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n° 109 - Euripide et la polyphonie mythologique / Terra e territorio nella Sicilia greca

Les revues -> n° 109 - Euripide et la polyphonie mythologique / Terra e territorio nella Sicilia greca

Dossier 1 : Les articles s’intéressent à la variété des traitements de certains épisodes mythologiques dans les tragédies d’Euripide : les intrigues offrent des versions d’un mythe qui s’écartent de celles que la tradition littéraire transmet, ou bien qui présentent des variations sur un même épisode (que ce soit d’une pièce d’Euripide à une autre ou au sein d’une même tragédie). Les différents articles de cet ouvrage analysent quelques-unes de ces variations (concernant le mythe d’Œdipe, d’Héraklès, d’Iphigénie ou encore de Cassandre) pour déterminer leurs enjeux interprétatifs.

Dossier 2 (intégralement rédigé en italien) : Les articles traitent des aspects politiques, économiques et juridiques liés à la terre en Sicile à l’époque archaïque et classique. Les thèmes abordés sont : le contrôle des territoires ; la citoyenneté ; la colonisation ; la cartographie ; l’épigraphie ; historiographie ; histoire ; archéologie.

Léna BOURGEOIS est doctorante en littérature grecque et attachée temporaire d’enseignement et de recherche en langue et littérature grecques à l’université de Lille – Pont de Bois ; Daria FRANCOBANDIERA est maître de conférences en langue et littérature grecques à l’université de Lille – Pont de Bois ; Sarah LAGROU est docteur en langue et littérature grecques et enseignante agrégée en lycée.

Stefania DE VIDO est professeure associée du Dipartimento di studi umanistici de l’Università Ca’ Foscari à Venise ; Sandra PÉRÉ-NOGUÈS est maîtresse de conférences en histoire grecque de l’université Toulouse - Jean Jaurès.

Année : 2019
Réf : PAL 109

n° 109 - Euripide et la polyphonie mythologique / Terra e territorio nella Sicilia greca

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Człowiek z Manufaktury / L’Homme de Manufacture

Les collections -> Théâtre -> Nouvelles Scènes • polonais

L’Homme de Manufacture est l’histoire d’Israël Poznański, propriétaire d’usines de textile dans la ville polonaise de Łódź, devenue une puissante métropole industrielle à la fin du XIXe siècle. L’action de cette pièce originale, exempte d’empathie, de postulats sociologiques ou idéologiques, se prolonge au XXe siècle où, comme dans un miroir, se reproduisent les mêmes conflits et dilemmes. L’introduction du Livre des bonnes et mauvaises actions trouvé à Auvers où vécut Van Gogh, ainsi que de personnages de fiction et de rêves, nous fait entrer dans un monde imaginaire, sans que soit abandonnée pour autant la question de la morale de l’époque qui a permis à Poznański de bâtir son empire. L’arrière-plan politico-économique sert ici de prétexte pour raconter l’histoire des habitants de Łódź, mais aussi pour révéler le combat livré de tous temps entre le bien et le mal, et les sensations métaphysiques qu’éprouve un homme face à la mort.

Małgorzata Sikorska-Miszczuk – auteure dramatique, scénariste et librettiste – s’intéresse à la politique, à l’âme et à l’histoire des Juifs en Pologne. Ses pièces sont peuplées de personnages fantastiques, tels que l’Homme-Écureuil dans La mort de l’Homme-Écureuil ou Dieu polonais dans Messie. Bruno Schulz. Elle a reçu de nombreux prix : prix Godot en France pour La Valise de Pantofelnik, Ferdinand Vanek Award en Tchéquie pour Le pays dont les cœurs se sont enfuis en laissant des lettres, prix de Dramaturgie à Gdańsk en Pologne pour Popieluszko. Messe noire. Actuellement, elle passe beaucoup de temps à l’opéra...

Année : 2019
Réf. : NOUP 13

Człowiek z Manufaktury / L'Homme de Manufacture

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n° 102 - L’événement politique en ligne

Les revues -> n° 102 - L’événement politique en ligne

Cette livraison de Sciences de la Société s’attache de façon originale à la question de l’événement politique en ligne, tant les problématiques de recherche anciennes en sciences humaines et sociales autour de la notion d’événement semblent devoir se renouveler. L’événement politique en ligne est ici abordé sous l’angle de l’avènement des transformations induites par le numérique, ses plateformes d’expression et d’information, ses pratiques et ses contenus, et de la diversité de ses acteurs (politiques, citoyens, médias). La nature même des événements, leur publicisation, leur médiatisation, leur politisation s’en trouvent ainsi modifiées, quand la diffusion de l’événement se fait notamment à grande échelle et de manière rhizomique. C’est cette reconfiguration de l’information, des agendas politiques, médiatiques et aussi de l’opinion qui est revisitée, à partir de cette interrogation première sur la nature de l’événement.

La dynamique de constitution de l’événement en ligne par le public et le politique en général – ainsi que par les médias et les infomédiaires – peut alors s’analyser en termes de stratégies argumentatives, de réappropriation de récits antérieurs, d’adaptation du récit initial. Une approche dialogique et interactionnelle sera en particulier convoquée, afin de mesurer les formes du dialogue souterrain qui s’instaure notamment entre internautes, dans une telle mise en récit de l’événement politique. Dans un contexte de big data et de données parfois volatiles, il est également nécessaire de questionner les méthodologies mises en place, les difficultés et limites de celles-ci, ainsi que leurs enjeux sociétaux...

Année : 2017
Réf. : LERA 102

n° 102 - L'événement politique en ligne

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Sculptures romanes toulousaines. Regards croisés

Les collections -> Arts -> Tempus Artis

Si Toulouse a pratiqué tous les arts, aux XIe et XIIe siècles, elle a manifesté un amour immodéré pour la sculpture. In situ, à Saint-Sernin ou à Saint-Étienne, elle se trouve aussi – et surtout – au musée des Augustins dont elle constitue indéniablement l’un des points forts. Que peuvent bien nous raconter, neuf siècles après leur création, ces sculptures qui furent faites pour un autre temps, une autre façon de penser le monde, un tout autre rapport à la société et au divin ? Cet ouvrage veut jeter un pont à travers le temps, pour mieux comprendre la singularité de cette Toulouse médiévale qui, d’une certaine façon, a façonné la ville actuelle.

Année : 2019
Réf. : TEMPART 10

Sculptures romanes toulousaines. Regards croisés

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Para la libertad : México 68 / Au nom de la liberté : Mexique 68

Les collections -> Théâtre -> Nouvelles Scènes • espagnol

Mario et Federico, étudiants en arts plastiques à l’académie San Carlos, préparent l’anniversaire de leur école, une fête placée sous le signe des masques et des déguisements. Ils sont aidés en cela par d’autres comparses parmi lesquels Miguel. Sa sœur, Lucía, éblouie par le talent de Mario, lui demande une entrée pour participer à la fête, malgré l’interdiction de leur mère. Mais c’est précisément le jour de la fête qu’aura lieu la tragédie. Une tragédie qui conduira ces jeunes gens à s’impliquer dans le mouvement étudiant de 1968, tenant ainsi tête au gouvernement, à la société et à leur propre famille, sur fond de musiques et chansons de Joan Manuel Serrat, notamment.

Metteur en scène, dramaturge et artiste plastique, Omar Olvera Calderón est né en 1987 à Mexico. Diplômé de l’École nationale des arts plastiques de l’Université nationale de Mexico (UNAM), il s’est plongé très jeune dans l’étude de diverses disciplines artistiques : jeu d’acteur, chant, peinture, dessin, cinéma et design. En charge de l’accompagnement scénique de l’Orchestre philarmonique des arts, il se consacre désormais à la mise en scène théâtrale et privilégie des thèmes en lien avec les problématiques sociales ainsi qu’avec l’identité mexicaine.

Année : 2019
Réf. : NOUV 22

Para la libertad : México 68 / Au nom de la liberté : Mexique 68

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Les mots de la RDA

Les collections -> Les Fondamentaux -> Les mots de

Asociaux, censure, cornichons, Intershop, Stasi, pénurie, jeans, Ostalgie, samizdat, sport, Trabant… Autant de mots qui évoquent une époque et un territoire, mais aussi un régime : celui de l’Allemagne de l’Est. Si la chute du mur de Berlin (l’expression figure également dans ce lexique) a provoqué de facto la fin de la RDA, celle-ci n’en finit pas de peupler nos imaginaires.
Introduction à la vie quotidienne, culturelle, sociale, politique et idéologique des Allemands de l’Est, ce petit guide, qui fait la part belle à la traduction autant qu’aux formules originelles, est une véritable invite au voyage.

Hélène Camarade est professeure à l’université Bordeaux Montaigne et membre de l’IUF et Sibylle Goepper est maîtresse de conférences à l’université Jean-Moulin Lyon III. Toutes deux sont spécialistes d’études germaniques.

Année : 2019
Réf. : MOTS 38

Les mots de la RDA

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n° 09 - Techniques, stratégies et alimentation pour temps de guerre

Les revues -> n° 09 - Techniques, stratégies et alimentation pour temps de guerre

Lors des conflits contemporains, voient le jour des initiatives techniques novatrices ou de nature à s’inspirer de pratiques anciennes afin d’augmenter les volumes de productions agricoles ou d’adapter des recettes face à la pénurie et aux restrictions, de veiller à un conditionnement plus particulièrement adapté à la conservation des produits et des mets, et enfin de mettre en place les transports les plus adéquats destinés à nourrir au mieux le plus grand nombre de personnes tout en cherchant à garantir la sécurité de la chaîne alimentaire. Dans quelle mesure l’État parvient-il, ou non, à organiser un nouveau système de répartition des vivres ? Comment les entreprises se transforment-elles et participent-elles aux modifications qui marquent la société ? Quels problèmes techniques et sanitaires doivent être résolus afin de répartir les denrées ? L’impact des nouveautés techniques demeure-t-il effectif lors du retour à la paix ? Les textes de ce dossier apportent des éclairages pour répondre à ces questions.

Ludovic LALOUX est maître de conférences HDR en histoire contemporaine à l’université de Bordeaux, et membre du Centre de recherches sur les économies, les sociétés, les arts et les techniques (CRESAT) de l’université de Haute-Alsace.

Gersende PIERNAS est chargée d’études documentaires aux Archives nationales du monde du travail (ANMT) où elle est responsable du département « Archives d’entreprises ».

Année : 2018
Réf. : ARTEF 09

n° 09 - Techniques, stratégies et alimentation pour temps de guerre

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n° 98 - La haine du théâtre. Controverses européennes sur le spectacle

Les revues -> n° 98 - La haine du théâtre. Controverses européennes sur le spectacle

Ce numéro se donne pour objectif de revenir sur l’histoire des controverses sur le théâtre en Europe, pour trois raisons : elle a été très inégalement explorée ; elle l’a surtout été du point de vue de l’histoire des idées ; enfin, elle n’a presque jamais été envisagée à une échelle européenne. Or l’hostilité contre le théâtre, relancée par la professionnalisation, s’est traduite, à partir des années 1570, par toute une série de crises à travers l’Europe ; elle a été entretenue par une ample production de traités et de pamphlets qui, très vivace jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, a eu des prolongements jusqu’au milieu du XIXe siècle. Ces débats s’inscrivent dans un champ polémique plus large, dont les dynamiques et les épisodes particuliers sont essentiels du point de vue de l’histoire culturelle de la période ; ils possèdent notamment des points d’intersection avec les querelles littéraires, dont on connaît le rôle structurant dans l’espace politico-culturel.
Offrant un point de vue privilégié pour observer la circulation des idées religieuses, politiques, dramaturgiques, etc., dans l’espace européen, les controverses permettent également de cerner le rôle assigné au théâtre – et au spectateur – dans la société de l’époque et de voir comment cette pratique culturelle peut être instrumentalisée dans des luttes religieuses et politiques.

François LECERCLE est professeur émérite de littérature comparée à Sorbonne-Université. Il est notamment l’auteur de : Anecdotes dramatiques, de la Renaissance aux Lumières (PUPS, 2012), et de La Haine de Shakespeare (PUPS, e-theatrum mundi, 2018).

Clotilde THOURET est professeur de littérature comparée à l’université de Lorraine (Nancy) et auteur de : Seul en scène. Le Monologue dans le théâtre européen de la première modernité (Angleterre, Espagne, France ; 1580-1640) (Droz, 2010), et de Le Théâtre réinventé. La défense de la scène dans l’Europe de la première modernité (PUR, à paraître).

Année : 2019
Réf. : LC 98

n° 98 - La haine du théâtre. Controverses européennes sur le spectacle

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n° 60 - La Vie de l’oubli dans la littérature britannique des XXe et XXIe siècles

Les revues -> n° 60 - La Vie de l’oubli dans la littérature britannique des XXe et XXIe siècles

La Vie de l’oubli dans la littérature britannique des XXe et XXIe siècles

Les textes présentés dans ce numéro sont issus de deux journées d’étude organisées par l’équipe d’accueil Cultures anglo-saxonnes en mars 2017 et mai 2018 à l’université Toulouse - Jean Jaurès. Ils s’intéressent à l’oubli dans la littérature britannique des XXe et XXIe siècles et cherchent à esquisser un ars oblivionis, une poétique de l’oubli, où les traces spectrales du passé sont investies d’un pouvoir libérateur et donnent lieu à de nouvelles configurations narratives. En se fondant notamment sur les travaux de Ricœur et d’Augé, ils envisagent la mémoire et l’oubli non comme les termes d’une opposition mais comme deux alliés indissociables : l’oubli n’est autre que « la condition de la mémoire » (Ricœur), « la force vive de la mémoire » (Augé). Explorant le lien fécond qui unit mémoire et oubli, les articles rassemblés ici mettent en évidence ce que Derrida nomme « la vie de l’oubli », l’appropriation vivante de présences oubliées, saisies dans leur perte même et transfigurées en présences inédites. Ainsi l’oubli n’est-il pas seulement « la condition de la mémoire » ; il est la forge de l’imaginaire, la condition de la créativité. De ses survivances lacunaires surgissent les poèmes et récits dont on nous parle ici.

The Life of Forgetting in Twentieth- and Twenty-First-Century British Literature

The essays included in this issue were originally presented at two conferences organised in March 2017 and May 2018 by the research centre Cultures anglo-saxonnes, University Toulouse - Jean Jaurès. The authors seek to delineate an ars oblivionis in 20th- and 21stcentury British literature, a poetics of forgetting in which oblivion’s ghostly remains make for emancipatory swerves from the past and for the advent of new narrative configurations. After Ricœur and Augé among others, remembering and forgetting are not envisaged as opposites but as a collaborative pair, with forgetting as the condition of memory (Ricœur) or as the lifeblood of memory (Augé). Working on the productive interplay of memory and forgetting, the articles investigate what Derrida calls « the life of forgetting », the living appropriation of forgotten presences acknowledged as loss and yet made to survive, to endure, in renewed and transfigured presences. Thus, forgetting is not only the condition of memory ; it is also the condition of creativity and storytelling.

Année : 2018
Réf. : CAL 60

n° 60 - La Vie de l'oubli dans la littérature britannique des XXe et XXIe siècles

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Pixinguinha ou la singularité d’une écoute

Les collections -> Musique, musicologie & partitions -> JAZZ-U Prospectives

Pixinguinha, ou la singularité d’une écoute retrace le parcours du compositeur, instrumentiste et arrangeur Pixinguinha, de sa formation musicale dans les cercles de choro cariocas jusqu’à sa consécration dans l’industrie phonographique des années 1920 et 1930. Cet ouvrage se penche également sur la formation de la musique populaire urbaine au Brésil, issue de la fusion des danses européennes et des rythmes afro-brésiliens. Flûtiste virtuose et compositeur inspiré, Pixinguinha a développé une « écoute singulière », intégrant à ses compositions, à ses interprétations et surtout à ses arrangements, des sonorités issues de traditions diverses, de la rythmique africaine des terreiros de candomblé aux improvisations de jazz. L’artiste a ainsi contribué aux différentes phases de la construction du divertissement musical carioca, de ses formes premières et amateurs du début du siècle à celles d’une industrie culturelle plus organisée. Et dans chacune d’elles, la « brasilianité » unique attribuée à Pixinguinha s’est modifiée, tant dans la critique de ses contemporains que dans le jugement a posteriori des historiens de la musique populaire.

Virgínia de Almeida Bessa est docteure en histoire sociale à l’université de São Paulo, en cotutelle avec l’université Paris Nanterre. Depuis 2016, elle est chercheuse à l’Institut d’études brésiliennes de l’université de São Paulo, où elle coordonne le groupe de recherche « Musique et sciences humaines ». En 2010, son ouvrage A escuta singular de Pixinguinha, ici traduit par Marjorie Yerushalmi, a remporté le prix Funarte de production critique en musique au Brésil.

* Lien vers les exemples musicaux analysés dans l’ouvrage

(*) Boa parte dos fonogramas analisados no livro A escuta singular de Pixinguinha : história e música popular nos anos 1920 e 1930 pertence ao acervo de discos de 78 rotações do Instituto Moreira Salles (IMS). Aqui você poderá acessá-los e ouvi-los, na ordem em que aparecem no livro. Todos os fonogramas são protegidos pela lei dos direitos autorais, sendo vedada sua reprodução.

Bon nombre des phonogrammes analysés dans Pixinguinha ou la singularité d’une écoute appartiennent aux archives de 78 tours de l’Instituto Moreira Salles (IMS). Grâce à ce lien, vous pourrez accéder à son site et les écouter dans leur ordre d’apparition dans l’ouvrage. Tous les phonogrammes sont protégés par la législation en vigueur en matière de droits d’auteur et toute reproduction, même partielle, est interdite.

Année : 2019
Réf. : JAZZ 13

Pixinguinha ou la singularité d'une écoute

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Fumiers ! Ordures !

Les collections -> Histoire -> Flaran

À l’heure du succès des idées « écoresponsables », « anti-gaspillage » et de la promotion du recyclage, l’objectif de ces 38es Journées de Flaran a été de faire le point sur le rapport au déchet dans les campagnes de l’Occident médiéval et moderne : qu’est-ce qui était considéré comme déchet ? Quelles en étaient les chaînes de traitement entre valorisation et simple dépôt ou stockage ?
Une première thématique a concerné le rôle des déjections humaines et animales mais aussi des déchets domestiques (alimentaires) et techniques (de traitement des récoltes) dans les cycles culturaux. Les contributions ont permis de documenter les chaînes opératoires de traitement de ces déchets, depuis leur accumulation jusqu’à leur épandage éventuel dans les parcelles à amender.
Un second axe a envisagé le rôle structurant de ces pratiques du point de vue de la géographie agraire et des ressources environnementales. En effet, le recours à différentes ressources végétales périphériques des finages (buis, ajonc, goémon), comme produit d’amendement, amène à une relecture de l’espace agraire par ses marges.
Enfin, la question des amendements a revisité le dossier des relations ville-campagne dans une perspective inversée et renouvelée. Le colloque a permis de montrer comment la ville approvisionne les campagnes en ordures qui deviennent dès lors des fumures. Le tout est évidemment soumis au système de gouvernement urbain et rural, considérant ces déchets tantôt comme des biens communs affermés au plus offrant, tantôt comme des produits dérivés. Une lecture juridique, administrative et surtout politique de la question a donc été aussi proposée.

Année : 2019
Réf. : FLA 38

Fumiers ! Ordures !

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n° 46 - Produire et réguler l’habitat dans la péninsule Ibérique

Les revues -> n° 46 - Produire et réguler l’habitat dans la péninsule Ibérique

Ce numéro étudie les dynamiques politiques, sociales et financières contemporaines de la production de logements en Espagne et dans une moindre mesure au Portugal. L’actualité scientifique de cette thématique se justifie par l’impact de la crise de 2008 et ses effets en chaîne qui ont fortement déstabilisé le modèle de production et les conditions d’accès au logement, dans le contexte d’une série de chocs interdépendants : éclatement de la bulle immobilière, multiplication des expropriations, explosion du chômage, en particulier chez les jeunes adultes, et montée de la contestation politique qui a ébranlé le traditionnel bipartisme avec la percée aux élections municipales espagnoles de 2015 des coalitions nées dans le sillage des mouvements des Indignés.

Ce numéro aborde donc la question du logement à la double lumière des recompositions du marché immobilier et des reconfigurations locales de l’action publique. Cette question s’ancre aussi dans une mise en perspective d’approches et de cultures scientifiques différentes du cas français. En France, la question du logement social est traditionnellement associée à celle de la mixité sociale, de la ségrégation, mais aussi des politiques de renouvellement urbain. En Espagne, la question gravite autour de l’éclatement de la bulle spéculative et sur ses effets en termes de recomposition des politiques de logements ; cela s’accompagne de nombreux travaux sur les manifestations anti-éviction et les mouvements de squatteurs, ainsi que de recherches sur les mobilisations collectives et les nouvelles formes de participation locale qui les ont précédés ou accompagnés. L’ambition de ce numéro est donc de proposer de nouveaux angles de réflexion sur ces différentes questions en interrogeant l’articulation entre les dimensions financières (recapitalisation par des opérateurs privés et internationaux, apparition de nouveaux acteurs sur le marché), politiques (places du logement dans les nouvelles politiques publiques) et sociales (accession à la propriété, dynamiques de circulation au sein du parc de logement).

Deux articles complètent ce numéro thématique, l’un traitant de la situation des retraités français installés dans l’Algarve (Portugal), l’autre s’interrogeant sur les recherches portant sur le versant français des Pyrénées depuis 1999.

Nacima Baron est professeur à l’université Paris Est. Ses champs de recherche et d’enseignement couvrent la géographie urbaine et les dynamiques territoriales, notamment en Espagne.

Hovig Ter Minassian est maître de conférences en géographie à l’université de Tours et membre du laboratoire CITERES (UMR 7324). Ses travaux portent, entre autres, sur les politiques urbaines, la gentrification et Barcelone.

Année : 2018
Réf. : SOE 46

n° 46 - Produire et réguler l'habitat dans la péninsule Ibérique

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n° 27 - La flor / Écrire sur le cinéma / Renouveau du cinéma cubain

Les revues -> n° 27 - La flor / Écrire sur le cinéma / Renouveau du cinéma cubain

Le dossier principal de ce numéro est dédié à une réflexion autour de la notion « Écrire le cinéma » : écrire, penser et questionner les films, les filmographies et les cinématographies en Amérique latine. Il s’interroge sur la place et le rôle de la critique dans l’histoire du cinéma latino-américain, plus particulièrement au Chili et en Colombie. Il s’intéresse également à un des premiers critiques de cinéma péruvien, et termine sur le dernier ouvrage de José Carlos Avellar, véritable réflexion sur le cinéma.
Ce numéro propose par ailleurs un dossier conséquent sur le film événement de cette année, La Flor, de Mariano Llinás, un film argentin de près de 14 h qui fera date dans l’histoire du cinéma.
Enfin, il suit les pas des focus du festival Cinélatino 2019, avec un article dédié au renouveau du cinéma cubain et à sa production indépendante, et un autre proposant un historique du cinéma d’animation brésilien, aujourd’hui en plein essor.

Année : 2019
Réf. : CINE 27

n° 27 - La flor / Écrire sur le cinéma / Renouveau du cinéma cubain

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Fiesta y teatro en el Siglo de Oro : ámbito hispánico

Les collections -> Histoire -> Méridiennes • Série Générale

El libro Fiesta y teatro en el Siglo de Oro : ámbito hispánico es una aproximación colectiva al hecho teatral que pone el foco en su dimensión festiva y espectacular. Los veintiún ensayos que contiene extienden su mirada a todo el ámbito hispánico : España, Portugal y la América virreinal. Asumimos que estas realidades geográficas –tan distintas y distantes– comparten muchos códigos, intereses, claves ideológicas… que hay que poner en valor. La cultura hispánica nace del maridaje de todas estas corrientes, se nutre de sus diferencias y peculiaridades, las abraza y comprende a todas. El teatro y la fiesta aquí estudiados son una prueba más de tal unión.

Miguel Zugasti es catedrático de Literatura de la Universidad de Navarra. En sus aproximadamente dos centenares de publicaciones (libros, artículos, ensayos, ediciones críticas…) se ha ocupado sobre todo del Siglo de Oro hispánico, con especial atención al teatro y a las estrechas relaciones culturales entre España y América.

Joseba Cuñado es doctor en Literatura por la Universidad de Navarra (2013). Sus investigaciones se centran en el teatro del Siglo de Oro y la fiesta barroca. Ha publicado una edición crítica de El príncipe constante (Reichenberger, 2014), de Calderón de la Barca.

Année : 2019
Réf. : MERI 21

Fiesta y teatro en el Siglo de Oro : ámbito hispánico

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Éclairs

Les collections -> Théâtre -> Nouvelles Scènes • francophone

Éclairs d’Alice Tabart se présente comme un conte musico-chorégraphique mettant en scène une jeune fille d’aujourd’hui, Eva, qui se cherche elle-même et qui a besoin, dans sa quête de sens, de connaître et de comprendre le passé. Elle est littéralement hantée par la petite et par la grande histoire. C’est à partir de l’ordinaire d’une vie de femme au XXe siècle, celle de sa propre grand-mère qui vient de mourir, Maureen, dont elle invoque le fantôme, qu’elles vont lui et nous être racontées.

Éclairs est avant tout une histoire, une histoire de fantômes et une histoire de femmes, une histoire de transmission entre les générations et une histoire de passage de relais d’un moi à l’autre, d’un monde à l’autre, et d’un temps à l’autre, une histoire d’amour et une histoire d’identité, une histoire de mort enfin, et de survie possible, par éclats, précisément par éclairs, dans la mémoire de chacune et dans l’histoire collective.

Alice Tabart est interprète, auteure et metteuse en scène basée à Toulouse. Elle a créé plusieurs spectacles interdisciplinaires (théâtre, musique, danse) depuis 2010, notamment à la tête de la compagnie Mesdames A.
Accompagnée de partitions, la pièce est également complétée d’une préface (par Muriel Plana), d’un entretien avec l’auteure (par Barbara Métais-Chastanier) et de deux analyses : une étude dramaturgique de l’œuvre (par Karine Saroh) et une analyse philosophique (par Anne Coignard).

Année : 2019
Réf. : NOUF 03

Éclairs

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n° 111 - La mine hier et aujourd’hui en Amérique latine

Les revues -> n° 111 - La mine hier et aujourd’hui en Amérique latine

Au tournant du troisième millénaire, la reprise des activités minières dans de nombreux pays latino-américains fait écho à l’importance que ce secteur a pu avoir durant la période coloniale, aussi bien sur un plan social et économique que géopolitique. La question des retombées en termes de développement des espaces concernés, d’impacts environnementaux et d’amélioration (ou pas) des conditions de vie des populations locales, s’articule avec celle du rôle joué par les autorités (quel que soit le niveau territorial de gestion politique) et par les entreprises étrangères qui pilotent les sites miniers et, ce faisant, bien souvent, la vie socio-économique locale. Ce triptyque d’acteurs – État, entreprises, populations locales – constitue la pierre angulaire de l’organisation matérielle et politique de l’activité minière. Cette dernière interroge la relation aux ressources locales et à leur exploitation, qui dépendent de schémas socio-culturels très divers et dont les enjeux sont profitables ou subis selon le groupe d’acteurs. Les jeux de pouvoir et les liens qui unissent ces acteurs se situent entre résistance et légitimation, appui et rejet ; ils sont portés à la fois par les discours et les actions qui configurent les modalités de l’activité minière et ses retombées socio-spatiales.

Martine Guibert est maître de conférences au département de géographie - aménagement - environnement de l’université Toulouse - Jean Jaurès. Elle est aussi membre du laboratoire de recherche Dynamiques rurales, UMR 104 UTM / INP-ENSAT / ENFA.

Année : 2018
Réf. : CAR 111

n° 111 - La mine hier et aujourd'hui en Amérique latine

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n° 25 - Les pays du Nord et l’aéronautique

Les revues -> n° 25 - Les pays du Nord et l’aéronautique

Le premier dossier de ce numéro porte sur la naissance et le développement d’une industrie aéronautique et de compagnies de transport aérien dans les pays scandinaves. Il montre que les pays scandinaves et la Finlande ont très tôt compris l’intérêt de ce secteur et ont été parmi les premiers en Europe à créer des entreprises en rapport avec l’aviation, dont certaines ont acquis une réputation internationale. Mais comme beaucoup d’autres, celles-ci ont connu des vicissitudes ; à plusieurs reprises, elles ont dû se réadapter et chercher des solutions pour surmonter les obstacles auxquels elles étaient confrontées.

Un second dossier est consacré à Charles XIV Jean, alias Jean-Baptiste Bernadotte, maréchal d’empire devenu roi de Suède, à travers deux aspects de son règne : la réforme administrative de l’État, ainsi que la préparation méthodique de sa succession, analysée sous l’angle de sa lutte contre d’éventuels concurrents et de l’éducation très soignée donnée à son fils.

Les mélanges abordent des thèmes assez variés. Laurent Jalabert nous emmène à la découverte d’un vignoble méconnu, mais dynamique, celui du Danemark qui a connu ces dernières décennies une croissance surprenante. Risto Alapuro s’intéresse aux différents types de manifestations sociales ou politiques qui ont affecté la Finlande depuis le début du XXe siècle et en tente une typologie. Antti Kujala nous présente pour sa part les souffrances de la Finlande à l’époque de la Grande guerre du Nord (1700-1714) sous le règne de Charles XII. Enfin, Asmund Egge évoque les rapports entre Marcel Body et Alexandra Kollontai à Oslo en 1919-1920.

Maurice Carrez est professeur d’histoire contemporaine à l’université de Strasbourg.

Jean-Marc Olivier est professeur d’histoire contemporaine à l’université Toulouse - Jean-Jaurès.

Année : 2017
Réf. : MERRHN 25

n° 25 - Les pays du Nord et l'aéronautique

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n° 14 - Pour en finir avec les médecines parallèles

Les revues -> n° 14 - Pour en finir avec les médecines parallèles

Ce dossier présente un panorama des différentes médecines ou pratiques alternatives sur la longue durée en montrant que chacune ne constitue pas une secte indépendante des autres mais qu’elles forment une nébuleuse qui entretient des relations complexes et ambiguës avec le reste de la médecine.
Le numéro vise à contribuer à l’écriture collective d’une histoire de la santé qui ne distingue plus les pratiques en fonction de leur statut plus ou moins académique ou de leur position plus ou moins centrale par rapport au pouvoir politique et savant. Cette manière d’écrire l’histoire des pratiques de santé, en figeant un centre et des marges, a de fait conduit à négliger les points de contacts importants entre les deux.
Il s’agit donc d’en finir avec une manière de considérer ces médecines comme « parallèles ». Ce qualificatif est à bannir puisqu’il renvoie ces pratiques dans un monde différent depuis lequel celles-ci ne seraient jamais en contact, sauf de manière étrange peut-être, avec le monde de la médecine.
Ce dossier, qui est le premier en France à aborder l’ensemble de ces pratiques (herboristerie, homéopathie, magnétisme, acupuncture, naturisme, holisme, végétarisme), apporte quelques réponses à ces questions en mobilisant la plupart des chercheurs qui, en France, s’y sont intéressés.

Olivier Faure est professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université de Lyon Saint-Étienne et membre de l’UMR LARHA (Laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes), spécialiste d’histoire de la santé. Il a notamment publié Et Samuel Hahnemann inventa l’homéopathie, la longue histoire d’une médecine alternative (Aubier, 2015).

Hervé Guillemain est professeur des universités à Le Mans Université, spécialiste d’histoire de la santé, membre de TEMOS CNRS. Il est notamment auteur de Schizophrènes au XXe siècle. Les effets secondaires de l’histoire (Alma, 2018).

Revue soutenue par l’Institut des sciences humaines et sociales du CNRS.

Année : 2018
Réf. : MERHMS 14

n° 14 - Pour en finir avec les médecines parallèles

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Edmond Pâris et l’art naval

Les collections -> Histoire -> Histoire et Techniques

Edmond Pâris est connu pour ses collections de plans et de modèles de bateaux traditionnels conservés au Musée national de la marine à Paris. On sait moins qu’il fut un acteur majeur de la révolution maritime qui a fait passer la flotte de guerre du XIXe siècle, en quelques décennies, de la voile à l’hélice et des murailles de bois à la cuirasse métallique. Une poignée d’officiers a joué un rôle déterminant dans l’accompagnement de ce changement : de solides connaissances scientifiques alliées à un goût pour la pratique ont permis à ces marins d’adapter les matériels aux spécificités de la navigation maritime. Grâce à ses recherches expérimentales et à la diffusion qu’il leur assure par le biais de ses nombreuses publications, Pâris devient un expert reconnu de la nouvelle marine, en France comme à l’étranger.

Pourtant la position de l’officier navigant est délicate dans les milieux techniques, savants et institutionnels dominés par les ingénieurs. Pâris appréhende le navire comme un système technique complexe et s’adapte à la spécialisation qui accompagne la montée en puissance des sciences appliquées dans la conception des navires et la conduite des machines, en se recentrant sur la constitution d’une mémoire de la construction navale pour la mettre au service des sciences humaines. Il contribue ainsi à l’émergence d’une technologie nautique tout à fait originale.

Géraldine Barron est archiviste-paléographe et docteure en histoire contemporaine. Elle est conservatrice à la bibliothèque de l’université du Littoral Côte d’Opale et membre associé au laboratoire ICT, EA 337 de l’université Paris Diderot.

Année : 2019
Réf. : HT 01

Edmond Pâris et l'art naval

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Ein bisschen Ruhe vor dem Sturm / Un peu de calme avant la tempête

Les collections -> Théâtre -> Nouvelles Scènes • allemand

Peut-on incarner Hitler sur scène ? Comment représenter l’inhumanité ? Trois acteurs s’apprêtent à débattre en public de ces thèmes : deux d’entre eux ont déjà joué Hitler, alors que le troisième – plus novice dans le métier – a dû se contenter de Goebbels.

Avant même le débat annoncé, les égos se mesurent, s’affirment et s’affrontent, dans des échanges d’une grande drôlerie, qui évoquent l’écriture féroce d’un Thomas Bernhard. Au-delà de leur narcissisme grotesque, les trois hommes posent les grandes questions qui agitent le monde du théâtre et cristallisent les oppositions : comment dire le réel aujourd’hui ? Entre partisans de mises en scène traditionnelles, fidèles au texte, et adeptes d’un Regietheater qui l’a désacralisé, la bataille fait rage.

Née en 1967, Theresia Walser est reconnue comme l’une des figures majeures du théâtre contemporain, avec une vingtaine de pièces à son actif, dont la plupart ont été données sur les plus grandes scènes allemandes. Son don pour l’observation des comédies humaines et pour les répliques qui font mouche a conquis la critique et le public. À l’instar d’une Yasmina Reza, elle redonne ses lettres de noblesse au théâtre de conversation.
Un peu de calme avant la tempête, pièce créée en 2006 à Mannheim et jouée dans de nombreux théâtres en Allemagne, est sa première publication en France.

Année : 2019
Réf. : NOUG 22

Ein bisschen Ruhe vor dem Sturm / Un peu de calme avant la tempête

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Parcours de santé. Parcours de genre

Les collections -> Sciences Sociales -> Santé Société

Qu’est ce qui relève du genre dans les parcours de santé ? Qu’est ce qui relève des questions de santé dans les parcours de genre ? C’est à cette double interrogation que tente de répondre ce livre collectif. Très longtemps, la question de la santé et du genre a été cantonnée à trois points, fondamentaux mais dépassables : la santé reproductive pour les femmes, la santé sexuelle pour les minorités sexuelles et la santé psychiatrique pour les minorités de genre. C’est dire le poids des catégories de santé sur les catégories de genre, l’influence de la chirurgie ou de la psychiatrie pour distinguer les corps sains et les corps malsains, donc abjects. Aujourd’hui encore, penser les masculinités et les féminités en contexte de santé apparaît comme un « angle mort » de la recherche et lorsque, timidement, le genre surgit, c’est en réalité des catégories de sexe dont il est question. Des hommes et des femmes qui, vous le verrez dans ces pages, n’expérimentent bien évidemment pas le même rapport au corps et par conséquent pas le même rapport à la santé, à la médecine, au soin.
Mais c’est d’un glissement encore plus significatif qu’il s’agit : au-delà des catégories de sexe, pouvons-nous interpréter les parcours de santé en matière de genre, de registres de masculinités, de féminités… ? À travers la cancérologie, l’âge, le travail, les transidentités, la gestation pour autrui ou la bariatrie, ce livre offre des pistes interprétatives face à l’entrelacs des notions de genre et de santé. Grâce à sa dimension fortement pluridisciplinaire (sociologie, psychologie, psychiatrie, communication, philosophie, anthropologie), cet ouvrage déplace les frontières entre études de santé et études de genre en proposant des mises en écho disciplinaires et thématiques.

Anastasia MEIDANI est enseignante-chercheure à l’université Toulouse – Jean Jaurès au LISST. Ses travaux portent sur la santé, le rapport au corps, le genre et les expériences du vieillir.

Arnaud ALESSANDRIN est enseignant-chercheur à l’université de Bordeaux au LACES. Il s’intéresse aux questions de genre, de santé et de discriminations.

Année : 2018
Réf. : SANTE 02

Parcours de santé. Parcours de genre

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Commerce et urbanisme commercial dans la fabrique de la ville durable

Les collections -> Géographie -> Villes et Territoires

Cet ouvrage étudie la place du commerce dans la fabrique de la ville durable. La conviction exprimée ici est que le commerce est une pièce centrale en matière d’urbanité et d’urbanisme et que les géographes doivent s’en préoccuper. Ce travail s’appuie sur une retranscription du rapport évolutif entre le commerce et la ville, depuis l’irruption de la société de consommation jusqu’à son interrogation actuelle. Le diagnostic aboutit à des impressions nuancées, alliant complicité sur le temps long et constat d’une relation parfois abîmée.
Cela conduit à s’interroger sur le contexte, y compris idéologique, de cette fabrique et son incapacité, voire son indifférence, à produire un urbain apte à répondre à des enjeux à long terme. Intervient alors en parallèle une nécessaire réflexion sur la très discutée/discutable ville durable, assortie d’une interrogation quant à la pertinence de l’urbain à s’imposer comme une clé d’un développement durable.
Actant qu’un développement urbain davantage soucieux de durabilité est possible, le propos de l’ouvrage conduit à penser que les activités commerciales ont un rôle notable à jouer, à commencer du point de vue de leur localisation. Se pose alors une ultime série de questions autour des acteurs de ce chantier, de leurs légitimités respectives, du comment faire et des objectifs à se fixer, questions aiguisées par le bilan pour le moins mitigé de l’urbanisme commercial « à la française ». Le chantier de la ville durable étant encore largement ouvert, des pistes de réflexion sont initiées, toujours en gardant en ligne de mire le commerce comme fonction et acteur, mais en l’intégrant résolument dans la globalité du champ de l’urbain.

Philippe Dugot est professeur au département de géographie - aménagement - environnement de l’université Toulouse - Jean Jaurès et membre du laboratoire LISST-CIEU.

Année : 2019
Réf. : VT 26

Commerce et urbanisme commercial dans la fabrique de la ville durable

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n° 79 - Chateaubriand et le monde sensible

Les revues -> n° 79 - Chateaubriand et le monde sensible

La prose de Chateaubriand exprime une attention aiguë à la dimension sensible du monde. « L’Enchanteur » excelle dans les descriptions de paysages et dans un art du récit irisé par des détails matériels : odeurs, sons, couleurs… La critique, depuis un demi-siècle, a souvent souligné, dans cette poétique du sensible, l’aimantation d’une négativité qui ne dit la splendeur que pour révéler son envers ou sa décomposition.

Mais l’enchantement, qui surgit de l’écriture, confronte aussi le lecteur à la présence immédiate du monde, au poids des objets, de la sensation première où tout s’origine. C’est l’ambivalence de cette poétique que ce numéro se propose d’explorer sous ses divers aspects, stylistique, sémantique, esthétique et idéologique.

Pierre Glaudes, professeur à Sorbonne Université, consacre la plus grande partie de ses travaux au roman français du XIXe siècle. Il est l’auteur d’Atala, le désir cannibale (PUF, 1994).

Alvio Patierno (université Suor Orsola Benincasa, Naples) a travaillé sur les auteurs voyageurs français en Italie. Il a récemment publié la traduction italienne du Dictionnaire amoureux de Naples.

Jean-Marie Roulin (université Jean-Monnet, Saint-Étienne) a publié Chateaubriand, l’exil et la gloire ; L’épopée de Voltaire à Chateaubriand, et co-dirigé Chateaubriand, penser et écrire l’Histoire.

Valeria Sperti (université Federico II, Naples) est spécialiste de l’écriture autobiographique. Elle a publié Écriture et mémoire. Le labyrinthe du monde de Marguerite Yourcenar (Liguori editore, 1999).

Année : 2018
Réf. : LIT 79

n° 79 - Chateaubriand et le monde sensible

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Le nécessaire et le superflu

Les collections -> Histoire -> Flaran

36es Journées internationales d’histoire de Flaran, 17-18 octobre 2014

Longtemps associé au stéréotype d’un producteur campé sur des pratiques routinières et un mode de consommation subi privilégiant l’autarcie, le paysan du Moyen Âge et de l’Époque moderne fait aujourd’hui figure d’acteur pleinement intégré aux circuits d’échanges et ouvert aux produits et aux idées de son temps, dont les stratégies eurent un rôle fondamental dans les dynamiques économiques européennes.
Le présent ouvrage, qui rassemble les actes des 36es Journées internationales d’histoire de Flaran, s’inscrit dans ce mouvement en proposant, pour la première fois, de saisir le paysan avant tout en tant que consommateur, dont les pratiques sont interrogées sur le temps long. Historiens et archéologues y confrontent les résultats de leurs enquêtes sur les habitudes alimentaires, l’équipement domestique ou les niveaux de vie, et examinent l’impact des choix de consommation paysans sur l’économie « englobante » entre le XIe et le XVIIIe siècle.
Des diverses contributions proposées par des spécialistes européens reconnus de l’histoire des pratiques de consommation, ressort l’image d’une paysannerie éminemment contrastée qui présente, au gré des époques, des régions et des inégales disponibilités économiques, un large spectre de comportements, depuis la stricte autoconsommation fondée sur la mobilisation des ressources disponibles localement jusqu’à la participation résolue aux modes impliquant l’acquisition sur les marchés de produits vestimentaires ou alimentaires importés. De ce premier état des lieux, aux perspectives renouvelées, émerge ainsi un certain nombre de pistes de recherche appelées à de fertiles développements.

Année : 2019
Réf. : FLA 36

Le nécessaire et le superflu

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n° 101 - Politiques sportives, relations sociales et action collective

Les revues -> n° 101 - Politiques sportives, relations sociales et action collective

Au-delà des diversités de contexte, le sport apparaît comme un terrain d’expression du vivre ensemble de premier ordre dans la société contemporaine. Pratique culturelle, mouvement collectif et moment de fête, les activités, organisations et rassemblements sportifs constituent une structure fondamentale de régulation. Quand la remise en cause des monopoles d’État – en France, mais aussi dans d’autres pays francophones – redistribue à d’autres certaines fonctions de société, le monde sportif associatif apparaît dès lors en conservatoire indispensable du lien social.
La chute des institutions de socialisation que pouvaient être la famille, l’Église, l’armée, renforce en outre le besoin de nouveaux espaces destinés à ces fonctions que remplit le monde sportif. Les relations renouvelées entre pouvoirs publiques, action collective et lien social sont ainsi plus que jamais à questionner. L’enjeu scientifique de l’ouvrage porte aussi sur de nouvelles relations entre représentations, cultures et identités, pouvoir, conflit et communication ; le sport s’impose ainsi comme objet d’étude susceptible d’appréhender les dynamiques contemporaines mondialisées. Omniprésent dans les médias et les discours, le sport est devenu un genre commun dont il n’est plus permis de méconnaître l’importance.

Vingt ans après la parution du livre Sport, relations sociales et action collective en 1995, ce numéro de Sciences de la Société souhaite constituer un nouveau bilan d’étape, théorique et empirique, à propos des liens entre politique sportive, relations sociales et action collective.

Année : 2017
Réf. : LERA 101

n° 101 - Politiques sportives, relations sociales et action collective

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Le Centre historique de Mexico

Les collections -> Géographie -> Villes et Territoires

Durant la première décennie du XXIe siècle, le Centre historique de Mexico a cessé de se dépeupler, amorçant une étape de revalorisation économique et symbolique dont on commence à peine à mesurer l’importance. Grâce à un appareil cartographique exceptionnel, l’ouvrage retrace la formation de ce haut lieu patrimonial pour mieux appréhender la singularité du processus de gentrification qui s’y déploie.

Nourri par de nombreux témoignages, l’ouvrage interroge le rôle que les élites politiques et économiques entendent attribuer au noyau historique de la capitale mexicaine. Il analyse la participation ambiguë des classes intermédiaires, ainsi que les différentes formes de résistance exprimées par les populations exclues du projet urbain. Enfin, afin d’évaluer la prétendue pluralité du projet de « revitalisation », reprenant les débats autour de l’aménagement participatif, l’ouvrage offre une description détaillée des différents mécanismes de patrimonialisation et de gestion sociale établis par le gouvernement local afin de neutraliser les conflits inhérents au processus de gentrification.

S’appuyant sur un travail d’enquête conduit pendant six ans auprès des acteurs politiques et sociaux qui ont façonné le paysage actuel du centre de Mexico, cet ouvrage constitue à la fois une contribution majeure à la connaissance du centre historique d’une métropole mondiale, et une référence pour l’ensemble des travaux de géographie urbaine portant sur les enjeux patrimoniaux, économiques et sociaux d’une reconquête des espaces centraux dans les autres grandes villes du monde.

Jerónimo Díaz Marielle est géographe, professeur de sociologie urbaine à l’Université autonome métropolitaine (UAM) de Mexico. Ses recherches portent sur l’habitat populaire en Amérique latine, la cartographie sociale et les conflits socio-environnementaux associés aux grands projets d’aménagement du territoire au Mexique.

Année : 2019
Réf. : VT 27

Le Centre historique de Mexico

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n° 5 - La presse et la conquête de l’air. Histoires, imaginaires, poétiques | The Press and the Conquest of the Air. Histories, Imaginaries, Poetics

Les revues -> n° 5 - La presse et la conquête de l’air. Histoires, imaginaires, poétiques | The Press and the Conquest of the Air. Histories, Imaginaries, Poetics

Nacelles n° 5 - La presse et la conquête de l’air. Histoires, imaginaires, poétiques | The Press and the Conquest of the Air. Histories, Imaginaries, Poetics

Année : 2018

n° 5 - La presse et la conquête de l'air. Histoires, imaginaires, poétiques | The Press and the Conquest of the Air. Histories, Imaginaries, Poetics

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n° 4 - L’invention du système solaire (XVIe-XVIIIe siècles) | The invention of the solar system (16th-18th centuries)

Les revues -> n° 4 - L’invention du système solaire (XVIe-XVIIIe siècles) | The invention of the solar system (16th-18th centuries)

Nacelles n° 4 - L’invention du système solaire (XVIe-XVIIIe siècles) | The invention of the solar system (16th-18th centuries)

Année : 2018

n° 4 - L'invention du système solaire (XVIe-XVIIIe siècles) | The invention of the solar system (16th-18th centuries)

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n° 32 - Métiers d’art itinérants

Les revues -> n° 32 - Métiers d’art itinérants

À la croisée de l’histoire de l’art et de l’histoire sociale, le recueil envisage les circulations d’artistes et d’artisans relevant des métiers d’art. En suivant les parcours individuels de ces créateurs, et parfois leur destinée collective sur plusieurs générations, c’est la nature des dynamiques sociales et culturelles existant ainsi en contexte migratoire qui est appréhendée. Le dossier s’attache en effet à replacer ces parcours au sein des réseaux qui permettent de comprendre à la fois l’inscription sociale spécifique de ces artisans itinérants, leur vécu migrant voire diasporique, et également bien sûr le développement de leurs pratiques artistiques. L’effet de ces mobilités se repère à plusieurs échelles (géographiques comme temporelles) en croisant l’analyse des techniques et des savoir-faire à celle des productions et des œuvres ; c’est ainsi qu’on peut, par exemple, reconsidérer l’utilisation et l’appropriation de certains gestes ou préparations, tout comme, dans une dimension stylistique ou iconographique, l’apparition, la diffusion ou l’altération de certains motifs.

Le thème classique des transferts culturels est revisité à travers les acteurs qui propagent modèles et techniques. L’attention au cas des zones rurales, rarement considéré dans ce domaine, donne une dimension inédite au sujet. Plusieurs entretiens viennent élargir le questionnement au temps présent, notamment à partir de l’exemple nord-américain.

Sophie DUHEM est maître de conférences en histoire de l’art à l’université Toulouse - Jean Jaurès et membre du laboratoire FRAMESPA.

Laure TEULIÈRES est maître de conférences en histoire à l’université Toulouse - Jean Jaurès et membre du laboratoire FRAMESPA.

Revue soutenue par l’Institut des sciences humaines et sociales du CNRS.

Année : 2018
Réf. : DIA 32

n° 32 - Métiers d'art itinérants

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Valeur de notes

Les collections -> Histoire -> Méridiennes • Série Générale

Le titre Valeur de notes recouvre un choix autocritique et autobiographique de textes qui recouvrent deux siècles de musique française depuis la Révolution française jusqu’à son bicentenaire. Ce bilan ou somme de réflexions a « valeur de notes », compte tenu de la connaissance, toujours accrue, sans cesse renouvelée des sujets traités. En raison des circonstances qui les firent naître, ces textes ont aussi valeur de témoignages. Quinze en tout, également répartis sur deux siècles. Les cinq premiers traitent de la Révolution dont La Marseillaise (nᵒ 3) évoquée jusqu’à son propre bicentenaire en 1992. Les XIXe et XXe siècles comportent chacun autant d’évocations. Tout d’abord de la Commune de Paris (nᵒ 5) jusqu’à la Grande Guerre (1914-1918) [nᵒ 9] en passant notamment par Chabrier (nᵒ 6), les poèmes lyriques d’Émile Zola (nᵒ 7), avec tableau synoptique, et les relations peu connues du compositeur combattant Paul Ladmirault avec l’écrivain Henri Barbusse, l’auteur du Feu (nᵒ 9). Pour le XXe siècle sont traités tour à tour : Louis Durey, l’aîné des Six, le plus méconnu de ce fameux groupe (nᵒ 10) dont il est question « en bloc » dans un parcours de son théâtre lyrique de 1945 à 1985 (nᵒ 14). Certains de ses membres ont participé à la musique de scène collective pour 14 Juillet de Romain Rolland en 1936 (nᵒ 13) et contribuent à l’enrichissement du répertoire dans le quatuor à cordes (nᵒ 11) auquel a participé Henri Sauguet, figure majeure de l’École d’Arcueil dont sont examinées toutes les mélodies (nᵒ 12).

Frédéric Robert, docteur en musicologie, s’est employé à faire revivre des œuvres originales par ses préparations et présentations de concerts, principalement pour orchestre d’harmonie. Animateur des heures musicales de la Vallée-aux-Loups (Maison de Chateaubriand) de 1987 à 1997, en collaboration avec Bertrand Pouradier-Duteil, il a fait ressurgir, en plus de pièces pour harmonie, anciennes et originales, des œuvres de chambre vocales et instrumentales du temps de Chateaubriand. Par son enseignement dans plusieurs conservatoires et ses articles parus dans de nombreux dictionnaires et revues, Frédéric Robert s’est consacré à la défense de divers aspects de la musique française des deux derniers siècles.

Année : 2019
Réf. : MERI 23

Valeur de notes

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Los modelos anglo-normandos en la cultura letrada en Castilla (siglos XII-XIV)

Les collections -> Histoire -> Méridiennes • Série Études médiévales ibériques

El presente volumen se propone explorar diversas facetas de la producción escrita y de las prácticas cortesanas en la Castilla del siglo XII al XIV con el objetivo de discutir la influencia en ellas de los (así llamados) modelos culturales anglo-normandos.

Teniendo en cuenta que el espacio Plantagenêt abarca, durante buena parte del siglo XII, un amplio espacio que va desde el norte de Inglaterra hasta los Pirineos, y da origen en el terreno político y cultural a prácticas y textos que tuvieron una amplia recepción y descendencia, se analiza aquí la circulación de ideas, individuos, manuscritos y textos, y la permeabilidad de las formas literarias castellanas a los modelos culturales forjados en torno a la corona Plantagenêt. La coherencia de los análisis planteados sugiere los mecanismos de innovación que se pusieron en marcha en ese momento crucial de la construcción de un pensamiento y de una concepción del poder castellanos, a la par que confirma que el modelo no impone un marco coercitivo, sino que supone un estímulo, antes que un lastre.

Este libro establece la primera síntesis sobre los modelos anglo-normandos en la cultura castellana de los siglos XII-XIV, y constituye un jalón fundamental que permitirá medir fenómenos innovadores y avistar encuentros inesperados.

Année : 2019
Réf. : MEREMI 04

Los modelos anglo-normandos en la cultura letrada en Castilla (siglos XII-XIV)

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n° 97 - Le « théâtre provincial » en France (XVIe-XVIIIe siècle)

Les revues -> n° 97 - Le « théâtre provincial » en France (XVIe-XVIIIe siècle)

Le numéro est consacré aux œuvres théâtrales en français et en langues régionales jouées et publiées dans les provinces de France entre les années 1550 et les années 1780, c’est-à-dire à un pan largement oublié de l’histoire du théâtre français, qui coïncide à partir du XVIIe siècle avec celle du théâtre parisien. Outre des études de cas (pratiques théâtrales locales, territoriales ou communautaires), les auteurs proposent des réflexions sur la spécificité des esthétiques et habitudes théâtrales provinciales au regard des modèles parisiens ou plus largement nationaux mais aussi sur la signification et les enjeux, esthétiques et politiques, attachés à la notion même de « théâtre provincial ».

Ce numéro s’inscrit dans un renouveau très sensible de l’approche de l’histoire du théâtre français, qui s’emploie à la repenser et à l’étudier en dehors du cadre parisien et des auteurs retenus par l’histoire littéraire. Il s’emploie à ne pas séparer la littérature en français et la littérature en langues de France, le territoire français étant un territoire fondamentalement plurilingue ; dans le cas présent, le numéro constitue une suite de « Français et langues de France dans le théâtre du XVIIe siècle » (2015, nᵒ 87).

Pierre PASQUIER est professeur émérite à l’université de Tours. Il est spécialiste des techniques de la représentation dramatique et de l’architecture théâtrale au XVIIe siècle ainsi que du théâtre de dévotion. Il a publié plusieurs éditions critiques : Le Véritable Saint Genest de Rotrou (Théâtre complet, STFM, t. 4, 2001), Le martyre de la glorieuse vierge sainte Reine de Claude Ternet (dans Tragédies et récits de martyre en France [fin XVIe – début XVIIe siècle], Classiques Garnier, 2009), le Mémoire de Mahelot (Champion, 2005) et Saint Eustache martyr (Baro, Théâtre complet, Paris, Classiques Garnier, t. I, 2015).

Bénédicte LOUVAT-MOLOZAY est professeure à l’université Toulouse 2. Elle travaille sur le théâtre français du XVIIe siècle et est notamment l’auteure de L’« Enfance de la tragédie » (1610-1642). Pratiques tragiques françaises de Hardy à Corneille (PUPS, 2014). Elle a dirigé un numéro de Littératures classiques sur « Français et langues de France dans le théâtre du XVIIe siècle » (nᵒ 87, 2015) et coordonne l’édition de l’un des plus importants corpus dramatiques franco-occitans du XVIIe siècle, le Théâtre de Béziers (tome 1 à paraître chez Classiques Garnier à l’automne 2018).

Année : 2018
Réf. : LC 97

n° 97 - Le « théâtre provincial » en France (XVIe-XVIIIe siècle)

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Commerce et ruralité

Les collections -> Géographie -> Ruralités Nord-Sud

Concours CAPES histoire-géographie : nouvelle question 2019

L’analyse des rapports entre commerce et ruralité permet de revisiter l’analyse proposée par B. Kayser en termes de « renaissance rurale ». Cette synthèse des réflexions menées des années 1970 aux années 1990 était centrée sur les spécificités du rural (spécificités d’activités économiques, de structure spatiale, d’organisation sociale, de valeurs et de représentations). L’analyse des travaux de prospective des années 2000 et 2010 montre qu’une partie de ces spécificités a été largement évacuée des réflexions récentes. Or, leur prise en compte fait ressortir les nombreuses reformulations en cours de la catégorie « espaces ruraux », à condition de faire porter la réflexion non pas simplement sur les rapports des ruraux à leur espace mais sur les rapports qu’entretient l’ensemble de la société avec ses espaces de faible densité.
La mutation du commerce alimentaire sous toutes ses formes (petits commerces indépendants, grande distribution, circuits courts…) témoigne des voies diversifiées par lesquelles la société actuelle cherche à renouveler ses ruralités, entendues comme ses rapports productifs à la nature, indissociables de rapports sociaux et culturels. Il ressort alors que la « fabrique de la ruralité  » fonctionne à plein dans une société de consommation qui idéalise les espaces ruraux pour se rassurer, prendre soin de soi, réaliser son projet personnel ou faire société, dans une société de développement durable qui valorise le bio et l’équitable, dans une société mondialisée qui valorise les dynamiques locales et dans une société de mobilités qui reproduit des configurations spatiales spécifiques.

Michaël Pouzenc est professeur de géographie, directeur adjoint de l’équipe de recherche Dynamiques rurales au sein du laboratoire LISST et responsable du master Gestion des territoires et développement local – Territoires ruraux. Il préside la commission Géographie du commerce du Comité national français de géographie.

Année : 2019
Réf. : RUR 10

Commerce et ruralité

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n° 40 - Mêlées et démêlés, 50 ans de recherches en sciences de l’éducation

Les revues -> n° 40 - Mêlées et démêlés, 50 ans de recherches en sciences de l’éducation

Les sciences de l’éducation ont atteint en 2017 un seuil symbolique, celui des 50 ans de leur existence. Ces années de travaux, de colloques, de publications ont permis à la discipline d’asseoir sa légitimité scientifique dans les champs de l’éducation, de la formation et du travail. Elles ont produit une histoire, faite de débats, d’avancées scientifiques, d’évolutions ou de bifurcations, histoire que le colloque « Mêlées et démêlés, 50 ans de recherches en sciences de l’éducation » qui s’est déroulé à Toulouse du 20 au 22 septembre 2017 a mis en perspective afin de mieux saisir les enjeux de la discipline. Dans le prolongement des riches échanges qui ont marqué les travaux du colloque, le numéro 40 des Dossiers des sciences de l’éducation revient sur les controverses qui ont jalonné cette période et font encore aujourd’hui son actualité.

Année : 2018
Réf. : EDU 40

n° 40 - Mêlées et démêlés, 50 ans de recherches en sciences de l'éducation

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n° 13 - Sexologie et idéologies

Les revues -> n° 13 - Sexologie et idéologies

Ce dossier explore les interconnexions entre idéologie et sexologie au cours du XXe siècle. Bien que les sexologues, qui sont souvent des médecins, tentent de légitimer leurs savoirs et pratiques par la science et la méthode expérimentale, il n’en demeure pas moins que la sexologie reste traversée d’enjeux idéologiques forts. Cette porosité de la science avec son contexte idéologique est particulièrement bien illustrée par la sexologie, discipline divisée et peu normalisée. Ainsi, dans le milieu progressiste entourant l’Université catholique de Louvain, apparaît dans les années 1950 et 1960 une sexologie catholique rassemblant théologiens et médecins, en faveur notamment de la contraception chimique. Elle jouera un rôle de premier plan dans la formation des sexologues des années 1960 et 1970. Le discours sexologique est également mobilisé par les mouvements sociaux ou les intellectuels sympathisants. Les lesbiennes y trouvent une matière importante pour se définir, par adhésion ou opposition.

Sylvie CHAPERON est professeure d’histoire contemporaine à l’université Toulouse - Jean Jaurès. Elle est spécialiste de l’histoire du genre et des sexualités. Elle a publié notamment :
- Jules Guyot,
Bréviaire de l’amour expérimental, présenté par Sylvie Chaperon (Payot, 2012).
- Les origines de la sexologie, 1850-1900 (Payot, 2012, réédition en poche).
- La médecine du sexe et les femmes. Anthologie des perversions féminines au XIXe siècle (La Musardine, 2008).
- Dictionnaire des féministes. France, XVIIIe-XXIe siècle, en codirection avec C. Bard (PUF, 2017).

Revue soutenue par l’Institut des sciences humaines et sociales du CNRS.

Année : 2018
Réf. : MERHMS 13

n° 13 - Sexologie et idéologies

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La majesté et la croix

Les collections -> Histoire -> Tempus • Médiévale

L’apport des sources sigillaires à l’histoire des pratiques gouvernementales est notable, il modifie sensiblement notre regard sur les grands princes du Moyen Âge central. Parmi eux, les comtes de Toulouse ont conçu des marques de cire (sceaux) et de plomb (bulles) qui articulent des enjeux liés à la fois à l’autorité et à la mémoire. L’exercice du pouvoir, ainsi que sa représentation, se réfère souvent à une noble origine qui doit sans cesse être réactivée au sein du lignage. La maison de Toulouse a innové en adoptant, au XIIe siècle, une image originale, la position de majesté, pour signifier son alliance prestigieuse et son étroite proximité avec la famille des rois capétiens. Elle a su également se distinguer dans le paysage emblématique d’un large Midi en créant un objet de communication d’une efficacité certaine, la croix raimondenque, c’est-à-dire la croix des comtes Raimond qui, aujourd’hui encore, investit notre panorama visuel.

Face à une tradition historiographique prompte à souligner les limites ou les défaillances de l’idéologie raimondine, cette étude tend à montrer l’importance cruciale de l’instrument sigillaire dans le contexte des années 1150-1250, alors que les comtes doivent sans cesse faire face aux tentatives d’expansion de leurs puissants voisins (rois d’Aragon - comtes de Barcelone, rois d’Angleterre - ducs d’Aquitaine, papauté et rois de France). Dans cette situation singulière, la majesté et la croix constituent une réponse visible et tangible ; elles légitiment une autorité dont le sens puise sa source dans la mémoire illustre des ancêtres.

Laurent Macé est professeur des universités en histoire médiévale à l’université Toulouse - Jean Jaurès et membre du laboratoire FRAMESPA (CNRS, UMR 5136).

Année : 2019
Réf. : TEMP 61

La majesté et la croix

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n° 110 - Bêtes et plantes en Amérique latine

Les revues -> n° 110 - Bêtes et plantes en Amérique latine

Ce numéro porte sur la perception et la représentation des végétaux et des animaux dans le monde latino-américain, étudiées de manière diachronique de la période classique à nos jours. Bêtes, plantes et êtres humains sont ici envisagés dans leurs interactions, parfois leur symbiose. Les auteurs s’intéressent tout particulièrement aux différents milieux forestiers, qui permettent d’appréhender des univers variés dans une perspective historique, anthropologique et culturelle. L’impact que les études des voyageurs naturalistes ont eu sur la connaissance des milieux locaux est analysé. Le dossier s’attache aussi à replacer cette problématique dans les sociétés « indigènes » contemporaines, au travers des représentations artistiques qui associent les animaux et les plantes, ainsi que des connaissances botaniques et zoologiques traditionnelles qui impriment fortement les rites religieux syncrétiques, liant médecine, cultes vernaculaires et pratiques rituelles. Enfin, les nombreux échos de ces représentations dans les arts visuels contemporains en Amérique latine sont également pris en compte.

Sylvie MÉGEVAND est professeur au département d’études hispaniques et hispano-américaines de l’université Toulouse - Jean Jaurès, et membre du laboratoire FRAMESPA. Ses travaux portent notamment sur l’Amérique latine et Cuba aux XIXe et XXe siècles, et l’histoire de l’art hispano-américain (XVIIIe-XXIe siècle).

Catherine HEYMANN est professeur de civilisation hispano-américaine à l’université Paris-Nanterre. Elle dirige le groupe de recherche « État, culture et nation » (GRECUN).

Année : 2018
Réf. : CAR 110

n° 110 - Bêtes et plantes en Amérique latine

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n° 77 - Juan Goytisolo : tradition mudéjare et modernité créatrice

Les revues -> n° 77 - Juan Goytisolo : tradition mudéjare et modernité créatrice

Hommage à Juan Goytisolo :
L’écrivain et essayiste espagnol s’est éteint à Marrakech le 4 juin 2017. Il a choisi d’être proche de Jean Genet, au vieux cimetière espagnol de Larache (Maroc) : « Ces “solitaires du monde” y seront côte à côte pour l’éternité. » L’équipe de la revue Horizons Maghrébins - le droit à la mémoire a perdu un grand ami. Juan Goytisolo a considérablement marqué l’orientation éditoriale de notre publication, en particulier sur la question du patrimoine oral et sur la notion de l’« Espagne des Trois Cultures », et de par son engagement pour les minorités culturelles, linguistiques et religieuses. Sa famille intellectuelle, spirituelle et littéraire lui rend ici un vif hommage.

Ont participé à cet hommage :
Abderrahim Azaliyya, André Gallego Barnés, Abdelatif Ben Salem, Ihsane Boudrig, Abdelaziz Boumeshouli, Jordi Cané, Mohammed Saad Eddine El Yamani, Malika Embarek López, Lucette Heller Goldenberg, Mohammed Mouhoub, Emmanuel Le Vagueresse, Yannick Llored, Rachid Mendjeli, Serge Pey, Julián Ríos, Mohammed Habib Samrakandi, Isabelle Touton, Abdelrhaffar Souiriji, Aline Schulman, Cyril Torres, Francisco Márquez Villanueva.

Cahier couleur I dédié à Juan Goytisolo  : Regard croisé sur la confrérie des Ganwas. Photographies de Dominique Clévenot et François Rigal.

Cahier couleur II  : Yamou, peintures. Dominique Clévenot et Jean-François Clément présentent ici ce qui singularise l’œuvre de Yamou dans le champ de l’art contemporain.

Femmes, hommes et œuvres - bibliothèque de la revue  : Anas Alaili, Najah al-Bukaï, Rachid Aous, Jamal Bellakhdar, Michel Bonnet, Gil Gorre, Nadine Picaudou, Philippe Roy, Bernadette Rey Mimoso Ruiz, Pierre-Yves Péchoux, Saïd Salmi.

Année : 2017
Réf. : MAG 77

n° 77 - Juan Goytisolo : tradition mudéjare et modernité créatrice

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Garonne et canal du Midi. Le système de navigation autour de Toulouse

Les collections -> Histoire -> Méridiennes • Série Générale

La Garonne et le canal du Midi ont représenté des axes historiques majeurs de communication, formant un système de navigation inachevé autour de Toulouse. La capitale régionale absorbait l’essentiel du fret et contrôlait le commerce d’entrepôt des produits descendus des Pyrénées et de leur piémont.

Son association au canal du Midi a laissé espérer une dynamisation du trafic grâce à la mise en relation de la Provence, du Languedoc et de l’Aquitaine. Mais les problèmes de navigabilité de la Garonne, les ruptures de charges dues à des barrages toulousains presque infranchissables, une connexion imparfaite avec le canal du Midi ont limité les effets attendus des voies d’eau pour Toulouse. Les aménagements réalisés pour y pallier restent incomplets et tardifs. La vie économique s’y endort progressivement à partir du milieu du XIXe siècle. La réappropriation des voies fluviales n’intervient qu’à la fin du XXe siècle dans une dimension ludique et touristique accompagnée d’un processus de patrimonialisation.

Cet ouvrage, destiné à un large public comme à un lectorat spécialisé, surprendra par l’originalité de son texte et la richesse de son iconographie. Mêlant images d’archives et documents contemporains, cartes anciennes et plans actuels, il comporte une importante iconographie spécialement réalisée pour ce livre ; les photographies aériennes, prises sous des angles inattendus, participent à construire un regard différent sur les voies d’eau autour de Toulouse, valorisant la beauté d’un patrimoine unique.

Jean-Michel Minovez est professeur à l’université Toulouse - Jean Jaurès dont il a été président de 2012 à 2016. Ses recherches, menées au sein du laboratoire FRAMESPA (UT2J-CNRS), portent sur les mécanismes d’industrialisation et de désindustrialisation dans leurs dimensions territoriales et environnementales. Il est par ailleurs l’auteur de nombreux livres et articles scientifiques ainsi que de diverses publications destinées à un public de non-spécialistes.

Année : 2018
Réf. : MERI 22

Garonne et canal du Midi. Le système de navigation autour de Toulouse

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Vaisselle peinte et imprimée en Midi toulousain (XVIe-XIXe siècle)

Les collections -> Arts -> Tempus Artis

Prix des Toulousains de Toulouse 2019 dans la catégorie "Histoire de Toulouse ou du Midi toulousain"

La vaisselle décorée produite dans le Midi toulousain, de la Renaissance à l’ère contemporaine, a égayé tables et vaisseliers en France et dans les colonies. Tirant profit de cet appel des marchés aux larges horizons d’une première mondialisation, des populations du sud-ouest de la France ont su constituer des aires de production spécialisées s’industrialisant parfois au XIXe siècle.

À ce jour, aucune étude globale sur la longue durée n’avait été tentée sur le sujet ; cet ouvrage a l’ambition de combler ce vide. À partir de l’étude des grands centres céramiques du Midi toulousain qui ont forgé l’identité céramique régionale, il offre une vision d’ensemble de l’évolution de la production de vaisselle peinte et imprimée à travers une approche mêlant histoire, histoire de l’art et archéologie.

Présentant des pièces emblématiques et des céramiques moins connues, l’ouvrage a la vertu d’associer un texte renouvelant l’approche historiographique à une riche illustration de plus de 250 photographies couleur. Il s’adresse ainsi tant aux chercheurs et étudiants qu’aux amateurs des métiers d’art.

Année : 2018
Réf. : TEMPART 05

Vaisselle peinte et imprimée en Midi toulousain (XVIe-XIXe siècle)

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Du neuf avec des vieux ?

Les collections -> Sciences Sociales -> Socio-logiques

Les maisons de retraite ne sont pas spontanément associées au thème de l’innovation. Pourtant, ces espaces professionnels se sont profondément transformés ces dernières années, sous l’effet conjugué du vieillissement des résidents, de la multiplication des dispositifs techniques pour y faire face et du déploiement de systèmes d’information « métier ».
Dans la continuité et à l’aide d’une étude de cas, cet ouvrage envisage l’arrivée de la télémédecine dans des EHPAD (établissements d’hébergement pour personnes agées dépendantes) du nord-est de la France. Plus particulièrement, il raconte l’histoire d’une « valise » de télémédecine qui visait une meilleure prise en charge des urgences. Par la télétransmission de mesures médicales (typiquement un électrocardiogramme) au centre 15 du SAMU, le but était d’éviter des déplacements jugés parfois inutiles par les médecins de personnes fragiles au service des urgences. Or, rien ne s’est passé comme prévu.
L’ouvrage raconte les péripéties de cette expérimentation, son inspiration, ses espoirs, ses ratés, ses relances, et en extrait des enseignements pour la sociologie de l’innovation, en envisageant ce phénomène dans des organisations en réseau. Autrement dit, ce livre examine comment des acteurs ont tenté de faire du neuf avec des « vieux » et ce que l’on peut en tirer sur l’enjeu de la médicalisation du grand âge dans nos sociétés.

Gérald GAGLIO est professeur de sociologie à l’université Nice Sophia Antipolis.

Année : 2018
Réf. : SOC 44

Du neuf avec des vieux ?

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n° 08 - Aperçus sur les recherches en histoire des techniques sur la Chine

Les revues -> n° 08 - Aperçus sur les recherches en histoire des techniques sur la Chine

Le dossier Aperçus sur les recherches en histoire des techniques sur la Chine présente sept textes qui traitent de sujets aussi variés que la métallurgie, les instruments et les techniques de navigation, la publication en chinois d’un ouvrage sur les théâtres de machines, les transferts de savoirs entre la Chine et l’Europe dans le domaine des émaux ou l’industrie des tapis sous la Chine républicaine. Ces textes s’appuient sur des sources écrites traditionnelles ou nouvelles mais utilisent aussi des enquêtes de terrain et présentent de nouvelles approches sur l’histoire des techniques en Chine.

L’étude des techniques en Chine est un domaine de recherche en plein essor depuis une vingtaine d’années, qui a connu un élargissement spectaculaire des champs étudiés. Les articles réunis ici font écho aux recherches les plus récentes, en privilégiant la question des transferts de connaissances entre la Chine et l’Occident ou l’inverse. En dépit de la diversité des sujets abordés, plusieurs points communs émergent à la lecture des contributions. Le premier tient à l’usage croisé de sources classiques chinoises (ouvrages imprimés ou manuscrits, documents officiels ou semi-officiels…) et de sources peu ou pas exploitées jusqu’à présent, notamment des archives privées. Le deuxième découle de l’effort consenti par les auteurs pour croiser les sources chinoises avec des sources occidentales, ce qui permet de mettre en valeur les apports des unes et des autres. Enfin, la place grandissante de l’expérimentation et de l’étude de terrain est une autre grande caractéristique de plusieurs des contributions à ce numéro.

Année : 2018
Réf. : ARTEF 08

n° 08 - Aperçus sur les recherches en histoire des techniques sur la Chine

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n° 59 - Les Rencontres de l’humain et du non-humain dans la littérature de voyage et d’exploration anglophone

Les revues -> n° 59 - Les Rencontres de l’humain et du non-humain dans la littérature de voyage et d’exploration anglophone

Les Rencontres de l’humain et du non-humain dans la littérature de voyage et d’exploration anglophone

L’intérêt des voyageurs pour le monde non humain permet-il de considérer le récit de voyage comme un exemple de littérature environnementale ? Les voyageurs, explorateurs et montagnards révèlent-ils dans leurs textes une conscience réelle de la nécessaire interconnexion entre le monde humain et le monde non humain, animal, végétal ou minéral ? Les articles présentés dans ce numéro de Caliban répondront à ces questions et, à travers des œuvres littéraires et des ouvrages géographiques et scientifiques divers, montreront que la conscience réside dans la perception du monde qui nous entoure. Des universitaires et des écrivains participent à ce volume, notamment Kev Reynolds, auteur britannique de plus de quarante guides et récits de voyages dans les montagnes du monde, et Scott Slovic, spécialiste américain de l’écocritique. C’est un numéro interdisciplinaire qui convoque aussi bien la littérature que l’histoire, la pédagogie et l’enseignement de l’écriture du voyage, la géographie, la botanique et les sciences de la nature.

Anglophone Travel and Exploration Writing : Meetings Between the Human and Nonhuman

Does the interest of travellers in the nonhuman world allow the travel narrative to be regarded as an example of environmental literature ? Do travellers, explorers and mountaineers reveal in their texts a real awareness of the vital interconnection between the human world and the nonhuman, animal, plant or mineral worlds ? The articles presented in this volume will try to answer these questions and, through literary and various geographical and scientific works, will show that consciousness and mindfulness are at the core of the perception of the world which surrounds us. Among scholars and writers, who summon both literature and history, pedagogy and teaching of travel writing, geography and exploration, botany and physical sciences, Kev Reynolds, British author of more than forty travel guides and travelogues about the mountains of the world, and Scott Slovic, American specialist in Environmental Literature and Ecoriticism, urge us to turn our cultural attention back from the specifically human realm to the wider, other-than-human, living environment.

Année : 2018
Réf. : CAL 59

n° 59 - Les Rencontres de l'humain et du non-humain dans la littérature de voyage et d'exploration anglophone

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n° 45 - Le bassin d’Arcachon entre attractivité et protection

Les revues -> n° 45 - Le bassin d’Arcachon entre attractivité et protection

Ce numéro thématique porte sur la tension entre attractivité et protection dans le bassin d’Arcachon. Les littoraux en général, et le bassin d’Arcachon en particulier, sont confrontés au paradoxe d’une attractivité qu’il s’agit à la fois de soutenir (en diversifier les ressorts) mais également de contenir (en contrôler les effets induits). L’attractivité du bassin dépend en partie de la capacité à préserver les ressources paysagères et environnementales à forte valeur patrimoniale. L’attractivité peut aussi devenir une contrainte : elle impose un partage de l’espace, des ressources territoriales et suscite l’émergence de nombreux dispositifs de protection. Les tensions entre attractivité et protection complexifient la gestion du territoire en multipliant les acteurs et les usages concurrents. Le contexte décisionnel des acteurs de ce territoire est bien celui d’un univers controversé. Les contributions à ce numéro ont pour objectifs d’éclairer cet univers en proposant des analyses pluridisciplinaires sur :

1- une mise en perspective historique et critique de ce qui fonde l’attractivité du territoire ; 2- une analyse du rôle des zonages dans la gestion du foncier au centre des tensions entre attractivité et protection ; 3- une approche des stratégies d’acteurs en recherche de compromis pour gérer cette tension. Un article varia sur un tout autre thème complète ce numéro, étude d’un vignoble catalan, le Penedès qui, entre Tarragone et Barcelone, subit une pression foncière importante. Différents outils et stratégies de protection sont examinés. Cadre d’une évolution de la maquette intérieure, ce numéro est également l’occasion d’un anniversaire, celui des vingt ans de la « reprise » de la Revue géographique des Pyrénées et du Sud-Ouest sous un nouveau nom, Sud-Ouest Européen. Un texte rappelle les origines de cette renaissance et donne quelques jalons de l’évolution de la revue au cours de ces deux décennies, s’interrogeant aussi sur son devenir.

Mayté Banzo est géographe et professeure des universités à l’université Bordeaux Montaigne. Ses thèmes de recherche portent sur les relations ville-campagne, les dynamiques des périphéries urbaines, la prise en compte des espaces non bâtis dans les politiques urbaines et dans les opérations d’aménagement, les relations ville-agriculture.

Clarisse Cazals est économiste, chercheuse à l’Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture et directrice de l’unité ETBX. Dans le champ de l’économie institutionnelle elle s’intéresse aux questions patrimoniales. Ses recherches portent sur l’analyse des interrelations entre les dynamiques économiques et les patrimoines dans les territoires ruraux, sur la diversité des modèles productifs qui en émergent.

Année : 2018
Réf. : SOE 45

n° 45 - Le bassin d'Arcachon entre attractivité et protection

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n° 100 - Définir, domestiquer et communiquer sur les risques industriels

Les revues -> n° 100 - Définir, domestiquer et communiquer sur les risques industriels

Ce numéro de Sciences de la Société se propose de saisir les collectifs d’acteurs qui émergent sur des territoires et mettent en discours les risques industriels : appréhender à la fois la façon dont se construisent ces collectifs et aussi le répertoire d’action qu’ils constituent (droit, ressources financières, argumentaires, etc.), afin de définir, communiquer, voire domestiquer pour faire admettre les risques liés à une activité industrielle. Si le risque peut être défini comme « production liée à des jeux d’acteurs multiples et variés », il n’existe que mis en discours, mis en sens. Il est ainsi le fruit d’un travail d’acteurs qui partagent une même préoccupation, quand leurs intérêts, leurs motivations ou leurs stratégies peuvent être différents. Autour d’un problème identifié comme « danger territorialisé », des acteurs individuels ou collectifs se mobilisent pour définir les risques et participer à leur gestion. Ces configurations d’acteurs, qui émergent du cadre réglementaire ou de manière informelle, constituent des lieux de « la fabrique des risques ». Ils sont des lieux de régulations qui, à la fois, produisent des discours de légitimation et de mise en sens, et des « normes secondaires d’application », tout en étant soumis à des règles juridiques plus ou moins contraignantes. Collectifs de travail enfin, ils finissent par être soudés par une même vision du territoire et de ses risques...

Saisissant ces configurations d’acteurs et s’instituant comme autre lieu de la fabrique du risque, les discours médiatiques mettent le risque en discours et construisent les cadres communicationnels par lesquels les publics accèdent à la connaissance du risque. La présente livraison aborde ainsi – que ce soit dans une dimension politique, juridique ou communicationnelle – ce que produisent de tels lieux de la fabrique des risques.

Année : 2017
Réf. : LERA 100

n° 100 - Définir, domestiquer et communiquer sur les risques industriels

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n° 108 - Babis Polypragmôn

Les revues -> n° 108 - Babis Polypragmôn

Ce volume est un hommage à Charalampos Orfanos, spécialiste de la comédie ancienne décédé en 2016. Il est composé de deux parties. La première, un dossier thématique, reprend les lignes de recherche principales de Ch. Orfanos. Elle s’articule en trois sections, sur la comédie grecque et son interprétation − en particulier politique −, sur la réception du théâtre antique à travers ses réadaptations et ses mises en scène contemporaines, enfin sur les idées politiques grecques dans l’Antiquité et sur leur réception à l’époque moderne et au début de l’époque contemporaine. Cette première partie propose trois contributions de Ch. Orfanos lui-même : la traduction française inédite de deux articles parus dans d’autres langues et un article inédit extrait de ses travaux d’habilitation. La deuxième partie du volume est un ensemble de varia sur d’autres sujets de recherche (le théâtre grec et romain, la relation entre homme et dieu, la réception du monde antique…) au sujet desquels les auteurs ont eu l’occasion d’échanger avec Ch. Orfanos.

Le volume permet la poursuite d’un dialogue avec les travaux de Ch. Orfanos, et un prolongement de ses recherches dans leurs trois directions originales : les lectures politiques de la comédie grecque ancienne ; la réception du théâtre antique ; et l’histoire des idées politiques grecques. Les contributions rassemblées dans la deuxième partie offrent des points de vue renouvelés sur les textes théâtraux, religieux, médicaux et philosophiques anciens, ainsi que sur leur réception.

Anne DE CREMOUX est maîtresse de conférences en langue et littérature grecques à l’université de Lille. Elle travaille sur la comédie grecque, et en particulier sur les fragments de comédie moyenne et nouvelle à contenu politique.

Hélène FRANGOULIS est maîtresse de conférences HDR en langue et littérature grecques à l’université Toulouse - Jean Jaurès. Elle travaille sur l’épopée tardive (notamment sur Nonnos de Panopolis) et sur les romans grecs d’époque impériale.

Noémie VILLACÈQUE est maîtresse de conférence en histoire grecque à l’université de Reims Champagne-Ardenne. Ses recherches portent principalement sur les pratiques délibératives en Grèce ancienne ainsi que sur la question du luxe dans l’Athènes démocratique.

Année : 2018
Réf : PAL 108

n° 108 - Babis Polypragmôn

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Européiste et eurocrate : la vie fédéraliste de Raymond Rifflet

Les collections -> Histoire -> Tempus • Contemporaine

L’histoire de Raymond Rifflet tient en trois moments forts qui scandent sa vie et se rejoignent pour former l’esquisse d’un Européen  : celui de l’intellectuel belge, qui a grandi et s’est formé au sein d’un cadre national, dans le contexte embrouillé des années 1930 et de la guerre  ; celui du militant européen qui, par l’élargissement de ses horizons, s’invente une sociabilité, au gré des réseaux constitués hors du territoire, plaçant son action dans une optique et un cadre totalement transformés (années 1950 et 1960)  ; enfin, une troisième phase se dessine chez l’homme à partir du moment où il entre à la Commission européenne en 1967. Cette dernière évolution n’était pas forcément souhaitée par lui, qui jusque-là limitait son rôle à alerter gouvernements et opinions sur la nécessité d’une nouvelle forme de contrat social, et s’en tenait strictement à cette mission. Mais la logique de celle-ci apparaît après coup  : elle se dessine dans les réseaux qu’il fréquente au cours de ses années militantes  ; elle prend tout son sens également dans le contexte de la fin des années 1960, à la croisée d’une hausse des ambitions politiques de la Commission et d’une prise de conscience par celle-ci que l’Europe doit pouvoir s’adresser aux peuples, ou au moins mettre en route des politiques plus à leur usage, ce qu’a toujours plaidé Raymond Rifflet.
Ce livre s’applique donc à présenter ces trois itinéraires qui s’entremêlent  : l’intellectuel belge, le militant européiste, et le fonctionnaire européen. Il s’agira, à travers eux, de mieux comprendre la symbiose entre Rifflet et son combat, dont la relation donne le sens de ce travail, qui est celui d’une biographie.

Bertrand Vayssière est maître de conférences en histoire (HDR), diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris (1992). Il a écrit plusieurs ouvrages sur la question européenne  : Groupes de pression en Europe (Privat, Toulouse, 2002)  ; Vers une Europe fédérale  ? Les espoirs et les actions fédéralistes au sortir de la Seconde Guerre mondiale (Peter Lang, Bruxelles, 2006)  ; Reflets de la construction européenne. Réflexions, références et refus du débat sur l’Europe (Peter Lang, Bruxelles, 2012)  ; L’Europe, objet renouvelé des sciences sociales  : un état des lieux chez les géographes, les historiens et les juristes (Toulouse, Méridiennes, 2013)  ; Penser les frontières européennes au XXe siècle. Réflexion croisée des sciences sociales (Peter Lang, Bruxelles, 2015).

Année : 2018
Réf. : TEMP 59

Européiste et eurocrate : la vie fédéraliste de Raymond Rifflet

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Paradigmas teatrales en la Europa moderna : circulación e influencias (Italia, España, Francia, siglos XVI-XVIII)

Les collections -> Langues et civilisations étrangères -> Anejos de ’Criticón’

El presente volumen recoge dieciocho contribuciones relativas a la circulación e influencias entre los paradigmas teatrales en los tres países de la Europa moderna que cuentan con los mayores intercambios en este ámbito cultural específico : Italia, España y Francia, en los siglos XVI, XVII y XVIII. El amplio arco geográfico y temporal en que se sitúan los estudios de « movilidad textual » aquí reunidos y la multiplicidad de sus enfoques dan cuenta de la vivacidad de los estudios comparados y de su adecuación a una materia tan proteiforme como es el teatro, en constante evolución en el periodo y la era espacial contemplados.

Si bien los estudios actuales ya no abordan como los positivistas de antaño la identificación de las fuentes, o el estudio de la fortuna de tal o cual obra en el extranjero, siguen imprescindibles, pacientes y detalladas encuestas para reconstruir filiaciones y genealogías y de esta forma dibujar mejor el mapa del teatro europeo de la Modernidad temprana.

Christophe Couderc es catedrático de literatura española en la Universidad de Paris Nanterre y es director del laboratorio « Études romanes (EA 369) » de la misma universidad. Es autor de numerosos artículos y varios libros, entre los cuales Galanes y damas en la Comedia Nueva. Una lectura funcionalista del teatro español del Siglo de Oro, Madrid, Iberoamericana (2006), Le Théâtre espagnol du Siècle d’or (1580-1680), Paris, PUF (2007) y Le Théâtre tragique en Espagne au Siècle d’or. Cristóbal de Virués, Lope de Vega, Calderón, Paris, PUF (2012).

Marcella Trambaioli, profesora en la Università del Piemonte Orientale, en Vercelli, Italia, es especialista de la poesía y del teatro del Siglo de Oro, especialmente de Lope de Vega (estudio y edición de La hermosura de Angélica, Madrid-Frankfurt, Iberoamericana, Vervuert, 2005, y la monografía La épica de amor en las comedias de ambientación urbana de Lope de Vega, y su contexto representacional cortesano, Madrid, Visor Libros, 2015).

Année : 2017
Réf. : ANCRI 21

Paradigmas teatrales en la Europa moderna : circulación e influencias (Italia, España, Francia, siglos XVI-XVIII)

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n° 96 - Les intraduisibles du vocabulaire critique (XVIe-XVIIIe siècle)

Les revues -> n° 96 - Les intraduisibles du vocabulaire critique (XVIe-XVIIIe siècle)

Ce volume s’attache à explorer quelques-uns des termes-clés du vocabulaire poétique et rhétorique des XVIe-XVIIIe siècles, peu à peu opacifiés malgré leur apparente familiarité. Parfois source de méprise, souvent occasion de méfiance que traduisent les guillemets avec lesquels nous en appareillons l’emploi, ceux-ci constituent des « intraduisibles » dont il s’agit d’affronter la difficulté bien réelle.
Le numéro se propose de dégager les principaux réseaux dans lesquels s’inscrivent ces notions (raison, esprit, sentiment, intérêt, goût, naturel, etc.) et d’en retracer l’histoire et les évolutions sémantiques, à partir d’écrits lus de près, traités au cas par cas et appréhendés dans leur contexte et leur dynamique d’élaboration.
Au-delà de cette enquête philologique, voire « archéologique », ce dossier s’interroge sur les effets qu’induisent les possibles oublis, distorsions, équivoques ou malentendus sur nos pratiques de lecture et d’analyse des textes d’Ancien Régime. C’est ainsi à une entreprise de dépaysement critique que ce numéro souhaite contribuer.

Delphine DENIS est professeur à Paris-Sorbonne, spécialiste des pratiques culturelles et langagières au XVIIe siècle, de la littérature dite galante des années 1640 à la Régence, et de la rhétorique et poétique aux siècles classiques.

Laurent SUSINI est maître de conférences à Paris-Sorbonne, spécialiste de la langue et la littérature françaises des XVIIe et XVIIIe siècles, des rhétoriques mondaine et sacrée de la première modernité, et de l’approche énonciative des fictions romanesques de la première modernité.

Carine BARBAFIERI est maître de conférences à l’université de Valenciennes et membre de l’IUF (Institut universitaire de France). Elle est spécialiste de littérature française des XVIIe et XVIIIe siècles.

Année : 2018
Réf. : LC 96

n° 96 - Les intraduisibles du vocabulaire critique (XVIe-XVIIIe siècle)

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n° 24 - La République des Lettres et Christine de Suède

Les revues -> n° 24 - La République des Lettres et Christine de Suède

Le dossier de ce numéro porte sur les rapports entre Christine de Suède, le monde intellectuel de son époque et la religion, tant à la cour de Suède qu’à Rome où elle finit par se retirer, convertie au catholicisme. Plusieurs articles traitent de figures intellectuelles ayant eu affaire, de manière plus ou moins importante, à la reine Christine en sa cour ; d’autres touchent à sa conversion religieuse ; d’autres enfin abordent l’implication de la souveraine dans la vie intellectuelle de la Rome du XVIIe siècle.
Les mélanges, quant à eux, sont consacrés d’une part à un pasteur finlandais du XVIIIe siècle, Anders Chydenius, très impliqué dans la vie politique de son temps et économiste original que l’on a parfois présenté comme un précurseur d’Adam Smith, d’autre part à un compagnon de Pontus de La Gardie, le capitaine de La Blanque, un Français passé au service de souverains étrangers.

Ce numéro vient éclairer les rapports complexes de Christine de Suède avec la vie intellectuelle et la vie religieuse de son temps, non seulement en tant que souveraine en sa cour, mais également en tant qu’exilée à l’étranger dans un milieu auquel elle a dû s’acclimater. Quatre articles sont par ailleurs consacrés directement à la conversion de Christine au catholicisme : ils essaient d’expliquer les facteurs qui ont pu influencer sa décision et indirectement la manière dont celle-ci a pu être reçue en son temps.

Véronique CASTAGNET-LARS est maître de conférences en histoire moderne à l’université Toulouse - Jean Jaurès.

Didier FOUCAULT est professeur émérite d’histoire moderne à l’université Toulouse - Jean Jaurès.

Année : 2017
Réf. : MERRHN 24

n° 24 - La République des Lettres et Christine de Suède

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Raymond Naves. Les débuts de l’esthétique au XVIIIe siècle

Les collections -> Littérature française -> Lettres et culture

Spécialiste de la littérature du XVIIIe siècle, maître de conférences à la faculté des lettres de Toulouse, militant socialiste SFIO et grand résistant mort pour la France, Raymond Naves (1902-1944) a réalisé des recherches qui font encore autorité aujourd’hui sur la littérature et sur l’esthétique en tant que science nouvelle en formation parmi les esprits et les artistes. Parallèlement à un engagement politique inspiré de l’idéal des Lumières, il a publié, entre autres, Le Goût de Voltaire (1938), Voltaire l’homme et l’œuvre (1942), une édition commentée du Prince de Machiavel suivi de l’Anti-Machiavel de Frédéric II, autant d’ouvrages où se lisent ses réflexions sur la culture européenne, sur la nature du pouvoir légitime, ainsi qu’un appel à la résistance. Les articles réunis ici ont pour ambition de révéler la diversité des travaux et des approches de Raymond Naves, qui a varié le choix des œuvres et des auteurs ainsi que la méthode pédagogique.

Renaud BRET-VITOZ est spécialiste de littérature française du XVIIIe siècle. Après avoir été maître de conférences à l’université Toulouse - Jean Jaurès et membre du laboratoire LLA-CREATIS, il est actuellement professeur à la faculté des lettres de Sorbonne Université. Il a publié une édition de Guillaume Tell de Lemierre (2005), L’Espace et la scène. Dramaturgie de la tragédie française (1691-1759) (2008), Cirey en Champagne avec Voltaire (2011), ainsi que de nombreux articles sur le répertoire dramatique à l’épreuve de la scène.

Année : 2018
Réf. : LEC 04

Raymond Naves. Les débuts de l'esthétique au XVIIIe siècle

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Pinocchio

Les collections -> Théâtre -> Nouvelles Scènes • italien

« Respectable public et glorieux régiment de dames et de messieurs de passage dans cette illustre Métropolitaine j’ai voulu me procréer le privilège le plaisir l’honneur et l’avantage de vous présenter sous vos yeux un célèbre pantin inconnu jusqu’à présent de ces contrées dont vous aurez peut-être vu le pareil mais non le semblable. »
Carmelo Bene, grand récupérateur de pièces détachées, est connu pour ses réécritures de chefs d’œuvre de la littérature dramatique. Entre 1962 et 1998, il a proposé plusieurs versions du Pinocchio de Collodi, présentées au théâtre, à la radio ou à la télévision. Il ne s’agit pas d’une réécriture à proprement parler, mais d’un découpage : Carmelo Bene choisit dans le roman de Collodi une partie des dialogues et transforme certains extraits narratifs en didascalies. Ce découpage oriente l’interprétation du texte original, dans un sens diamétralement opposé à l’image édulcorée du pantin telle qu’on la connaît aujourd’hui. Bene en fait une lecture qui souligne la cruauté du monde dans lequel vit Pinocchio, en particulier la dureté des grandes personnes envers les enfants.
« En attendant entrez messieurs et veuillez nous accorder une bénévolente indulgence pour nos erreurs involontaires. »

Carmelo Bene (1937-2002), acteur, auteur, metteur en scène et cinéaste, a débuté sa carrière théâtrale à Rome à la fin des années 1950. Ses premiers spectacles font scandale, et il cultive jusqu’à la fin de sa carrière une figure d’iconoclaste et de provocateur. Entre 1968 et 1973, il quitte les planches pour la réalisation cinématographique. Il revient ensuite au théâtre et, s’il ne travaille plus pour le grand écran, il réalise plusieurs films pour la télévision. À la notable exception du roman Notre-Dame-des-Turcs (1966), à partir duquel il réalise deux versions théâtrales et un long-métrage, la majeure partie de son œuvre est faite de réécritures de classiques, en particulier de Shakespeare. Les œuvres qu’il revisite le plus souvent sont Hamlet (cinq versions théâtrales, un long-métrage, un disque et deux téléfilms) et Pinocchio de Collodi (quatre versions théâtrales, deux versions radiophoniques et un téléfilm).

Année : 2018
Réf. : NOUI 16

Pinocchio

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n° 78 - Territoires autobiographiques : récits-en-images de soi

Les revues -> n° 78 - Territoires autobiographiques : récits-en-images de soi

Qu’elle soit peinte, graphique, photographique, filmique, l’image semble entretenir aujourd’hui des relations privilégiées avec le récit autobiographique, dont elle contribue à redéfinir les contours. Si la photographie, écrit Daniel Grojnowski, est bien « médiatrice de fable », le rapport de celle-ci à la vérité est toujours problématique, et l’on sait combien Christian Boltanski ou Sophie Calle ont joué de cette indécision. Reflet, projection ou invention de soi, l’image (photo)graphique oscille entre expérience réflexive et échappée vers la fiction. Nous proposons de ré-ouvrir ces questions dans une perspective chronologique large – du Moyen Âge à nos jours – et d’explorer dans la diversité des époques, des médiums et des techniques – du journal manuscrit au cinéma – les extensions et limites du territoire autobiographique et les modalités, usages et finalités du récit-en-images de soi. À l’aune des constructions rhétoriques passées, il s’agit de penser les conditions d’un nouveau « pacte autobiographique » et d’élaborer, dans cet empire de la visibilité médiatique que nous connaissons aujourd’hui, de nouvelles (dé)constructions identitaires.

Philippe MAUPEU est maître de conférences en langue et littérature médiévales à l’université Toulouse - Jean Jaurès. Il a édité et traduit Le Livre du pèlerin de vie humaine de Guillaume de Deguileville, en collaboration avec Graham R. Edwards (Le Livre de poche, coll. « Lettres gothiques », 2015). Ses recherches portent principalement sur une approche intersémiotique et rhétorique du texte et de l’image dans la littérature médiévale et les littératures graphiques.

Année : 2018
Réf. : LIT 78

n° 78 - Territoires autobiographiques : récits-en-images de soi

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n° 107 - Au spectacle de la religion. Engagements individuels et constructions de communautés

Les revues -> n° 107 - Au spectacle de la religion. Engagements individuels et constructions de communautés

Le fil conducteur de ce dossier est la relation entre religion et spectacle dans l’Antiquité gréco-romaine polythéiste. L’objectif est d’explorer la question des mises en scène spectaculaires des manifestations religieuses sous l’angle de l’expérience individuelle et celui de la construction de communautés cultuelles et émotionnelles. Ce numéro s’intéresse ainsi à la matérialité de ces mises en scène spectaculaires, à la place des sensations et des expériences individuelles ainsi qu’au principe des multiples compositions et recompositions de communautés rituelles.

Quatre principaux axes de réflexion ont été envisagés :
− Les deux premiers s’intéressent au principe des multiples compositions et recompositions de communautés rituelles et de la place en leur sein des individus, notamment vis-à-vis des hiérarchies, en particulier lors des fêtes ;
− Le troisième axe interroge la place des sensations et des expériences à travers l’étude des chants des épopées lors des festivals panhelléniques, et des stratégies oraculaires rapportées par Lucien ;
− Le quatrième axe s’interroge sur la matérialité des mises en scène spectaculaires, en particulier à travers le cadre architectural des actes de culte.

Ludivine Beaurin et Matthieu Soler sont deux jeunes docteurs en sciences de l’Antiquité. Matthieu Soler a soutenu en 2012 à Toulouse sa thèse intitulée « Les dieux de l’amphithéâtre. Étude sur la relation entre religion et spectacle dans l’Occident romain du IIe s. av. J.-C. au Ve s. apr. J.-C. », tandis que Ludivine Beaurin a soutenu la sienne sur les cérémonies isiaques dans les cités de l’Empire romain occidental en 2013 à l’université de Lille III.

Année : 2018
Réf : PAL 107

n° 107 - Au spectacle de la religion. Engagements individuels et constructions de communautés

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Pies morenos sobre piedras de sal / Pieds nus sur les pierres de sel

Les collections -> Théâtre -> Nouvelles Scènes • espagnol

Entre Paris et la Guajira, ELLE se lance dans un parcours tourmenté à la recherche de LUI, son mari, disparu depuis des mois après s’être lancé dans une improbable traversée à vélo de cette région aride de la Colombie. Avec Pies morenos sobre piedras de sal, Ana María Vallejo nous invite à un voyage, un voyage dans l’espace autant que dans l’intimité de personnages qui, tous, tissent avec ce désert colombien des liens divers et complexes… Mais où qu’ils soient, quoi qu’ils fassent, tous sont en quête d’eux-mêmes.

Prix « Sinergia de Iberescena-Ibermúsicas » en 2016, cette pièce est un dialogue intime entre l’écriture théâtrale d’Ana María Vallejo et la composition musicale de Federico Valdez, « une tentative pour effleurer depuis l’écriture, textuelle et musicale, le vide angoissant qui peut surgir dans notre vie quotidienne actuelle. La musique, les mots et l’image souhaitent alors évoquer depuis ce qu’il y a de plus insignifiant cette espèce de faillite, humaine et écologique, silencieuse, mais aussi, face à elle, l’existence, toujours possible du geste amoureux ».

Dramaturge, metteuse en scène, comédienne, scénariste et enseignante-chercheuse, Ana María Vallejo (Medellín, 1965) construit sa carrière entre la Colombie et de nombreux pays, travaillant avec des compagnies colombiennes, françaises, vénézuéliennes, ou encore argentines. Cette itinérance transparaît dans son écriture qui allie approche sensible de la réalité sociopolitique colombienne et traitement poétique de l’intime comme thème universel. Largement reconnue dans son pays et récemment traduite et publiée à l’international, Ana María Vallejo est une plume incontournable de la dramaturgie colombienne contemporaine.
Elle est ici associée à Federico Valdez, artiste argentin installé au Mexique. Compositeur, interprète et improvisateur, il réalise des performances scéniques – musique, poésie sonore et vidéo – et crée des musiques originales pour des projets scéniques (théâtre, performance, danse…) et audiovisuels.

Année : 2018
Réf. : NOUV 21

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1_Cuatro_vias
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2_No_hay_musica
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3_Mis_muertos
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4_Interiores
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5_Paris
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6_La_tipica_1
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7_La_tipica_2
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8_La_muchacha_la_bicicleta_los_amantes
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9_Los_amantes_el_guardian_la_muchacha
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10_Guajira
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11_La_muchacha
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12_Carta_musical
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13_Final_sin_historia
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Pies morenos sobre piedras de sal / Pieds nus sur les pierres de sel

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Crises et ruptures en Europe : vers quelles mutations ?

Les collections -> Histoire -> Tempus • Contemporaine

Aux multiples ramifications de la profonde crise que traverse aujourd’hui l’Europe (crise de la dette, de l’euro, des migrants, des frontières, des valeurs, de l’environnement, etc.), les attentats qui ont terrorisé la France ont ajouté l’acuité des questions relatives à la légalité de crise et la tension toujours renouvelée entre libertés et sécurité.

La perspective du Brexit entérinée par la victoire du camp du « Leave » lors du référendum britannique du 23 juin 2016 a ensuite fait l’effet d’un véritable coup de tonnerre, tant l’hypothèse d’une scission paraissait jusqu’alors impensable au sein de l’Union européenne (UE), puisque la force des interdépendances tissées par la construction européenne semblait l’emporter sur les velléités sécessionnistes. Pour tout le monde donc, l’UE est en crise. Mais qu’est-ce que cela veut dire vraiment ? Un déclin ou un nouveau départ ? Différents spécialistes des sciences humaines se sont penchés sur ces questions et tentent ici d’y répondre en s’appuyant sur leurs disciplines pour explorer différentes périodes et différents domaines.

Ces réponses permettront au lecteur de s’intéresser aux multiples débats qui agitent aujourd’hui l’Europe et de porter un regard critique sur le phénomène de la crise, parfois caricaturé à force d’être perpétuellement évoqué.

Bertrand Vayssière est maître de conférences en histoire (HDR), diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris (1992). Il a écrit plusieurs ouvrages sur la question européenne : Groupes de pression en Europe (Privat, Toulouse, 2002) ; Vers une Europe fédérale ? Les espoirs et les actions fédéralistes au sortir de la Seconde Guerre mondiale (Peter Lang, 2006, Bruxelles) ; Reflets de la construction européenne. Réflexions, références et refus du débat sur l’Europe (Peter Lang, Bruxelles, 2012) ; L’Europe, objet renouvelé des sciences sociales : un état des lieux chez les géographes, les historiens et les juristes (Toulouse, Méridiennes, 2013) ; Penser les frontières européennes au XXe siècle. Réflexion croisée des sciences sociales (Peter Lang, Bruxelles, 2015).

Année : 2018
Réf : TEMP 60

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Crises et ruptures en Europe : vers quelles mutations ?

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La céramique dans le territoire industriel de Martres-Tolosane depuis le XVIe siècle

Les collections -> Arts -> Tempus Artis

Située entre Toulouse et les Pyrénées, Martres-Tolosane est renommée pour son artisanat faïencier. Si les amateurs connaissent de réputation cette ville, moins nombreux sont ceux qui savent que l’histoire de l’activité céramique de ce territoire est bien plus ancienne que le XVIIIe siècle. Dès la Renaissance, des potiers s’implantent dans des villages proches de la « cité artiste ». S’adaptant aux changements techniques et artistiques, ces artisans d’art ont su construire et pérenniser au fil des siècles un savoir-faire reconnu encore aujourd’hui pour sa qualité. C’est en associant l’histoire de l’art à l’histoire de l’économie et à l’archéologie que l’auteur se propose de montrer comment ces céramistes ont su inscrire dans la longue durée une activité à un territoire, faisant de cette céramique un « produit de terroir ».

Année : 2018
Réf. : TEMPART 07

La céramique dans le territoire industriel de Martres-Tolosane depuis le XVIe siècle

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Cervantes : lecturas contemporáneas del Quijote

Les collections -> Histoire -> Méridiennes • Série Générale

En este libro todo curioso lector encontrará unas distinguidas calas al estudio de esa magna obra que es el Ingenioso hidalgo Don Quijote de la Mancha, con ocasión del cuarto centenario de la muerte de su autor. No se trata propiamente de una enésima colectánea de ensayos al uso sobre nuestro célebre clásico, sino de una serie de lecturas críticas contemporáneas en torno al Quijote, abordadas desde distintos, e inéditos, ángulos : a propósito de su recepción en Francia, descubierto a través de la mirada comparatista entre el tiempo histórico cervantino y el del relato de nuestra contemporaneidad, o visto como instrumentalización y modelo de lectura escolar en tiempos de la IIª República española.

A estos asuntos de singular y novedosa factura, se suman otras aproximaciones asimismo poco frecuentadas por la crítica acerca de la impronta en la obra del tema del matrimonio o la sorprendente influencia del Quijote en manifestaciones artísticas como pueden ser la prosa y poesía del Nuevo Mundo o el comic (nada menos que Tintín). En suma, una plural perspectiva analítica sobre el mayor logro cervantino a la luz de nuestros días.

Sylvie Baulo et Luis González Fernández sont maîtres de conférences à l’université Toulouse – Jean Jaurès.

José Hernández est professeur agrégé d’espagnol et chargé de cours à l’université Toulouse – Jean Jaurès.

Année : 2018
Réf. : MERI 19

Cervantes : lecturas contemporáneas del Quijote

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