ses compétences dans maintes activités : journalisme, enseignement, théâtre, mode... Artiste éclectique et directeur enthousiaste du centre culturel municipal de Toulouse, Christian Schmidt a été un des acteurs du désenclavement culturel de la cité. Ainsi, au gré du parcours de ce « Latin d’Alsace » se dessine un pan de la vie régionale d’après-guerre, entre bouleversements politiques, évolutions institutionnelles et mutations de la scène artistique.

Passionnée par l’histoire culturelle et artistique du XXe siècle, Coralie Machabert termine une thèse en histoire de l’art contemporain sur « La vie artistique à Toulouse de 1939 à la fin des années 1960 ».

Année : 2017
Réf. : TEMPART 03

Christian Schmidt

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Images et ornements autour des ordres militaires au Moyen Âge

Les collections -> Histoire -> Tempus • Médiévale

Si l’étude des ordres religieux-militaires a, ces dernières décennies, bénéficié d’un dynamisme fécond, cet ouvrage explore des voies nouvelles et se distingue à plusieurs titres. Il est original par la réunion, pas si fréquente, d’une quinzaine de spécialistes d’histoire et d’histoire de l’art, comme par son ouverture à des sources jusqu’ici peu considérées : peintures murales, sculptures, objets liturgiques ou encore sceaux. Le croisement des regards dans une véritable interdisciplinarité, la reprise à frais nouveaux de dossiers a priori connus tout comme l’analyse de nouveaux matériaux conduisent à nuancer des certitudes et à remettre en cause quelques lieux communs.
Le volume permet de saisir les dévotions et la liturgie des frères du Temple et de l’Hôpital, d’accéder à leur culture visuelle et de mesurer l’ambition de certains ensembles peints ou sculptés. Tout en ouvrant la comparaison à d’autres ordres religieux ou aux élites laïques, l’entreprise espère encourager de nouveaux questionnements sur la place et la singularité du monachisme militaire au sein de la spiritualité et de la culture du Moyen Âge.

Damien Carraz est maître de conférences en histoire médiévale à l’université Blaise-Pascal - Clermont-Ferrand II et membre du Centre d’histoire « Espaces et Cultures » (EA 1001).

Esther Dehoux est maître de conférences en histoire médiévale à l’université de Lille et membre de l’Institut de recherches historiques du Septentrion (CNRS, UMR 8529).

Année : 2016
Réf. : TEMP 57

Images et ornements autour des ordres militaires au Moyen Âge

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n° 20 - L’historiographie islandaise : thématiques, méthodologies, professionnalisation

Les revues -> n° 20 - L’historiographie islandaise : thématiques, méthodologies, professionnalisation

L’historiographie islandaise est très peu connue en France, sinon d’une poignée de spécialistes. L’équipe d’historiens de l’université d’Islande, sur sollicitation de la revue, s’est donc mobilisée pour faire découvrir à ses lecteurs les différents domaines de l’histoire et leur évolution théorique du XIXe siècle à nos jours.

Ces articles essaient de montrer que les enjeux politiques successifs ont joué un grand rôle dans la façon dont on a pu aborder la discipline historique dans un pays qui a d’abord dû lutter pour son indépendance puis naviguer dans les eaux tourmentées de la guerre froide. Cela dit, les enjeux épistémologiques et scientifiques proprement dits n’ont pas été absents et montrent que les historiens islandais participent aux débats majeurs qui touchent cette discipline à l’échelle européenne et internationale.

Gudmundur Hálfdanarsson et Gudmundur Jónsson sont professeurs au département d’histoire de l’université d’Islande.

Année : 2015
Réf. : MERRHN 20
Code SODIS : F408466

n° 20 - L'historiographie islandaise : thématiques, méthodologies, professionnalisation

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Mauvais sujets dans les Amériques

Les collections -> Histoire -> Méridiennes • Série Générale

Identifiés comme des perpétrateurs de violences, les « mauvais sujets » peuvent aussi en être la cible. Les processus de (re)production de la violence par des individus qui la subissent ont souvent été analysés en termes de traumatisme. S’intéresser aux catégorisations locales face aux discours politiques permet d’éclairer une partie des enjeux autour non plus des figures de « mauvais sujets », mais des individus qui sont assignés à cette définition ou qui pourraient l’être, ainsi qu’à ceux qui les côtoient. Ces catégorisations sont le reflet d’une réalité sociale où les multiples niveaux de sens renvoient à la position du locuteur dans un espace social et relationnel. Elles s’inscrivent bien évidemment dans des rapports de pouvoir : le pouvoir d’imposer ou non une définition normative et hégémonique du « mauvais sujet », mais aussi le pouvoir que possèdent ou que manient ceux qui correspondent à cette définition.

Clara Duterme est anthropologue membre du LISST-CAS à l’université Toulouse - Jean Jaurès. Elle a publié « La place des récits destinés aux touristes dans les jeux de pouvoir locaux (Santa Anita, Guatemala) », Autrepart, n° 76, 2016.

Marion Giraldou est docteure en histoire contemporaine à FRAMESPA. Elle a notamment publié un ouvrage aux PUR intitulé Vierge ou putain ? Processus de marginalisation des prostituées de San José.

Abigail Mira est doctorante en anthropologie à l’URMIS/Paris 7. Elle a publié « Victimes des déserts ? Discours humanitaires et politiques autour de certaines morts en frontière », Actes du colloque international « La mort collective et le politique », Université de Tokyo, EFEO, LISST-CAS, 2011.

Année : 2016
Réf. : MERI 13

Mauvais sujets dans les Amériques

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n° 91 - Littératures d’hier, publics d’aujourd’hui

Les revues -> n° 91 - Littératures d’hier, publics d’aujourd’hui

Explorant dans toutes leurs dimensions les rapports qui peuvent s’établir entre les œuvres anciennes et les publics contemporains, ce numéro envisage les modalités de communication permettant de restituer aux textes de la première modernité leur efficacité pragmatique dans un contexte de réception profondément renouvelé. La transmission du seul texte constituant de fait une dénaturation de l’œuvre, remettre en marche le dispositif de communication de l’œuvre ancienne, tisser une relation inédite entre elle et ses publics contemporains semble être la meilleure voie pour réactiver son potentiel signifiant. Mise en livre, mise en musique, mise en image, mise en scène apparaissent alors comme autant de « mises en jeu » du texte littéraire qui concourent à sa transmission. En étudiant conjointement ces différentes voies de médiation comme autant d’actes relevant d’une même visée (mettre l’œuvre à la disposition d’un public), ce numéro interroge les enjeux de la communication littéraire, entre historicisation, adaptation et actualisation des textes littéraires anciens. À une époque marquée par la crise de la culture classique, ce volume espère ainsi faire apparaître la vitalité de ces textes dans l’actualité de la création et de la réception.

Spécialiste du théâtre européen des XVIe et XVIIe siècles, Véronique Lochert est maître de conférences en littérature comparée à l’université de Haute-Alsace. Elle est l’auteur de L’Écriture du spectacle. Les didascalies dans le théâtre européen aux XVIe et XVIIe siècles (Droz, 2009), de plusieurs éditions critiques, et a co-dirigé plusieurs ouvrages collectifs.

Anne Réach-Ngô, maître de conférences en sciences du langage à l’université de Haute-Alsace, étudie la participation des milieux éditoriaux à la constitution du champ littéraire au XVIe siècle. Auteur de L’Écriture éditoriale à la Renaissance. Genèse et promotion du récit sentimental français (1530-1560), (Droz, 2013), elle a (co-)dirigé plusieurs numéros de revues et ouvrages collectifs portant sur les pratiques éditoriales sous l’Ancien Régime.

Année : 2016
Réf. : LC 91

n° 91 - Littératures d'hier, publics d'aujourd'hui

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La Solidarité à distance

Les collections -> Sciences Sociales -> Socio-logiques

Habituellement, le don est pensé comme un cadeau fait en direct par une personne à une autre. En réalité, beaucoup de dons sont faits « à distance », en transitant par des organisations, sans qu’il y ait de contact entre donateur et donataire. C’est le cas des dons d’organes, de gamètes et de sang, des dons alimentaires ou encore des dons d’objets usagés. La croissance des dispositifs de mise en relation à distance par le biais d’Internet accélère d’ailleurs le développement des dons organisationnels.
Les huit études de cas présentées dans l’ouvrage visent à mettre en lumière les conséquences sur le don du passage par les organisations. Quatre aspects du don organisationnel sont particulièrement étudiés : le travail effectué par les organisations qui rendent possible la solidarité à distance, les circuits de commerce par lesquels passent les dons organisationnels, la réciprocité dans le cadre d’un don sans lien direct entre le donateur et le donataire et, enfin, la dimension politique associée à la solidarité à distance. L’ouvrage met ainsi en évidence la capacité du don à s’inscrire dans les formes les plus modernes de la société contemporaine.

Sidonie NAULIN est maître de conférences à Sciences Po Grenoble et chercheuse à PACTE.

Philippe STEINER est professeur de sociologie à l’université Paris-Sorbonne, chercheur au GEMASS et membre de l’Institut universitaire de France (2011-2016).

Année : 2016
Réf. : SOC 41

La Solidarité à distance

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Guide d’architecture du XXe siècle en Midi toulousain

Les collections -> Architecture, urbanisme et aménagement du territoire -> Architectures

Ce guide d’architecture du XXe siècle présente une sélection de plus de 300 bâtiments réalisés sur les huit départements du Midi toulousain, dont 71 pour la seule ville de Toulouse. L’inventaire ouvre sur une vision large de la création architecturale intégrant le génie civil des ponts, barrages, bâtiments industriels, mais aussi de simples maisons en auto-construction.
Ce guide fait suite à un inventaire d’architecture du XXe siècle commandé par la direction régionale des Affaires culturelles de Languedoc-Roussillon – Midi-Pyrénées, qui avait listé près de 2500 bâtiments, comblant un vide au regard des études réalisées par la plupart des régions françaises.
En introduction de chaque département, un expert pointe la spécificité de l’architecture locale. Une liste complémentaire de plus de 300 bâtiments accompagne les notices détaillées.

Les auteurs, spécialistes de la question, ont déjà publié plusieurs ouvrages et articles sur l’architecture de la période de l’après-guerre en France et à l’étranger.

Cet ouvrage est publié en coédition avec la direction régionale des Affaires culturelles (DRAC) Languedoc-Roussillon - Midi-Pyrénées (Occitanie) et le CAUE Midi-Pyrénées.

Année : 2016
Réf. : ARCH 07

Guide d'architecture du XXe siècle en Midi toulousain

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n° 102 - Études de linguistique latine I

Les revues -> n° 102 - Études de linguistique latine I

Les articles réunis dans les numéros 102 et 103 de Pallas (à paraître en mars 2017) sont issus du 18e Colloque international de linguistique latine qui s’est tenu du 8 au 13 juin 2015 à Toulouse, dans le cadre de PLH-CRATA. Ils représentent des contributions à tous les domaines de linguistique latine.

Le numéro 102 de Pallas contient des études consacrées à la syntaxe (syntagme nominal et constructions verbales), à l’anaphore et à la deixis ainsi qu’à la pragmatique (connecteurs, constructions clivées, actes de parole…). Certaines contributions explorent de nouveaux concepts (focus d’empathie, solidarité…) ou de nouvelles méthodes, d’autres offrent des développements en diachronie du latin, d’autres proposent des perspectives d’ordre typologique.

Ces études explorant des domaines variés permettent non seulement d’enrichir notre connaissance du latin mais aussi de faire le point sur telle ou telle question et d’offrir des perspectives pour les recherches ultérieures.

Numéro coordonné par Olga Spevak, maître de conférences HDR à l’université Toulouse - Jean Jaurès, où elle enseigne la philologie latine et grecque.

Année : 2016
Réf : PAL 102

n° 102 - Études de linguistique latine I

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n° 9 - Syphilis

Les revues -> n° 9 - Syphilis

Ce numéro appréhende d’une manière originale l’histoire de la maladie nouvelle qu’est la syphilis à la fin du XVe siècle et au XVIe siècle. La maladie occasionne dès son apparition en Italie en 1494-1495 une profusion de discours qu’il s’agit d’étudier sous l’angle du style et des représentations discursives : la confrontation des textes médicaux et littéraires montre l’élaboration d’un savoir commun, mais aussi de diverses manières de nommer et de décrire la maladie. Cette approche consiste à prêter une attention particulière aux choix d’énonciation et de registre. Les mises en récit, les images et symboles qui surgissent ou réapparaissent dans les textes de médecins, mais aussi de poètes ou de prosateurs, nous renseignent sur la circulation du savoir scientifique au-delà des milieux médicaux, et sur la manière dont, réciproquement, les représentations imaginaires imprègnent ce savoir scientifique.
Les enjeux de ce travail sont nombreux, notamment d’ordre linguistique (quel lexique pour nommer la maladie et décrire ses symptômes ?), épistémologique (comment comprendre l’étiologie d’une maladie nouvelle avec des outils conceptuels légués par l’Antiquité ?) et littéraire (la maladie socialement stigmatisante peut être mise au service d’œuvres lyriques, exprimant la compassion, ou instrumentalisée dans une perspective satirique et polémique. Elle contribue aussi à la caractérisation de plusieurs socio-types littéraires).

Ariane BAYLE est maîtresse de conférences en littérature générale et comparée à l’université Lyon III Jean-Moulin. Ses recherches portent sur les littératures européennes de la Renaissance et de l’âge classique, les écritures comiques, les représentations du corps et les liens entre littérature et médecine.

Concetta PENNUTO est maîtresse de conférences en histoire des sciences à l’université François-Rabelais de Tours. Ses recherches portent sur l’histoire de la médecine à la Renaissance et en particulier sur les maladies contagieuses, la médecine astrologique, la gymnastique médicale, la santé des femmes et les savoirs chirurgicaux.

Année : 2016
Réf. : MERHMS 09

n° 9 - Syphilis

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n° 127 - A vueltas con el Quijote. 2015-2016 : nuevos enfoques

Les revues -> n° 127 - A vueltas con el Quijote. 2015-2016 : nuevos enfoques

Ce numéro, que l’on pourrait traduire par « Le Quichotte encore et toujours. 2015-2016 : nouvelles approches », propose un état de la question sur les nouvelles lectures de l’œuvre majeure de Cervantès, et plus particulièrement sur la deuxième partie de 1615. Il propose les résultats de la recherche la plus récente sur une œuvre qui est au programme des concours de recrutement (CAPES et Agrégation, session 2016).

Françoise Gilbert est professeur de littérature et civilisation espagnoles à l’université Toulouse - Jean Jaurès. Elle travaille principalement sur le Siècle d’or et est responsable de l’équipe CLESO au sein de l’UMR 5136 du CNRS.

Marina Mestre Zaragozá est maître de conférences HDR à l’ENS de Lyon. Elle est spécialiste de la philosophie espagnole classique et de la pensée anthropologique et poétique au XVIe siècle.

Philippe Meunier est professeur de littérature et civilisation espagnoles à l’université de Lyon II. Ses recherches portent sur la littéralité (configuration motivée et motivante du texte) du théâtre et de la prose du Siècle d’or.

Année : 2016
Réf. : CRI 127

n° 127 - A vueltas con el Quijote. 2015-2016 : nuevos enfoques

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L’art de Jacques Bosia

Les collections -> Arts -> Tempus Artis

Jacques Bosia (1788-1842), artiste originaire du Tessin suisse, fait partie de la cohorte des peintres arrivés en France à l’aube du XIXe siècle et que la littérature a désignés péjorativement par l’expression « barbouilleurs d’églises ». S’il faut bien admettre que les badigeonneurs se singularisaient par l’art du « peindre vite » et une maîtrise du trait loin d’égaler celle des grands maîtres, il faut aussi leur reconnaître un talent pour le décor et la théâtralisation, servi par des traits de pinceau nerveux et une palette de coloris soutenus. En Haut-Languedoc, Bosia et d’autres ont ainsi joué un rôle essentiel dans la réintroduction de la couleur dans les églises, inspirés par les fresques de la cathédrale Sainte-Cécile d’Albi.

Le périple de l’artiste l’a conduit dans les paroisses austères et reculées du Nord-Carmausin (Montirat et Lagarde-Viaur dans le Tarn) où il a laissé des témoignages surprenants. D’Italie, il a ramené sa culture des expressions et des compositions, son goût pour le coloris et l’ornementation. Cette œuvre, pour le moins originale, ne peut laisser indifférent tant elle constitue un art vivant. Ce beau livre a une triple vocation : il veut rendre hommage à un peintre oublié, réhabiliter le travail des « barbouilleurs » et valoriser un patrimoine dont l’état préoccupant laisse présager la disparition prochaine.

Année : 2016
Réf. : TEMPART 01

L'art de Jacques Bosia

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Société française et passions scolaires

Les collections -> Sciences Sociales -> Socio-logiques

Ouvrage inscrit dans la bibliographie du nouveau concours externe et interne de psychologue de l’Éducation nationale session 2017

Symbole de la République et de ses valeurs, objet de nombreuses attentes parfois contradictoires, l’école en France ne cesse de susciter de multiples débats, sur fond de réformes successives qui se sont fixé comme horizon l’égalité des chances et la démocratisation. L’étroite imbrication entre l’école et la République explique les controverses passionnelles que provoque tout projet de changement, dépassant le plus souvent les clivages idéologiques et politiques. C’est que l’institutionnalisation de l’instruction obligatoire annonçait le projet fondamental visant à « faire société » par l’école, de sorte que celle-ci conditionne fortement aujourd’hui le destin des individus. Partant des évolutions qui touchent la société française et des incertitudes générées par la mondialisation et par l’Europe, cet ouvrage cherche à mettre en lumière en quoi ces changements mettent à l’épreuve l’école, ses missions ainsi que les thèses de la reproduction.
Il mobilise également les enseignements issus de recherches scientifiques et empiriques menées par l’auteur. Où il apparaît, au final, que la question scolaire interroge l’idéal d’une société solidaire dont la démocratie a partie liée avec l’élévation du niveau d’éducation et la réduction des inégalités d’accès au savoir et à la culture.

Haut fonctionnaire, Aziz JELLAB est docteur en sociologie, en sciences de l’éducation et habilité à diriger des recherches. Chercheur associé à l’université Lille III, il a débuté sa carrière comme conseiller d’orientation, maître de conférences puis professeur des universités. Spécialiste de sociologie de l’éducation, il est l’auteur d’une dizaine d’ouvrages et de plusieurs dizaines d’articles parus dans différentes revues scientifiques. Il s’intéresse plus particulièrement à l’enseignement professionnel, à l’évaluation, à l’apprentissage du métier d’enseignant, à l’expérience étudiante, à l’insertion des jeunes et à la justice judiciaire.

Année : 2016
Réf. : SOC 40

Société française et passions scolaires

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L’étincelle et la plume

Les collections -> Langues et civilisations étrangères -> Hespérides Amérique

Cette approche inédite de l’œuvre poétique du peintre et poète péruvien César Moro (Lima, 1903-1956) est centrée à la fois sur l’étude de certaines constantes de la poétique moréenne et sur l’analyse détaillée du fonctionnement des textes dans leurs plus petites unités signifiantes. La réflexion s’organise autour de l’idée d’entre-deux qui trouve sa source dans le double langage artistique (pictural et poétique) de César Moro, ainsi que dans la dualité linguistique (espagnol-français) de ses poèmes, conçus comme espaces de jeux sonores à la lisière des langues.
Au-delà de cette dimension ludique, l’examen des textes révèle l’omniprésence de deux grandes thématiques indissociables : le discours amoureux (homosexuel) et la réflexion sur l’écriture. Qu’il évoque l’être aimé ou convoque ses pairs du surréalisme et de la tradition poétique française et hispano-américaine, le sujet lyrique se configure en faisant un détour par l’altérité, dans une écriture du moi habitée par les questions de la reconnaissance, de la mémoire et de la mort.

Docteure en littérature hispano-américaine, Gaëlle Hourdin est professeure agrégée d’espagnol à l’université Toulouse - Jean Jaurès et chercheuse au laboratoire FRAMESPA – UMR 5136.

Année : 2016
Réf. : HES 64

L'étincelle et la plume

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n° 27 - Judaïsmes : parcours dans la modernité

Les revues -> n° 27 - Judaïsmes : parcours dans la modernité

Il s’agit dans ce numéro d’interroger le rapport des Juifs à la modernité, à travers le temps, mais également, voire surtout, dans une approche spatiale diversifiée (Maroc, Égypte, Libye, ensemble du monde arabo-musulman, mais aussi Canada, Argentine pour le monde américain, et enfin, Israël).

La première question liée à la notion même de diaspora est celle des espaces dans lesquels les Juifs au cours de l’histoire se sont déplacés et souvent ont été contraints de le faire. Le numéro s’attache à saisir, à partir de diverses situations géographiques, le sens de cette expérience migratoire, les lieux de départ et les lieux d’établissement, les durées, la force des ancrages locaux, la diversité des parcours et des circulations, l’appel vers de nouveaux horizons, la relation à Israël et aux autres territoires.
Mais au-delà d’un rapport à l’espace, c’est à l’accès à la modernité que s’intéresse ce numéro. En effet, le déplacement des Juifs s’effectue vers des espaces de liberté et de sécurité, confirmant ce que Pierre Birnbaum a appelé une « géographie de l’espoir », qui redessine le paysage aujourd’hui concentré sur les sociétés occidentales démocratiques. On oscille alors entre, d’un côté, le retour à la localité d’origine, au village, à la communauté, et le cortège de mythes, de croyances, de cultes, de célébrations et de pèlerinages qui s’y rattachent, et de l’autre côté, la circulation dans de plus vastes espaces que permettent la rapidité des transports et la navigation sur le web.

La redéfinition de la distance spatiale, qui est aussi une distance sociale, est au cœur de la problématique de ce numéro. Elle éclaire plus généralement des questions essentielles de notre temps, comme celle des appartenances et des attachements multiples, celle du rapport aux lieux, largement tributaire des possibilités de retour ou de refuge, et in fine la question anthropologique de l’exil et, dans cette expérience particulière, du rapport à l’autre.

Chantal Bordes-Benayoun est directrice de recherches au CNRS, spécialisée en sociologie et anthropologie, et membre du LISST-Centre d’anthropologie sociale (Toulouse, UMR 5193). Depuis janvier 2014, elle coordonne le réseau international GDRI-CNRS (Socio-anthropologie des judaïsmes-SAJ) réunissant 4 équipes françaises et 6 équipes étrangères.

Année : 2016
Réf. : DIA 27

n° 27 - Judaïsmes : parcours dans la modernité

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Questions identitaires dans les récits afropéens de Léonora Miano

Les collections -> Littérature française -> Lettres et culture

Dans plusieurs de ses œuvres, romans, nouvelles et écrits pour la scène, Léonora Miano interroge l’identité frontalière en donnant à lire les parcours divers de ses personnages afro-descendants qui vivent en Europe, principalement en France et à Paris.

Cet ouvrage se propose d’étudier comment s’écrit et comment se vit de l’intérieur cette identité qui naît et qui s’épanouit à la frontière de deux continents aux rapports complexes. L’apparence ou « l’identité physique » des personnages, qui se meuvent dans les décors urbains, cherche à se définir dans une société qui ne leur propose pas de modèles auxquels se référer. Leur « identité intime », qui est individuelle, se construit à partir de leur parcours existentiel et se déploie dans leurs relations à autrui. Enfin, « l’identité historique » de l’afrodescendant naît de son rapport à la mémoire du passé, de l’organisation du monde et de l’humanité.

Par ces trois figurations de l’identité, entremêlées les unes aux autres dans les récits de Léonora Miano, les personnages clament l’existence d’une identité nouvelle : celle d’être afropéens.

Marjolaine Unter Ecker a suivi ses études à l’université Toulouse - Jean-Jaurès. Elle est titulaire d’une licence de lettres modernes, d’un master II « métiers de la recherche » mention « lettres » et d’un CAPES de lettres modernes. Actuellement enseignante dans le secondaire, elle prépare une thèse.

Année : 2016
Réf. : LEC 01

Questions identitaires dans les récits afropéens de Léonora Miano

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Recherches archéologiques à Adoulis (Érythrée)

Les collections -> Histoire -> Sites et cités d’Afrique

La civilisation axoumite a pris son essor dans le nord de l’Éthiopie et en Érythrée où elle a fleuri entre le Ier et le VIIe siècle de notre ère. Cette civilisation s’inscrit alors dans l’orbite du monde gréco-romain et illustre le rôle joué par cette puissance africaine dans les relations diplomatiques avec la péninsule Arabique, ainsi que les échanges économiques entre Méditerranée et océan Indien. Carrefour de ce trafic terrestre et maritime, Adoulis, sur la mer Rouge, était le port du royaume.
Voici donc une cité antique, présentée par l’archéologue qui, au début des années 1960, dirigea les fouilles d’un secteur appelé localement Bet Khalifa. Fouilles interrompues par une suite d’événements politiques qui en retardèrent également la publication. Aussi exceptionnelle que le site lui-même est la documentation livrée ici. Des photographies accompagnent la description des vestiges mis au jour : ruines de constructions, objets divers comprenant des amphores romaines et une importante collection de monnaies axoumites. Les recherches éclairent la fonction probable du secteur fouillé, celle d’un quartier de commerce habité par des marchands importateurs de produits méditerranéens et exportateurs de denrées africaines, notamment de l’ivoire.

Francis Anfray a dirigé pendant plusieurs années la Mission française d’archéologie auprès de l’Institut éthiopien d’archéologie à Addis Abeba. À ce titre, il a conduit plusieurs fouilles majeures sur des sites anciens, entre autres à Axoum en Éthiopie et à Matara en Érythrée, et mené deux campagnes de fouilles à Adoulis en 1961 et 1962.

Chiara Zazzaro se consacre à l’archéologie et à l’ethnographie de la mer Rouge. Elle est actuellement chercheuse en archéologie africaine et maritime à l’université de Naples « L’Orientale ». Elle est aussi Honorary Research Fellow à la University of Exeter, Angleterre.

Année : 2016
Réf. : SIT 03

Recherches archéologiques à Adoulis (Érythrée)

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n° 74 - Pratiques et enjeux de la réécriture

Les revues -> n° 74 - Pratiques et enjeux de la réécriture

La notion de réécriture ne cesse aujourd’hui d’être revisitée par la critique littéraire. Elle couvre de multiples modalités d’écriture, de l’imitation à la parodie, en passant par la citation, l’emprunt, le pastiche, l’adaptation, voire le plagiat. Si, pour certains théoriciens, tout texte est le produit d’une réécriture, elle est cependant plus caractéristique de certains processus créateurs. Entre écart, copie et invention, elle permet d’aborder les phénomènes d’appropriation d’un texte par un autre écrivain. Les objectifs peuvent en être divers, comme l’illustrent, par exemple, la transposition dans un autre contexte culturel des Contes de Perrault par Tahar Ben Jelloun, ou la réécriture subversive des Évangiles par Flaubert dans « Hérodias ».

L’écriture de l’histoire par les romanciers est souvent un travail de réécriture – se démarquant, en particulier, du témoignage –, comme le montrent la littérature mémorielle espagnole du tournant des années 2000, le roman français contemporain à propos de la guerre d’Algérie, d’Alexis Jenni à Jérôme Ferrari, ou encore chez Yanick Lahens, l’évocation du tremblement de terre en Haïti. Les mythes sont par nature des objets de constante réécriture, adaptés aux préoccupations d’une époque. En témoignent les résurgences contemporaines d’œuvres matricielles telle que La Célestine, celles des mythes de Faust et de Don Juan, ou encore le jeu malicieux de Marcel Aymé avec les clichés du Jugement dernier pour caricaturer le système judiciaire sous Vichy. La réécriture peut s’entendre aussi dans le passage d’un art à un autre, quand la littérature met au défi la peinture. Enfin, chez Michel Vinaver ou Serge Valletti, la traduction est une forme particulièrement poussée de réécriture, tout comme l’activité critique, telle que l’a pratiquée, par exemple, Jean-Pierre Richard.

Moez REBAI est maître-assistant à l’université de Sfax (Tunisie). Auteur d’une thèse intitulée Camus dans ses lettres : de la correspondance à l’œuvre, il travaille essentiellement sur la littérature moderne et s’intéresse à l’approche stylistique des textes littéraires, notamment sur Camus et la généricité.

Makki REBAI est maître-assistant à l’université de Sfax (Tunisie). Auteur d’une thèse sur Le Nocturne dans la poésie de Charles Baudelaire, il est l’auteur de nombreux articles consacrés à Baudelaire, Zola, Daudet, Thomas Mann, David Herbert Lawrence et Oscar Wilde. Ses recherches actuelles portent sur la poésie française moderne et contemporaine et, en particulier, sur la nuit et le nocturne dans la littérature et les arts.

Année : 2016
Réf. : LIT 74

n° 74 - Pratiques et enjeux de la réécriture

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n° 74 - Itinéraires arabes en révolution (2011-2014)

Les revues -> n° 74 - Itinéraires arabes en révolution (2011-2014)

Sans prétendre dresser un bilan exhaustif des « révolutions arabes » cinq ans après leur déclenchement, ce numéro entend mettre à profit un certain recul par rapport à l’événement pour mettre à distance le déferlement de paroles, d’images et d’émotions qui a accompagné le moment déclencheur de 2011. Il propose d’en relire tel ou tel aspect au regard des trajectoires historiques et des cultures politiques singulières qui sont celles des différentes sociétés secouées à des degrés très divers par l’événement.
Autrement dit, il entend privilégier à la fois l’historicité propre des sociétés et le temps long de leurs évolutions. Pas plus dans les sociétés arabes qu’ailleurs dans le monde, les révolutions ne se font en un jour, faut-il le rappeler ? C’est pourquoi nous parlons d’« itinéraires arabes en révolution ». Gardons-nous donc d’asséner des jugements et de promouvoir un prêt-à porter démocratique, acceptons modestement d’observer les réalités mouvantes du terrain.
Le chercheur David Alexander (l’invité de ce numéro) examine avec érudition la genèse de la légende de l’épée du prophète Muhammad, dhu’l faqar. Celle-ci est dotée d’un pouvoir quasi magique. Elle est devenue un des insignes du califat, mais également un signe du mahdi et un symbole des « Jours derniers ». La possession de dhu’l-faqar, perçue comme une « sainte relique », conférait une certaine légitimité politique et spirituelle aux yeux de la communauté musulmane.

Ont contribué à ce numéro :
Tewfick Aclimandos, David Alexander, Paul Alliès, Jean-Pierre Cavaillé, Jean-François Clément, Jean Faury, Richard Figuier, Abdallah Gabsi, Alain Gérard, Patrick Haimzadeh, Lucette-Heller Goldenberg, Clothilde Houot, Mélanie Matarese, Nadine Méouchy, Khadija Mohsen-Finan, Nadine Picaudou-Catusse, Malika Rahal, Philippe Pétriat, Mohamed Oubahli, Pierre Vermeren, Kitty Sabatier, Mohammed Habib Samrakandi, Marion Slitine.

Invitée du numéro : Kitty Sabatier, artiste-calligraphe (cahier-couleur intérieur)

Année : 2016
Réf. : MAG 74

n° 74 - Itinéraires arabes en révolution (2011-2014)

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Fortifier la montagne (XVIIIe-XXe siècle )

Les collections -> Architecture, urbanisme et aménagement du territoire -> Architectures

Soumis à des contraintes naturelles et climatiques particulièrement rudes, les ouvrages militaires construits en montagne figurent parmi les objets patrimoniaux les plus difficiles à conserver, à entretenir et à mettre en valeur. Leur présence y est pourtant omniprésente. Au gré du tracé fluctuant des frontières, leur planification a, de tout temps, imposé au génie militaire de procéder à des adaptations stratégiques, techniques et formelles, tout en s’efforçant, par ailleurs, de les dissimuler dans le paysage. Favorisant une approche pluridisciplinaire à l’articulation de l’histoire et de l’histoire de l’architecture et des techniques, ce deuxième volume de la collection « Patrimoine militaire » est consacré aux ouvrages construits dans les massifs montagneux frontaliers. Tout en réexaminant plusieurs grands dossiers documentaires consacrés aux lignes fortifiées de montagne (ligne Maginot, Línea P…), il illustre aussi combien ce territoire abrupt a constitué un laboratoire, au sens propre du terme, riche en expérimentations. Les thèmes parcourus comme la maîtrise de la topographie, l’intégration à la nature et le camouflage tout autant que les stratégies de conservation et d’intervention contemporaines révèlent l’ampleur des chantiers mis en œuvre.

Émilie d’Orgeix est maître de conférences en histoire de l’art moderne à l’université Bordeaux Montaigne. Elle est chercheure rattachée au Centre F.-G. Pariset (EA538) et chercheure associée à l’UMR AUSser (ENSA Paris-Belleville). Membre de l’ICOMOS et ancienne pensionnaire de l’axe « Histoire de l’architecture » de l’INHA, ses recherches portent sur la culture architecturale civile et militaire en Europe et dans les colonies d’Amérique.

Nicolas Meynen est maître de conférences en histoire de l’art contemporain et membre du FRAMESPA, UMR 5136, CNRS-Université Toulouse - Jean Jaurès. Ses travaux de recherche portent sur l’architecture et l’urbanisme dans le cadre des places fortes actives, sur la présence de l’armée dans la ville et sur les rapports entre ingénieurs militaires et architectes. À travers ses travaux et ses actions, il promeut la conservation et valorisation des patrimoines.

Année : 2016
Réf. : ARCH 04
Code SODIS : F408277

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n° 90 - Les voies du « genre »

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Ce numéro se propose de réinterroger l’impact des problématiques de genre/gender, venues très largement de la sphère anglo-saxonne et « transférées » en régime littéraire, dans le champ français des XVIIe et XVIIIe siècles, et de faire le point sur ce que peut être, aujourd’hui, le paysage des études françaises de genre.

Si l’on dispose bien d’ancrages en études sur les femmes, et/ou qui pratiquent un mode d’exportation des concepts gender (et même d’intersectionnalité : race, classe, subalterne, etc.) et queer, sans doute conviendrait-il de s’interroger à nouveaux frais sur l’adaptation de l’approche « genrée » et de ses outils à la spécificité du discours de la littérature, alors même qu’ils relèvent souvent davantage des paradigmes disciplinaires historique et sociologique, et à celle de l’Ancien Régime, alors qu’ils illustrent régulièrement leur efficacité sur des corpus modernes et contemporains.

Florence Lotterie est professeur en littérature française du XVIIIe siècle à l’université Paris-Diderot. Elle est spécialiste d’histoire des idées et du roman, ainsi que des questions relatives aux représentations de sexe et de genre à l’âge des Lumières. Elle a en particulier co-dirigé, avec Pierre Frantz, un numéro thématique « Sexes en Révolution » de la revue Orages. Littérature et culture, 1760-1830 (n° 12, 2013) et publié Le Genre des Lumières. Femme et philosophe au XVIIIe siècle, Paris, Classiques Garnier, 2013.

Année : 2016
Réf. : LC 90

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n° 35 - Le travail collectif des enseignants

Les revues -> n° 35 - Le travail collectif des enseignants

L’évolution convergente des systèmes éducatifs occidentaux autour du discours normatif de « l’établissement mobilisé » et du travail collectif des enseignants n’entraîne pas d’effet homogène et linéaire sur les pratiques des enseignants. Les modalités de collaboration des enseignants peuvent prendre des formes très différentes selon le système éducatif dans lequel elles s’insèrent mais également selon les processus locaux de coordination des acteurs à l’intérieur de chaque établissement.

Ce numéro thématique met en évidence des approches diversifiées de l’étude des formes de travail collectif des enseignants au sein des établissements scolaires et de leur lien avec les processus d’enseignement.

La participation, dans ce numéro, de plusieurs auteurs de nationalité différente (Belgique, France, États-Unis, Québec) permet de saisir la diversité des modalités de travail collectif des enseignants dans ces différents contextes et de mettre en évidence leur lien avec les pratiques d’enseignement.

Année : 2016
Réf. : EDU 35

n° 35 - Le travail collectif des enseignants

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n° 96 - Les SHS et les questions environnementales

Les revues -> n° 96 - Les SHS et les questions environnementales

Services écosystémiques, biodiversité, risques naturels, ressources naturelles, vulnérabilité ou encore résilience, autant de dispositifs de qualification de ce que l’on nomme communément « l’environnement » qui donnent à voir la diversité des enjeux écologiques et politiques identifiés par les sociétés et notamment les scientifiques. Les questions environnementales se trouvent ainsi au carrefour des dynamiques écologiques, sociales et politiques. Les sciences jouent un rôle important dans la construction même de ces questions. Si l’on saisit facilement l’implication des sciences de l’univers et des techniques, les SHS elles aussi sont concernées. Elles sont, en effet, régulièrement sollicitées pour produire de l’expertise support d’aide à la décision. Ainsi, appréhender les questions liées à environnement nécessite des approches transversales tant différents champs interviennent dans la construction des relations (représentations/pratiques/régulations) à l’environnement – écologique, politique, symbolique, technique – mais aussi des postures réflexives.

Cette livraison de Sciences de la Société contribue à éclairer la façon selon laquelle les chercheurs appréhendent ces questions environnementales dans trois registres principaux : comment les contextes sociaux, économiques, institutionnels, politiques, disciplinaires, pèsent-ils sur leur choix ? Quels liens existent entre les approches théoriques, les problématiques, les méthodes et les outils conceptuels ? Comment ajuste-t-on, combine-t-on des cadres cohérents pour produire des connaissances scientifiques et quelles sont les portées et limites des choix effectués ?

Année : 2015
Réf. : LERA 96

n° 96 - Les SHS et les questions environnementales

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n° 40 - Infrastructures de transports et conflits

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Au développement des infrastructures de transports s’attache un paradoxe qui, sans être nouveau, semble aller croissant : alors que les besoins d’une société d’hypermobilité appellent à une amélioration constante, leur remise en cause n’a jamais été aussi systématique. L’actualité donne le témoignage récurrent des oppositions, parfois violentes, à tel projet d’aéroport, de tunnel, d’autoroute ou de LGV. Certes, les projets d’infrastructures de transport ne sont pas les seuls à être le théâtre de telles manifestations. C’est le lot plus large de nombreux équipements du territoire dans le domaine de l’aménagement rural, de l’énergie ou du tourisme. Ceci étant, les infrastructures de transport cristallisent de fortes oppositions. On évoque alors rapidement le phénomène bien connu de nimby (Not In My BackYard ou « pas derrière chez moi »). Sans doute est-ce vrai et sans doute ne doit-on pas toujours balayer d’une accusation d’égoïsme socio-territorial cette réactivité citoyenne. Mais les projets d’infrastructures de transport posent aussi des questions plus larges que celles d’un simple localisme paysager. Leur rejet interroge la pertinence d’une mobilité sans limite, faisant fi d’impacts environnementaux allant bien au-delà de la sauvegarde d’un scarabée ou d’une grenouille, érigés comme autant de nouveaux totems d’une « nature » sacralisée. On pense à la qualité de l’air notamment. À l’inverse, ces oppositions perdent de vue parfois la dimension économique plus large de tel ou tel équipement, oubliant en outre que celui-ci peut également être l’occasion de reposer les termes modaux de certaines mobilités. La conflictualité, loin de n’être qu’une étape dilatoire, n’est-elle pas aussi un moment indispensable à l’acceptabilité du projet voire à son amélioration ?

Ce numéro ne peut avoir la prétention d’embrasser la totalité de cette thématique. Par exemple, point de contributions autour des ports maritimes et des aéroports. L’approche dominante par les infrastructures routières et ferroviaires permet néanmoins d’envisager le fond de la conflictualité. Dans la ligne éditoriale de la revue, les exemples développés le sont dans le Sud-Ouest français et la péninsule Ibérique, laissant une place à la question pyrénéenne. Au fil de la dizaine d’articles sont ainsi envisagés plusieurs points de controverses autour du déploiement du ferroviaire, qu’il s’agisse de LGV, au Pays basque, entre Perpignan et Barcelone, entre Bordeaux et Toulouse, ou de lignes plus classiques mais relançant l’hypothèse polémique d’un franchissement des Pyrénées.

Ce numéro est aussi l’occasion d’une mise au point sur la politique des infrastructures de transport, pour le moins surprenante, menée par les autorités espagnoles. À une autre échelle, sont abordées des problématiques plus urbaines, qu’il s’agisse des hésitations entourant le développement du vélo à Saragosse, du déploiement d’une nouvelle ligne de bus à Toulouse ou, pour sortir du seul déplacement de voyageurs, d’une réflexion autour de la logistique urbaine dans le centre-ville toulousain. Deux articles nous font quitter le Sud-Ouest européen, l’un abordant les débats autour de l’agrandissement de la gare ferroviaire de Genève, tandis que l’autre, trouvant un écho particulier avec les Pyrénées proches, évoque les contestations nées du projet du tunnel de base du Brenner dans les Alpes.

Jean-Pierre Wolff est professeur à l’université Toulouse - Jean Jaurès, membre du LISST-CIEU et spécialiste des transports ferroviaires et urbains.

Année : 2015
Réf. : SOE 40

n° 40 - Infrastructures de transports et conflits

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Montañas, comunidades y cambio social en el Pirineo medieval

Les collections -> Histoire -> Méridennes • série Études médiévales ibériques

Montañas, comunidades y cambio social en el Pirineo medieval analiza un periodo clave en el devenir histórico de la sociedad del Pirineo central, que arranca en el siglo X y termina en el XIV, a través de un estudio pormenorizado del condado de Ribagorza (situado entre Aragón y Cataluña). El libro describe una prolongada etapa de transformación social y crecimiento agrario que condujo a unas comunidades montañesas bastante autónomas hacia formas de dependencia feudal y servidumbre características de la plena Edad Media, y muestra cómo posteriormente tuvo lugar la progresiva emancipación de las clases subordinadas respecto a las facetas más onerosas del señorío, al calor del desarrollo del Estado y el auge de los mercados. A lo largo de sus páginas se exploran las capacidades y limitaciones de la población campesina como actor social decisivo en aquel proceso de cambio histórico frente a los diferentes modelos de dominación feudal.

Guillermo Tomás Faci (Zaragoza, 1984) es Doctor en Historia Medieval por la Universidad de Zaragoza. Su campo de investigación es la historia rural de las áreas de montaña europeas y, en particular, pirenaicas, durante los siglos centrales de la Edad Media. Ha editado tres libros de fuentes históricas y una veintena de artículos en revistas especializadas dedicados a esta problemática. Es miembro de los grupos de investigación “CEMA. Centro de Estudios Medievales de Aragón” de la Universidad de Zaragoza, y “Sociedad, Cultura y Poder” de la Universidad del País Vasco.

Année : 2016
Réf. : MEREMI 02

Montañas, comunidades y cambio social en el Pirineo medieval

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Convictions philosophiques et plaisirs linguistiques

Les collections -> Langues et civilisations étrangères -> Interlangues linguistique et didactique

Postface de Jean-Jacques Lecercle

Cet ouvrage revisite la pensée originale et influente de l’un des anglicistes français les plus renommés : Jean-Jacques Lecercle. Dans cette série d’entretiens conduits par Sandrine Sorlin, il revient sur les préoccupations qui ont jalonné son œuvre de chercheur : la linguistique, l’interprétation, l’idéologie, l’interpellation, la politique en littérature ou encore le statut de l’art au XXIe siècle. Après avoir retracé les conditions de naissance d’une pensée « indisciplinée » et les origines militantes de la philosophie lecerclienne du langage, le livre expose les ressorts de la figure du « linguiste d’exception(s) » et les fondements de sa conception du style. C’est la genèse et la singularité d’un parcours riche qui sont ainsi mises en lumière, de façon à la fois vivante et inédite, au gré de séquences permettant de lier trajectoire biographique et réflexion intellectuelle. La postface offerte par J.-J. Lecercle illustre par l’exemple les idées, concepts et théories ici évoqués.

Sandrine Sorlin est professeure de linguistique anglaise à Aix-Marseille Université (DEMA / LERMA). Elle est également membre de l’Institut universitaire de France et présidente de la Société de stylistique anglaise. Spécialisée en stylistique et pragmatique, elle est notamment l’auteure de La Défamiliarisation linguistique dans le roman anglais contemporain (PULM, 2010), Langue et autorité : de l’ordre linguistique à la force dialogique (PUR, 2012) et de La Stylistique anglaise : théories et pratiques (PUR, 2014).

Année : 2016
Réf. : LANG 71

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Des sciences pour nous comprendre

Les collections -> Philosophie -> Philosophica

Pouvons-nous être réalistes et dire le vrai lorsque nous étudions nos manières de faire sens, de nous comporter, de nous entendre ? Les sciences humaines et sociales tendent à éviter ces questions en considérant comme acquis ce qu’elles devraient montrer, le mode d’existence particulier de l’humain, et y fondent la vérité de leurs énoncés. Cette métaphysique par défaut crée une circularité que nous sommes tentés de dépasser en considérant ces énoncés comme des interprétations relatives à nos discours, à nos cultures. Mais s’agit-il alors encore de science ? Un autre point de vue soutient que la compréhension de l’humain est d’abord une activité ordinaire, et que ces questions doivent donc être posées dans les usages du langage. Mais à réduire l’humain à un ensemble d’usages, ne finit-on pas par considérer tout savoir à ce propos comme relatif à des situations ?
Montrant que ces sciences peuvent hériter d’une certaine manière de philosopher dans le langage (Cavell, Austin, Diamond), l’auteur s’efforce de dissoudre l’impasse relativiste dans un renversement de perspective permettant une pratique réaliste de ces sciences et un usage de vrai. L’ouvrage analyse de nombreux exemples puisés en anthropologie, psychanalyse, linguistique, sociologie, histoire, et se conclut par une analyse détaillée de l’effort réaliste de Michel Foucault.

Docteur en philosophie, Gérard Renaudo est psychologue et exerce la profession de psychothérapeute. Insatisfait des tendances aporétiques des recherches en psychologie clinique et en psychanalyse, il s’est intéressé tardivement à la philosophie dans l’intention de surmonter ces difficultés. Cet ouvrage est l’aboutissement de ses recherches.

Année : 2016
Réf. : PHIL 19
Code SODIS : F408206

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Les Chants du monde

Les collections -> Histoire -> Tempus • Antique

Il y a longtemps que les voix de l’ancienne Mésopotamie se sont tues, remplacées par les bruits de la modernité. Tout un pan des cultures du Proche-Orient ancien serait-il devenu inaccessible, nous donnant seulement à voir un passé silencieux ? Dégagées des anciennes cités de Syrie et d’Irak, les tablettes d’argile nous permettent pourtant de retrouver l’ambiance sonore qui régnait jadis sur les bords du Tigre et de l’Euphrate, ou dans les rues de Babylone. Les informations vont au-delà de la simple restitution acoustique et nous transmettent les valeurs et les catégories de pensée de ces cultures disparues, dans une forme d’« archéologie du sensible ».
Par-delà l’expérience individuelle, tout un réseau de significations, de correspondances et de métaphores, partagé par les membres d’une même communauté, surgit du passé. Le bruit dans une maison est le signe d’une présence démoniaque ; l’individu dans la peine « se lamente comme une colombe » dans la littérature ; ou encore, le son d’une cloche chasse les méchants démons dans les rituels… Prêter l’oreille aux voix des dieux, aux cris des hommes et à tous ces chants de la nature que les habitants de l’antique Mésopotamie percevaient, c’est avant tout pénétrer dans le passé par des chemins encore inexplorés.

Anne-Caroline Rendu Loisel est assyriologue, postdoctorante à l’université de Toulouse - Jean Jaurès dans le cadre du programme Synaesthesia-Expérience du divin et polysensorialité dans les mondes anciens : une approche interdisciplinaire et comparée. Elle enseigne également le sumérien à l’université de Strasbourg. Ses recherches portent sur les cultures du Proche-Orient ancien par le prisme des sensations.

Année : 2016
Réf. : TEMP 55
Code SODIS : F407762

Les Chants du monde

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Sur le chemin des textes

Les collections -> Sciences de l’Éducation -> Questions d’éducation

L’entrée dans le monde de l’écrit s’inscrit dans une temporalité longue. Cette temporalité est jalonnée de « moments » clés, de tournants, d’épisodes propres à chaque individu. Cet ouvrage, qui milite pour un accompagnement long et intensif de la compétence écrite à l’école, explore quatre « moments » emblématiques de cette genèse : la petite enfance, l’enfance, les années collège, l’entrée à l’université. Chaque étape fait l’objet d’un chapitre et présente l’analyse de données empiriques relatives à la construction du sujet lecteur-scripteur dans des contextes contrastés.

L’ouvrage cherche également à mettre en évidence, de façon concrète, à la fois la diversité et la complémentarité des facteurs (psychopédagogiques, socioaffectifs, culturels, cognitifs) qui sont au cœur de ce processus et déterminent réellement une entrée réussie, c’est-à-dire durable et émancipatrice, dans le monde de l’écrit. En croisant résultats de la recherche, instructions officielles et pratiques de terrain, il apporte un éclairage nouveau à tous ceux qui souhaitent comprendre comment l’enfant, l’adolescent ou le jeune adulte s’engagent et se construisent sur le chemin des textes tout au long de la scolarité.

Ce livre répond donc à des attentes sociales fortes et s’adresse à tout adulte intéressé par l’enseignement-apprentissage du lire-écrire, tout professionnel de l’éducation et de l’enseignement concerné par ces questions : enseignant à l’école primaire, au collège ou au lycée, à l’université, bibliothécaire, éducateur, médiateur culturel, etc.

Catherine Frier est maître de conférences à l’université Grenoble-Alpes et chercheure en didactique de l’écrit au sein du laboratoire de recherche en linguistique et didactique des langues étrangères et maternelles (LIDILEM) de l’université Grenoble-Alpes. Ses recherches, menées au fil des années, explorent la compétence écrite, le rapport à l’écrit et les pratiques langagières de lecture-écriture des usagers en contexte scolaire ou extrascolaire. Ce travail de description/analyse donne lieu à la formulation d’hypothèses didactiques susceptibles de nourrir l’action des enseignants sur le terrain.

Année : 2016
Réf : QUE 08
Code Sodis : F408280

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